La maison aux insectes – Le voeu maudit

Le genre horrifique selon Kazuo Umezu.

Bonjour (ou bonsoir), aujourd’hui parlons peu, mais parlons bien. J’ai découvert cet auteur lorsque j’ai commencé à m’intéresser au genre horrifique. Dans un premier temps, avec Suehiro Maruo excellent dans le genre Ero guro. Puis, Kazuo Umezu par la suite. Après m’être adonné à La Maison aux insectes et Le vœu maudit, je souhaitais vous parler un peu plus de cet auteur. Je ne peux pas mentir, ce qui m’a attiré avant tout, c’est le charme esthétique de ces deux opus. Sans même ouvrir les pages, on peut ressentir une certaine appréhension vis-à-vis du dessin, ou même un certain repoussement.

  • Le découpage 

C’est l’essence même de toute la tension que l’on peut ressentir au fil de la lecture. Le fait que ces cases soient bien distinctes, traduit une certaine appréhension de regarder la suivante. Ainsi, nous avançons donc à un rythme souhaité par l’auteur, et de ce rythme décousu, en découle ainsi toutes les étapes avant le moment fatidique. Case par case, la peur, le frisson, s’installe et nous submerge entièrement. Mais en même temps, nous avons cette curiosité qui nous incite à continuer le récit, même si nous savons pertinemment que la suite pourrait nous déplaire. Et c’est une situation que j’apprécie tout particulièrement. – en plus, j’ai toujours le don de commencer ses œuvres dans la soirée –

  • Le dessin 

Le dessin quant à lui est très reconnaissable. Et je suis assez partagée. D’un côté celui-ci reste simpliste dans l’ensemble, mais les nombreux détails qu’il apporte suffisent à retranscrire complètement l’état ou le sentiment dans lequel se trouve le personnage (ou la situation) –notamment la folie dans la maison aux insectes, ou l’effroi dans le vœu maudit – et s’en est même assez surprenant, voire déstabilisant. Je dois avouer que parfois je restais plusieurs minutes à observer la page, tellement l’émotion était communicante. D’ailleurs, on ressent que ces ouvrages ont été publiés dans les années 70. Il y a un petit quelque chose qui fait que. – je sais cela n’est pas très argumenté, mais c’est plus une question de ressenti, et je ne peux pas être plus pertinente que ça.

  • Le jeu d’ombre et de lumière :

Là aussi nous avons un énorme travail de la part de l’auteur. Bien qu’en général la plupart des histoires courtes soient très sombres, ou encrées de noir. La gestion des ombrages intensifie davantage la tension au sein du récit, et apporte de la lumière sur les éléments de l’histoire. Accentuant donc notre regard sur des objets, des onomatopées ou encore les traits des protagonistes. Cela est également mis en avant par les mouvements des personnages. Comme la première histoire de la maison aux insectes. Lorsque la femme fuit son mari, on ressent toute sa détresse et sa précipitation lorsqu’elle dévalise les escaliers. Bien que cet article soit court, j’espère néanmoins qu’il vous aura plu. Lorsque nous lisons une oeuvre de Kazuo Umezu, nous rentrons dans un tout autre univers. Et nous sommes envahis par de multiples sentiments, plus dérangeant les uns que les autres. Tout comme ses dessins. Cependant la morale qui s’en libère suffit à donner un tout autre sens au récit.

Merci à vous, très cher lecteurs, d’avoir pris le temps de lire cette ébauche frémissante.

Cordialement, Euphox.

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4 réflexions sur “La maison aux insectes – Le voeu maudit

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