L’enfant et le maudit – Tome 1

Compte pour enfants.

Bonjour à vous très cheenfant-et-le-maudit-1-komikkur lecteurs, je reviens après quelque temps d’inactivation. Enfin, je n’étais pas si inactive que ça, puisque entre-temps j’ai écrit deux articles qui ont, malheureusement péri avant la sauvegarde finale (et pas mal de problèmes sur le serveur WordPress !) Enfin bref, je reviens avec une motivation et un courage de fer pour vous parler d’une œuvre qui est sorti le mois dernier. C’était d’ailleurs ma plus grande attente pour le mois de Mars. Vous l’aurez deviné, il s’agit bien évidemment de L’enfant et le maudit de Nagabe paru aux Éditions Komikku. Alors, si vous aussi vous souhaitez pénétrer dans un univers fantastique parsemé de douceur, je vous laisse continuer la suite du récit ! Donc, comme d’habitude pour ceux qui souhaitent se remémorer le synopsis, je vous laisse cliquer sur celui-ci. Cette œuvre comporte donc 2 tomes au Japon, et la série est toujours en cours de parution. Comme je le disais dans mes vidéos, les Éditions Komikku montent dans mon estime à chaque parution d’un tome, de toutes œuvres confondues. Elles ont pour la plupart le même fil conducteur : celui d’apporter une sensation de douceur, se mêlant parfaitement bien à une ambiance calme et paisible. C’est d’ailleurs pour cela que le scénario, et l’œuvre en elle-même plaisent au public, l’histoire est narrée avec un fil conducteur très léger, et simple à assimiler.

  • Une relation des plus complices :

Alors, comme je le disais le scénario est plutôt bref et concis. Nous avons donc l’existence de deux pays, celui où vivent les humains, c’est-à-dire « l’intérieur » et son opposé, « l’extérieur » où règne des créatures non humaines.  Et à partir de là, nous allons avoir qu’une seule question en tête : Pourquoi une humaine tient-elle compagnie à une créature ? Au fil des pages on se rend compte que le monde n’est pas si jovial que ça. Ainsi ce duo si charismatique apportera de la lumière dans un univers terni par les volontés et les initiatives de l’Homme. (D’ailleurs en y regardant plus attentivement, nous avons une morale dès la fin de ce premier tome. Les apparences sont parfois trompeuses, et en y réfléchissant bien,  entre ces créatures et l’Homme, on se demande qui fait preuve de cruauté.)

Par les réponses que nous apporte ce premier tome, nous avons énormément de compassion pour le professeur, celui-ci élève cette jeune Sheeva comme si elle était sa fille, il a un regard très protecteur et la surveille constamment. De plus il ne manque pas, parfois, de la rappeler à l’ordre très gentiment. Et ce, plus pour sa sécurité que pour la contrarier. D’ailleurs la vérité à propos de Sheeva nous est donnée dès les premières pages. Et les propos du professeur nous transpercent tel un poignard. Il est vrai qu’il n’a physiquement rien d’humain, mais son humanité se dessine par ses gestes et ses propos.

De son côté Sheeva est la candeur incarnée. Ignorante des mésaventures de l’autre côté des remparts, elle vit dans l’espérance que sa tante vienne la chercher. Ainsi, l’attente de la jeune fille ne la rend que plus fragile et sensible. Cependant elle ne manque pas de caractère, et n’hésite pas à réprimander le professeur. Cela donne d’ailleurs des situations légèrement plaisantes.

Comme il est courant de le dire : « Les opposés s’attirent », et ce récit en est le parfait exemple, chacun est complémentaire de l’autre, et prend soin de l’autre. De plus, le fait que nos deux protagonistes se situent dans une contrée, reculée du reste de la population, accentue leur proximité. Chaque humain ou créature est perçu telle une menace.

  • Un décor épuré mais saisissant : 

Alors, chose qui me frappa grandement à la lecture de ce premier tome, (mais dont je me doutais déjà un peu, de par la couverture) c’est que je n’ai absolument pas eu la sensation de lire un manga en bonne et due forme. Je pencherai plus pour un conte pour enfants. Les personnages sont remarquablement bien mis en avant, laissant un arrière fond épuré à première vue, mais qui n’en est pas moins durement travaillé. Les légers détails que l’on entraperçoit avec ce jeu d’ombres et de lumières rendent le tout très envoûtant et fascinant.

l'enfant et le maudit - tome1 - (3)

Le mangaka a su mettre en avant, avec des traits fins et délicats, la candeur de Sheeva, ainsi que l’empathie et la sensibilité du professeur.

Le découpage est important dans le rythme de la narration, mais permet également la focalisation sur certaines émotions ou objets, qui permet une compréhension caché, ou indirect. Les premières pages de ce récit sont d’une beauté et d’une délicatesse sans pareilles.

Ainsi s’achève mon opinion sur ce premier tome. Comme d’habitude il fut plutôt bref, mais il est toujours difficile de s’exprimer sans pour autant appuyer véritablement ses propos. L’auteur est aussi très rusé. La fin est sûrement l’une des plus frustrante et intrigante que j’ai pu lire. Surtout qu’à elle seule, la page soulève d’innombrables questions. Si jamais j’ai réussi à attendrir votre petit cœur, je vous encourage à rejoindre Sheeva et le professeur juste ici. Pour ma part, j’attends le deuxième tome avec impatience, mais il ne saurait tarder !

Merci d’avoir pris le temps de lire cette ébauche enfantine.

Cordialement, Euphox.

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