Le chant des souliers rouges – Tome 1

Quand une rencontre change le destin de toute une vie.

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Bonsoir (ou bonjour) à tous, j’espère que vous passez une excellente semaine. Quoi que, nous ne sommes que mercredi … ! Hum hum, pour ma part, je suis tout excitée de vous retrouver, (comme à chaque fois me direz-vous) pour vous parler aujourd’hui, d’une œuvre récemment sortie (le mois dernier pour tout dire). Il est vrai que je n’ai jamais abordé sur le blog son auteure, bien que j’aie déjà en ma possession une autre de ses œuvres. (My girl est un véritable chef-d’oeuvre, me reste plus qu’à me procurer son OS : Un bus passe). Mais promis, si jamais j’en ai l’occasion, je vous écrirai quelques lignes à son sujet. Mais pour l’heure, nous nous intéressons à Le chant des souliers rouges de Mizu Sahara, publié aux éditions Kazé , que je remercie tout particulièrement pour leur envoi ! C’est une série terminée en 6 tomes (et oui, une série courte, cela fait du bien au porte-monnaie), et le deuxième opus est prévu pour le mois de Juillet. D’ailleurs pour tous ceux qui auraient besoin d’une petite piqûre de rappel, voici le résumé. Et son prix est de 8.29 €.

  • Un scénario comme prélude :

Alors, cet opus faisait partie de ma Whishlist depuis le mois de Janvier, pour la simple et bonne raison que j’ai été charmée par le synopsis, toujours aussi original et touchant. Et de par ce résumé, en découle un sujet important, et très peu abordé au sein de la bande dessinée japonaise. Je veux bien entendu parler de la disparité des genres. Pour une fois nous aurons une jeune lycéenne dans un sport très peu féminisé (même si, je vous l’accorde, nous avons fait de réels progrès à ce niveau, et ce dans tout domaine sportif confondu), le basket, et un jeune garçon qui s’adonnera à la danse espagnole, le flamenco. Mais bien que ce point soit déjà très innovateur, ce scénario ne sert que d’excuse pour pousser la réflexion encore plus loin.

Alors certes, j’ai apprécié cet opus permettant d’introduire nos différents protagonistes, mais ce qui me toucha, et me surpris le plus, c’est cette profondeur et cette sensibilité propre à Mizu Sahara ! En effet, nos deux protagonistes sont lycéens, mais ils se sont rencontrés lorsqu’ils étaient plus jeunes, au collège. Ainsi on peut découvrir les nombreuses séquelles qu’ils ont pu garder en eux. L’enfance et l’adolescence sont des périodes très difficiles. C’est un moment de la vie où nous somme en quête d’identité, et où jugement et commérage sont de rigueur. Ainsi, la confiance que l’on peut avoir à notre égard, ou à l’égard d’autrui peut se briser en une fraction de seconde, et c’est toute cette souffrance que nous exprime l’auteur au travers du jeune garçon.

Les liens familiaux sont une notion très importante pour l’autrice, et dont nous retrouvons également dans cet ouvrage. J’ai été particulièrement touchée par les différents membres de la famille de Kimitaka, que ce soit son grand-père, sa mère ou même sa petite sœur. Chacun joue déjà un rôle prépondérant pour la future reconstruction du jeune homme. Et même la grand-mère de Takara.

Et pour terminer sur l’histoire, j’ai apprécié que le narrateur soit Kimitaka lui-même. Cela apporte d’autant plus d’empathie et de compassion. Et lorsque celui-ci reconnaît les erreurs de son passé, celles-ci sont d’autant plus réaliste. Cela permet de nous attacher rapidement à ce jeune, et ou n’importe quel lecteur pourrait se reconnaître en ce jeune garçon.

  • Un graphisme simple et singulier :

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Alors, je ne serai comment décrire toute la grâce et l’élégance de chaque planche qui compose ce premier tome. Mizu Sahara a un coup de crayon raffiné, unique et distingué. On reconnaitrait son travail entre mille (comme pour Ai Yazawa par exemple). Cependant suite à tous ces adjectifs, nous aboutissons à un travail grandiose, et les traits des personnages sont remarquablement mis en avant, pour notre plus grand malheur. Car inévitablement nous sommes bouleversées à la minute où nos yeux se posent sur les différentes planches.

Pour conclure, je dirai que j’ai été nullement déçu. J’en attendais énormément, et j’ai pu retrouver toutes les sensations, les sentiments propres à une lecture de Mizu Sahara. J’apprécie la douceur qui se délecte de la narration, le raffinement des personnages. C’est une série qui semble être prometteuse. Rempli de profondeur, de charmes, et qui traite de sujets encore trop peu médiatisé.

Merci d’avoir pris le temps de lire cette ébauche distinguée. 

Cordialement, Euphox.

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2 réflexions sur “Le chant des souliers rouges – Tome 1

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