Jun, la voix du coeur

GIF Jun la voix du coeur


« Telle fillette qui par ses mots blessaient les gens, devint muette par l’oeuvre d’un faux prince charmant »

Bonjour à tous, j’espère que vous allez tous bien, pour ma part, c’est assez tardivement (et veuillez m’excuser) que je me consacre à cette analyse cinématographique. En effet, vous vous en êtes surement douté de par l’illustration ci-dessus, aujourd’hui on se consacre donc à Jun, la voix du coeur, ou « Kokoro ga Sakebitagatterun Da ». J’ai eu l’immense plaisir de recevoir par courrier l’édition collector du film d’animation par les Éditions Kazé, que je ne remercierai jamais assez pour cette magnifique surprise. (Je compte en faire l’objet d’une vidéo plus tard, mais pour les curieux, j’avais posté quelques photos sur mon compte Instagram ! )

Ce film est produit par le studio d’animation A-1 Pictures, qui est à l’origine de nombreuses licences connues comme Kuroshitsuji, Fairy Tail ou encore AnoHana, ou l’histoire se situe dans la même ville, c’est-à-dire la ville de Chichibu. Pour être honnête, cela fait un bon moment que j’ai visionné Ano Hana, donc cela n’a pas vraiment retenu mon attention. C’est avec cette brève introduction que je vous invite à poursuivre votre lecture, au coeur d’un film d’animation remplie d’humanité et de charité. Lire la suite »

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A Silent Voice

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A    S  I  L  E  N  T    V  O  I  C  E

Bonjour (ou bonsoir) à tous. J’espère que vous allez bien. Quant à nous, on se retrouve pour un thème que je n’ai pas l’occasion de rédiger quotidiennement. Aujourd’hui, nous allons nous intéresser à un film d’animation. Si j’ai souhaité visionner ce film en particulier, c’est notamment pour le thème abordé, concernant de nombreuses personnes dans cette vaste planète. Mais qui, encore aujourd’hui ont du mal à s’intégrer dans cette société élitiste. Je parle bien entendu des malentendants, dont la talentueuse OIMA Yoshitoki expose dans son oeuvre « A Silent Voice » série terminée en 7 tomes, publié par les éditions Ki-oon. Mais ici, nous nous concentrerons sur l’adaptation cinématographique de cette oeuvre.

Koe no Katachi, ou « A Silent Voice » est produit par les studios Kyoto Animation, qui ont notamment produit les animes K-ON et Clannad. Le Character Designer, NISHIYA Futoshi, quant à lui, est également à l’origine du design de l’anime Free! Pour ce qui est du réalisateur, YAMADA Naoko, a participé au projet de K-ON. Ainsi, avec une telle équipe, le travail ne peut être que sublime et admirable.

Pour ce qui est de mon avis, je dois avouer que je suis plutôt partagée. J’ai été enthousiaste les premières 45 minutes, puis la suite, bien qu’elle fût très poétique et touchante, s’éloigna au fur et à mesure du thème principal, et ceci est fort dommage. Je ne vais pas reprendre les éléments du film un à un, mais simplement citer ceux qui m’ont soit personnellement touchés, ou que j’estime nécessaires de discuter avec vous. Alors, que dites-vous de refaire une analyse ?

 

P  R  E  M  I  È  R  E    P  A  R  T  I  E

 

  • Une rencontre, un commencement : 

Alors, j’ai trouvé ce premier moment clé très intéressant, et retranscris à la perfection. Que ce soit sa présentation, ou la réaction de ses futurs camarades de classe. La plupart d’entre-eux sont surpris. Naturel me direz-vous pour des enfants de primaires, mais c’est une réaction que l’on retrouve également chez les adultes. Nous pouvons observer durant les premières minutes que cette petite fille est sensible et bienveillante. Mais je dois avouer que je n’imaginais pas la suite des événements.

Effectivement, la violence morale et physique infligeait à Nishimiya m’a énormément troublée, et choquée, sachant que je ne m’y attendais pas. (La scène si-dessus m’a profondément remuée). Je ne pensais pas que des enfants de primaires, âgés d’une dizaine d’années pouvaient avoir un comportement des plus coléreux et extrêmes.

D’autant plus que, (personnellement) je n’ai pas compris l’origine de ces tourments. Notamment de la part de notre protagoniste, Ishida. Celui-ci est véritablement un enfant un problème, turbulent et principal fauteur de troubles. Il n’a aucun scrupule à faire de Nishimiya son souffre douleur. De ce fait, je peux comprendre que, s’attaquer à plus faible que soit peut être source de motivation. Mais il y avait quelque chose de plus profond, et je n’ai pas su mettre la main dessus !

  • L’élément déclencheur :

Rencontre lycée

Suite au départ précipité (mais compréhensible) de Nishimiya de l’école primaire, l’annonce au sein de la classe poussa les élèves à se retourner contre le leader de la classe : Ishida. Ainsi, durant le reste de son cycle scolaire, il subira toutes les jérémiades et comportements moqueurs, que le jeune garçon exerçait envers la jeune fille. Je trouve que ce retournement de situation est à l’image des enfants de cet âge, et de notre société. Bien que chacun était passif vis-à-vis des nombreuses brimades infligeaient à Nishimiya, personne n’a eu le courage de stopper ce cycle. Les enfants sont souvent apeurés, ou deviennent souffre douleur à leur tour, si jamais ceux-ci prennent parti du camp adverse (cf Sahara). Et malheureusement cela est toujours d’actualité. Encore trop d’enfants sont victimes de harcèlement au sein de leur établissement scolaire !

Suite à ces faits, 5 ans passent, et Nishida, par regrets et culpabilité apprend le shuwa (langue des signes) pour pouvoir obtenir le pardon de Nishimiya. D’ailleurs, lors de leur deuxième rencontre, comme vous pouvez le voir ci-dessus, la jeune fille n’est absolument pas rancunière, et cela m’a légèrement refroidi. Car arrivé à ce stade, j’avais peur d’avoir un protagoniste féminin platonique et impersonnel. Même si ce sentiment restera de côté pendant le reste du film, j’ai été touchée par sa générosité et sa bonté.

  • Un sentiment a priori anodin :

UENO NISHIMIYA

Alors, j’estime que discuter de cette pseudo-relation entre Nishimiya et Ueno est importante. J’ai pris le temps, au cours du visionnage, d’être attentive aux propos de chacune. Parce que, en effet, Ueno ne supporte pas Nishimiya. Au départ je pensais que ceci était par amusement. Il faut dire que ce n’était pas une enfant de chœur, et qu’elle prenait un malin plaisir à la rabaisser ou lui rendre la vie impossible, au même titre que notre protagoniste. Mais ensuite, je me suis rendu compte que cela était encore plus puéril. Je dois avouer que j’ai eu énormément de mal avec ce personnage, plutôt froid et égoïste.  Son côté méprisant et distant envers Nishimiya était simplement par jalousie. La brune n’a jamais véritablement cherché à comprendre Nishimiya, ni à devenir son amie. Elle était consciente de ce qu’elle faisait (l’ignorer, ou répandre des propos néfastes à son égard). Et au fil du temps, je ne pouvais plus la supporter. Quand bien même sa colère était justifiée (au moment où Ishida est à l’hôpital), son comportement violent à l’égard de Nishimiya m’a profondément offusqué. Car à l’instar d’Ishida, elle n’a jamais ressenti la moindre culpabilité et n’hésite pas à déclarer, 5 ans après les faits :  » Si Nishimiya-san n’était pas là, on serait heureux« . Je pense que c’est à ce moment-là que j’ai désapprouvé Ueno.

Concernant Nishimiya, son sentiment d’abandon et de rejet à sûrement était le début de sa tentative de suicide. Bien qu’elle soit amicale, généreuse et affectueuse, cela n’en reste pas moins une apparence. Les nombreuses brimades et harcèlement influent forcément le moral. Mais je reste persuadé que les propos d’Ueno dans la grande roue, ont été l’élément déclencheur. (Notamment rendre Nishimiya responsable de la perte des amis d’Ishida). Et c’est sûrement à cause de tous ces événements quelle en est arrivé à se détester !

  • Le cahier, tout un symbole :

la cahier

Le gif ci-dessus est un moment que j’ai grandement apprécié au cours du film. Car cet objet révèle une multitude de notions au sein du long-métrage :

  • Un moyen de communication :

C’est la principale fonction de ce cahier mais, il reflète l’évolution de l’état d’esprit des camarades de classe de Nishimya. En effet, au début, chacun est intrigué par ledit cahier. Communiquer avec quelqu’un par écrit n’est pas choses courante. Les enfants ont donc porté un intérêt particulier à cet objet. Mais, au fur et à mesure, ils ont commencé à se lasser d’écrire, et on même refuser d’apprendre le shuwa. Ils se sont donc désintéressé, et ont ainsi montré leur indifférence à l’égard de la jeune fille.

  • Une culpabilité :

Le jeune Ishida avait jeté le cahier dans un bassin d’eau (à l’école primaire). Mais puisque celui-ci avait subi les mêmes tourments, par regret il avait conservé durant ces 5 années le cahier de la jeune fille, et avait été source de rédemption. Ainsi, à ce moment-là précis, lorsque le cahier tomba dans la rive d’eau, cela marqua le début d’une nouvelle étape pour Ishida et Nishimiya. Mais il appuya également le début de ma deuxième partie …

  • Le langage des signes :

Cette notion est très présente, durant toute la durée du film. J’ai apprécié ce langage, qui donne un tout autre sens à la parole verbale et à la communication. Nous ressentons en permanence la signification de chaque mot, et leur importance. Que chaque parole prononcée peut avoir un impact sur un individu quelconque. Et que le langage des signes est une façon poétique de communiquer ! J’aimerai moi-même apprendre ce langage, ayant déjà côtoyé des malentendants, bien qu’ils puissent lire sur les lèvres, l’échange n’est pas le même.

Car oui l’échange est important. Ici, Ishida ne peut pas fuir Mishimiya, lorsqu’il s’adresse à elle, il est obligé de lui faire face, et de la contempler, ce qui rend la relation beaucoup plus empathique et sincère. Ainsi lorsque Ueno refuse de communiquer avec le cahier (ne parlant pas le langage des signes) lors du tour de grande roue, elle refuse volontairement la différence de Mishimiya, et j’ai trouvé ce comportement des plus blessants.

 

D  E  U  X  I  È  M  E    P  A  R  T  I  E

 

Je ne vais pas extrapoler comme la première, sachant que la partie ce-dessus contient tous les éléments novateurs et les différents points forts de ce long métrage. Cette deuxième partie reflète mon ressenti vis-à-vis de la seconde partie du film. (après 1h20 de diffusion). Effectivement, le film prend la tournure d’un mélodrame. Suite à la tentative de suicide de Mishimiya, Ishida se retrouve dans le coma après l’avoir sauvé in-extremis. Et à partir de ce moment, le thème de la différence, de la communication, ou même les problèmes d’auditions de la jeune fille ne sont plus évoqués. J’ai trouvé cela fort dommage que les thèmes clés de l’oeuvre de OIMA Yoshitoki ne soient plus aussi présents, et « délaissés » pour se tourner vers un scénario classique. Certes, à la fin les péchés d’Ishida sont rachetés, et celui-ci reprend un nouveau départ aux cotés de ces nouveaux amis, mais la frustration n’en est pas plus atténuée.


 

Enfin , mon avis s’achève. Je n’ai pas pus narrer toutes les notions qui m’ont marqué, ou les événements intéressants. Cela aurait été beaucoup trop long. Mais pour quelqu’un qui n’a pas encore lu l’oeuvre originale (oui, un jour je le ferais, promis!)  je suis passée par tous les sentiments que l’on peut éprouver, et ai été réellement émue par ce film d’animation, dont le thème principal est beau et touchant. Si jamais vous hésitez encore, je vous le conseil fortement !

Merci d’avoir pris le temps de lire cette ébauche hétéroclite.

Cordialement, Euphox.

Kuzu no Honkai – Épisodes 1 à 3

 Quand un sujet traite l’amour avec réalisme.

Bonjour à tous ! Aujourd’hui je suis tout émoustillée à l’idée de discuter avec vous d’un anime découvert tout récemment – mardi à vrai dire ! – Il s’agit de Kuzu no Honkai conçu par le studio d’animation Lerche, qui a notamment produit Assassination Classroom ou encore Hamatora. L’histoire est issue du manga original portant le même nom, de l’auteur Yokoyari Mengo.

Dans ce genre de thématique, je ne détaillerai nullement les épisodes. Je souhaite, comme pour la plupart de mes écrits, simplement donner mon avis d’un point de vue général, tout en vous laissant le plaisir de découvrir l’histoire par vous-même. Concernant le synopsis, celui-ci a joué un grand rôle dans ma décision à entreprendre la visualisation de cet anime. C’est pourquoi j’ai décidé de vous en faire part !

« Awaya Mugi et Yasuraoka Hanabi, tout deux âgés de 17 ans, semblent être le couple idéal, mais seulement en apparence. En effet, Mugi et Hanabi ne sortent ensemble que parce que leur amour n’est pas réciproque. Mugi est amoureux de sa professeur Akane Minagawa et Hanabi d’un autre professeur qui est un ami de la famille. Ils se retrouvent tous les jours dans un endroit, seuls pour se confier l’un à l’autre et pour combler ce manque de contact physique. » 

image-kuzu-no-honkaiAinsi, on comprend dès le début que cette histoire ne traitera pas d’un amour de lycée anodin, remplit d’innocence et de naïveté. Au contraire, ce récit met en lumière toutes les contraintes de l’amour, et plus précisément de l’amour non partagé. Alors oui, au vu du résumé je tiens à signaler que cet anime est destiné à un public averti. 16 ans et plus, a mon humble avis. Puisque nous avons certaines scènes avec une nudité partielle, et des aspects pourraient être vus comme désobligeants.

Ayant eu seulement 3 épisodes de sortit à ce jour, je ne pourrai pas réellement me prononcer avec précision, mais j’essayerai tout de même de m’exprimer du mieux que je le pourrai.

  • Une relation des plus équivoque.

La mise en place de l’histoire se fait dès les premières minutes. On comprend ainsi, tout le mal-être que ressentent nos deux protagonistes. Et ainsi approuver la relation qu’ils entretiennent. Ils prennent donc l’engagement de s’accorder mutuellement leur corps, mais n’ont aucun droit à propos de leurs sentiments. Si l’un des deux « tombes amoureux de son substitut », leur relation prend fin. Ainsi, on pourrait assimiler leur relation à celle communément appelée « Sex Friend ». Cependant, leur rapprochement est plus ambiguë qu’il n’y paraît.

extrait-kuzu-no-honkaiOn ressent un certain attachement envers leur geste, leurs paroles, et leurs actes, et ce plus qu’il n’en faudrait. Bien évidemment ils se comprennent mieux que personne, puisque chacun est dans la même situation. Mais, la façon dont ils échangent leur engagement est plutôt énigmatique. Au pays du soleil levant, le geste consistant à lever l’auriculaire s’expliquerait par le fait que, deux personnes qui s’aiment sont reliées par un fil invisible (le fil rouge) qui serait accroché à leurs auriculaires. Ce geste serait donc en contradiction avec leur accord.

De plus, au vu du dernier épisode, je ne serai pas surprise que leur relation prenne une tout autre tournure. Ils sont très protecteurs l’un envers l’autre, et se soucient des sentiments d’autrui. Question en suspens, reste à découvrir la suite … !

  • L’aisance de la sexualité 

Cette notion va s’introduire au sein du récit de façon très naturelle et sans détour. Les différents points de la sexualité vont être abordés pas à pas, sans être brutal ou obscène. Au contraire, l’animation fait preuve d’une grande agilité. Ainsi, vont passer tous les aspects qu’implique la sexualité. Cela peut aller du simple désir personnel, au consentement mutuel. La notion de substitut est réellement importante pour comprendre le récit. Les deux lycéens vont sans cesse imaginer leur âme sœur lors de leurs différents contacts.

Ainsi, cet aspects-là de leurs relation semble être anodin. Chacun d’eux fait preuve de communication. Nos deux protagonistes ne sont nullement gênés par l’origine de leur relation, et cela facilite grandement cette notion de sexualité.

  • Un visuel à couper le souffle. 

Si je m’attendais à ça. Visuellement cet anime regorge d’atouts. Ne serait-ce par le cadrage peu commun dans le domaine de l’animation. Avec une mise en scène comme les encadrés dans une planche de BD. Cela apporte une touche de légèreté, et rend le tout charismatique. J’ai été très attentive aux nombreux flous artistiques tout au long des épisodes. J’ai trouvé ce rendu très agréable.

Même les personnages sont détaillés à la perfection, avec des traits des plus légers. Aucune scène n’est plus appuyé que l’autre. Le rendu est vraiment sublime et change par rapport à de nombreux animes.


Si je devais résumer, je dirai que cet anime sort des différents classiques qui puissent exister dans ce registre. Il aborde un thème très peu rependu à mon goût dans le domaine de l’animation. Il met en évidence le réalisme de l’amour souvent dissimulé. Alors si vous n’êtes pas réfractaire concernant la sexualité, cette oeuvre vaut le coup d’être visionnée. Pour terminer, je n’ai d’autres choix que de vous laisser sur l’ending de Sayuri intitulé : Heikousen.

Merci d’avoir pris le temps de lire cette ébauche voluptueuse. 

Cordialement, Euphox.