Kuzu no Honkai – Épisodes 1 à 3

 Quand un sujet traite l’amour avec réalisme.

Bonjour à tous ! Aujourd’hui je suis tout émoustillée à l’idée de discuter avec vous d’un anime découvert tout récemment – mardi à vrai dire ! – Il s’agit de Kuzu no Honkai conçu par le studio d’animation Lerche, qui a notamment produit Assassination Classroom ou encore Hamatora. L’histoire est issue du manga original portant le même nom, de l’auteur Yokoyari Mengo.

Dans ce genre de thématique, je ne détaillerai nullement les épisodes. Je souhaite, comme pour la plupart de mes écrits, simplement donner mon avis d’un point de vue général, tout en vous laissant le plaisir de découvrir l’histoire par vous-même. Concernant le synopsis, celui-ci a joué un grand rôle dans ma décision à entreprendre la visualisation de cet anime. C’est pourquoi j’ai décidé de vous en faire part !

« Awaya Mugi et Yasuraoka Hanabi, tout deux âgés de 17 ans, semblent être le couple idéal, mais seulement en apparence. En effet, Mugi et Hanabi ne sortent ensemble que parce que leur amour n’est pas réciproque. Mugi est amoureux de sa professeur Akane Minagawa et Hanabi d’un autre professeur qui est un ami de la famille. Ils se retrouvent tous les jours dans un endroit, seuls pour se confier l’un à l’autre et pour combler ce manque de contact physique. » 

image-kuzu-no-honkaiAinsi, on comprend dès le début que cette histoire ne traitera pas d’un amour de lycée anodin, remplit d’innocence et de naïveté. Au contraire, ce récit met en lumière toutes les contraintes de l’amour, et plus précisément de l’amour non partagé. Alors oui, au vu du résumé je tiens à signaler que cet anime est destiné à un public averti. 16 ans et plus, a mon humble avis. Puisque nous avons certaines scènes avec une nudité partielle, et des aspects pourraient être vus comme désobligeants.

Ayant eu seulement 3 épisodes de sortit à ce jour, je ne pourrai pas réellement me prononcer avec précision, mais j’essayerai tout de même de m’exprimer du mieux que je le pourrai.

  • Une relation des plus équivoque.

La mise en place de l’histoire se fait dès les premières minutes. On comprend ainsi, tout le mal-être que ressentent nos deux protagonistes. Et ainsi approuver la relation qu’ils entretiennent. Ils prennent donc l’engagement de s’accorder mutuellement leur corps, mais n’ont aucun droit à propos de leurs sentiments. Si l’un des deux « tombes amoureux de son substitut », leur relation prend fin. Ainsi, on pourrait assimiler leur relation à celle communément appelée « Sex Friend ». Cependant, leur rapprochement est plus ambiguë qu’il n’y paraît.

extrait-kuzu-no-honkaiOn ressent un certain attachement envers leur geste, leurs paroles, et leurs actes, et ce plus qu’il n’en faudrait. Bien évidemment ils se comprennent mieux que personne, puisque chacun est dans la même situation. Mais, la façon dont ils échangent leur engagement est plutôt énigmatique. Au pays du soleil levant, le geste consistant à lever l’auriculaire s’expliquerait par le fait que, deux personnes qui s’aiment sont reliées par un fil invisible (le fil rouge) qui serait accroché à leurs auriculaires. Ce geste serait donc en contradiction avec leur accord.

De plus, au vu du dernier épisode, je ne serai pas surprise que leur relation prenne une tout autre tournure. Ils sont très protecteurs l’un envers l’autre, et se soucient des sentiments d’autrui. Question en suspens, reste à découvrir la suite … !

  • L’aisance de la sexualité 

Cette notion va s’introduire au sein du récit de façon très naturelle et sans détour. Les différents points de la sexualité vont être abordés pas à pas, sans être brutal ou obscène. Au contraire, l’animation fait preuve d’une grande agilité. Ainsi, vont passer tous les aspects qu’implique la sexualité. Cela peut aller du simple désir personnel, au consentement mutuel. La notion de substitut est réellement importante pour comprendre le récit. Les deux lycéens vont sans cesse imaginer leur âme sœur lors de leurs différents contacts.

Ainsi, cet aspects-là de leurs relation semble être anodin. Chacun d’eux fait preuve de communication. Nos deux protagonistes ne sont nullement gênés par l’origine de leur relation, et cela facilite grandement cette notion de sexualité.

  • Un visuel à couper le souffle. 

Si je m’attendais à ça. Visuellement cet anime regorge d’atouts. Ne serait-ce par le cadrage peu commun dans le domaine de l’animation. Avec une mise en scène comme les encadrés dans une planche de BD. Cela apporte une touche de légèreté, et rend le tout charismatique. J’ai été très attentive aux nombreux flous artistiques tout au long des épisodes. J’ai trouvé ce rendu très agréable.

Même les personnages sont détaillés à la perfection, avec des traits des plus légers. Aucune scène n’est plus appuyé que l’autre. Le rendu est vraiment sublime et change par rapport à de nombreux animes.


Si je devais résumer, je dirai que cet anime sort des différents classiques qui puissent exister dans ce registre. Il aborde un thème très peu rependu à mon goût dans le domaine de l’animation. Il met en évidence le réalisme de l’amour souvent dissimulé. Alors si vous n’êtes pas réfractaire concernant la sexualité, cette oeuvre vaut le coup d’être visionnée. Pour terminer, je n’ai d’autres choix que de vous laisser sur l’ending de Sayuri intitulé : Heikousen.

Merci d’avoir pris le temps de lire cette ébauche voluptueuse. 

Cordialement, Euphox.

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