Tizombi – Tome 1

Quand les sujets les plus dĂ©licats et tabous, sont dĂ©tournĂ©s par l’humour dĂ©calé !

Couverture tome 1Bonjour Ă  vous, bandes de renards, j’espĂšre que tout se passe pour le mieux. Quant Ă  nous, nous nous retrouvons en cette fin de mois d’AoĂ»t, oĂč l’étĂ© touche lentement Ă  sa fin pour cĂ©der sa place Ă  l’automne. Et vous le savez sĂ»rement, l’automne est ma saison favorite ! De ce fait, j’ai pris une lĂ©gĂšre avance avec un titre qui n’était absolument pas prĂ©vue au programme.

C’est lors d’un aprĂšs-midi oĂč je flĂąnais dans une librairie qui je suis tombĂ© dessus par hasard. D’abord attirĂ© par la premiĂšre de couverture, j’ai ensuite feuilletĂ© le graphisme. Toutes les conditions standard Ă©taient requises pour que cette Ɠuvre repart dans mon sac.  Vous l’aurez sans doute devinĂ©, il s’agit du premier tome de Tizombi, paru aux Ă©ditions Bamboo le 31 Mai dernier. Celui-ci a une valeur de 10.60 € et comporte 48 pages.

Alors, pour ceux qui me suivent sur Instagram, vous savez que le poste date d’il y a dĂ©jĂ  quelques semaines
 Cependant cette fois-ci, j’ai tout de mĂȘme les idĂ©es bien en place, et me rappel parfaitement de l’Ɠuvre, pour en parler de maniĂšre claire et concise.

  • Un scĂ©nario mordant :

Alors, comme d’habitude, je vous laisse le synopsis Ă  disposition via la page officielle de l’éditeur. Cette bande dessinĂ©e est composĂ©e de telle sorte, que nous avons plein de petites histoires (entre 1 Ă  2 pages), indĂ©pendantes les unes des autres, bien que celles-ci suivent tout de mĂȘme un fil conducteur. Ainsi, nous avons du renouveau Ă  chaque fois que nous tournons les pages, avec trĂšs peu de protagonistes principaux, ce qui facilite la comprĂ©hension et l’attachement.

De plus, le point fort de cette sĂ©rie est sĂ»rement l’autodĂ©rision qu’elle fait sur des sujets qui ne le sont quant Ă  eux, absolument pas. Que ce soit la fugue, la mort, le cannibalisme, le repli sur soi-mĂȘme ou encore vivre en marge de la sociĂ©tĂ©. Ainsi, grĂące Ă  notre protagoniste, nous dĂ©couvrons ces termes d’une tout autre façon, notamment avec l’humour trĂšs noir et dĂ©calĂ©. Bien que cela soit Ă  prendre au second degrĂ©, j’en conviens que ce ne soit pas adaptĂ© Ă  tout public.

Mais je n’ai jamais Ă©tĂ© mal Ă  l’aise ou gĂȘnĂ© lors de ma lecture, le tout reste trĂšs « gentillet ». Margotik est trĂšs abordable et aimable. Elle affiche un look trĂšs stĂ©rĂ©otypes d’une adolescente en pleine rĂ©bellion, mais cela n’est pas de mauvais gout, ou une autodĂ©rision voulue ! (Et puis je dois bien avouer que si j’ai craquĂ© pour la couverture, c’est dĂ» grandement au personnage de Margotik)

  • Un graphisme un tantinet colorĂ© : 

 

Cependant, il faut admettre que pour le thĂšme traitĂ© dans cette BD, je m’attendais Ă  des couleurs assez fades et ternes. Et bien que dans l’ensemble celles-ci ne soient pas d’un Ă©clat imprenable (il faut tout de mĂȘme rester dans l’ambiance souhaitĂ©e), j’ai trouvĂ© que les quelques couleurs prĂ©sentes se liaient avec harmonie Ă  cet arriĂšre-fond quelque peu maussade.

scan Tizombi tome 1 (3)

Alors oui, je trouve que Margotik est merveilleusement bien dessinĂ©, mais tizombi et le reste de sa troupe n’en mĂšnent pas large non plus ! Bien Ă©videmment, les gros yeux globuleux de notre zombi sont souhaitĂ©s, ils mettent en avant son cĂŽtĂ© « mignon » qui est de plus en plus actuel dans notre sociĂ©tĂ©. On aime ce qui est « cute », on craque mĂȘme pour ce qui est « cute ». Alors oui, on ne peut rĂ©sister Ă  ce mangeur raffinĂ©.

De plus, petite prĂ©cision, mais puisque la majeure partie de l’histoire se situe dans un cimetiĂšre, il ne faut pas s’attendre Ă  avoir des arriĂšres fonds bien dĂ©taillĂ©s. En revanche, nous avons parfois quelques Ă©lĂ©ments incorporĂ©s au dĂ©cor, qui eux sont soigneusement mis en avant.

Pour conclure, j’ai passĂ© un excellent moment Ă  lire cette bande dessinĂ©e, ou j’ai passĂ© (je dois bien l’admettre) le plus clair de mon temps Ă  rire des diffĂ©rentes pĂ©ripĂ©ties de ces petits zombis bien uniques en leur genre.

Merci d’avoir pris le temps de lire cette Ă©bauche zombifiante ! 

Cordialement, Euphox.

La quĂȘte d’Ewilan – Tome 1

Un univers mĂȘlant soigneusement mythologie et mirifique !

Bien le bonjour (ou le bonsoir pour les couches tard), aujourd’hui on se retrouve pour un article qui change complĂštement de registre. Enfin, pas tout Ă  fait, puisque l’on reste dans le domaine du livre, et plus prĂ©cisĂ©ment, dans le monde de la bande dessinĂ©e. Il y avait longtemps que je ne m’étais pas replongĂ©e dans une bande dessinĂ©e, autre que les mangas. En effet, je crois que la derniĂšre BD que j’avais entre les mains, remonte Ă  mon enfance. Ainsi Ă  l’occasion des 48h BD, je me suis laissĂ© tenter par le petit prix. Mais cette fois-ci, l’Ɠuvre que je mentionne s’agit d’une adaptation, dont l’Ɠuvre originale est issue d’un Français, Pierre Bottero, sous la forme d’une trilogie. L’adaptation quant Ă  elle, fut rĂ©alisĂ©e par Lylian, dessinĂ©e avec le coup de crayon de Laurence Baldetti, et le coloriste LoĂŻc Chevallier. Elle est d’ailleurs publiĂ©e par les Éditions GlĂ©nat.

la quĂȘte d'ewilan - tome 1Pour ceux qui ne connaĂźtraient pas l’histoire, je vous laisse vous diriger vers le synopsis. Comme je le disais plus haut, c’est tout d’abord le prix rĂ©duit (1 euro), qui me tenta de prendre ce livre en ma possession, mais pas que ! J’aimais dĂ©jĂ  beaucoup la premiĂšre de couverture, et le cĂŽtĂ© fantastique me plut grandement. Et figurez-vous que j’ai Ă©tĂ© nullement déçu. Ainsi nous faisons la connaissance de Camille, lycĂ©enne surdouĂ©e Ă  la vie paisible. J’ai apprĂ©ciĂ© le fait que l’introduction se passe dans un monde contemporain. Cela permet bien Ă©videmment d’immiscer nos deux protagonistes, mais Ă©galement de connaitre leur mode de vie. De plus, j’ai pu me reconnaĂźtre dans ce personnage fĂ©minin, bien que je ne sois plus lycĂ©enne. (Bien sur, le cĂŽtĂ© surdouĂ©, je ne connais pas ! – rire -)

Ainsi la jeune fille se retrouve dans un monde parallĂšle sous le nom de Gwendalavir, oĂč d’innombrables crĂ©atures (je crois qu’ils se nomment les « Ts’liches ») s’attaquent Ă  elle. Si je vous relate cette scĂšne, c’est d’une part qu’elle figure dans le rĂ©sumĂ©, (donc rassurez-vous aucun spoil ne sera commis) mais Ă©galement parce qu’elle me dĂ©plut. J’ai Ă©tĂ© plutĂŽt surprise par la rĂ©action de Camille. Et je trouvais que celle-ci manquait de rĂ©alisme. Reconstituons la chose : une jeune lycĂ©enne se retrouve par des faits inexplicables dans un autre univers, le tout se faisant pourchasser par des crĂ©atures. Ne seriez-vous pas vous-mĂȘme effrayé ? Et bien figurez-vous que Camille ne fut pas si Ă©tonnĂ© que ça. Et cela me chagrina lĂ©gĂšrement, car je trouve que la scĂšne manque de crĂ©dibilitĂ©.

Passons outre ce dĂ©sagrĂ©ment. J’ai apprĂ©ciĂ© cette fois-ci le fait que notre protagoniste soit accompagnĂ© par un jeune homme. Celui-ci s’appelle Salim et aura – j’en suis sĂ»r – un rĂŽle important au fil de l’histoire. On sent dĂšs les premiĂšres pages que celui-ci joue un rĂŽle de confident auprĂšs de Camille.  Il ne la juge absolument pas, mĂȘme lorsque celle-ci lui narre sa mĂ©saventure. Il sera aussi un soutien dans les diffĂ©rentes pĂ©ripĂ©ties de ce pĂ©riple.

Ah et j’ai particuliĂšrement approuvĂ© ce choix, (je ne sais absolument pas si ce fait est Ă©galement dans l’Ɠuvre originale, si jamais vous le savez, n’hĂ©sitez pas Ă  m’avertir dans les commentaires !) qui est la disparitĂ© des classes sociales. En effet, Camille est issu d’une famille plutĂŽt aisĂ©e, tandis que Salim est nĂ© dans une famille nombreuse, plutĂŽt attribuĂ©e Ă  la classe moyenne. Cela peut ĂȘtre insignifiant comme dĂ©tails, mais je trouve qu’il a de l’importance.

Concernant le fil conducteur de l’histoire, j’ai apprĂ©ciĂ© ce cĂŽtĂ© lĂ©gĂšrement « mĂ©diĂ©val » de Gwendalavir, ainsi que les personnages de cet univers. On se retrouve dans un monde plutĂŽt prĂ©caire, fait de villages anciens, Ă  la pierre, et en dĂ©pit de la magie, on brandit ici des armes rudimentaires comme les flĂšches ou les Ă©pĂ©es. Je ne me rappelle plus vraiment toutes les « castes » de la magie, nous en avons de diffĂ©rentes natures, et Camille a le don du Dessin. Nous avons aussi cette notion de tĂ©lĂ©portation, « le pas sur le cĂŽté » qui permet de se tĂ©lĂ©porter Ă  l’intĂ©rieur d’un mĂȘme monde, ou « un grand pas », qui permet cette fois-ci le passage entre deux mondes diffĂ©rents. Je dois bien avouer que j’ai eu un peu de mal Ă  assimiler toutes les notions dans un mĂȘme temps, mais aprĂšs une deuxiĂšme relecture, tout paraĂźt plus fluide.

Parlons donc du graphisme. Vous n’imaginez pas Ă  quel point cette lecture fut nostalgique, ne serait-ce par la simple prĂ©sence des couleurs. J’ai vraiment eu ce sentiment de retomber en enfance (et puis l’odeur du papier, cela Ă©veilla mon odorat). J’ai trouvĂ© le dessin trĂšs plaisant, et moderne. Les morphologies des personnages, tantĂŽt dĂ©taillĂ©es, tantĂŽt plus brumeuse m’ont Ă©normĂ©ment charmĂ©e. J’ai apprĂ©ciĂ©, de par ce jeu de couleurs le changement de ton donnĂ© Ă  ces deux mondes. D’un cĂŽtĂ© nous avons le monde moderne aux couleurs plutĂŽt neutre et terne. Et de l’autre, l’univers de Gwendalavir avec des nuances beaucoup plus vives et festives ! Ceci est peut-ĂȘtre la reprĂ©sentation qu’en a notre jeune protagoniste. Mais cela est une simple hypothĂšse sortit tout droit de mon imaginaire.

La cĂŽtĂ© fantastique est trĂšs bien matĂ©rialisĂ© aussi. Je pense notamment Ă  la chevelure de Camille, ou encore son premier conflit au sein de cette quĂȘte. Je ne peux en dire davantage, cela nuirait Ă  votre lecture, mais le tout se fond parfaitement bien !

Le texte quant Ă  lui est lĂ©ger et fluide, trĂšs accessible et pour n’importe quel type d’ñge. Cependant ce premier opus nous lĂąche de nombreuses informations en mĂȘme temps, et comme je le disais plus haut, cela peut lĂ©gĂšrement freiner à la comprĂ©hension, mais les encadrĂ©s sont bien assimilĂ©s Ă  l’interlocuteur, donc on ne se perd absolument pas.

C’est ainsi que s’achĂšve ce billet. Je fus fortement inspirĂ© d’ailleurs. Peut-ĂȘtre parce que la BD est quelque chose que je n’avais pas retouchĂ© depuis longtemps, mais j’ai Ă©tĂ© rĂ©ellement happĂ© par l’histoire et par le fort caractĂšre du personnage principal. De plus, les origines de celle-ci ne sont que plus belles, et l’intrigue est plutĂŽt bien ficelĂ©e, nous somme en quĂȘte de connaissance, et souhaitons ardemment savoir la suite ! D’ailleurs je vous laisse avec l’extrait vidĂ©o rĂ©alisĂ© par GlĂ©natBD, et qui vaut vraiment le dĂ©tour.

Merci d’avoir pris le temps de lire cette Ă©bauche Gwendalavirienne !

Cordialement, Euphox.