La quête d’Ewilan – Tome 1

Un univers mêlant soigneusement mythologie et mirifique !

Bien le bonjour (ou le bonsoir pour les couches tard), aujourd’hui on se retrouve pour un article qui change complètement de registre. Enfin, pas tout à fait, puisque l’on reste dans le domaine du livre, et plus précisément, dans le monde de la bande dessinée. Il y avait longtemps que je ne m’étais pas replongée dans une bande dessinée, autre que les mangas. En effet, je crois que la dernière BD que j’avais entre les mains, remonte à mon enfance. Ainsi à l’occasion des 48h BD, je me suis laissé tenter par le petit prix. Mais cette fois-ci, l’œuvre que je mentionne s’agit d’une adaptation, dont l’œuvre originale est issue d’un Français, Pierre Bottero, sous la forme d’une trilogie. L’adaptation quant à elle, fut réalisée par Lylian, dessinée avec le coup de crayon de Laurence Baldetti, et le coloriste Loïc Chevallier. Elle est d’ailleurs publiée par les Éditions Glénat.

la quête d'ewilan - tome 1Pour ceux qui ne connaîtraient pas l’histoire, je vous laisse vous diriger vers le synopsis. Comme je le disais plus haut, c’est tout d’abord le prix réduit (1 euro), qui me tenta de prendre ce livre en ma possession, mais pas que ! J’aimais déjà beaucoup la première de couverture, et le côté fantastique me plut grandement. Et figurez-vous que j’ai été nullement déçu. Ainsi nous faisons la connaissance de Camille, lycéenne surdouée à la vie paisible. J’ai apprécié le fait que l’introduction se passe dans un monde contemporain. Cela permet bien évidemment d’immiscer nos deux protagonistes, mais également de connaitre leur mode de vie. De plus, j’ai pu me reconnaître dans ce personnage féminin, bien que je ne sois plus lycéenne. (Bien sur, le côté surdoué, je ne connais pas ! – rire -)

Ainsi la jeune fille se retrouve dans un monde parallèle sous le nom de Gwendalavir, où d’innombrables créatures (je crois qu’ils se nomment les « Ts’liches ») s’attaquent à elle. Si je vous relate cette scène, c’est d’une part qu’elle figure dans le résumé, (donc rassurez-vous aucun spoil ne sera commis) mais également parce qu’elle me déplut. J’ai été plutôt surprise par la réaction de Camille. Et je trouvais que celle-ci manquait de réalisme. Reconstituons la chose : une jeune lycéenne se retrouve par des faits inexplicables dans un autre univers, le tout se faisant pourchasser par des créatures. Ne seriez-vous pas vous-même effrayé ? Et bien figurez-vous que Camille ne fut pas si étonné que ça. Et cela me chagrina légèrement, car je trouve que la scène manque de crédibilité.

Passons outre ce désagrément. J’ai apprécié cette fois-ci le fait que notre protagoniste soit accompagné par un jeune homme. Celui-ci s’appelle Salim et aura – j’en suis sûr – un rôle important au fil de l’histoire. On sent dès les premières pages que celui-ci joue un rôle de confident auprès de Camille.  Il ne la juge absolument pas, même lorsque celle-ci lui narre sa mésaventure. Il sera aussi un soutien dans les différentes péripéties de ce périple.

Ah et j’ai particulièrement approuvé ce choix, (je ne sais absolument pas si ce fait est également dans l’œuvre originale, si jamais vous le savez, n’hésitez pas à m’avertir dans les commentaires !) qui est la disparité des classes sociales. En effet, Camille est issu d’une famille plutôt aisée, tandis que Salim est né dans une famille nombreuse, plutôt attribuée à la classe moyenne. Cela peut être insignifiant comme détails, mais je trouve qu’il a de l’importance.

Concernant le fil conducteur de l’histoire, j’ai apprécié ce côté légèrement « médiéval » de Gwendalavir, ainsi que les personnages de cet univers. On se retrouve dans un monde plutôt précaire, fait de villages anciens, à la pierre, et en dépit de la magie, on brandit ici des armes rudimentaires comme les flèches ou les épées. Je ne me rappelle plus vraiment toutes les « castes » de la magie, nous en avons de différentes natures, et Camille a le don du Dessin. Nous avons aussi cette notion de téléportation, « le pas sur le côté » qui permet de se téléporter à l’intérieur d’un même monde, ou « un grand pas », qui permet cette fois-ci le passage entre deux mondes différents. Je dois bien avouer que j’ai eu un peu de mal à assimiler toutes les notions dans un même temps, mais après une deuxième relecture, tout paraît plus fluide.

Parlons donc du graphisme. Vous n’imaginez pas à quel point cette lecture fut nostalgique, ne serait-ce par la simple présence des couleurs. J’ai vraiment eu ce sentiment de retomber en enfance (et puis l’odeur du papier, cela éveilla mon odorat). J’ai trouvé le dessin très plaisant, et moderne. Les morphologies des personnages, tantôt détaillées, tantôt plus brumeuse m’ont énormément charmée. J’ai apprécié, de par ce jeu de couleurs le changement de ton donné à ces deux mondes. D’un côté nous avons le monde moderne aux couleurs plutôt neutre et terne. Et de l’autre, l’univers de Gwendalavir avec des nuances beaucoup plus vives et festives ! Ceci est peut-être la représentation qu’en a notre jeune protagoniste. Mais cela est une simple hypothèse sortit tout droit de mon imaginaire.

La côté fantastique est très bien matérialisé aussi. Je pense notamment à la chevelure de Camille, ou encore son premier conflit au sein de cette quête. Je ne peux en dire davantage, cela nuirait à votre lecture, mais le tout se fond parfaitement bien !

Le texte quant à lui est léger et fluide, très accessible et pour n’importe quel type d’âge. Cependant ce premier opus nous lâche de nombreuses informations en même temps, et comme je le disais plus haut, cela peut légèrement freiner à la compréhension, mais les encadrés sont bien assimilés à l’interlocuteur, donc on ne se perd absolument pas.

C’est ainsi que s’achève ce billet. Je fus fortement inspiré d’ailleurs. Peut-être parce que la BD est quelque chose que je n’avais pas retouché depuis longtemps, mais j’ai été réellement happé par l’histoire et par le fort caractère du personnage principal. De plus, les origines de celle-ci ne sont que plus belles, et l’intrigue est plutôt bien ficelée, nous somme en quête de connaissance, et souhaitons ardemment savoir la suite ! D’ailleurs je vous laisse avec l’extrait vidéo réalisé par GlénatBD, et qui vaut vraiment le détour.

Merci d’avoir pris le temps de lire cette ébauche Gwendalavirienne !

Cordialement, Euphox.

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