Tokyo Alien Bros (1Ăšre partie)

Quand deux aliens font une rétrospection sur la nature humaine ! 

Tokyo-alien-bros-1-lezard-noirBonjour Ă  tous, j’espĂšre que vous passez un excellent dĂ©but de semaine ! Pour ma part, je suis tout Ă©moustillĂ©e Ă  l’idĂ©e de rĂ©diger cette chronique. Je pensais mĂȘme Ă  certains moments, aux Ă©lĂ©ments que j’allai incorporer au cours de ma lecture, c’est pour dire ! Il s’agit d’une Ɠuvre pour le moins rĂ©cente, puisque sa sortie a eu lieu aujourd’hui mĂȘme (04.05.17) Et je ne vous raconte pas toutes les pĂ©ripĂ©ties que j’ai eues pour, enfin, avoir accĂšs Ă  cette Ɠuvre ! Il s’agit bien Ă©videmment du premier tome de Tokyo Alien Bros, scĂ©narisĂ© et dessinĂ© par Keigo Shinzo, publiĂ© par Le LĂ©zard Noir. Avant de commencer je tiens Ă  prĂ©ciser, (mĂȘme si cette information est dĂ©jĂ  dĂ©finie dans la rubrique) que cet article contiendra du spoil , donc si vous n’avez pas encore lu le rĂ©cit, je vous conseille de revenir, une fois cela fait. Mais si le spoil vous convient, libre Ă  vous de continuer. Donc TAB (Tokyo Alien Bros) est une sĂ©rie en cours avec 3 tomes Ă  la clĂ©. Le premier tome est au prix unitaire de 13 €. Alors, pour cet opus je compte vous faire une analyse chronologique, en reprenant les diffĂ©rents points qui m’ont marquĂ© au cours de ma lecture. Ainsi, ce que l’on peut apercevoir au premier coup d’Ɠil est cette sublime couverture ! N’est-elle pas pimpante ? À  l’image de nos deux protagonistes. MĂȘme si cela n’est pas trĂšs Ă©cologique, je tiens Ă  vous informer que le rĂ©cit est plastifiĂ©, chose plutĂŽt sympa, ainsi celui-ci n’est pas abĂźmĂ© Ă  chaque recoin.

Nous faisons donc la rencontre de Fuyunosuke Tanaka, un alien « infiltré » sur Terre, pour dĂ©terminer si leur espĂšce pourrait s’y installer. Et de prime abord, celui-ci est plutĂŽt bien stylĂ©, mĂȘme si on se rend compte dĂšs le dĂ©but, que la ponctualitĂ© n’est pas de son ressort.  On apprend qu’il fait partie d’une bande d’amis nommĂ©e « club des amis de la raquette », et donc on en dĂ©duit facilement que celui-ci s’est bien intĂ©grĂ© auprĂšs de ses concitoyens.  On constate par la mĂȘme occasion que Fuyunosuke Ă  la cote auprĂšs des autres, et ne tarde pas Ă  fleureter avec la gent fĂ©minine. Il a la facultĂ© de pouvoir connaĂźtre les faits les plus inavouables, ainsi que le passĂ© d’un humain, Ă  son simple contact.

Et j’ai Ă©tĂ© surprise par le fait que, la jeune demoiselle en question apprĂ©cie qu’autrui se dĂ©lecte de son urine. Je vous avouerai avoir eu un moment de rire, parce que, c’est lĂ  toute la force du rĂ©cit. L’humour et son cĂŽtĂ© dĂ©calĂ©. La situation aura beau ĂȘtre assez dĂ©licate (comme celle-ci) l’humour et la naĂŻvetĂ© de notre personnage, (qui apparemment n’a aucune idĂ©e de ce qu’il boit) rend le tout trĂšs comique. Et j’ai Ă©tĂ© trĂšs sensible Ă  ce mĂ©lange.

C’est ainsi qu’on dĂ©couvre le frĂšre du jeune blond, sous sa forme aliĂšne (et mon dieu que celle-ci est toute mignonne !) Celui-ci est descendu sur Terre parce que son frĂšre n’a pas fait de rapport Ă  leur planĂšte depuis 
 Depuis son arrivĂ©e en fait  J’ai apprĂ©ciĂ© d’ailleurs sa forme humaine (en touchant la jeune fille qui fut inconsciente aprĂšs l’avoir remarquĂ©, il prend l’apparence du jeune frĂšre idĂ©al qu’elle aurait souhaitĂ©, et celui-ci peut Ă©galement effacer certains Ă©lĂ©ments de sa mĂ©moire).  De ce fait, je trouve ça trĂšs subtil et judicieux de nous dĂ©tailler les facultĂ©s des aliens de maniĂšre progressive. Nous n’avons donc pas, dĂšs le dĂ©but, une grande quantitĂ© de connaissance Ă  assimiler et retenir durant la lecture.

Je ne vais pas vous dĂ©tailler toutes les pĂ©ripĂ©ties (cela serait trop long), mais au fil de la lecture, nous comprenons que NatsutarĂŽ Tanaka, (c’est ainsi que le jeune blond baptisa son frĂšre) n’est pas trĂšs dĂ©gourdi, et enchaĂźne les catastrophes. Mais j’ai apprĂ©ciĂ© ce personnage, car au travers de cet alien inexpĂ©rimentĂ©, nous redĂ©couvrons, nous lecteurs, toutes les habitudes, les anecdotes, et les coutumes de notre espĂšce. Ainsi, nous pouvons avoir un « regard extĂ©rieur » sur notre comportement, et notre nature mĂȘme. Et cela est fort intĂ©ressant !

La petite anecdote qui accentue la touche humoristique : S’il rentre en contact avec une grande quantitĂ© de sel, leur corps se met Ă  fondre !

Car quand bien mĂȘme Fuyunosuke s’est habituĂ© Ă  la vie humaine, certaines choses Ă©chappent encore Ă  sa comprĂ©hension (cf : le bouquet de fleurs dans la figure, mĂȘme si je dois avouer qu’elle Ă©tait plutĂŽt susceptible cette jeune femme), mĂȘme aprĂšs 1 an d’infiltration. Et c’est lĂ  que l’on se rend compte de toute la complexitĂ© humaine, et du monde que nous bĂątissons.

J’ai apprĂ©ciĂ© Ă©galement la notion « d’animaux de compagnie ». Que voulez-vous, je suis une amoureuse de ces boules de poiles ! Bien que pour les aliens, ils ne font aucune diffĂ©rence,  je cite : « pour nous un frisbee ou un chien c’est la mĂȘme chose ». Cependant lorsque « Le chien » s’installe sur les genoux de NatsutarĂŽ, l’expression du (jeune homme ?) est remarquablement adorable ! Et on s’attache ainsi un peu plus au personnage, parce que la scĂšne influence notre jugement ! (Pour la plupart des gens, la planche au dessus ne peut que les Ă©moustiller !)

Chose qui me frappa Ă©galement, c’est le niveau de langue, un mixte entre le langage courant et familier. Mais cela passe trĂšs bien, et se fond parfaitement Ă  l’histoire et Ă  notre Ă©poque actuelle !

Le graphisme quant Ă  lui est Ă  la fois Ă©purĂ© et raffinĂ©, mĂȘme si je dois avouer que certaines planches sont gracieusement dĂ©taillĂ©es, pour mon plus grand bonheur, c’est un dessin qui convient parfaitement Ă  l’histoire, et au sentiment qui s’en dĂ©gage.

Il y a de nombreuses anecdotes, ou coutumes que je n’ai pas citĂ©es, mais pour ceux qui n’auraient pas encore lu l’histoire, je tiens Ă  laisser une pointe de surprise. Ainsi pour rĂ©sumer en quelques lignes, je dirai que cette Ɠuvre dĂ©calĂ©e, tout en amenant une pointe de fraĂźcheur, nous replonge dans la nature profonde qu’est l’ĂȘtre humain, et sa façon d’ériger le monde qui l’entoure.

Merci d’avoir pris le temps de lire cette rubrique dĂ©gantĂ©e !

Cordialement, Euphox !

Everyday

Quand le contraste se lie avec harmonie 

everyday - couvertureBonjour Ă  vous mes chers lecteurs, c’est en cette journĂ©e ensoleillĂ©e, bien qu’un peu venteuse, que je commence ces quelques lignes. Aujourd’hui nous allons parler d’une Ɠuvre que j’ai lu il y dĂ©jĂ  quelques semaines de ça. Ainsi, veuillez m’excuser par avance si mes propos restent superflus. Pour une fois, l’histoire ne me laissa pas indiffĂ©rente. Bien Ă©videmment plusieurs Ɠuvres ont cet effet, mais toujours de maniĂšre positive. Je ne dirais pas que le rĂ©cit en question ne m’a pas plus de maniĂšre gĂ©nĂ©rale, mais disons que je n’ai pas forcĂ©ment rĂ©ussi Ă  m’attacher aux protagonistes. D’ailleurs cette chronique ne suivra absolument pas le cheminement classique, tel que je le fais d’habitude. Je vais laisser ici parler mes sentiments, mĂȘme si ceux-ci ne sont pas objectifs. Enfin, traite de bavardage, passons aux informations.

Nous allons bien Ă©videmment aborder l’un des rĂ©cits de Kiriko Nananan. Il s’agit d’Everyday, publiĂ© par Casterman dans leur collection sakka. Pour ceux qui souhaiteraient se remĂ©morer l’histoire, je vous laisse cliquer sur le lien. Cette Ɠuvre est donc composĂ©e d’un seul volume au prix unitaire de 10.95 €.

  • Un scĂ©nario insipide
 Ă  premiĂšre vue !

Alors, pour tout vous avouer, lorsque j’ai fait ma commande, je n’ai absolument pas regardĂ© le synopsis. J’étais dĂ©jĂ  admirative de la sensibilitĂ© que dĂ©gageait l’autrice par son coup de crayon, que peu importe l’histoire, celle-ci m’aurait convenu. Et ce fut le cas. En tout cas, je n’ai absolument rien Ă  reprocher Ă  l’auteure, elle ne m’a nullement déçu. J’ai mĂȘme retrouvĂ© toutes ses qualitĂ©s, mais j’ai eu Ă©normĂ©ment de mal avec les deux protagonistes.

Alors, tout commença dĂšs les premiĂšres pages. Nous faisons donc la rencontre de Miho, jeune femme travaillant en tant que vendeuse, et finance Ă  elle seule le mĂ©nage. Son petit ami Seiichi quant Ă  lui, se consacre essentiellement Ă  la musique. DĂšs le dĂ©part je savais que j’aurais Ă©normĂ©ment de distance avec ce personnage fĂ©minin. Et ceux, pour une raison tout Ă  fait personnelle : je ne cautionnais pas son cĂŽtĂ© laxisme envers son petit ami. Et la suite du rĂ©cit ne m’a pas fait l’apprĂ©cier davantage.

J’ai notamment dĂ©sapprouvĂ© sa lĂąchetĂ© envers Seiichi, lorsqu’elle s’est mise Ă  fleureter avec son ex, Hagio. En arriver Ă  un point oĂč l’on souhaiterait que ce soit notre petit ami qui mette un terme Ă  la relation (et c’est ce qui arrivera), sous prĂ©texte qu’elle n’avait pas le courage de le faire elle-mĂȘme, c’est vraiment dĂ©cevant. J’estime qu’à partir du moment oĂč tu fais un acte impardonnable, il faut agir en consĂ©quence de cause. Bien Ă©videmment, ce n’est que mon avis personnel. Certains diront qu’il vaut parfois mieux un mensonge, que rendre quelqu’un malheureux. Mais c’est toutes ces rĂ©flexions, ces comportements qui ont fait que je n’arrivais pas Ă  ressentir de l’empathie pour ce personnage.

« Ce que je fais avec Hagio, c’est peut-ĂȘtre aussi dĂ©gueulasse que ça
 Pourtant je voudrais tant prendre soin de Sei. Il est si important pour moi. Ma mauvaise conscience m’angoisse tellement, que je n’arrive mĂȘme plus Ă  le regarder en face. Quand je suis avec lui je me sens si mal que je n’ai qu’une envie, c’est de fuir. Si seulement Sei pouvait me flanquer dehors ! S’il ne voulait plus de moi, je pourrais rejoindre Hagio  »

Son petit ami quant Ă  lui, bien qu’il reste tout de mĂȘme secondaire, me plut « un peu plus ». Je veux dire par lĂ  que, lorsqu’il apprend qu’elle a eu un rapport sexuel pour de l’argent, j’ai cautionnĂ© son attitude. Mais en mĂȘme temps, je ne pouvais pas m’empĂȘcher de lui dire « Si tu avais cherchĂ© un emploi, vous en seriez peut-ĂȘtre pas la aujourd’hui ». Puisqu’une relation n’est jamais tout noir ou tout blanc, j’estimais qu’il avait tout de mĂȘme sa part de responsabilitĂ©.

Les autres personnages secondaires (je pense notamment Ă  la patronne de Miho, et leur « amie » en commun, travaillant comme hĂŽtesse dans un bar) m’ont Ă©normĂ©ment plu. Peut-ĂȘtre parce qu’elles sont davantage matures, et ont une vision de la vie beaucoup plus rĂ©aliste et peut-ĂȘtre plus pragmatique.

L’hĂŽtesse Rika, quant Ă  elle, m’a Ă©normĂ©ment touchĂ©e. On apprend que l’homme qu’elle entretenait auparavant Ă©tait l’ex petit ami de Miho, Hagio. Quand elle lui explique pourquoi elle a arrĂȘtĂ© de le « bichonner » , je n’ai pas pu m’empĂȘcher d’avoir de l’affection. Surtout qu’elle conseillera Miho sur ses diffĂ©rents choix.

Pour terminer, je suis Ă©normĂ©ment surprise de la fin, bien que j’ai Ă©tĂ© un peu dĂ©sappointĂ© au cours de ma lecture, j’ai totalement adhĂ©rĂ© Ă  la fin du rĂ©cit. Enfin, Seiichi prend conscience que leur mĂ©nage ne fonctionne plus, et prend les devants. Ainsi, on se sent nostalgique vers les derniĂšres pages, en repensant au couple qu’ils formaient malgrĂ© tout.

Sinon, pour parler un peu plus spĂ©cifiquement de Kiriko Nananan, j’ai apprĂ©ciĂ© son coup de crayon, trĂšs Ă©purĂ© et aĂ©rĂ©, avec des lignes filiformes et Ă©lancĂ©es. L’énonciation et la formulation sont poignantes, et avec une grande sensibilitĂ©. Car elle lie trĂšs finement ce contraste entre la candeur des sentiments et l’amertume de la vie quotidienne.

Merci d’avoir pris le temps de lire cette Ă©bauche dĂ©licate.

Cordialement, Euphox.

Wish

Quand le cadre se prĂȘte Ă  l’effervescence d’un amour chimĂ©rique

Bonjour Ă  vous mes chers lecteurs, c’est en cette journĂ©e ensoleillĂ©e, signalant le retour du printemps qu’on se retrouve. Et cette fois-ci ce n’est non pas pour un billet dĂ©couverte, mais pour un dossier. J’aborderai donc ici un thĂšme trĂšs peu prĂ©sent sur ce blog, puisque je ne lis que trĂšs peu de shojo. (À part bien sĂ»r, ceux d’Ai Yazawa). Et je trouvais que cette Ɠuvre s’apprĂȘtait particuliĂšrement Ă  la saison printaniĂšre ! Il s’agit bien Ă©videmment de Wish, sĂ©rie terminĂ©e en 4 tomes, Ă©ditĂ© par Tonkam, scĂ©narisĂ© et Ă©crit par CLAMP, dont je vous avais dĂ©jĂ  parlĂ© pour leur titre xxxHolic Rei. J’ai entrepris l’acquisition et la lecture de Wish, simplement parce que je souhaite obtenir toutes les Ɠuvres de ces femmes. Cependant, le scĂ©nario en lui-mĂȘme ne me plaisait que trĂšs peu, un peu trop candide et innocent Ă  mon goĂ»t. Mais pour ce qui est du coup de crayon, celui-ci est, et restera remarquable.

  • La touche esthĂ©tique :

Commençons par le commencement. La premiĂšre chose que l’on observe ce sont bien sĂ»r les couvertures. Et pour discuter de ces jaquettes, je me dois de vous informer que cette sĂ©rie compta deux Ă©ditions. La premiĂšre fut en 1999, (jusqu’aux annĂ©es 2000 pour la parution du dernier tome), et la deuxiĂšme fut rĂ©alisĂ©e en 2010, (jusqu’à l’annĂ©e suivante pour la publication Ă©galement du dernier tome). Je dois bien avouer que j’ai un lĂ©ger penchant pour la premiĂšre Ă©dition, mĂȘme si la deuxiĂšme, que je possĂšde, reste tout Ă  fait dans le thĂšme voulu par l’auteur.

Editions WISH Tonkam

Chaque tome est globalement au prix unitaire de 9 euros. Et je vous assure que cette sĂ©rie les vaut amplement ! À chaque dĂ©but de tome vous avez quelques pages couleurs, et la nature du papier (en tout cas pour la deuxiĂšme Ă©dition) est de qualitĂ©. J’ai apprĂ©ciĂ© le respect des couleurs entre les deux rĂ©Ă©ditions. MĂȘme si les couvertures de la deuxiĂšme rĂ©Ă©dition restent plus explicites.

  • La touche scĂ©naristique :

On ne va pas se mentir, le scĂ©nario n’a rien de bien innovent. On va ici, se focaliser sur un jeune ange en dĂ©tresse, sauvĂ© par un humble jeune homme, plutĂŽt charismatique. Ainsi, pour le remercier, l’ange apprenti souhaite exaucer le vƓu du jeune homme, mais celui-ci dĂ©clare n’en avoir aucun. Donc, notre jeune Kohaku dĂ©cide de s’installer chez lui, le temps que celui-ci formule son souhait. Au moins, les bases sont posĂ©es, et nous savons Ă  quoi nous attendre. Cependant je n’ai pas trouvĂ© l’histoire autant clichĂ© que j’aurais pu me l’imaginer.

Certes le trame de l’histoire est plutĂŽt lente, et une seule problĂ©matique domine ses 4 tomes : les premiers Ă©mois amoureux. Cependant au-delĂ  des apparences, se cache une intrigue beaucoup moins ordinaire et abrĂ©gĂ©e qu’il y paraĂźt. Le passĂ© du jeune chirurgien sera, en effet, rempli d’élĂ©ments chimĂ©riques et fantasmagoriques. Bien entendu je vous laisserai dĂ©couvrir cela par vous-mĂȘme. Mais CLAMP n’a pas choisi la facilitĂ©, bien qu’elles auraient trĂšs bien pu s’en contenter, je ne pense pas que le public leur en aurait tenu rigueur.

De plus, j’ai agrĂ©ablement Ă©tais surprise par le cĂŽtĂ© onirique de l’Ɠuvre, ou la Terre reprĂ©sente la paix et le pacifisme. C’est un lieu oĂč peuvent cohabiter anges et dĂ©mons. Et je dois bien avouer que l’idylle entre certains personnages (Hisui et KokuyĂŽ) et cependant trĂšs bien dĂ©veloppĂ©, en tout cas, juste ce qu’il faut pour une sĂ©rie constituĂ© de 4 tomes. Nous avons lĂ  un couple, qui n’hĂ©site pas Ă  transcrire les rĂšgles qui leur sont inculquĂ©es pour « s’enfuir » sur Terre, et vivre au grand jour leur amour. Certains d’entre eux endosseront (Hisui) un rĂŽle maternel et Ă©galement celui de mentor auprĂšs de la jeune Kohaku.

Bien que le monde des anges ne soit pas aussi dĂ©veloppĂ© que je l’aurais souhaitĂ©, on peut nĂ©anmoins observer une hiĂ©rarchie. Nous sommes concentrĂ©s sur Kohaku qui est la disciple de Hisui, toutes deux des anges  (lĂ  aussi, veuillez m’excuser si je fĂ©minise une crĂ©ature cĂ©leste) du Ciel, mais il existe d’autres anges affiliĂ©s Ă  d’autres Ă©lĂ©ments naturels. Pardonnez-moi, mais je ne me souviens plus vraiment de leurs noms.

Pour terminer sur le scĂ©nario, je souhaiterais mettre en avant un thĂšme. Cependant, je dois ici vous SPOILER. Une des thĂ©matiques que je ne m’attendais pas Ă  entrevoir, mais qui, je vous rassure, ce prĂȘte amplement Ă  l’univers est, la rĂ©incarnation. Je ne vais pas m’étaler sur le sujet, mais je l’ai trouvĂ© trĂšs bien apprĂȘtĂ© Ă  la situation et mĂȘme plutĂŽt bien immiscĂ©e. 

  • La touche graphique :

Comme je le disais plus haut, vous avez des pages couleurs Ă  chaque dĂ©but de tomes. Et nous pouvons d’ambler remarquer la dĂ©licatesse avec lesquels les traits sont exĂ©cutĂ©s. D’ailleurs nous aurons de lĂ©gers traits tout au long de l’histoire, avec de nombreux dĂ©tails au niveau des ails. Mais aussi sur la chevelure et les vĂȘtements. (Nous voyons bien ici certaines caractĂ©ristiques du shojo). Cependant je tiens Ă  signaler que pour un manga classĂ© dans ce genre, nous avons de nombreux arriĂšres fonds, que l’on ne retrouve pas forcĂ©ment dans tout type de shojos.

J’ai apprĂ©ciĂ© Ă©galement les nombreux dĂ©tails apportĂ©s Ă  la maison de KĂ»do, celle-ci est trĂšs spacieuse, confortable, et deviendra la rĂ©sidence des personnages principaux de ce rĂ©cit. Ainsi le graphisme arrive avec rĂ©alisme Ă  retranscrire la plĂ©nitude et la joie qui peut y rĂ©gner, et j’ai trouvai cela fort remarquable de la part de CLAMP.

C’est ainsi que s’achĂšve ce dossier. Je n’ai malheureusement pas pu en parler d’avantage, sinon j’aurai dĂ» vous spoiler encore d’avantage. Mais d’un point de vue gĂ©nĂ©ral, je dirai que cette Ɠuvre a su me transporter en dehors des frontiĂšres du rĂ©el, mĂȘlant avec finesse les esprits cĂ©lestes et les ĂȘtres surnaturels. Et montrant ainsi que, mĂȘme au-delĂ s des diffĂ©rences, chacun peut trouver l’amour et l’épanouissement.

Merci d’avoir pris le temps de lire cette Ă©bauche sĂ©raphique.

Cordialement, Euphox.

Dusk Maiden Of Amnesia

Quand le scĂ©nario entremĂȘle enquĂȘte et lĂ©gendes urbaines !

Aujourd’hui, je me vĂȘtis de mon chapeau de dĂ©tective – et de mon thĂ© bien sur – pour entreprendre l’analyse de la sĂ©rie Dusk Maiden of Amnesia.  J’ai dĂ©couvert cette sĂ©rie par l’intermĂ©diaire de Selvarion Senpai, vidĂ©aste trĂšs sympathique au passage. J’ai toujours Ă©tait attirĂ©e par ce qui touche, de prĂšs comme de loin, aux lĂ©gendes urbaines. Et Ă©tant une adepte de Sherlock Holmes (lisez les aventures de Arthur Conan Doyle !) , forcĂ©ment le fait que les protagonistes allaient mener leur investigation ne pouvait que me sĂ©duire. Alors, si jamais vous ĂȘtes prĂȘts Ă  commencer l’enquĂȘte, allons-y de bon cƓur.

Pour tous ceux qui ne connaĂźtraient nullement cette sĂ©rie, ou qui auraient oubliĂ©, voici une piqĂ»re de rappel. Cette oeuvre a Ă©tĂ© scĂ©narisĂ©e et dessinĂ©e par le duo Maybe, Ă©ditĂ© en France par les Ă©ditions Kana et comptabilise au total 10 tomes. Je pense que vous commencer Ă  ĂȘtre habituĂ©, mais au cas ou, je tiens Ă  le reprĂ©ciser. Je procĂšde toujours selon le mĂȘme schĂ©ma narratif. Je parlerai dans un premier temps, de l’esthĂ©tique de l’oeuvre. Puis dans un deuxiĂšme temps, je m’exprimerai sur le scĂ©nario, et enfin je terminerai par le graphisme.

  • La touche esthĂ©tique : 

Vu le prix du tome (7.45€), je me devais de faire un point sur la beautĂ© de cette oeuvre. HonnĂȘtement chacune des dix couvertures est d’une beautĂ© sans pareille. Chaque couverture met en Ă©vidence YĂ»ko dans diffĂ©rentes situations, et Ă  des moments prĂ©cis de la journĂ©e. De plus – je suis d’accord – cela reste minimaliste, mais vous avez une page couleur Ă  chaque dĂ©but de tome. Le papier quand Ă  lui est plutĂŽt souple, lisse et agrĂ©able au toucher.

  • La touche scĂ©naristique :

Bien, on ne va pas se mentir, la trame de l’histoire n’a rien de nouveau. Elle est mĂȘme assez prĂ©sente dans la sphĂšre de la bande dessinĂ©e japonaise. Certes, cependant, elle apporte nĂ©anmoins une touche de fraĂźcheur. En effet, pour rĂ©soudre le mystĂšre autour de la mort de YĂ»ko, les scĂ©naristes n’ont pas jouĂ© la carte de la facilitĂ© (dans le sens oĂč, par on ne sait quel hasard, le protagoniste trouve LA solution de l’énigme, et, hop dans un mĂȘme temps signe la fin du rĂ©cit.) Non ici, on va se mettre Ă  la place de Teiichi, et rĂ©flĂ©chir comme un enquĂȘteur en herbe. Chaque tome apportera son lot de rĂ©ponse, et petit Ă  petit, l’ensemble prendra forme.

La mort de la dĂ©funte va ĂȘtre matĂ©rialisĂ©e comme un puzzle, ou chaque piĂšce correspondra Ă  une lĂ©gende urbaine, plus communĂ©ment appelé folklore. Bien que la plupart de ces lĂ©gendes (voir la totalitĂ©, je ne sais plus) se passent au sein de l’Ă©cole. Ces histoires urbaines seront amenĂ©es de sorte Ă  ce que nous trouvions nous-mĂȘme (par l’intermĂ©diaire de Teiichi) l’explication la plus plausible. Il est vrai que les Japonais sont plutĂŽt avides de ce genre d’histoire. Et c’est justement un Ă©lĂ©ment qui sera un atout au sein du rĂ©cit.

En effet, cela va permettre de ne pas avoir une lecture redondante, et de varier les diffĂ©rentes pĂ©ripĂ©ties, menant Ă  la conclusion de la sĂ©rie. Bien que la mise en place des diffĂ©rents folklores se fasse selon le mĂȘme procĂ©dĂ© narratif, cela ne gĂȘne en rien la lecture, puisque nous avons l’intervention de personnages secondaires plutĂŽt variĂ©s. Et ceci est un Ă©lĂ©ment plutĂŽt important. J’avais moi-mĂȘme peur, au fil des tomes de me lasser, mais Ă  ma plus grande surprise ce ne fut pas le cas.

cover

Couverture du tome 7 : Je trouvais qu’elle s’incorporait bien en ce temps hivernal.

Cette diversitĂ© au sein de l’histoire me surprend davantage par le nombre de figurants. Cette oeuvre a la particularitĂ© de ne pas intĂ©grer une multitude de personnages. En tout cas concernant les protagonistes, ils ne sont que quatre (en comptant YĂ»ko), c’est-Ă -dire les membres du club des enquĂȘtes paranormales. Bien Ă©videmment, il y a d’autres figurants, mais ceux-là ne sont pas nĂ©cessaire Ă  la trame de l’histoire.

De plus, je dirai que Maybe a le don de laisser planer l’intrigue. Peu importe Ă  quel moment de l’histoire nous nous situons. Ils arrivent Ă  attiser cette curiositĂ©. Celle de rĂ©soudre l’Ă©nigme. Car oui, au fil des tomes, on endosse rĂ©ellement le rĂŽle de dĂ©tective, et plus proche de la vĂ©ritĂ© nous sommes, plus vite nous souhaitons terminer le rĂ©cit. RĂ©action des plus  cohĂ©rentes me direz-vous. Mais c’est sur ce procĂ©dĂ© que le rĂ©cit fonctionne et Ă©vite de tourner dans le pathos.

Cependant, rien n’est parfait n’est-ce pas ? Alors oui j’ai deux ou trois choses Ă  redire. Je pense que cette oeuvre aurait pu ĂȘtre encore plus plaisante si cette pseudo-amourette entre YĂ»ko et Teiichi avait Ă©tĂ© inexistante. HonnĂȘtement Maybe aurait pu trouver mieux comme « motivation » pour Teiichi. Je sais pas moi, un Ă©lĂšve rĂ©ellement intriguĂ© par les Ă©vĂ©nements paranormaux, et qui, simplement par passion aurait souhaitĂ© aider la jeune fille. Mais non, il a fallu que le protagoniste soit des plus crĂ©dule et naĂŻf sur ce point-lĂ . Et de l’autre nous avons une YĂ»ko des plus dĂ©vergondĂ©es et envahissantes. Je dois avouer que, Ă  pas mal de reprise, leur relation m’exaspĂ©rai.

De plus, la fin m’a trĂšs peu convaincu. HonnĂȘtement Maybe aurait trĂšs bien achevĂ© Dusk Maiden Of Amnesia au neuviĂšme opus, cela ne m’aurait nullement dĂ©rangĂ©. Je trouve que la fin perd Ă©normĂ©ment de cohĂ©rence. Surtout si on la compare avec le fil conducteur du rĂ©cit. Cela perd tout son sens, et j’ai eu cette impression d’inachĂšvement. Comme si finalement, le fait d’avoir trouvĂ© la raison de la mort de YĂ»ko n’avait eu aucun impact sur sa condition de fantĂŽme.

  • La touche graphique : 

Je tiens avant toute chose Ă  signaler que je n’ai pas visionnĂ© l’anime. Je ne pourrai donc faire aucune comparaison. Concernant le manga, le graphisme va permettre de nuancer le ton des Ă©vĂ©nements au fil de l’intrigue. Certains passages seront plutĂŽt candides et innocents, tandis que d’autres Ă©voqueront des Ă©motions plus moroses et sinistres. D’un point de vue global, le coup de crayon de Maybe (bien qu’on ne sache pas comment ces deux compĂšres travail) reste agrĂ©able, et plaisant Ă  contempler.

Ici, nous pouvons apercevoir une YĂ»ko des plus douces et joyeuses. Ainsi que Momoe Okonogi et  Kirie . AprĂšs avoir feuilletĂ© briĂšvement les diffĂ©rents tomes, je me suis rendu compte que nous avions que trĂšs peu de planches, reflĂ©tant cette ambiance candide. En effet, tout au long de l’oeuvre nous aurons la plupart du temps des arriĂšre-fonds grisonnants. Et cela renforcera le cĂŽtĂ© trĂšs sombre et pĂ©nible de l’histoire. Ainsi mĂȘme les situations les plus quotidiennes, et ne reprĂ©sentant aucun danger, restent tout de mĂȘme accompagnĂ©es d’une certaine malaisance.

Les moments les plus sombres et sinistres, seront incontestablement liĂ©s au passĂ© et Ă  la mort de YĂ»ko. Cela ne fait aucun doute. Mais cette maĂźtrise de l’ombre, tout en laissant visible l’effroi et l’anxiĂ©tĂ© des personnages, rend le tout rĂ©ellement lugubre. Pour terminer, – pourquoi faut-il que je termine par les bĂ©mols ? – je dois dire que vous avez une idĂ©e trĂšs prĂ©cise, de l’anatomie de YĂ»ko Ă  la fin de votre lecture. Maybe aurait trĂšs bien pu se passer de formes avantageuses pour la demoiselle. Ou alors, modĂ©rer l’apparition de cette poitrine. Je ne compte mĂȘme plus le nombre de fois ou le blondinet plongea, tĂȘte la premiĂšre dans cette poitrine –si gĂ©nĂ©reuse soit-elle-. C’est sĂ»rement ce qui m’a le plus irritĂ© durant ma lecture. Le fan-service, cela va bien un moment.

PassĂ© outre ce dĂ©sagrĂ©ment, la lecture reste fluide et plutĂŽt convenable. Pour conclure cette analyse, je dirai que Dusk Maiden of Amnesia est plaisant Ă  lire. C’est une sĂ©rie qui certes, ne sort pas de l’ordinaire, mais qui s’affranchit des nombreux stĂ©rĂ©otypes que l’on peut faire sur ce genre de thĂ©matique. Et puis, si vous aimez mener l’enquĂȘte, cette sĂ©rie est faites pour vous.

Merci Ă  vous, trĂšs chers lecteurs, d’avoir pris le temps de lire cette Ă©bauche Ă©nigmatique.

Cordialement, Euphox.

La maison aux insectes – Le voeu maudit

Le genre horrifique selon Kazuo Umezu.

Bonjour (ou bonsoir), aujourd’hui parlons peu, mais parlons bien. J’ai dĂ©couvert cet auteur lorsque j’ai commencĂ© Ă  m’intĂ©resser au genre horrifique. Dans un premier temps, avec Suehiro Maruo excellent dans le genre Ero guro. Puis, Kazuo Umezu par la suite. AprĂšs m’ĂȘtre adonnĂ© Ă  La Maison aux insectes et Le vƓu maudit, je souhaitais vous parler un peu plus de cet auteur. Je ne peux pas mentir, ce qui m’a attirĂ© avant tout, c’est le charme esthĂ©tique de ces deux opus. Sans mĂȘme ouvrir les pages, on peut ressentir une certaine apprĂ©hension vis-Ă -vis du dessin, ou mĂȘme un certain repoussement.

  • Le dĂ©coupage 

C’est l’essence mĂȘme de toute la tension que l’on peut ressentir au fil de la lecture. Le fait que ces cases soient bien distinctes, traduit une certaine apprĂ©hension de regarder la suivante. Ainsi, nous avançons donc Ă  un rythme souhaitĂ© par l’auteur, et de ce rythme dĂ©cousu, en dĂ©coule ainsi toutes les Ă©tapes avant le moment fatidique. Case par case, la peur, le frisson, s’installe et nous submerge entiĂšrement. Mais en mĂȘme temps, nous avons cette curiositĂ© qui nous incite Ă  continuer le rĂ©cit, mĂȘme si nous savons pertinemment que la suite pourrait nous dĂ©plaire. Et c’est une situation que j’apprĂ©cie tout particuliĂšrement. – en plus, j’ai toujours le don de commencer ses Ɠuvres dans la soirĂ©e –

  • Le dessin 

Le dessin quant Ă  lui est trĂšs reconnaissable. Et je suis assez partagĂ©e. D’un cĂŽtĂ© celui-ci reste simpliste dans l’ensemble, mais les nombreux dĂ©tails qu’il apporte suffisent Ă  retranscrire complĂštement l’état ou le sentiment dans lequel se trouve le personnage (ou la situation) –notamment la folie dans la maison aux insectes, ou l’effroi dans le vƓu maudit – et s’en est mĂȘme assez surprenant, voire dĂ©stabilisant. Je dois avouer que parfois je restais plusieurs minutes Ă  observer la page, tellement l’émotion Ă©tait communicante. D’ailleurs, on ressent que ces ouvrages ont Ă©tĂ© publiĂ©s dans les annĂ©es 70. Il y a un petit quelque chose qui fait que. – je sais cela n’est pas trĂšs argumentĂ©, mais c’est plus une question de ressenti, et je ne peux pas ĂȘtre plus pertinente que ça.

  • Le jeu d’ombre et de lumiĂšre :

LĂ  aussi nous avons un Ă©norme travail de la part de l’auteur. Bien qu’en gĂ©nĂ©ral la plupart des histoires courtes soient trĂšs sombres, ou encrĂ©es de noir. La gestion des ombrages intensifie davantage la tension au sein du rĂ©cit, et apporte de la lumiĂšre sur les Ă©lĂ©ments de l’histoire. Accentuant donc notre regard sur des objets, des onomatopĂ©es ou encore les traits des protagonistes. Cela est Ă©galement mis en avant par les mouvements des personnages. Comme la premiĂšre histoire de la maison aux insectes. Lorsque la femme fuit son mari, on ressent toute sa dĂ©tresse et sa prĂ©cipitation lorsqu’elle dĂ©valise les escaliers. Bien que cet article soit court, j’espĂšre nĂ©anmoins qu’il vous aura plu. Lorsque nous lisons une oeuvre de Kazuo Umezu, nous rentrons dans un tout autre univers. Et nous sommes envahis par de multiples sentiments, plus dĂ©rangeant les uns que les autres. Tout comme ses dessins. Cependant la morale qui s’en libĂšre suffit Ă  donner un tout autre sens au rĂ©cit.

Merci Ă  vous, trĂšs cher lecteurs, d’avoir pris le temps de lire cette Ă©bauche frĂ©missante.

Cordialement, Euphox.

Doukyusei – Sotsugyosei

 Doukyuusei , au gré des saisons.

Bonjour (ou bonsoir) Ă  vous, trĂšs cher lecteurs. On se retrouve aujourd’hui avec ce premier article. Et pas des moindres, puisque c’est en ce dĂ©but d’annĂ©e que j’entreprends la lecture de mon premier Yaoi. Cette petite merveille est cependant rĂ©cente. En effet, le premier volume est paru le 7 juillet 2016, aux Ă©ditions Boy’s Love dans la collection Hana Collection.  Prenez une tasse de thĂ© ou un cafĂ©, et commençons cet avis.


  • La touche esthĂ©tique : 

    doukyusei-sotsugyosei-tomes

Avant d’entreprendre une analyse de l’oeuvre en elle-mĂȘme, je tenais Ă  mettre un point d’honneur sur le graphisme et l’esthĂ©tisme des 3 tomes de cette sĂ©rie. Que ce soit la premiĂšre de couverture, riche en couleur, et avec nos deux protagonistes dans des situations du quotidien. Ou la 4 Ăšme de couverture, qui a un charme particulier, entre le synopsis et l’agrĂ©able mise en page. Mais le plus travaillĂ© reste sĂ»rement l’Ă©lĂ©gance de la cĂŽte, avec la miniature d’un des personnages, le petit texte aux allures d’un poĂšme, et le numĂ©ro du tome s’immiscent parmi le titre et le nom de l’auteur. Toutes ces dĂ©licates attentions donnent Ă  l’oeuvre un esthĂ©tisme lĂ©ger, complaisant et travaillĂ© Ă  la fois.

  • Le scĂ©nario :

Alors oui, quitte Ă  parler de l’oeuvre, autant commencer par l’essentiel, l’histoire. Je dois avouer qu’au dĂ©part celle-ci me sĂ©duisait peu. Je l’a trouvĂ© lĂ©gĂšrement banal et dĂ©jĂ  vu. Ce n’est que quelques semaines plus tard, dans le plus grand des hasards que j’ai visionnĂ© le film d’animation. Et lĂ , j’ai eu une vĂ©ritable rĂ©vĂ©lation. Pour en ĂȘtre sĂ»r, j’ai donc entrepris ma lecture.

Il faut le dire, ce petit quelque chose, Ă©tait cette touche de poĂ©sie que l’on peut retrouver dans cette histoire pas aussi banal qu’on pourrait le penser. En effet, la relation entre ces deux hommes va naĂźtre de maniĂšre naturelle, sans trop se poser de questions, se laissant guider par leurs sentiments. Sentiment qui, au fil des pages, s’exprimera de maniĂšre diffĂ©rente.

Le point central de ce rĂ©cit reste sans doute le passage Ă  l’Ăąge adulte, et toutes les consĂ©quences et cheminements que cela entreprend. Notamment l’avenir aprĂšs le lycĂ©e, et les questions qui l’accompagne. Entre l’un qui tente de rentrer dans une universitĂ© de renom, et l’autre qui fuit le sujet, par manque de rĂ©ponse et d’options, Hikaru et Rihito vont ĂȘtre confrontĂ© aux nombreux alĂ©as de la vie.

Et c’est justement ça qui rend cette oeuvre aussi dĂ©licate et poĂ©tique. Car malgrĂ© toutes ses contraintes qui entravent leur couple, leur sentiment eux, ne sont que plus sincĂšre. On va donc suivre au fil des tomes toutes les situations que le duo sera amenĂ© Ă  rencontrer. Des plus douces et innocentes, au plus dĂ©chirantes et tragiques.

doukyuusei

  • Le graphisme :

La premiĂšre chose que l’on pourrait indiquer, c’est que les traits de Asumiko Nakamura sont des plus dĂ©licats, des plus fins et des plus travaillĂ©s. J’ai spĂ©cialement apprĂ©ciĂ© sa façon de dĂ©couper l’histoire. Cela est fait de maniĂšre rĂ©flĂ©chie et ça se ressent. La notion de dĂ©coupage est vraiment importante pour tenir le lecteur en haleine et laisser l’intrigue planer. J’ai eu ce sentiment d’excitation tout au long des tomes. Elle accentue certaines parties du corps, certains regards, certains angles qui font que, inĂ©vitablement on en dĂ©sire davantage.

Le graphisme quant Ă  lui est particulier. Soit on adhĂšre, soit on n’adhĂšre pas. Et je pourrai comprendre la rĂ©ticence de certains. Les personnages sont dessinĂ©s de façon disproportionnĂ©e, parfois « perdant » la morphologie humaine de base. Mais c’est lĂ  aussi tout ce qui rend cette oeuvre poĂ©tique et charismatique. Cet effet de disproportion rend les mouvements des personnages plus accentuĂ©, plus intense et plus profond. On ressent rĂ©ellement le dĂ©sir, le sentiment du personnage Ă  travers ces gestes. Et je trouve ça splendide de ressentir ce genre de sensation simplement par des gestes, et non par la parole.

Sur ce, je ne souhaite pas en dire davantage, prĂ©fĂ©rant vous laisser juger par vous-mĂȘme. Retenez simplement que cette oeuvre est un mĂ©lange de dĂ©licatesse et de poĂ©sie.

Merci d’avoir pris le temps de lire cette Ă©bauche sucrĂ©e. 

Cordialement, Euphox.