Le chant des souliers rouges – Tome 1

Quand une rencontre change le destin de toute une vie.

le-chant-des-souliers-rouges-tome-1

 

Bonsoir (ou bonjour) à tous, j’espère que vous passez une excellente semaine. Quoi que, nous ne sommes que mercredi … ! Hum hum, pour ma part, je suis tout excitée de vous retrouver, (comme à chaque fois me direz-vous) pour vous parler aujourd’hui, d’une œuvre récemment sortie (le mois dernier pour tout dire). Il est vrai que je n’ai jamais abordé sur le blog son auteure, bien que j’aie déjà en ma possession une autre de ses œuvres. (My girl est un véritable chef-d’oeuvre, me reste plus qu’à me procurer son OS : Un bus passe). Mais promis, si jamais j’en ai l’occasion, je vous écrirai quelques lignes à son sujet. Mais pour l’heure, nous nous intéressons à Le chant des souliers rouges de Mizu Sahara, publié aux éditions Kazé , que je remercie tout particulièrement pour leur envoi ! C’est une série terminée en 6 tomes (et oui, une série courte, cela fait du bien au porte-monnaie), et le deuxième opus est prévu pour le mois de Juillet. D’ailleurs pour tous ceux qui auraient besoin d’une petite piqûre de rappel, voici le résumé. Et son prix est de 8.29 €.

  • Un scénario comme prélude :

Alors, cet opus faisait partie de ma Whishlist depuis le mois de Janvier, pour la simple et bonne raison que j’ai été charmée par le synopsis, toujours aussi original et touchant. Et de par ce résumé, en découle un sujet important, et très peu abordé au sein de la bande dessinée japonaise. Je veux bien entendu parler de la disparité des genres. Pour une fois nous aurons une jeune lycéenne dans un sport très peu féminisé (même si, je vous l’accorde, nous avons fait de réels progrès à ce niveau, et ce dans tout domaine sportif confondu), le basket, et un jeune garçon qui s’adonnera à la danse espagnole, le flamenco. Mais bien que ce point soit déjà très innovateur, ce scénario ne sert que d’excuse pour pousser la réflexion encore plus loin.

Alors certes, j’ai apprécié cet opus permettant d’introduire nos différents protagonistes, mais ce qui me toucha, et me surpris le plus, c’est cette profondeur et cette sensibilité propre à Mizu Sahara ! En effet, nos deux protagonistes sont lycéens, mais ils se sont rencontrés lorsqu’ils étaient plus jeunes, au collège. Ainsi on peut découvrir les nombreuses séquelles qu’ils ont pu garder en eux. L’enfance et l’adolescence sont des périodes très difficiles. C’est un moment de la vie où nous somme en quête d’identité, et où jugement et commérage sont de rigueur. Ainsi, la confiance que l’on peut avoir à notre égard, ou à l’égard d’autrui peut se briser en une fraction de seconde, et c’est toute cette souffrance que nous exprime l’auteur au travers du jeune garçon.

Les liens familiaux sont une notion très importante pour l’autrice, et dont nous retrouvons également dans cet ouvrage. J’ai été particulièrement touchée par les différents membres de la famille de Kimitaka, que ce soit son grand-père, sa mère ou même sa petite sœur. Chacun joue déjà un rôle prépondérant pour la future reconstruction du jeune homme. Et même la grand-mère de Takara.

Et pour terminer sur l’histoire, j’ai apprécié que le narrateur soit Kimitaka lui-même. Cela apporte d’autant plus d’empathie et de compassion. Et lorsque celui-ci reconnaît les erreurs de son passé, celles-ci sont d’autant plus réaliste. Cela permet de nous attacher rapidement à ce jeune, et ou n’importe quel lecteur pourrait se reconnaître en ce jeune garçon.

  • Un graphisme simple et singulier :

le-chant-des-soulier-rouge-scan

Alors, je ne serai comment décrire toute la grâce et l’élégance de chaque planche qui compose ce premier tome. Mizu Sahara a un coup de crayon raffiné, unique et distingué. On reconnaitrait son travail entre mille (comme pour Ai Yazawa par exemple). Cependant suite à tous ces adjectifs, nous aboutissons à un travail grandiose, et les traits des personnages sont remarquablement mis en avant, pour notre plus grand malheur. Car inévitablement nous sommes bouleversées à la minute où nos yeux se posent sur les différentes planches.

Pour conclure, je dirai que j’ai été nullement déçu. J’en attendais énormément, et j’ai pu retrouver toutes les sensations, les sentiments propres à une lecture de Mizu Sahara. J’apprécie la douceur qui se délecte de la narration, le raffinement des personnages. C’est une série qui semble être prometteuse. Rempli de profondeur, de charmes, et qui traite de sujets encore trop peu médiatisé.

Merci d’avoir pris le temps de lire cette ébauche distinguée. 

Cordialement, Euphox.

Black Clover – Tome 1

Quand l’aspiration et l’ambition permettent le surpassement de soi! 

Black-Clover-tome-1

Bonjour à tous, j’espère que vous avez passé une excellente semaine. Quant à nous, on se retrouve avec la pluie et le mauvais temps. Ma foi, ce n’est pas plus mal me direz-vous, ainsi je suis à la fraîche pour écrire ces quelques lignes.

En effet, je compte aborder en ce jour, un shonen qui est peut-être déjà ancré dans vos mémoires. Il s’avère que je n’avais plus grand chose à lire, et je suis tombée, pendant mes emplettes, sur le premier tome de Black Clover, scénarisé et dessiné par Yûki Tabata. Il est publié en France par les éditions Kazé, et comporte à l’heure actuelle 6 tomes dans notre contrée, contre 11 tomes au pays du soleil levant. Son prix est de 6.79 €, mais fortes heureusement j’ai réussi à me dégoter le premier tome lors de l’événement des 48h BD (et oui, encore) pour la modique somme de 1€ !

Alors, je ne vais pas passez par quatre chemins. J’avais énormément d’appréhension avant de débuter ma lecture. Effectivement, puisque c’est un shônen, nous avons tous les codes et principes résultant de ce genre. De ce fait, j’avais une certaine inquiétude que ce titre ne sorte pas de l’ordinaire, et soit du déjà-vu.

  • Un scénario classique :

Effectivement, mes appréhensions se sont confirmées au cours de ma lecture. Nous sommes dans un shonen des plus classiques, avec les codes les plus représentatifs de ce domaine. Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore le résumé, je vous invite à cliquer sur ce lien. Nous faisons donc la rencontre de deux orphelins, Yuno et Asta, dans le village de Hadge, se situant sur les terres délaissées. Bien évidemment nos deux protagonistes aspirent au même rêve : devenir le futur Empereur-Mage.

Cependant, j’étais persuadé que Yuno aurait un comportement du même type que « Sasuke », issu du manga Naruto. Et c’est justement là, ma plus grande surprise. Bien qu’ils soient rivaux, c’est justement cette émulation qui donnera tout le sens de leur amitié. Et j’ai trouvé que celle-ci était énormément soudée pour un tome d’introduction. Bien évidemment on retrouve certains codes du shonen classique. Comme le fait qu’Asta est un jeune homme qui fonce tête baissée, tandis que Yuno combat de manière plus stratégique et réfléchie.

Nous allons avoir aussi différentes compagnies, qui auront à leur tête un représentant. Cela pourrait être, par exemple, assimilé aux différents villages dans Naruto, les différentes guildes dans Fairy Tail ou encore les différentes divisions dans Bleach, vous voyez ou je veux en venir. Pour tout shonen qui se respecte, nous devons forcément créer une unité, pour qu’ainsi, esprit d’équipe puisse se former. Mais cela ne m’a pas forcément dérangé, j’aurais peut-être juste souhaité un peu plus d’imagination.

Cependant, on comprend assez vite que nous aurons à faire, au sein du royaume de Clover, au principe des castes sociales, et tout le raisonnement qui en découle. Et c’est peut-être cet élément qui permettra à Black Clover de sortir son épingle du jeu. En effet nos deux protagonistes sont issus des terres délaissées, viens ensuite les terres plates, et pour terminer les terres nobles. Et ceci me plut fortement. Car, au cours de cet opus, nos deux protagonistes feront la rencontre de différents personnages issus de ses différentes classes sociales, et permettront ainsi, de bâtir une morale humaine et dévouée.

  • Un graphisme traditionnel :

Black-Clover-tome-1-scan

Bien, d’un point de vue général, je dirai que le coup de crayon de Tabata est soft et efficace. Puisque nous sommes concentrés, dans la plus grande partie du récit, dans le domaine de l’action, les différents mouvements au cours des combats sont bien amenés, que ce soit les onomatopées, ou encore la police d’écriture, le visuel est vraiment parfait, et permet réellement une bonne immersion au sein du récit.

Mais il sait également accentuer les éléments importants de l’histoire, et j’ai vraiment été surprise sur les nombreux détails apportés aux bâtisses ou aux différents objets.

Pour conclure, je dirai que Black Clover est un shonen des plus classiques, surtout adapté pour un jeune public. Cependant, cela est tout de même fort agréable à lire, fluide avec un léger trait d’humour. Bien que l’on puisse retrouver de nombreux codes (la notion d’amitié, le dépassement de soi, l’esprit d’équipe, la confiance etc.) ce n’est pas pour autant qu’il manque d’originalité. Puisque ceci est le premier tome, je ne peux pas réellement juger cette œuvre. Il aurait fallu que je lise plusieurs tomes pour ainsi avoir une idée plus précise sur le sujet, et déterminé si Black Clover se démarque du lot.

Merci d’avoir pris le temps de lire cette ébauche fracassante ! 

Cordialement, Euphox.

Tokyo Alien Bros (1ère partie)

Quand deux aliens font une rétrospection sur la nature humaine ! 

Tokyo-alien-bros-1-lezard-noirBonjour à tous, j’espère que vous passez un excellent début de semaine ! Pour ma part, je suis tout émoustillée à l’idée de rédiger cette chronique. Je pensais même à certains moments, aux éléments que j’allai incorporer au cours de ma lecture, c’est pour dire ! Il s’agit d’une œuvre pour le moins récente, puisque sa sortie a eu lieu aujourd’hui même (04.05.17) Et je ne vous raconte pas toutes les péripéties que j’ai eues pour, enfin, avoir accès à cette œuvre ! Il s’agit bien évidemment du premier tome de Tokyo Alien Bros, scénarisé et dessiné par Keigo Shinzo, publié par Le Lézard Noir. Avant de commencer je tiens à préciser, (même si cette information est déjà définie dans la rubrique) que cet article contiendra du spoil , donc si vous n’avez pas encore lu le récit, je vous conseille de revenir, une fois cela fait. Mais si le spoil vous convient, libre à vous de continuer. Donc TAB (Tokyo Alien Bros) est une série en cours avec 3 tomes à la clé. Le premier tome est au prix unitaire de 13 €. Alors, pour cet opus je compte vous faire une analyse chronologique, en reprenant les différents points qui m’ont marqué au cours de ma lecture. Ainsi, ce que l’on peut apercevoir au premier coup d’œil est cette sublime couverture ! N’est-elle pas pimpante ? À  l’image de nos deux protagonistes. Même si cela n’est pas très écologique, je tiens à vous informer que le récit est plastifié, chose plutôt sympa, ainsi celui-ci n’est pas abîmé à chaque recoin.

Nous faisons donc la rencontre de Fuyunosuke Tanaka, un alien « infiltré » sur Terre, pour déterminer si leur espèce pourrait s’y installer. Et de prime abord, celui-ci est plutôt bien stylé, même si on se rend compte dès le début, que la ponctualité n’est pas de son ressort.  On apprend qu’il fait partie d’une bande d’amis nommée « club des amis de la raquette », et donc on en déduit facilement que celui-ci s’est bien intégré auprès de ses concitoyens.  On constate par la même occasion que Fuyunosuke à la cote auprès des autres, et ne tarde pas à fleureter avec la gent féminine. Il a la faculté de pouvoir connaître les faits les plus inavouables, ainsi que le passé d’un humain, à son simple contact.

Et j’ai été surprise par le fait que, la jeune demoiselle en question apprécie qu’autrui se délecte de son urine. Je vous avouerai avoir eu un moment de rire, parce que, c’est là toute la force du récit. L’humour et son côté décalé. La situation aura beau être assez délicate (comme celle-ci) l’humour et la naïveté de notre personnage, (qui apparemment n’a aucune idée de ce qu’il boit) rend le tout très comique. Et j’ai été très sensible à ce mélange.

C’est ainsi qu’on découvre le frère du jeune blond, sous sa forme aliène (et mon dieu que celle-ci est toute mignonne !) Celui-ci est descendu sur Terre parce que son frère n’a pas fait de rapport à leur planète depuis … Depuis son arrivée en fait  J’ai apprécié d’ailleurs sa forme humaine (en touchant la jeune fille qui fut inconsciente après l’avoir remarqué, il prend l’apparence du jeune frère idéal qu’elle aurait souhaité, et celui-ci peut également effacer certains éléments de sa mémoire).  De ce fait, je trouve ça très subtil et judicieux de nous détailler les facultés des aliens de manière progressive. Nous n’avons donc pas, dès le début, une grande quantité de connaissance à assimiler et retenir durant la lecture.

Je ne vais pas vous détailler toutes les péripéties (cela serait trop long), mais au fil de la lecture, nous comprenons que Natsutarô Tanaka, (c’est ainsi que le jeune blond baptisa son frère) n’est pas très dégourdi, et enchaîne les catastrophes. Mais j’ai apprécié ce personnage, car au travers de cet alien inexpérimenté, nous redécouvrons, nous lecteurs, toutes les habitudes, les anecdotes, et les coutumes de notre espèce. Ainsi, nous pouvons avoir un « regard extérieur » sur notre comportement, et notre nature même. Et cela est fort intéressant !

La petite anecdote qui accentue la touche humoristique : S’il rentre en contact avec une grande quantité de sel, leur corps se met à fondre !

Car quand bien même Fuyunosuke s’est habitué à la vie humaine, certaines choses échappent encore à sa compréhension (cf : le bouquet de fleurs dans la figure, même si je dois avouer qu’elle était plutôt susceptible cette jeune femme), même après 1 an d’infiltration. Et c’est là que l’on se rend compte de toute la complexité humaine, et du monde que nous bâtissons.

J’ai apprécié également la notion « d’animaux de compagnie ». Que voulez-vous, je suis une amoureuse de ces boules de poiles ! Bien que pour les aliens, ils ne font aucune différence,  je cite : « pour nous un frisbee ou un chien c’est la même chose ». Cependant lorsque « Le chien » s’installe sur les genoux de Natsutarô, l’expression du (jeune homme ?) est remarquablement adorable ! Et on s’attache ainsi un peu plus au personnage, parce que la scène influence notre jugement ! (Pour la plupart des gens, la planche au dessus ne peut que les émoustiller !)

Chose qui me frappa également, c’est le niveau de langue, un mixte entre le langage courant et familier. Mais cela passe très bien, et se fond parfaitement à l’histoire et à notre époque actuelle !

Le graphisme quant à lui est à la fois épuré et raffiné, même si je dois avouer que certaines planches sont gracieusement détaillées, pour mon plus grand bonheur, c’est un dessin qui convient parfaitement à l’histoire, et au sentiment qui s’en dégage.

Il y a de nombreuses anecdotes, ou coutumes que je n’ai pas citées, mais pour ceux qui n’auraient pas encore lu l’histoire, je tiens à laisser une pointe de surprise. Ainsi pour résumer en quelques lignes, je dirai que cette œuvre décalée, tout en amenant une pointe de fraîcheur, nous replonge dans la nature profonde qu’est l’être humain, et sa façon d’ériger le monde qui l’entoure.

Merci d’avoir pris le temps de lire cette rubrique dégantée !

Cordialement, Euphox !

Everyday

Quand le contraste se lie avec harmonie 

everyday - couvertureBonjour à vous mes chers lecteurs, c’est en cette journée ensoleillée, bien qu’un peu venteuse, que je commence ces quelques lignes. Aujourd’hui nous allons parler d’une œuvre que j’ai lu il y déjà quelques semaines de ça. Ainsi, veuillez m’excuser par avance si mes propos restent superflus. Pour une fois, l’histoire ne me laissa pas indifférente. Bien évidemment plusieurs œuvres ont cet effet, mais toujours de manière positive. Je ne dirais pas que le récit en question ne m’a pas plus de manière générale, mais disons que je n’ai pas forcément réussi à m’attacher aux protagonistes. D’ailleurs cette chronique ne suivra absolument pas le cheminement classique, tel que je le fais d’habitude. Je vais laisser ici parler mes sentiments, même si ceux-ci ne sont pas objectifs. Enfin, traite de bavardage, passons aux informations.

Nous allons bien évidemment aborder l’un des récits de Kiriko Nananan. Il s’agit d’Everyday, publié par Casterman dans leur collection sakka. Pour ceux qui souhaiteraient se remémorer l’histoire, je vous laisse cliquer sur le lien. Cette œuvre est donc composée d’un seul volume au prix unitaire de 10.95 €.

  • Un scénario insipide… à première vue !

Alors, pour tout vous avouer, lorsque j’ai fait ma commande, je n’ai absolument pas regardé le synopsis. J’étais déjà admirative de la sensibilité que dégageait l’autrice par son coup de crayon, que peu importe l’histoire, celle-ci m’aurait convenu. Et ce fut le cas. En tout cas, je n’ai absolument rien à reprocher à l’auteure, elle ne m’a nullement déçu. J’ai même retrouvé toutes ses qualités, mais j’ai eu énormément de mal avec les deux protagonistes.

Alors, tout commença dès les premières pages. Nous faisons donc la rencontre de Miho, jeune femme travaillant en tant que vendeuse, et finance à elle seule le ménage. Son petit ami Seiichi quant à lui, se consacre essentiellement à la musique. Dès le départ je savais que j’aurais énormément de distance avec ce personnage féminin. Et ceux, pour une raison tout à fait personnelle : je ne cautionnais pas son côté laxisme envers son petit ami. Et la suite du récit ne m’a pas fait l’apprécier davantage.

J’ai notamment désapprouvé sa lâcheté envers Seiichi, lorsqu’elle s’est mise à fleureter avec son ex, Hagio. En arriver à un point où l’on souhaiterait que ce soit notre petit ami qui mette un terme à la relation (et c’est ce qui arrivera), sous prétexte qu’elle n’avait pas le courage de le faire elle-même, c’est vraiment décevant. J’estime qu’à partir du moment où tu fais un acte impardonnable, il faut agir en conséquence de cause. Bien évidemment, ce n’est que mon avis personnel. Certains diront qu’il vaut parfois mieux un mensonge, que rendre quelqu’un malheureux. Mais c’est toutes ces réflexions, ces comportements qui ont fait que je n’arrivais pas à ressentir de l’empathie pour ce personnage.

« Ce que je fais avec Hagio, c’est peut-être aussi dégueulasse que ça… Pourtant je voudrais tant prendre soin de Sei. Il est si important pour moi. Ma mauvaise conscience m’angoisse tellement, que je n’arrive même plus à le regarder en face. Quand je suis avec lui je me sens si mal que je n’ai qu’une envie, c’est de fuir. Si seulement Sei pouvait me flanquer dehors ! S’il ne voulait plus de moi, je pourrais rejoindre Hagio… »

Son petit ami quant à lui, bien qu’il reste tout de même secondaire, me plut « un peu plus ». Je veux dire par là que, lorsqu’il apprend qu’elle a eu un rapport sexuel pour de l’argent, j’ai cautionné son attitude. Mais en même temps, je ne pouvais pas m’empêcher de lui dire « Si tu avais cherché un emploi, vous en seriez peut-être pas la aujourd’hui ». Puisqu’une relation n’est jamais tout noir ou tout blanc, j’estimais qu’il avait tout de même sa part de responsabilité.

Les autres personnages secondaires (je pense notamment à la patronne de Miho, et leur « amie » en commun, travaillant comme hôtesse dans un bar) m’ont énormément plu. Peut-être parce qu’elles sont davantage matures, et ont une vision de la vie beaucoup plus réaliste et peut-être plus pragmatique.

L’hôtesse Rika, quant à elle, m’a énormément touchée. On apprend que l’homme qu’elle entretenait auparavant était l’ex petit ami de Miho, Hagio. Quand elle lui explique pourquoi elle a arrêté de le « bichonner » , je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir de l’affection. Surtout qu’elle conseillera Miho sur ses différents choix.

Pour terminer, je suis énormément surprise de la fin, bien que j’ai été un peu désappointé au cours de ma lecture, j’ai totalement adhéré à la fin du récit. Enfin, Seiichi prend conscience que leur ménage ne fonctionne plus, et prend les devants. Ainsi, on se sent nostalgique vers les dernières pages, en repensant au couple qu’ils formaient malgré tout.

Sinon, pour parler un peu plus spécifiquement de Kiriko Nananan, j’ai apprécié son coup de crayon, très épuré et aéré, avec des lignes filiformes et élancées. L’énonciation et la formulation sont poignantes, et avec une grande sensibilité. Car elle lie très finement ce contraste entre la candeur des sentiments et l’amertume de la vie quotidienne.

Merci d’avoir pris le temps de lire cette ébauche délicate.

Cordialement, Euphox.

Wish

Quand le cadre se prête à l’effervescence d’un amour chimérique

Bonjour à vous mes chers lecteurs, c’est en cette journée ensoleillée, signalant le retour du printemps qu’on se retrouve. Et cette fois-ci ce n’est non pas pour un billet découverte, mais pour un dossier. J’aborderai donc ici un thème très peu présent sur ce blog, puisque je ne lis que très peu de shojo. (À part bien sûr, ceux d’Ai Yazawa). Et je trouvais que cette œuvre s’apprêtait particulièrement à la saison printanière ! Il s’agit bien évidemment de Wish, série terminée en 4 tomes, édité par Tonkam, scénarisé et écrit par CLAMP, dont je vous avais déjà parlé pour leur titre xxxHolic Rei. J’ai entrepris l’acquisition et la lecture de Wish, simplement parce que je souhaite obtenir toutes les œuvres de ces femmes. Cependant, le scénario en lui-même ne me plaisait que très peu, un peu trop candide et innocent à mon goût. Mais pour ce qui est du coup de crayon, celui-ci est, et restera remarquable.

  • La touche esthétique :

Commençons par le commencement. La première chose que l’on observe ce sont bien sûr les couvertures. Et pour discuter de ces jaquettes, je me dois de vous informer que cette série compta deux éditions. La première fut en 1999, (jusqu’aux années 2000 pour la parution du dernier tome), et la deuxième fut réalisée en 2010, (jusqu’à l’année suivante pour la publication également du dernier tome). Je dois bien avouer que j’ai un léger penchant pour la première édition, même si la deuxième, que je possède, reste tout à fait dans le thème voulu par l’auteur.

Editions WISH Tonkam

Chaque tome est globalement au prix unitaire de 9 euros. Et je vous assure que cette série les vaut amplement ! À chaque début de tome vous avez quelques pages couleurs, et la nature du papier (en tout cas pour la deuxième édition) est de qualité. J’ai apprécié le respect des couleurs entre les deux rééditions. Même si les couvertures de la deuxième réédition restent plus explicites.

  • La touche scénaristique :

On ne va pas se mentir, le scénario n’a rien de bien innovent. On va ici, se focaliser sur un jeune ange en détresse, sauvé par un humble jeune homme, plutôt charismatique. Ainsi, pour le remercier, l’ange apprenti souhaite exaucer le vœu du jeune homme, mais celui-ci déclare n’en avoir aucun. Donc, notre jeune Kohaku décide de s’installer chez lui, le temps que celui-ci formule son souhait. Au moins, les bases sont posées, et nous savons à quoi nous attendre. Cependant je n’ai pas trouvé l’histoire autant cliché que j’aurais pu me l’imaginer.

Certes le trame de l’histoire est plutôt lente, et une seule problématique domine ses 4 tomes : les premiers émois amoureux. Cependant au-delà des apparences, se cache une intrigue beaucoup moins ordinaire et abrégée qu’il y paraît. Le passé du jeune chirurgien sera, en effet, rempli d’éléments chimériques et fantasmagoriques. Bien entendu je vous laisserai découvrir cela par vous-même. Mais CLAMP n’a pas choisi la facilité, bien qu’elles auraient très bien pu s’en contenter, je ne pense pas que le public leur en aurait tenu rigueur.

De plus, j’ai agréablement étais surprise par le côté onirique de l’œuvre, ou la Terre représente la paix et le pacifisme. C’est un lieu où peuvent cohabiter anges et démons. Et je dois bien avouer que l’idylle entre certains personnages (Hisui et Kokuyô) et cependant très bien développé, en tout cas, juste ce qu’il faut pour une série constitué de 4 tomes. Nous avons là un couple, qui n’hésite pas à transcrire les règles qui leur sont inculquées pour « s’enfuir » sur Terre, et vivre au grand jour leur amour. Certains d’entre eux endosseront (Hisui) un rôle maternel et également celui de mentor auprès de la jeune Kohaku.

Bien que le monde des anges ne soit pas aussi développé que je l’aurais souhaité, on peut néanmoins observer une hiérarchie. Nous sommes concentrés sur Kohaku qui est la disciple de Hisui, toutes deux des anges  (là aussi, veuillez m’excuser si je féminise une créature céleste) du Ciel, mais il existe d’autres anges affiliés à d’autres éléments naturels. Pardonnez-moi, mais je ne me souviens plus vraiment de leurs noms.

Pour terminer sur le scénario, je souhaiterais mettre en avant un thème. Cependant, je dois ici vous SPOILER. Une des thématiques que je ne m’attendais pas à entrevoir, mais qui, je vous rassure, ce prête amplement à l’univers est, la réincarnation. Je ne vais pas m’étaler sur le sujet, mais je l’ai trouvé très bien apprêté à la situation et même plutôt bien immiscée. 

  • La touche graphique :

Comme je le disais plus haut, vous avez des pages couleurs à chaque début de tomes. Et nous pouvons d’ambler remarquer la délicatesse avec lesquels les traits sont exécutés. D’ailleurs nous aurons de légers traits tout au long de l’histoire, avec de nombreux détails au niveau des ails. Mais aussi sur la chevelure et les vêtements. (Nous voyons bien ici certaines caractéristiques du shojo). Cependant je tiens à signaler que pour un manga classé dans ce genre, nous avons de nombreux arrières fonds, que l’on ne retrouve pas forcément dans tout type de shojos.

J’ai apprécié également les nombreux détails apportés à la maison de Kûdo, celle-ci est très spacieuse, confortable, et deviendra la résidence des personnages principaux de ce récit. Ainsi le graphisme arrive avec réalisme à retranscrire la plénitude et la joie qui peut y régner, et j’ai trouvai cela fort remarquable de la part de CLAMP.

C’est ainsi que s’achève ce dossier. Je n’ai malheureusement pas pu en parler d’avantage, sinon j’aurai dû vous spoiler encore d’avantage. Mais d’un point de vue général, je dirai que cette œuvre a su me transporter en dehors des frontières du réel, mêlant avec finesse les esprits célestes et les êtres surnaturels. Et montrant ainsi que, même au-delàs des différences, chacun peut trouver l’amour et l’épanouissement.

Merci d’avoir pris le temps de lire cette ébauche séraphique.

Cordialement, Euphox.

Minuscule – Tome 1

Une adorable aventure

Minuscule-Tome 1-(1)

Bonjour cher lecteurs, c’est avec le chant des oiseaux que j’entreprends le début de cet article. Et je pense que c’est le moment de la journée le plus propice pour écrire ces quelques lignes. Comme je le disais dans mon article précédent, les éditions Komikku me plaisent davantage. Et c’est donc tout naturellement que je souhaite vous énoncer ici, une autre de leurs œuvres. Il s’agit incontestablement de Minuscule, scénarisé et dessiné par Kashiki Takuto. Nous avons déjà 4 tomes de paru en France, et 5 tomes, toujours en cours de parution au pays du soleil levant. Son prix pourrait en faire chavirer plus d’un, mais je vous assure que les 8.50€ que vous donnerez seront rudement récompensés. Bien entendu, pour ceux qui souhaiteraient avoir accès au synopsis, le voici. C’est une œuvre que je connaissais seulement de nom il y a encore quelques semaines, mais ce côté « expédition » et « mignon » m’attira énormément. C’est le genre de récit que l’on peut lire paisiblement à tout moment de la journée. L’aspect naïf et innocent de l’œuvre m’avait énormément plu et permet de s’extirper pendant quelques heures du tracas de notre quotidien.

  • L’exploitation de ce qui nous entoure :

En effet, dans ce récit, nous serons au cœur des éléments naturels, tels que les animaux, la végétation ou encore les différents arbustes ! Et c’est ce qui plaît. Parmi les différentes histoires que compose ce tome, chaque élément sera mis en avant. Et cela peut aller du plus habituel au plus inaccoutumé.  Prenons par exemple – je vous rassure celui-ci se trouve dans l’extrait si joint – celui du premier chapitre. Il nous dévoile l’habitation de nos deux jeunes protagonistes, et figurez-vous qu’elle se situe dans un tronc d’arbre. N’est-ce pas charismatique à souhait ?! Lors de l’arrivée du journal, délivré par une sauterelle – s’il vous plaît – , on apprend qu’un habitant aurait aperçu le « Milan du Crépuscule », ainsi les deux compères partent à sa recherche – à dos de scarabées – , et c’est de fil en aiguille que nous décelons les différentes éléments qui composent cette enrichissante forêt.

  • Deux acolytes unifiés :

Parlons désormais de nos deux camarades. Celles-ci sont physiquement différentes, mais surtout possèdent des caractères diamétralement opposés. En effet, Hakumei est d’un naturel plutôt téméraire, irréfléchi et écervelé. Tandis que Mikochi quant à elle, est plutôt calme, avisée et prévoyante. Cependant, cela ne nuit nullement à leur cohabitation. Et je me demande même si elles pourraient vivre l’une sans l’autre. (Je pense que les « minuscules » sont des espèces hermaphrodites, donc veuillez m’excuser si je leur donne une nature féminine ! ) Car au fil des pages, nous nous rendons compte que Mikochi a un sens aisé pour les affaires, tandis que Hakumei est plutôt agile de ses doigts. Ainsi elles vivent au rythme de la nature, et approvisionnent leur garde-manger de manière responsable (puisque c’est la brunette qui garde le porte-monnaie sous contrôle). D’ailleurs en parlant d’argent, même si les thématiques abordées dans les différents chapitres sont plutôt joviales et bonnes enfants, les problèmes du quotidien quant à eux, restent tout de même abordés. (Je pense notamment au moment où Hakumei cherche un emploi).

Minuscule - Tome 1 - (2)

Le « Milan de Crépuscule » qui me fit penser à l’aigle royal !

  • Un décor remarquablement minutieux :

C’est là, toute la beauté de cette œuvre. Le dessin permet de nous immiscer totalement dans les péripéties de ces deux personnages, et tout l’univers qui y est attrait. Ainsi l’auteur s’accapare la faune et la flore, et nous offre un travail époustouflant. Les détails des arrières fonds sont nombreux et sont réalisés avec raffinement.

Même les espèces vivantes sont effectuées avec méticulosité. Je fais notamment référence au « Milan de Crépuscule » mais également aux scarabées. Chaque trait, chaque relief est mis en avant, de telle sorte que ces animaux pourraient traverser le papier et se matérialiser dans notre monde. – Bon il est vrai que ma métaphore est légèrement grossière, mais cela vous illustre à quel point, le réalisme est de rigueur dans ce récit !

Cette qualité se retrouve de même au niveau de l’architecture. Je pense notamment aux différentes galléries qu’arpentent Hakumei et Mikochi durant leurs emplettes. Nous avons un tel souci du détail et du réalisme, que nous avons dans un même temps, la notion de disparité entre les édifices, et nos deux acolytes mesurant seulement neuf centimètres.

C’est sur un dernier éloge que je conclus ce billet. Vous l’aurez compris, aventures, nature et quêtes sont de rigueur dans ce récit. La lecture est un véritable plaisir pour les yeux, ou chaque page nous plonge un peu plus dans cette forêt primaire, où cohabitent différentes espèces plus adorables les unes que les autres au fil de ces 210 pages.

Merci d’avoir pris le temps de lire cette ébauche florale.

Cordialement, Euhpox.

L’enfant et le maudit – Tome 1

Compte pour enfants.

Bonjour à vous très cheenfant-et-le-maudit-1-komikkur lecteurs, je reviens après quelque temps d’inactivation. Enfin, je n’étais pas si inactive que ça, puisque entre-temps j’ai écrit deux articles qui ont, malheureusement péri avant la sauvegarde finale (et pas mal de problèmes sur le serveur WordPress !) Enfin bref, je reviens avec une motivation et un courage de fer pour vous parler d’une œuvre qui est sorti le mois dernier. C’était d’ailleurs ma plus grande attente pour le mois de Mars. Vous l’aurez deviné, il s’agit bien évidemment de L’enfant et le maudit de Nagabe paru aux Éditions Komikku. Alors, si vous aussi vous souhaitez pénétrer dans un univers fantastique parsemé de douceur, je vous laisse continuer la suite du récit ! Donc, comme d’habitude pour ceux qui souhaitent se remémorer le synopsis, je vous laisse cliquer sur celui-ci. Cette œuvre comporte donc 2 tomes au Japon, et la série est toujours en cours de parution. Comme je le disais dans mes vidéos, les Éditions Komikku montent dans mon estime à chaque parution d’un tome, de toutes œuvres confondues. Elles ont pour la plupart le même fil conducteur : celui d’apporter une sensation de douceur, se mêlant parfaitement bien à une ambiance calme et paisible. C’est d’ailleurs pour cela que le scénario, et l’œuvre en elle-même plaisent au public, l’histoire est narrée avec un fil conducteur très léger, et simple à assimiler.

  • Une relation des plus complices :

Alors, comme je le disais le scénario est plutôt bref et concis. Nous avons donc l’existence de deux pays, celui où vivent les humains, c’est-à-dire « l’intérieur » et son opposé, « l’extérieur » où règne des créatures non humaines.  Et à partir de là, nous allons avoir qu’une seule question en tête : Pourquoi une humaine tient-elle compagnie à une créature ? Au fil des pages on se rend compte que le monde n’est pas si jovial que ça. Ainsi ce duo si charismatique apportera de la lumière dans un univers terni par les volontés et les initiatives de l’Homme. (D’ailleurs en y regardant plus attentivement, nous avons une morale dès la fin de ce premier tome. Les apparences sont parfois trompeuses, et en y réfléchissant bien,  entre ces créatures et l’Homme, on se demande qui fait preuve de cruauté.)

Par les réponses que nous apporte ce premier tome, nous avons énormément de compassion pour le professeur, celui-ci élève cette jeune Sheeva comme si elle était sa fille, il a un regard très protecteur et la surveille constamment. De plus il ne manque pas, parfois, de la rappeler à l’ordre très gentiment. Et ce, plus pour sa sécurité que pour la contrarier. D’ailleurs la vérité à propos de Sheeva nous est donnée dès les premières pages. Et les propos du professeur nous transpercent tel un poignard. Il est vrai qu’il n’a physiquement rien d’humain, mais son humanité se dessine par ses gestes et ses propos.

De son côté Sheeva est la candeur incarnée. Ignorante des mésaventures de l’autre côté des remparts, elle vit dans l’espérance que sa tante vienne la chercher. Ainsi, l’attente de la jeune fille ne la rend que plus fragile et sensible. Cependant elle ne manque pas de caractère, et n’hésite pas à réprimander le professeur. Cela donne d’ailleurs des situations légèrement plaisantes.

Comme il est courant de le dire : « Les opposés s’attirent », et ce récit en est le parfait exemple, chacun est complémentaire de l’autre, et prend soin de l’autre. De plus, le fait que nos deux protagonistes se situent dans une contrée, reculée du reste de la population, accentue leur proximité. Chaque humain ou créature est perçu telle une menace.

  • Un décor épuré mais saisissant : 

Alors, chose qui me frappa grandement à la lecture de ce premier tome, (mais dont je me doutais déjà un peu, de par la couverture) c’est que je n’ai absolument pas eu la sensation de lire un manga en bonne et due forme. Je pencherai plus pour un conte pour enfants. Les personnages sont remarquablement bien mis en avant, laissant un arrière fond épuré à première vue, mais qui n’en est pas moins durement travaillé. Les légers détails que l’on entraperçoit avec ce jeu d’ombres et de lumières rendent le tout très envoûtant et fascinant.

l'enfant et le maudit - tome1 - (3)

Le mangaka a su mettre en avant, avec des traits fins et délicats, la candeur de Sheeva, ainsi que l’empathie et la sensibilité du professeur.

Le découpage est important dans le rythme de la narration, mais permet également la focalisation sur certaines émotions ou objets, qui permet une compréhension caché, ou indirect. Les premières pages de ce récit sont d’une beauté et d’une délicatesse sans pareilles.

Ainsi s’achève mon opinion sur ce premier tome. Comme d’habitude il fut plutôt bref, mais il est toujours difficile de s’exprimer sans pour autant appuyer véritablement ses propos. L’auteur est aussi très rusé. La fin est sûrement l’une des plus frustrante et intrigante que j’ai pu lire. Surtout qu’à elle seule, la page soulève d’innombrables questions. Si jamais j’ai réussi à attendrir votre petit cœur, je vous encourage à rejoindre Sheeva et le professeur juste ici. Pour ma part, j’attends le deuxième tome avec impatience, mais il ne saurait tarder !

Merci d’avoir pris le temps de lire cette ébauche enfantine.

Cordialement, Euphox.