Les mĂ©moires de Vanitas – Tome 1

Partez Ă  la dĂ©couverte d’un bal vampiresque situĂ© au cƓur de la ville lumiĂšre !

Les-memoires-de-vanias-tome1Bonjour Ă  vous, mes chers lecteurs, j’espĂšre que votre dĂ©but du mois d’AoĂ»t se passe Ă  merveille. Je m’excuse d’avance pour ce long retard. J’avais lu l’Ɠuvre que je compte vous prĂ©senter il y a de ça plusieurs semaines, malheureusement, je n’ai pas rĂ©ussi Ă  trouver la moindre minute pour commencer ces quelques lignes. Suite Ă  une relecture, je suis ainsi plus enclin Ă  m’exprimer ! Donc comme vous l’aurez sĂ»rement remarquĂ©, il s’agit de Les mĂ©moires de Vanitas de notre illustre Jun Mochizuki, connu notamment pour sa prĂ©cĂ©dente Ɠuvre : Pandora Hearts (que je lirai un jour, bien Ă©videmment). Ce premier opus est donc disponible depuis le 6 juillet, aux Ă©ditions Ki-oon pour une valeur de 7.90 €. Pour ceux qui souhaitent connaitre l’histoire, voici le synopsis. Alors, bien que je me sois acquis ce tome dans un premier temps pour l’auteure, je dois bien avouer que le thĂšme des vampires me rebuta lĂ©gĂšrement. Ces crĂ©atures lĂ©gendaires avaient Ă©tĂ© dominantes dans plusieurs genres littĂ©raires il y a de ça quelques annĂ©es, et cela m’avait laissĂ© un goĂ»t quelque peu amer. Cependant, le scĂ©nario est quant Ă  lui trĂšs explicite (peut-ĂȘtre un peu trop d’ailleurs) et mĂ©ritait que je me penche un tant soit peu lĂ -dessus.

  • Une intrigue rĂ©vĂ©lĂ©e mais non exposĂ©e :

Que je m’explique. J’ai Ă©crit au-dessus que le rĂ©sumĂ© nous donnĂ© un peu trop d’informations. Et c’est fort dommage, car, un tiers du tome nous est dĂ©jĂ  rĂ©vĂ©lĂ©. Cependant, aprĂšs la fin de l’extrait, ma jubilation Ă©tait Ă  son comble.

Effectivement, j’ai beaucoup apprĂ©ciĂ© les deux protagonistes qui forment un duo hors pair, et dont les deux caractĂšres (fortement opposĂ©s) se complĂštent Ă  merveille, et fait de cette Ɠuvre un shonen comme je les aime. Nous avons donc d’un cĂŽtĂ© un humain qui ne manque pas d’audace et d’impudence. Toujours le premier Ă  se jeter dans le vif de l’action. Et de l’autre, un vampire qui ne dĂ©roge pas Ă  ses principes, et qui est nettement plus rĂ©flĂ©chi, ce qui donne un contraste parfait pour les scĂšnes d’action. Car au-delĂ  des scĂšnes de combat, nous avons un Vanitas plutĂŽt rĂ©flĂ©chi, et mettant des stratĂ©gies fortes intĂ©ressantes pour arriver Ă  ses fins.

C’est sĂ»rement ce qui m’a sĂ©duit dans ce premier opus. La face cachĂ©e de cet humain, avec cette part d’ombre, dont on ne connait encore que trĂšs peu de choses. L’antagoniste de ce tome est Ă©galement fort sympathique, mĂȘme si sa motivation premiĂšre est plutĂŽt classique et courante au sein du shonen.

J’ai vraiment accrochĂ© au scĂ©nario qui laisse tout de mĂȘme quelques intrigues, et quelques soupçons dans ses derniĂšres pages. Je ne pense pas dĂ©velopper les personnages secondaires ici (Dante, Trix et Johann), pour la simple et bonne raison qu’ils sont trop peu prĂ©sents pour en avoir un avis clair et concis.

  • Une Ă©poque, un charme Parisien :

Effectivement, au sein de la capitale française, le XIX Ăšme siĂšcle est sujet de nombreuses controverses, notamment politique et industrielle, (et vous connaissez dĂ©jĂ  mon amour pour le courant littĂ©raire steampunk). Donc forcĂ©ment je ne pouvais qu’ĂȘtre charmĂ©e par ce graphisme si pointilleux et prĂ©cis, notamment pour les bĂątisses ou les vĂȘtements des personnages. De nombreux dĂ©tails sont apportĂ©s Ă  cette charmante ville qu’est Paris, mĂȘme dans ses recoins les moins glorifiants. J’ai apprĂ©ciĂ© rentrer dans cet univers « à la française », et dont chaque dĂ©cor est une Ɠuvre d’art.

Voici donc un avis bref et concis, mais je ne pouvais dĂ©tailler plus au risque de spoiler. J’attends donc le deuxiĂšme opus (prĂ©vu pour septembre) avec impatience, et je pense peut-ĂȘtre me rĂ©concilier avec les vampires, car Jun Mochizuki arrive Ă  m’étonner, et Ă  ne pas tourner ces crĂ©atures lĂ©gendaires en ridicule. Au contraire celles-ci sont mises en avant, et vouent un profond respect envers les humains, et le monde qui les entoure. Comme nous pouvons le voir avec NoĂ©, mĂȘme si son passĂ© ne nous est pas encore rĂ©vĂ©lĂ©, c’est un vampire de bonne foi, et d’une profonde naĂŻvetĂ©, qui ne pense jamais Ă  mal.

Merci d’avoir pris le temps de lire cette Ă©bauche agrippante.

Cordialement, Euphox. 

Le chant des souliers rouges – Tome 2

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Bonjour Ă  vous mes chers lecteurs, j’espĂšre que vous allez bien. Aujourd’hui on se retrouve pour un article que je n’ai pas l’habitude de rĂ©diger. En effet, je n’ai jamais Ă©tĂ© Ă  l’aise Ă  l’idĂ©e d’écrire une chronique sur la suite d’une sĂ©rie. Autant les premiers tomes permettent de vous faire dĂ©couvrir l’univers, et la sĂ©rie en elle-mĂȘme. Mais les suites sont plus difficiles Ă  exposer, surtout sans contenir de spoil. De plus j’ai toujours eu peur de tourner en rond, et ainsi vous dĂ©peindre un billet sans rĂ©el fond.

Cependant, au fil de cette lecture, j’ai trouvĂ© quelques points intĂ©ressant Ă  partager avec vous. Vous l’aurez sans doute devinĂ©, il s’agit du deuxiĂšme tome de « Le chant des souliers rouges » de Mizu Sahara, dont j’avais dĂ©jĂ  Ă©crit quelques lignes sur le tome prĂ©cĂ©dent.

Je ne pense pas que je structurerai cet article comme pour les billets découverts. Je pense simplement vous faire part de mon ressenti et des notions importantes de ce récit.

 

Alors outre le fait que j’étais trĂšs enjouĂ©e Ă  l’idĂ©e de me replonger dans ce rĂ©cit, j’ai Ă©tĂ© surprise des notions impliquĂ©es. Suite Ă  la relecture de l’article sur le premier opus, je me suis rendu compte que je n’avais pas abordĂ© cette notion (sans doute parce que celle-ci Ă©tait encore trop prĂ©caire, et pas assez poussĂ©e), mais le harcĂšlement scolaire est bien prĂ©sent au sein de ce deuxiĂšme opus. J’ai Ă©tĂ© profondĂ©ment touchĂ©e par Takashi Morino, qui subit ce harcĂšlement principalement Ă  cause de cette disparitĂ© des genres. Voir un homme danser du flamenco n’est pas chose courante, et de ce fait, les mentalitĂ©s n’évoluent pas et ne s’ouvrent pas non plus. Bien entendu, ce jeune homme est collĂ©gien, et la maturitĂ© Ă  cet Ăąge-lĂ , n’est pas excessivement dĂ©veloppĂ©e. D’ailleurs Takashi en fera les frais, lors de ce  « retournement de situation » oĂč il jugea l’apparence d’un homme, et que celui-ci vint le secourir quelque temps aprĂšs. J’ai Ă©tĂ© admirative par les propos de l’individu : « Tu sais Ă  quoi je juge les gens ? Au degrĂ© de compassion qu’ils Ă©prouvent devant la souffrance de leurs semblables ! » D’ailleurs, il en va de mĂȘme pour Tsubura, mĂȘme si ce harcĂšlement est diffĂ©rent, les membres de son club n’ont pas Ă©normĂ©ment de tolĂ©rance et d’empathie. Hana quant Ă  lui, est plutĂŽt un loup solitaire qui n’arrive pas Ă  trouver sa place au sein de l’établissement, et ce « rejet de la sociĂ©té » est malheureusement chose courant Ă  l’heure actuelle. C’est ce que j’apprĂ©cie chez cet autrice : la capacitĂ© Ă  nous immerger dans un monde doux et candide, mais qui est vite rattrapĂ© par les blessures du quotidien.

D’ailleurs en parlant de blessure, c’est le sentiment que j’ai eu quant Ă  la grand-mĂšre de Takashi. J’ai apprĂ©ciĂ© que ce cĂŽtĂ© soit mis en avant. Cette notion d’ĂȘtre et de paraĂźtre. Cette personne ĂągĂ©e a sacrifiĂ© beaucoup de choses au cours de son existence pour vivre de sa passion : le flamenco. Cependant, suite Ă  des problĂšmes de santĂ©, elle ne peut plus exercer. Lorsque celle-ci souhaite rouvrir son Ă©tablissement, elle est face Ă  un barrage. Celui de la sociĂ©tĂ©, oĂč le paraĂźtre est devenu prĂ©dominant. Puisque c’est une personne ĂągĂ©e, celle-ci devrait « rester bien gentiment chez elle » . Et celui de son for intĂ©rieur, l’ĂȘtre. Celle d’une danseuse de flamenco, qui a de l’espoir Ă  voir cette danse espagnole persĂ©vĂ©rer au cours des gĂ©nĂ©rations
 Ce passage m’a Ă©normĂ©ment Ă©mu.

Mais malgrĂ© ce tableau noir que je vous dĂ©peins, nous avons de bons moments. Celui de la convivialitĂ© et de l’amusement. Lorsque les amis de Kimitaka rejoignent par diverses pĂ©ripĂ©ties le local, oĂč rĂ©pĂšte le jeune homme en prĂ©sence de Takashi, et deux de ses camarades de classe. C’est un bon moment de partage.

Voici donc les quelques points dont je voulais aborder avec vous. Je suis restĂ©e Ă©vasive pour ne pas non plus vous gĂącher le plaisir de la lecture. Pour ma part, j’ai Ă©tĂ© dans un vĂ©ritable cocon et je suis impatiente Ă  l’idĂ©e de lire le troisiĂšme opus.

Merci d’avoir pris le temps de lire cette Ă©bauche bienveillante.

Cordialement, Euphox.

Fire Punch – Tome 1

Quand la vengeance dirige le psychisme !

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Bonjour Ă  tous, j’espĂšre que vous avez passĂ© une bonne journĂ©e (ou une bonne nuit), pour ma part je suis ravie de vous retrouver. Aujourd’hui on se reconcentre sur un support papier, avec un manga qui est paru il y a un peu plus d’une semaine.

Je veux parler Ă©videmment de Fire Punch, scĂ©narisĂ© et dessinĂ© par Tatsuki Fujimoto et Ă©ditĂ© par les Éditions KazĂ©, que je remercie encore Ă©normĂ©ment pour leur envoi. Je dois bien avouer que, suite Ă  la publicitĂ© mĂ©diatique et aux nombreux avis positifs,  j’en attendais Ă©normĂ©ment Ă  son sujet.

Oh, je tiens à le préciser avant de commencer ces quelques lignes, cette licence est déconseillée au moins de 16 ans, et je dois dire que je comprends pourquoi !

Pour ceux qui souhaitent se remĂ©morer ou prendre connaissance du synopsis, voici le lien. D’ailleurs, le prochain opus sortira le 23 AoĂ»t prochain !

 

  • Un scĂ©nario Ă  l’image de la civilisation :

Je dois avouer ĂȘtre plutĂŽt mitigĂ©e par rapport Ă  ma lecture, je ne sais pas si c’est dĂ» Ă  cette « hype », mais certains points m’ont lĂ©gĂšrement contrariĂ©, (je reparle de cela plus tard). Alors je dois avouer avoir Ă©tĂ© peu emballĂ© par le synopsis, le motif de la vengeance, c’est du dĂ©jĂ  vu. Cependant j’ai apprĂ©ciĂ© l’introduction. En effet, de par la prĂ©caritĂ© dans lequel Agnir et Luna vivent, on se prend rapidement d’affection pour eux. Et nous sommes happĂ© par ce village dĂ©laissĂ© du reste du monde, ne comptant que sur eux-mĂȘme pour survivre. Ainsi, nous sommes compatissant pour ces villageois. Et certains propos (comme l’inceste), bien que choquant Ă  premiĂšre vu, peu se comprendre de par l’insĂ©curitĂ© et la vulnĂ©rabilitĂ© des villageois. Cependant j’Ă©tais tellement concentrĂ© sur le rĂ©cit, que j’ai pris conscience de l’origine de leur garde-manger, seulement quand un individu extĂ©rieur a prononcĂ© le mot « cannibalisme ». Et j’ai eu un sentiment plutĂŽt dĂ©rangeant d’avoir « consenti » Ă  ce genre de procĂ©dĂ©.

Bien entendu, puisque le thĂšme principal de ce rĂ©cit est le chĂątiment, je m’attendais Ă  une mort brutale et violente, pour les villageois et Luna. Cependant la suite du rĂ©cit fut mitigĂ©e. Il est vrai que je ne spoil pas, mais ici je vais devoir faire une exception. Quelqu’un peut m’expliquer la justification d’introduire la notion de « zoophilie » ?! Je conçois que la sociĂ©tĂ©, poussĂ© dans le chaos, enrobĂ©e dans un froid glacial, et dirigĂ© par des castes, n’est pas ce que l’on connait de mieux. Mais en aucun cas cela implique de tels propos malsains, surtout lorsque cela n’est pas primordial au rĂ©cit. Ainsi, je trouve que certaines scĂšnes n’avaient pas besoin d’une telle violence.

Cependant, la « construction » de Agnir quant Ă  elle, est plutĂŽt bien pensĂ©e. Ces premiĂšres annĂ©es nous rĂ©vĂšlent toute la souffrance physique que cette attaque lui a fait subir. Ensuite tout au long de ce premier tome, nous pouvons entrapercevoir sa part d’humanitĂ© qui reste, et je trouve ceci intĂ©ressant, car je pense que cet aspect sera dĂ©cisif pour les futurs tomes Ă  venir.

Mais, malgrĂ© ces mauvais cĂŽtĂ©s, on souhaite tout de mĂȘme savoir la suite de son aventure, et si celui-ci aura gain de cause.

  • Un graphisme Ă  la hauteur de mes attentes :

MĂȘme si je ne suis pas totalement emballĂ© par le scĂ©nario, je dois avouer que le dessin m’a rĂ©confortĂ© dans ma frustration. Celui-ci est rĂ©ellement soignĂ©e et dĂ©taillĂ©. Je me demandais comment l’auteur pouvoir rĂ©ussir Ă  retranscrire un corps en feu, et je dois avouer que j’ai Ă©tĂ© agrĂ©ablement surprise par le rĂ©sultat final. La derniĂšre planche du dessous est vraiment magnifique. Une pure beautĂ©. Son coup de crayon est vraiment identifiable, et sort de ce que l’on a l’habitude de voir. L’expression des personnages est extrĂȘmement bien vĂ©hiculĂ©e, Ă  tel point que j’ai eu de la peine pour l’auteur du massacre Ă  la fin du tome.

Pour conclure ? Je dirai que je reste lĂ©gĂšrement sur ma fin pour ce tome d’introduction. Je m’attendais Ă  tout autre chose, et j’ai Ă©tĂ© assez déçue d’avoir autant de violence gratuite. AprĂšs, reste Ă  savoir si cela sera justifiĂ© au cours des prochains tomes. Cependant je suis satisfaite du personnage principal, et de Togata, le jeune homme (ou jeune fille, je ne sais plus) qui apparaĂźt dans les derniĂšres pages. Qui est d’ailleurs l’individu illustrĂ© sur la prochaine couverture.

Merci d’avoir pris le temps de lire cette Ă©bauche brĂ»lante !

Cordialement, Euphox.

Le chant des souliers rouges – Tome 1

Quand une rencontre change le destin de toute une vie.

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Bonsoir (ou bonjour) Ă  tous, j’espĂšre que vous passez une excellente semaine. Quoi que, nous ne sommes que mercredi … ! Hum hum, pour ma part, je suis tout excitĂ©e de vous retrouver, (comme Ă  chaque fois me direz-vous) pour vous parler aujourd’hui, d’une Ɠuvre rĂ©cemment sortie (le mois dernier pour tout dire). Il est vrai que je n’ai jamais abordĂ© sur le blog son auteure, bien que j’aie dĂ©jĂ  en ma possession une autre de ses Ɠuvres. (My girl est un vĂ©ritable chef-d’oeuvre, me reste plus qu’Ă  me procurer son OS : Un bus passe). Mais promis, si jamais j’en ai l’occasion, je vous Ă©crirai quelques lignes Ă  son sujet. Mais pour l’heure, nous nous intĂ©ressons Ă  Le chant des souliers rouges de Mizu Sahara, publiĂ© aux Ă©ditions Kazé , que je remercie tout particuliĂšrement pour leur envoi ! C’est une sĂ©rie terminĂ©e en 6 tomes (et oui, une sĂ©rie courte, cela fait du bien au porte-monnaie), et le deuxiĂšme opus est prĂ©vu pour le mois de Juillet. D’ailleurs pour tous ceux qui auraient besoin d’une petite piqĂ»re de rappel, voici le rĂ©sumĂ©. Et son prix est de 8.29 €.

  • Un scĂ©nario comme prĂ©lude :

Alors, cet opus faisait partie de ma Whishlist depuis le mois de Janvier, pour la simple et bonne raison que j’ai Ă©tĂ© charmĂ©e par le synopsis, toujours aussi original et touchant. Et de par ce rĂ©sumĂ©, en dĂ©coule un sujet important, et trĂšs peu abordĂ© au sein de la bande dessinĂ©e japonaise. Je veux bien entendu parler de la disparitĂ© des genres. Pour une fois nous aurons une jeune lycĂ©enne dans un sport trĂšs peu fĂ©minisĂ© (mĂȘme si, je vous l’accorde, nous avons fait de rĂ©els progrĂšs Ă  ce niveau, et ce dans tout domaine sportif confondu), le basket, et un jeune garçon qui s’adonnera Ă  la danse espagnole, le flamenco. Mais bien que ce point soit dĂ©jĂ  trĂšs innovateur, ce scĂ©nario ne sert que d’excuse pour pousser la rĂ©flexion encore plus loin.

Alors certes, j’ai apprĂ©ciĂ© cet opus permettant d’introduire nos diffĂ©rents protagonistes, mais ce qui me toucha, et me surpris le plus, c’est cette profondeur et cette sensibilitĂ© propre Ă  Mizu Sahara ! En effet, nos deux protagonistes sont lycĂ©ens, mais ils se sont rencontrĂ©s lorsqu’ils Ă©taient plus jeunes, au collĂšge. Ainsi on peut dĂ©couvrir les nombreuses sĂ©quelles qu’ils ont pu garder en eux. L’enfance et l’adolescence sont des pĂ©riodes trĂšs difficiles. C’est un moment de la vie oĂč nous somme en quĂȘte d’identitĂ©, et oĂč jugement et commĂ©rage sont de rigueur. Ainsi, la confiance que l’on peut avoir Ă  notre Ă©gard, ou Ă  l’égard d’autrui peut se briser en une fraction de seconde, et c’est toute cette souffrance que nous exprime l’auteur au travers du jeune garçon.

Les liens familiaux sont une notion trĂšs importante pour l’autrice, et dont nous retrouvons Ă©galement dans cet ouvrage. J’ai Ă©tĂ© particuliĂšrement touchĂ©e par les diffĂ©rents membres de la famille de Kimitaka, que ce soit son grand-pĂšre, sa mĂšre ou mĂȘme sa petite sƓur. Chacun joue dĂ©jĂ  un rĂŽle prĂ©pondĂ©rant pour la future reconstruction du jeune homme. Et mĂȘme la grand-mĂšre de Takara.

Et pour terminer sur l’histoire, j’ai apprĂ©ciĂ© que le narrateur soit Kimitaka lui-mĂȘme. Cela apporte d’autant plus d’empathie et de compassion. Et lorsque celui-ci reconnaĂźt les erreurs de son passĂ©, celles-ci sont d’autant plus rĂ©aliste. Cela permet de nous attacher rapidement Ă  ce jeune, et ou n’importe quel lecteur pourrait se reconnaĂźtre en ce jeune garçon.

  • Un graphisme simple et singulier :

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Alors, je ne serai comment dĂ©crire toute la grĂące et l’élĂ©gance de chaque planche qui compose ce premier tome. Mizu Sahara a un coup de crayon raffinĂ©, unique et distinguĂ©. On reconnaitrait son travail entre mille (comme pour Ai Yazawa par exemple). Cependant suite Ă  tous ces adjectifs, nous aboutissons Ă  un travail grandiose, et les traits des personnages sont remarquablement mis en avant, pour notre plus grand malheur. Car inĂ©vitablement nous sommes bouleversĂ©es Ă  la minute oĂč nos yeux se posent sur les diffĂ©rentes planches.

Pour conclure, je dirai que j’ai Ă©tĂ© nullement déçu. J’en attendais Ă©normĂ©ment, et j’ai pu retrouver toutes les sensations, les sentiments propres Ă  une lecture de Mizu Sahara. J’apprĂ©cie la douceur qui se dĂ©lecte de la narration, le raffinement des personnages. C’est une sĂ©rie qui semble ĂȘtre prometteuse. Rempli de profondeur, de charmes, et qui traite de sujets encore trop peu mĂ©diatisĂ©.

Merci d’avoir pris le temps de lire cette Ă©bauche distinguĂ©e. 

Cordialement, Euphox.

Black Clover – Tome 1

Quand l’aspiration et l’ambition permettent le surpassement de soi! 

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Bonjour Ă  tous, j’espĂšre que vous avez passĂ© une excellente semaine. Quant Ă  nous, on se retrouve avec la pluie et le mauvais temps. Ma foi, ce n’est pas plus mal me direz-vous, ainsi je suis Ă  la fraĂźche pour Ă©crire ces quelques lignes.

En effet, je compte aborder en ce jour, un shonen qui est peut-ĂȘtre dĂ©jĂ  ancrĂ© dans vos mĂ©moires. Il s’avĂšre que je n’avais plus grand chose Ă  lire, et je suis tombĂ©e, pendant mes emplettes, sur le premier tome de Black Clover, scĂ©narisĂ© et dessinĂ© par YĂ»ki Tabata. Il est publiĂ© en France par les Ă©ditions KazĂ©, et comporte Ă  l’heure actuelle 6 tomes dans notre contrĂ©e, contre 11 tomes au pays du soleil levant. Son prix est de 6.79 €, mais fortes heureusement j’ai rĂ©ussi Ă  me dĂ©goter le premier tome lors de l’évĂ©nement des 48h BD (et oui, encore) pour la modique somme de 1€ !

Alors, je ne vais pas passez par quatre chemins. J’avais Ă©normĂ©ment d’apprĂ©hension avant de dĂ©buter ma lecture. Effectivement, puisque c’est un shĂŽnen, nous avons tous les codes et principes rĂ©sultant de ce genre. De ce fait, j’avais une certaine inquiĂ©tude que ce titre ne sorte pas de l’ordinaire, et soit du dĂ©jĂ -vu.

  • Un scĂ©nario classique :

Effectivement, mes apprĂ©hensions se sont confirmĂ©es au cours de ma lecture. Nous sommes dans un shonen des plus classiques, avec les codes les plus reprĂ©sentatifs de ce domaine. Pour ceux qui ne connaĂźtraient pas encore le rĂ©sumĂ©, je vous invite Ă  cliquer sur ce lien. Nous faisons donc la rencontre de deux orphelins, Yuno et Asta, dans le village de Hadge, se situant sur les terres dĂ©laissĂ©es. Bien Ă©videmment nos deux protagonistes aspirent au mĂȘme rĂȘve : devenir le futur Empereur-Mage.

Cependant, j’étais persuadĂ© que Yuno aurait un comportement du mĂȘme type que « Sasuke », issu du manga Naruto. Et c’est justement lĂ , ma plus grande surprise. Bien qu’ils soient rivaux, c’est justement cette Ă©mulation qui donnera tout le sens de leur amitiĂ©. Et j’ai trouvĂ© que celle-ci Ă©tait Ă©normĂ©ment soudĂ©e pour un tome d’introduction. Bien Ă©videmment on retrouve certains codes du shonen classique. Comme le fait qu’Asta est un jeune homme qui fonce tĂȘte baissĂ©e, tandis que Yuno combat de maniĂšre plus stratĂ©gique et rĂ©flĂ©chie.

Nous allons avoir aussi diffĂ©rentes compagnies, qui auront Ă  leur tĂȘte un reprĂ©sentant. Cela pourrait ĂȘtre, par exemple, assimilĂ© aux diffĂ©rents villages dans Naruto, les diffĂ©rentes guildes dans Fairy Tail ou encore les diffĂ©rentes divisions dans Bleach, vous voyez ou je veux en venir. Pour tout shonen qui se respecte, nous devons forcĂ©ment crĂ©er une unitĂ©, pour qu’ainsi, esprit d’équipe puisse se former. Mais cela ne m’a pas forcĂ©ment dĂ©rangĂ©, j’aurais peut-ĂȘtre juste souhaitĂ© un peu plus d’imagination.

Cependant, on comprend assez vite que nous aurons Ă  faire, au sein du royaume de Clover, au principe des castes sociales, et tout le raisonnement qui en dĂ©coule. Et c’est peut-ĂȘtre cet Ă©lĂ©ment qui permettra Ă  Black Clover de sortir son Ă©pingle du jeu. En effet nos deux protagonistes sont issus des terres dĂ©laissĂ©es, viens ensuite les terres plates, et pour terminer les terres nobles. Et ceci me plut fortement. Car, au cours de cet opus, nos deux protagonistes feront la rencontre de diffĂ©rents personnages issus de ses diffĂ©rentes classes sociales, et permettront ainsi, de bĂątir une morale humaine et dĂ©vouĂ©e.

  • Un graphisme traditionnel :

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Bien, d’un point de vue gĂ©nĂ©ral, je dirai que le coup de crayon de Tabata est soft et efficace. Puisque nous sommes concentrĂ©s, dans la plus grande partie du rĂ©cit, dans le domaine de l’action, les diffĂ©rents mouvements au cours des combats sont bien amenĂ©s, que ce soit les onomatopĂ©es, ou encore la police d’écriture, le visuel est vraiment parfait, et permet rĂ©ellement une bonne immersion au sein du rĂ©cit.

Mais il sait Ă©galement accentuer les Ă©lĂ©ments importants de l’histoire, et j’ai vraiment Ă©tĂ© surprise sur les nombreux dĂ©tails apportĂ©s aux bĂątisses ou aux diffĂ©rents objets.

Pour conclure, je dirai que Black Clover est un shonen des plus classiques, surtout adaptĂ© pour un jeune public. Cependant, cela est tout de mĂȘme fort agrĂ©able Ă  lire, fluide avec un lĂ©ger trait d’humour. Bien que l’on puisse retrouver de nombreux codes (la notion d’amitiĂ©, le dĂ©passement de soi, l’esprit d’équipe, la confiance etc.) ce n’est pas pour autant qu’il manque d’originalitĂ©. Puisque ceci est le premier tome, je ne peux pas rĂ©ellement juger cette Ɠuvre. Il aurait fallu que je lise plusieurs tomes pour ainsi avoir une idĂ©e plus prĂ©cise sur le sujet, et dĂ©terminĂ© si Black Clover se dĂ©marque du lot.

Merci d’avoir pris le temps de lire cette Ă©bauche fracassante ! 

Cordialement, Euphox.

Tokyo Alien Bros (1Ăšre partie)

Quand deux aliens font une rétrospection sur la nature humaine ! 

Tokyo-alien-bros-1-lezard-noirBonjour Ă  tous, j’espĂšre que vous passez un excellent dĂ©but de semaine ! Pour ma part, je suis tout Ă©moustillĂ©e Ă  l’idĂ©e de rĂ©diger cette chronique. Je pensais mĂȘme Ă  certains moments, aux Ă©lĂ©ments que j’allai incorporer au cours de ma lecture, c’est pour dire ! Il s’agit d’une Ɠuvre pour le moins rĂ©cente, puisque sa sortie a eu lieu aujourd’hui mĂȘme (04.05.17) Et je ne vous raconte pas toutes les pĂ©ripĂ©ties que j’ai eues pour, enfin, avoir accĂšs Ă  cette Ɠuvre ! Il s’agit bien Ă©videmment du premier tome de Tokyo Alien Bros, scĂ©narisĂ© et dessinĂ© par Keigo Shinzo, publiĂ© par Le LĂ©zard Noir. Avant de commencer je tiens Ă  prĂ©ciser, (mĂȘme si cette information est dĂ©jĂ  dĂ©finie dans la rubrique) que cet article contiendra du spoil , donc si vous n’avez pas encore lu le rĂ©cit, je vous conseille de revenir, une fois cela fait. Mais si le spoil vous convient, libre Ă  vous de continuer. Donc TAB (Tokyo Alien Bros) est une sĂ©rie en cours avec 3 tomes Ă  la clĂ©. Le premier tome est au prix unitaire de 13 €. Alors, pour cet opus je compte vous faire une analyse chronologique, en reprenant les diffĂ©rents points qui m’ont marquĂ© au cours de ma lecture. Ainsi, ce que l’on peut apercevoir au premier coup d’Ɠil est cette sublime couverture ! N’est-elle pas pimpante ? À  l’image de nos deux protagonistes. MĂȘme si cela n’est pas trĂšs Ă©cologique, je tiens Ă  vous informer que le rĂ©cit est plastifiĂ©, chose plutĂŽt sympa, ainsi celui-ci n’est pas abĂźmĂ© Ă  chaque recoin.

Nous faisons donc la rencontre de Fuyunosuke Tanaka, un alien « infiltré » sur Terre, pour dĂ©terminer si leur espĂšce pourrait s’y installer. Et de prime abord, celui-ci est plutĂŽt bien stylĂ©, mĂȘme si on se rend compte dĂšs le dĂ©but, que la ponctualitĂ© n’est pas de son ressort.  On apprend qu’il fait partie d’une bande d’amis nommĂ©e « club des amis de la raquette », et donc on en dĂ©duit facilement que celui-ci s’est bien intĂ©grĂ© auprĂšs de ses concitoyens.  On constate par la mĂȘme occasion que Fuyunosuke Ă  la cote auprĂšs des autres, et ne tarde pas Ă  fleureter avec la gent fĂ©minine. Il a la facultĂ© de pouvoir connaĂźtre les faits les plus inavouables, ainsi que le passĂ© d’un humain, Ă  son simple contact.

Et j’ai Ă©tĂ© surprise par le fait que, la jeune demoiselle en question apprĂ©cie qu’autrui se dĂ©lecte de son urine. Je vous avouerai avoir eu un moment de rire, parce que, c’est lĂ  toute la force du rĂ©cit. L’humour et son cĂŽtĂ© dĂ©calĂ©. La situation aura beau ĂȘtre assez dĂ©licate (comme celle-ci) l’humour et la naĂŻvetĂ© de notre personnage, (qui apparemment n’a aucune idĂ©e de ce qu’il boit) rend le tout trĂšs comique. Et j’ai Ă©tĂ© trĂšs sensible Ă  ce mĂ©lange.

C’est ainsi qu’on dĂ©couvre le frĂšre du jeune blond, sous sa forme aliĂšne (et mon dieu que celle-ci est toute mignonne !) Celui-ci est descendu sur Terre parce que son frĂšre n’a pas fait de rapport Ă  leur planĂšte depuis 
 Depuis son arrivĂ©e en fait  J’ai apprĂ©ciĂ© d’ailleurs sa forme humaine (en touchant la jeune fille qui fut inconsciente aprĂšs l’avoir remarquĂ©, il prend l’apparence du jeune frĂšre idĂ©al qu’elle aurait souhaitĂ©, et celui-ci peut Ă©galement effacer certains Ă©lĂ©ments de sa mĂ©moire).  De ce fait, je trouve ça trĂšs subtil et judicieux de nous dĂ©tailler les facultĂ©s des aliens de maniĂšre progressive. Nous n’avons donc pas, dĂšs le dĂ©but, une grande quantitĂ© de connaissance Ă  assimiler et retenir durant la lecture.

Je ne vais pas vous dĂ©tailler toutes les pĂ©ripĂ©ties (cela serait trop long), mais au fil de la lecture, nous comprenons que NatsutarĂŽ Tanaka, (c’est ainsi que le jeune blond baptisa son frĂšre) n’est pas trĂšs dĂ©gourdi, et enchaĂźne les catastrophes. Mais j’ai apprĂ©ciĂ© ce personnage, car au travers de cet alien inexpĂ©rimentĂ©, nous redĂ©couvrons, nous lecteurs, toutes les habitudes, les anecdotes, et les coutumes de notre espĂšce. Ainsi, nous pouvons avoir un « regard extĂ©rieur » sur notre comportement, et notre nature mĂȘme. Et cela est fort intĂ©ressant !

La petite anecdote qui accentue la touche humoristique : S’il rentre en contact avec une grande quantitĂ© de sel, leur corps se met Ă  fondre !

Car quand bien mĂȘme Fuyunosuke s’est habituĂ© Ă  la vie humaine, certaines choses Ă©chappent encore Ă  sa comprĂ©hension (cf : le bouquet de fleurs dans la figure, mĂȘme si je dois avouer qu’elle Ă©tait plutĂŽt susceptible cette jeune femme), mĂȘme aprĂšs 1 an d’infiltration. Et c’est lĂ  que l’on se rend compte de toute la complexitĂ© humaine, et du monde que nous bĂątissons.

J’ai apprĂ©ciĂ© Ă©galement la notion « d’animaux de compagnie ». Que voulez-vous, je suis une amoureuse de ces boules de poiles ! Bien que pour les aliens, ils ne font aucune diffĂ©rence,  je cite : « pour nous un frisbee ou un chien c’est la mĂȘme chose ». Cependant lorsque « Le chien » s’installe sur les genoux de NatsutarĂŽ, l’expression du (jeune homme ?) est remarquablement adorable ! Et on s’attache ainsi un peu plus au personnage, parce que la scĂšne influence notre jugement ! (Pour la plupart des gens, la planche au dessus ne peut que les Ă©moustiller !)

Chose qui me frappa Ă©galement, c’est le niveau de langue, un mixte entre le langage courant et familier. Mais cela passe trĂšs bien, et se fond parfaitement Ă  l’histoire et Ă  notre Ă©poque actuelle !

Le graphisme quant Ă  lui est Ă  la fois Ă©purĂ© et raffinĂ©, mĂȘme si je dois avouer que certaines planches sont gracieusement dĂ©taillĂ©es, pour mon plus grand bonheur, c’est un dessin qui convient parfaitement Ă  l’histoire, et au sentiment qui s’en dĂ©gage.

Il y a de nombreuses anecdotes, ou coutumes que je n’ai pas citĂ©es, mais pour ceux qui n’auraient pas encore lu l’histoire, je tiens Ă  laisser une pointe de surprise. Ainsi pour rĂ©sumer en quelques lignes, je dirai que cette Ɠuvre dĂ©calĂ©e, tout en amenant une pointe de fraĂźcheur, nous replonge dans la nature profonde qu’est l’ĂȘtre humain, et sa façon d’ériger le monde qui l’entoure.

Merci d’avoir pris le temps de lire cette rubrique dĂ©gantĂ©e !

Cordialement, Euphox !

Everyday

Quand le contraste se lie avec harmonie 

everyday - couvertureBonjour Ă  vous mes chers lecteurs, c’est en cette journĂ©e ensoleillĂ©e, bien qu’un peu venteuse, que je commence ces quelques lignes. Aujourd’hui nous allons parler d’une Ɠuvre que j’ai lu il y dĂ©jĂ  quelques semaines de ça. Ainsi, veuillez m’excuser par avance si mes propos restent superflus. Pour une fois, l’histoire ne me laissa pas indiffĂ©rente. Bien Ă©videmment plusieurs Ɠuvres ont cet effet, mais toujours de maniĂšre positive. Je ne dirais pas que le rĂ©cit en question ne m’a pas plus de maniĂšre gĂ©nĂ©rale, mais disons que je n’ai pas forcĂ©ment rĂ©ussi Ă  m’attacher aux protagonistes. D’ailleurs cette chronique ne suivra absolument pas le cheminement classique, tel que je le fais d’habitude. Je vais laisser ici parler mes sentiments, mĂȘme si ceux-ci ne sont pas objectifs. Enfin, traite de bavardage, passons aux informations.

Nous allons bien Ă©videmment aborder l’un des rĂ©cits de Kiriko Nananan. Il s’agit d’Everyday, publiĂ© par Casterman dans leur collection sakka. Pour ceux qui souhaiteraient se remĂ©morer l’histoire, je vous laisse cliquer sur le lien. Cette Ɠuvre est donc composĂ©e d’un seul volume au prix unitaire de 10.95 €.

  • Un scĂ©nario insipide
 Ă  premiĂšre vue !

Alors, pour tout vous avouer, lorsque j’ai fait ma commande, je n’ai absolument pas regardĂ© le synopsis. J’étais dĂ©jĂ  admirative de la sensibilitĂ© que dĂ©gageait l’autrice par son coup de crayon, que peu importe l’histoire, celle-ci m’aurait convenu. Et ce fut le cas. En tout cas, je n’ai absolument rien Ă  reprocher Ă  l’auteure, elle ne m’a nullement déçu. J’ai mĂȘme retrouvĂ© toutes ses qualitĂ©s, mais j’ai eu Ă©normĂ©ment de mal avec les deux protagonistes.

Alors, tout commença dĂšs les premiĂšres pages. Nous faisons donc la rencontre de Miho, jeune femme travaillant en tant que vendeuse, et finance Ă  elle seule le mĂ©nage. Son petit ami Seiichi quant Ă  lui, se consacre essentiellement Ă  la musique. DĂšs le dĂ©part je savais que j’aurais Ă©normĂ©ment de distance avec ce personnage fĂ©minin. Et ceux, pour une raison tout Ă  fait personnelle : je ne cautionnais pas son cĂŽtĂ© laxisme envers son petit ami. Et la suite du rĂ©cit ne m’a pas fait l’apprĂ©cier davantage.

J’ai notamment dĂ©sapprouvĂ© sa lĂąchetĂ© envers Seiichi, lorsqu’elle s’est mise Ă  fleureter avec son ex, Hagio. En arriver Ă  un point oĂč l’on souhaiterait que ce soit notre petit ami qui mette un terme Ă  la relation (et c’est ce qui arrivera), sous prĂ©texte qu’elle n’avait pas le courage de le faire elle-mĂȘme, c’est vraiment dĂ©cevant. J’estime qu’à partir du moment oĂč tu fais un acte impardonnable, il faut agir en consĂ©quence de cause. Bien Ă©videmment, ce n’est que mon avis personnel. Certains diront qu’il vaut parfois mieux un mensonge, que rendre quelqu’un malheureux. Mais c’est toutes ces rĂ©flexions, ces comportements qui ont fait que je n’arrivais pas Ă  ressentir de l’empathie pour ce personnage.

« Ce que je fais avec Hagio, c’est peut-ĂȘtre aussi dĂ©gueulasse que ça
 Pourtant je voudrais tant prendre soin de Sei. Il est si important pour moi. Ma mauvaise conscience m’angoisse tellement, que je n’arrive mĂȘme plus Ă  le regarder en face. Quand je suis avec lui je me sens si mal que je n’ai qu’une envie, c’est de fuir. Si seulement Sei pouvait me flanquer dehors ! S’il ne voulait plus de moi, je pourrais rejoindre Hagio  »

Son petit ami quant Ă  lui, bien qu’il reste tout de mĂȘme secondaire, me plut « un peu plus ». Je veux dire par lĂ  que, lorsqu’il apprend qu’elle a eu un rapport sexuel pour de l’argent, j’ai cautionnĂ© son attitude. Mais en mĂȘme temps, je ne pouvais pas m’empĂȘcher de lui dire « Si tu avais cherchĂ© un emploi, vous en seriez peut-ĂȘtre pas la aujourd’hui ». Puisqu’une relation n’est jamais tout noir ou tout blanc, j’estimais qu’il avait tout de mĂȘme sa part de responsabilitĂ©.

Les autres personnages secondaires (je pense notamment Ă  la patronne de Miho, et leur « amie » en commun, travaillant comme hĂŽtesse dans un bar) m’ont Ă©normĂ©ment plu. Peut-ĂȘtre parce qu’elles sont davantage matures, et ont une vision de la vie beaucoup plus rĂ©aliste et peut-ĂȘtre plus pragmatique.

L’hĂŽtesse Rika, quant Ă  elle, m’a Ă©normĂ©ment touchĂ©e. On apprend que l’homme qu’elle entretenait auparavant Ă©tait l’ex petit ami de Miho, Hagio. Quand elle lui explique pourquoi elle a arrĂȘtĂ© de le « bichonner » , je n’ai pas pu m’empĂȘcher d’avoir de l’affection. Surtout qu’elle conseillera Miho sur ses diffĂ©rents choix.

Pour terminer, je suis Ă©normĂ©ment surprise de la fin, bien que j’ai Ă©tĂ© un peu dĂ©sappointĂ© au cours de ma lecture, j’ai totalement adhĂ©rĂ© Ă  la fin du rĂ©cit. Enfin, Seiichi prend conscience que leur mĂ©nage ne fonctionne plus, et prend les devants. Ainsi, on se sent nostalgique vers les derniĂšres pages, en repensant au couple qu’ils formaient malgrĂ© tout.

Sinon, pour parler un peu plus spĂ©cifiquement de Kiriko Nananan, j’ai apprĂ©ciĂ© son coup de crayon, trĂšs Ă©purĂ© et aĂ©rĂ©, avec des lignes filiformes et Ă©lancĂ©es. L’énonciation et la formulation sont poignantes, et avec une grande sensibilitĂ©. Car elle lie trĂšs finement ce contraste entre la candeur des sentiments et l’amertume de la vie quotidienne.

Merci d’avoir pris le temps de lire cette Ă©bauche dĂ©licate.

Cordialement, Euphox.