Wish

Quand le cadre se prĂȘte Ă  l’effervescence d’un amour chimĂ©rique

Bonjour Ă  vous mes chers lecteurs, c’est en cette journĂ©e ensoleillĂ©e, signalant le retour du printemps qu’on se retrouve. Et cette fois-ci ce n’est non pas pour un billet dĂ©couverte, mais pour un dossier. J’aborderai donc ici un thĂšme trĂšs peu prĂ©sent sur ce blog, puisque je ne lis que trĂšs peu de shojo. (À part bien sĂ»r, ceux d’Ai Yazawa). Et je trouvais que cette Ɠuvre s’apprĂȘtait particuliĂšrement Ă  la saison printaniĂšre ! Il s’agit bien Ă©videmment de Wish, sĂ©rie terminĂ©e en 4 tomes, Ă©ditĂ© par Tonkam, scĂ©narisĂ© et Ă©crit par CLAMP, dont je vous avais dĂ©jĂ  parlĂ© pour leur titre xxxHolic Rei. J’ai entrepris l’acquisition et la lecture de Wish, simplement parce que je souhaite obtenir toutes les Ɠuvres de ces femmes. Cependant, le scĂ©nario en lui-mĂȘme ne me plaisait que trĂšs peu, un peu trop candide et innocent Ă  mon goĂ»t. Mais pour ce qui est du coup de crayon, celui-ci est, et restera remarquable.

  • La touche esthĂ©tique :

Commençons par le commencement. La premiĂšre chose que l’on observe ce sont bien sĂ»r les couvertures. Et pour discuter de ces jaquettes, je me dois de vous informer que cette sĂ©rie compta deux Ă©ditions. La premiĂšre fut en 1999, (jusqu’aux annĂ©es 2000 pour la parution du dernier tome), et la deuxiĂšme fut rĂ©alisĂ©e en 2010, (jusqu’à l’annĂ©e suivante pour la publication Ă©galement du dernier tome). Je dois bien avouer que j’ai un lĂ©ger penchant pour la premiĂšre Ă©dition, mĂȘme si la deuxiĂšme, que je possĂšde, reste tout Ă  fait dans le thĂšme voulu par l’auteur.

Editions WISH Tonkam

Chaque tome est globalement au prix unitaire de 9 euros. Et je vous assure que cette sĂ©rie les vaut amplement ! À chaque dĂ©but de tome vous avez quelques pages couleurs, et la nature du papier (en tout cas pour la deuxiĂšme Ă©dition) est de qualitĂ©. J’ai apprĂ©ciĂ© le respect des couleurs entre les deux rĂ©Ă©ditions. MĂȘme si les couvertures de la deuxiĂšme rĂ©Ă©dition restent plus explicites.

  • La touche scĂ©naristique :

On ne va pas se mentir, le scĂ©nario n’a rien de bien innovent. On va ici, se focaliser sur un jeune ange en dĂ©tresse, sauvĂ© par un humble jeune homme, plutĂŽt charismatique. Ainsi, pour le remercier, l’ange apprenti souhaite exaucer le vƓu du jeune homme, mais celui-ci dĂ©clare n’en avoir aucun. Donc, notre jeune Kohaku dĂ©cide de s’installer chez lui, le temps que celui-ci formule son souhait. Au moins, les bases sont posĂ©es, et nous savons Ă  quoi nous attendre. Cependant je n’ai pas trouvĂ© l’histoire autant clichĂ© que j’aurais pu me l’imaginer.

Certes le trame de l’histoire est plutĂŽt lente, et une seule problĂ©matique domine ses 4 tomes : les premiers Ă©mois amoureux. Cependant au-delĂ  des apparences, se cache une intrigue beaucoup moins ordinaire et abrĂ©gĂ©e qu’il y paraĂźt. Le passĂ© du jeune chirurgien sera, en effet, rempli d’élĂ©ments chimĂ©riques et fantasmagoriques. Bien entendu je vous laisserai dĂ©couvrir cela par vous-mĂȘme. Mais CLAMP n’a pas choisi la facilitĂ©, bien qu’elles auraient trĂšs bien pu s’en contenter, je ne pense pas que le public leur en aurait tenu rigueur.

De plus, j’ai agrĂ©ablement Ă©tais surprise par le cĂŽtĂ© onirique de l’Ɠuvre, ou la Terre reprĂ©sente la paix et le pacifisme. C’est un lieu oĂč peuvent cohabiter anges et dĂ©mons. Et je dois bien avouer que l’idylle entre certains personnages (Hisui et KokuyĂŽ) et cependant trĂšs bien dĂ©veloppĂ©, en tout cas, juste ce qu’il faut pour une sĂ©rie constituĂ© de 4 tomes. Nous avons lĂ  un couple, qui n’hĂ©site pas Ă  transcrire les rĂšgles qui leur sont inculquĂ©es pour « s’enfuir » sur Terre, et vivre au grand jour leur amour. Certains d’entre eux endosseront (Hisui) un rĂŽle maternel et Ă©galement celui de mentor auprĂšs de la jeune Kohaku.

Bien que le monde des anges ne soit pas aussi dĂ©veloppĂ© que je l’aurais souhaitĂ©, on peut nĂ©anmoins observer une hiĂ©rarchie. Nous sommes concentrĂ©s sur Kohaku qui est la disciple de Hisui, toutes deux des anges  (lĂ  aussi, veuillez m’excuser si je fĂ©minise une crĂ©ature cĂ©leste) du Ciel, mais il existe d’autres anges affiliĂ©s Ă  d’autres Ă©lĂ©ments naturels. Pardonnez-moi, mais je ne me souviens plus vraiment de leurs noms.

Pour terminer sur le scĂ©nario, je souhaiterais mettre en avant un thĂšme. Cependant, je dois ici vous SPOILER. Une des thĂ©matiques que je ne m’attendais pas Ă  entrevoir, mais qui, je vous rassure, ce prĂȘte amplement Ă  l’univers est, la rĂ©incarnation. Je ne vais pas m’étaler sur le sujet, mais je l’ai trouvĂ© trĂšs bien apprĂȘtĂ© Ă  la situation et mĂȘme plutĂŽt bien immiscĂ©e. 

  • La touche graphique :

Comme je le disais plus haut, vous avez des pages couleurs Ă  chaque dĂ©but de tomes. Et nous pouvons d’ambler remarquer la dĂ©licatesse avec lesquels les traits sont exĂ©cutĂ©s. D’ailleurs nous aurons de lĂ©gers traits tout au long de l’histoire, avec de nombreux dĂ©tails au niveau des ails. Mais aussi sur la chevelure et les vĂȘtements. (Nous voyons bien ici certaines caractĂ©ristiques du shojo). Cependant je tiens Ă  signaler que pour un manga classĂ© dans ce genre, nous avons de nombreux arriĂšres fonds, que l’on ne retrouve pas forcĂ©ment dans tout type de shojos.

J’ai apprĂ©ciĂ© Ă©galement les nombreux dĂ©tails apportĂ©s Ă  la maison de KĂ»do, celle-ci est trĂšs spacieuse, confortable, et deviendra la rĂ©sidence des personnages principaux de ce rĂ©cit. Ainsi le graphisme arrive avec rĂ©alisme Ă  retranscrire la plĂ©nitude et la joie qui peut y rĂ©gner, et j’ai trouvai cela fort remarquable de la part de CLAMP.

C’est ainsi que s’achĂšve ce dossier. Je n’ai malheureusement pas pu en parler d’avantage, sinon j’aurai dĂ» vous spoiler encore d’avantage. Mais d’un point de vue gĂ©nĂ©ral, je dirai que cette Ɠuvre a su me transporter en dehors des frontiĂšres du rĂ©el, mĂȘlant avec finesse les esprits cĂ©lestes et les ĂȘtres surnaturels. Et montrant ainsi que, mĂȘme au-delĂ s des diffĂ©rences, chacun peut trouver l’amour et l’épanouissement.

Merci d’avoir pris le temps de lire cette Ă©bauche sĂ©raphique.

Cordialement, Euphox.

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