L’ère des cristaux – Tome 1

Quand la poésie se mêle au récit ! 

Bonsoir à601 L_ERE DES CRISTAUX T01[MAN].indd tous, en ce froid d’hiver, je me suis décidée à vous parler d’une oeuvre plutôt récente, puisque celle-ci a été publié courant de l’année 2016, par les éditions Glénat. Il s’agit de L’ère des cristaux, d’Haruko Ichikawa. J’ai fait la découverte de ce manga, par le nostroblogueur Bobo, via cet article. Mais je vous incite vivement à lire l’analyse qu’il en a dépeint personnellement : L’ère des Cristaux : suivons la voie du bouddhisme. Alors, si jamais vous êtes prêts à rentrer dans une guerre des plus noble et sensible je vous laisse à la lecture.

Comme d’habitude, si jamais certains d’entre vous ne connaissent pas l’oeuvre, je vous laisse cliquer sur ce lien. Avant même d’entamer ma lecture, j’avais (re)visionné la sublime mise en scène du scénario sous un format animé. Et j’avais aimé cette sensation de légèreté et de plénitude qui s’en dégageait. On ressent un certain attachement, une affection envers ces gemmes. Et c’est littéralement cette vidéo qui m’a séduite. De par le scénario, qui est tout à fait atypique. Mais également par le dessin, qui à mon sens –même s’il a quelques défauts – dégage une intense douceur. Comme toutes mes analyses sur un tome précis d’une série, cela sera une « analyse à chaud », bien que mes parties seront plutôt distinctes, mes pensées quant à elles seront peut-être un peu désordonnées. Je tiens donc à m’en excuser par avance.

  • Une rentrée en la matière … plutôt difficile !

Je ne vais pas le nier, ma lecture fut assez périlleuse lors des premières pages. Et ceux pour plusieurs raisons. La première fut la confusion parmi les personnages. La plupart des gemmes sont assez ressemblantes. En tout cas, lors de l’apparition des trois premières, je n’ai pu distinguer seulement Phos (Phosphophylite).

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Les deux autres (Morga et Goshé), j’ai réellement eu du mal à les différencier, bien que l’une ait les cheveux courts, et l’autre longs. Mais ce fut le cas pendant la moitié du tome.

Cela est sûrement dû à la disposition des cases. Généralement nous avons un encadrement avec la bulle associée au personnage. Ici c’est légèrement différent. L’appendice est beaucoup plus long est ne défini -parfois- pas réellement le locuteur. Cela s’est également reproduit avec Jade et Eucla, au départ je ne savais pas qui était qui. Je les ai ensuite distingué par leurs caractéristiques physiques, mais aussi parce que je m’étais adapté à la mise en page. Puis, pour Cinabar, Diam et Bort ce fut plutôt simple.

La deuxième raison fut le lot d’informations ! Honnêtement on apprend quantité de chose dans ce premier volume. On nous informe dans un premier temps de l’origine des 28 gemmes –De façon plutôt poétique d’ailleurs–  Via le maître Varja, on assimile les différentes spécialités. Chaque gemme est caractérisée par sa « dureté » (indiquant la résistance à la rayure), mais aussi la « ténacité » (indiquant la résistance aux chocs). Et encore multitudes de choses que je ne me souviens plus exactement. Ainsi certaines pages vont être comblées de texte, tandis que d’autres seront dépourvues de mot, et laisseront le dessin prendre le relaie.

  • L’histoire à l’image de ses personnages ! 

Tout au long de ma lecture j’ai été épris de bons sentiments. Et cela a renforcé mon attachement à chacun des personnages rencontrés ! Que ce soit de l’illustre Bort, direct et manquant cruellement de tact. Cinabre, rejeté par son venin. La célèbre Phos, fragile et étant inutile au sein de sa communauté, ou alors Diam, attentionnée à souhait. Et cela s’analyse par différents points :

  • La discordance entre leur nature fragile et leur immortalité

En effet, comme je le disais plus haut, les 28 gemmes sont défini en fonction de leur dureté et ténacité. Ainsi, certains sont plus forts que d’autres, mais ayant tout de même chacun leur propre faiblesse. Lorsqu’ils se battent contre les Séléniens, si jamais ils sont touchés, ils se décomposent en fragments. De par leur origine, le fait que ce soient des pierres précieuses, et fines, la fragilité n’est est que plus décuplé. Mais de l’autre, il « suffit » que la totalité des fragments soient récoltés pour que les gemmes reprennent leur apparence. On est donc tout au long de la lecture envahie par ses sentiments si contradictoires. D’un côté leur nature reflète la plénitude, et de l’autre, leur immortalité traduit se sinistre combat sans fin. C’est ainsi que se dessine le deuxième point.

  • Un peuple reclus

Si j’ai autant de compassion à leur égard, c’est pour la simple raison qu’à part le maître Varja, et Rutile le médecin, les gemmes n’ont personne d’autre. Et ils se battent inlassablement contre les Séléniens. Alors en dépit des différents qu’ils ont les uns envers les autres, ils forment à eux seuls une famille. J’ai notamment apprécié le moment où Phos fit une promesse à Cinabre. Malgré le fait que tous deux n’ont pas réellement d’affinité, Cinabre ne peut s’empêcher d’espérer. Même Bort, des plus acerbes envers Phos, lui viendra en aide. Et ceux tout au long du récit. Même si notre personnage principal n’est pas le plus doué, et apparemment pas de très bonne compagnie, ses compatriotes ne cessent, pourtant, de poser un œil bienveillant à son égard. Même lors de sa transformation, à la fin du tome, tout le monde est présent à ses côtés.

  • La notion de duo renforce notre intérêt

Oui, cette notion est déjà mise en avant par la plupart des récits, –notamment Naruto avec les différentes équipes – mais ça marche, alors on ne va pas se plaindre. Oui, le fait que les gemmes fonctionnent en duo, renforce l’amitié, la loyauté et la confiance au sein de leur peuple. Comme j’ai pu le voir avec Diam et Bort, qui certes sont diamétralement opposés, mais qui ne cessent de s’émouvoir l’un pour l’autre. Eh oui j’aime ça ! Je ne vais pas le réfuter. Cela accentue cette tristesse et cette désolation lorsqu’on le met en relation avec cette guerre qui semble durer depuis une éternité. Et cela intensifie alors notre compassion et notre attachement.


Ainsi, je pense en avoir terminé pour ce billet. Ce fut assez compliqué pour moi de retranscrire mes idées et mes sensations envers cette lecture. Tout simplement parce que cette oeuvre est unique en son genre et réellement atypique. J’ai été ému par toutes les notions de ce début d’histoire et je n’aspire qu’à lire la suite de leurs aventures !

Si vous souhaitez vous aventurer en compagnie du maître Varja, je vous laisse à cet extrait.

Merci d’avoir pris le temps de lire cette ébauche distinguée ! 

Cordialement, Euphox.

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