March comes in like a lion – Tome 1

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Dusk Maiden Of Amnesia

Quand le scĂ©nario entremĂȘle enquĂȘte et lĂ©gendes urbaines !

Aujourd’hui, je me vĂȘtis de mon chapeau de dĂ©tective – et de mon thĂ© bien sur – pour entreprendre l’analyse de la sĂ©rie Dusk Maiden of Amnesia.  J’ai dĂ©couvert cette sĂ©rie par l’intermĂ©diaire de Selvarion Senpai, vidĂ©aste trĂšs sympathique au passage. J’ai toujours Ă©tait attirĂ©e par ce qui touche, de prĂšs comme de loin, aux lĂ©gendes urbaines. Et Ă©tant une adepte de Sherlock Holmes (lisez les aventures de Arthur Conan Doyle !) , forcĂ©ment le fait que les protagonistes allaient mener leur investigation ne pouvait que me sĂ©duire. Alors, si jamais vous ĂȘtes prĂȘts Ă  commencer l’enquĂȘte, allons-y de bon cƓur.

Pour tous ceux qui ne connaĂźtraient nullement cette sĂ©rie, ou qui auraient oubliĂ©, voici une piqĂ»re de rappel. Cette oeuvre a Ă©tĂ© scĂ©narisĂ©e et dessinĂ©e par le duo Maybe, Ă©ditĂ© en France par les Ă©ditions Kana et comptabilise au total 10 tomes. Je pense que vous commencer Ă  ĂȘtre habituĂ©, mais au cas ou, je tiens Ă  le reprĂ©ciser. Je procĂšde toujours selon le mĂȘme schĂ©ma narratif. Je parlerai dans un premier temps, de l’esthĂ©tique de l’oeuvre. Puis dans un deuxiĂšme temps, je m’exprimerai sur le scĂ©nario, et enfin je terminerai par le graphisme.

  • La touche esthĂ©tique : 

Vu le prix du tome (7.45€), je me devais de faire un point sur la beautĂ© de cette oeuvre. HonnĂȘtement chacune des dix couvertures est d’une beautĂ© sans pareille. Chaque couverture met en Ă©vidence YĂ»ko dans diffĂ©rentes situations, et Ă  des moments prĂ©cis de la journĂ©e. De plus – je suis d’accord – cela reste minimaliste, mais vous avez une page couleur Ă  chaque dĂ©but de tome. Le papier quand Ă  lui est plutĂŽt souple, lisse et agrĂ©able au toucher.

  • La touche scĂ©naristique :

Bien, on ne va pas se mentir, la trame de l’histoire n’a rien de nouveau. Elle est mĂȘme assez prĂ©sente dans la sphĂšre de la bande dessinĂ©e japonaise. Certes, cependant, elle apporte nĂ©anmoins une touche de fraĂźcheur. En effet, pour rĂ©soudre le mystĂšre autour de la mort de YĂ»ko, les scĂ©naristes n’ont pas jouĂ© la carte de la facilitĂ© (dans le sens oĂč, par on ne sait quel hasard, le protagoniste trouve LA solution de l’énigme, et, hop dans un mĂȘme temps signe la fin du rĂ©cit.) Non ici, on va se mettre Ă  la place de Teiichi, et rĂ©flĂ©chir comme un enquĂȘteur en herbe. Chaque tome apportera son lot de rĂ©ponse, et petit Ă  petit, l’ensemble prendra forme.

La mort de la dĂ©funte va ĂȘtre matĂ©rialisĂ©e comme un puzzle, ou chaque piĂšce correspondra Ă  une lĂ©gende urbaine, plus communĂ©ment appelé folklore. Bien que la plupart de ces lĂ©gendes (voir la totalitĂ©, je ne sais plus) se passent au sein de l’Ă©cole. Ces histoires urbaines seront amenĂ©es de sorte Ă  ce que nous trouvions nous-mĂȘme (par l’intermĂ©diaire de Teiichi) l’explication la plus plausible. Il est vrai que les Japonais sont plutĂŽt avides de ce genre d’histoire. Et c’est justement un Ă©lĂ©ment qui sera un atout au sein du rĂ©cit.

En effet, cela va permettre de ne pas avoir une lecture redondante, et de varier les diffĂ©rentes pĂ©ripĂ©ties, menant Ă  la conclusion de la sĂ©rie. Bien que la mise en place des diffĂ©rents folklores se fasse selon le mĂȘme procĂ©dĂ© narratif, cela ne gĂȘne en rien la lecture, puisque nous avons l’intervention de personnages secondaires plutĂŽt variĂ©s. Et ceci est un Ă©lĂ©ment plutĂŽt important. J’avais moi-mĂȘme peur, au fil des tomes de me lasser, mais Ă  ma plus grande surprise ce ne fut pas le cas.

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Couverture du tome 7 : Je trouvais qu’elle s’incorporait bien en ce temps hivernal.

Cette diversitĂ© au sein de l’histoire me surprend davantage par le nombre de figurants. Cette oeuvre a la particularitĂ© de ne pas intĂ©grer une multitude de personnages. En tout cas concernant les protagonistes, ils ne sont que quatre (en comptant YĂ»ko), c’est-Ă -dire les membres du club des enquĂȘtes paranormales. Bien Ă©videmment, il y a d’autres figurants, mais ceux-là ne sont pas nĂ©cessaire Ă  la trame de l’histoire.

De plus, je dirai que Maybe a le don de laisser planer l’intrigue. Peu importe Ă  quel moment de l’histoire nous nous situons. Ils arrivent Ă  attiser cette curiositĂ©. Celle de rĂ©soudre l’Ă©nigme. Car oui, au fil des tomes, on endosse rĂ©ellement le rĂŽle de dĂ©tective, et plus proche de la vĂ©ritĂ© nous sommes, plus vite nous souhaitons terminer le rĂ©cit. RĂ©action des plus  cohĂ©rentes me direz-vous. Mais c’est sur ce procĂ©dĂ© que le rĂ©cit fonctionne et Ă©vite de tourner dans le pathos.

Cependant, rien n’est parfait n’est-ce pas ? Alors oui j’ai deux ou trois choses Ă  redire. Je pense que cette oeuvre aurait pu ĂȘtre encore plus plaisante si cette pseudo-amourette entre YĂ»ko et Teiichi avait Ă©tĂ© inexistante. HonnĂȘtement Maybe aurait pu trouver mieux comme « motivation » pour Teiichi. Je sais pas moi, un Ă©lĂšve rĂ©ellement intriguĂ© par les Ă©vĂ©nements paranormaux, et qui, simplement par passion aurait souhaitĂ© aider la jeune fille. Mais non, il a fallu que le protagoniste soit des plus crĂ©dule et naĂŻf sur ce point-lĂ . Et de l’autre nous avons une YĂ»ko des plus dĂ©vergondĂ©es et envahissantes. Je dois avouer que, Ă  pas mal de reprise, leur relation m’exaspĂ©rai.

De plus, la fin m’a trĂšs peu convaincu. HonnĂȘtement Maybe aurait trĂšs bien achevĂ© Dusk Maiden Of Amnesia au neuviĂšme opus, cela ne m’aurait nullement dĂ©rangĂ©. Je trouve que la fin perd Ă©normĂ©ment de cohĂ©rence. Surtout si on la compare avec le fil conducteur du rĂ©cit. Cela perd tout son sens, et j’ai eu cette impression d’inachĂšvement. Comme si finalement, le fait d’avoir trouvĂ© la raison de la mort de YĂ»ko n’avait eu aucun impact sur sa condition de fantĂŽme.

  • La touche graphique : 

Je tiens avant toute chose Ă  signaler que je n’ai pas visionnĂ© l’anime. Je ne pourrai donc faire aucune comparaison. Concernant le manga, le graphisme va permettre de nuancer le ton des Ă©vĂ©nements au fil de l’intrigue. Certains passages seront plutĂŽt candides et innocents, tandis que d’autres Ă©voqueront des Ă©motions plus moroses et sinistres. D’un point de vue global, le coup de crayon de Maybe (bien qu’on ne sache pas comment ces deux compĂšres travail) reste agrĂ©able, et plaisant Ă  contempler.

Ici, nous pouvons apercevoir une YĂ»ko des plus douces et joyeuses. Ainsi que Momoe Okonogi et  Kirie . AprĂšs avoir feuilletĂ© briĂšvement les diffĂ©rents tomes, je me suis rendu compte que nous avions que trĂšs peu de planches, reflĂ©tant cette ambiance candide. En effet, tout au long de l’oeuvre nous aurons la plupart du temps des arriĂšre-fonds grisonnants. Et cela renforcera le cĂŽtĂ© trĂšs sombre et pĂ©nible de l’histoire. Ainsi mĂȘme les situations les plus quotidiennes, et ne reprĂ©sentant aucun danger, restent tout de mĂȘme accompagnĂ©es d’une certaine malaisance.

Les moments les plus sombres et sinistres, seront incontestablement liĂ©s au passĂ© et Ă  la mort de YĂ»ko. Cela ne fait aucun doute. Mais cette maĂźtrise de l’ombre, tout en laissant visible l’effroi et l’anxiĂ©tĂ© des personnages, rend le tout rĂ©ellement lugubre. Pour terminer, – pourquoi faut-il que je termine par les bĂ©mols ? – je dois dire que vous avez une idĂ©e trĂšs prĂ©cise, de l’anatomie de YĂ»ko Ă  la fin de votre lecture. Maybe aurait trĂšs bien pu se passer de formes avantageuses pour la demoiselle. Ou alors, modĂ©rer l’apparition de cette poitrine. Je ne compte mĂȘme plus le nombre de fois ou le blondinet plongea, tĂȘte la premiĂšre dans cette poitrine –si gĂ©nĂ©reuse soit-elle-. C’est sĂ»rement ce qui m’a le plus irritĂ© durant ma lecture. Le fan-service, cela va bien un moment.

PassĂ© outre ce dĂ©sagrĂ©ment, la lecture reste fluide et plutĂŽt convenable. Pour conclure cette analyse, je dirai que Dusk Maiden of Amnesia est plaisant Ă  lire. C’est une sĂ©rie qui certes, ne sort pas de l’ordinaire, mais qui s’affranchit des nombreux stĂ©rĂ©otypes que l’on peut faire sur ce genre de thĂ©matique. Et puis, si vous aimez mener l’enquĂȘte, cette sĂ©rie est faites pour vous.

Merci Ă  vous, trĂšs chers lecteurs, d’avoir pris le temps de lire cette Ă©bauche Ă©nigmatique.

Cordialement, Euphox.

Nuisible – Tome 1

Asseyez-vous, et laissez place Ă  l’angoisse …

Bien bien, assise sur mnuisible-tome-1on canapĂ©, une tasse de thĂ© Ă  la main. – saveur muffin et cranberry pour les intĂ©ressĂ©s – Je me lance dans la rĂ©daction d’une nouveautĂ©, acquise par les éditions Kana. Je suis cet opus depuis son annonce il y a quelques mois. Dans un premier temps, –naturellement – pour le synopsis, mais aussi parce que cette oeuvre ne compte que 3 tomes. Alors, ĂȘtes-vous prĂȘts Ă  passer les portes entrebĂąillĂ©es de Nuisible ? Pour ceux qui n’auraient pas encore dĂ©couvert Nuisible, je vous laisse cliquer sur le rĂ©sumĂ©. Avant de commencer, je tiens Ă  prĂ©ciser que cet article ne sera pas forcĂ©ment « ordonnĂ© ». Il traduira simplement mon ressenti aprĂšs une « lecture Ă  chaud ». Concernant le point esthĂ©tique, celui-ci nous exprime lĂ©gĂšrement l’ambiance de ce premier tome. DĂ©rangeant et sĂ©duisant Ă  la fois. De plus, j’ai beaucoup aimĂ© le dessous de couverture.

DĂšs les quelques pages entamĂ©es, nous rentrons directement dans le vif du sujet. Hokazono Masaya ne traĂźne pas en prĂ©sentation, et introduit la jeune fille trĂšs rapidement. Aucun problĂšme de comprĂ©hension, nous sommes d’ailleurs plutĂŽt happĂ©s par les tourments du jeune Ryoichi.


Durant ma lecture, j’ai étĂ© frappĂ© par certains dĂ©tails au niveau du graphisme. Notamment certaines planches, qui semblaient ĂȘtre des croquis, ou des Ă©bauches de dessins finaux. En effet, nous avons seulement les lignes directrices du visage. Une absence totale d’arriĂšre-plans, voire de contraste, ou alors faiblement. Et des traits plutĂŽt lĂ©gers. Cependant c’est plutĂŽt un avantage pour la dessinatrice Satomi YĂ», – qui Ă  ma connaissance, n’est pas connu pour d’autres Ɠuvres en France -. Parce que, je l’ai personnellement dĂ©crit comme une interprĂ©tation de l’Ă©tat d’esprit de Ryoichi. Notamment lorsque celui-ci se « dĂ©connecte » – pour ainsi dire – de la rĂ©alitĂ©,  pour penser Ă  ses rĂȘves Ă©tranges.

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De l’autre, nous avons une opposition totale, avec cette fois-ci, des traits beaucoup plus Ă©pais, et un contraste plus Ă©levĂ©. Pour ma part, cela marque l’envie d’accentuer la prĂ©sence de Kikuko Munekata. En effet, elle est la seule Ă  ĂȘtre autant mis en avant. Bien qu’elle le soit dĂ©jĂ  par l’intrigue, ici, le dessin suffit Ă  lui-mĂȘme pour retranscrire toute l’angoisse et le malaise que sa prĂ©sence provoque.

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Bien sĂ»r, vous me direz sans doute que cela se traduirait purement et simplement, par le scĂ©nario qui souhaite –justement– mettre l’intrigue sur cette jeune femme. Mais, je trouve ça trait plaisant de le ressentir Ă©galement par les traits du dessinateur. Bien, je me rends compte au fil de la rĂ©daction, que je distingue tout de mĂȘme mes parties. Passons maintenant Ă  l’histoire


Le rĂ©sumĂ© reste plutĂŽt implicite et Ă©vasif. Mais on apprend – comme le montre l’image ci-dessus- , que ce monde-lĂ  serait dominĂ© par les insectes. Et que l’espĂšce humaine n’aurait pas la capacitĂ© de s’adapter Ă  l’environnement, comme le font les insectes. Cela va d’ailleurs ĂȘtre la trame de l’histoire. Et je dois dire que, bien aprĂšs la lecture de ce premier opus, l’intrigue est toujours en premiĂšre place.

En effet, ce premier tome ne nous apporte que trĂšs peu d’Ă©lĂ©ments sur l’histoire. Alors oui, nous avons certaines informations supplĂ©mentaires entre le « lien », qui unit le jeune homme Ă  Kikuko. Et on commence Ă  deviner l’origine de cette jeune fille. Mais certains Ă©lĂ©ments m’intriguent plus que d’autres.

Justement, le professeur semble ĂȘtre au courant de « la nature » de Kikuko Munekata. Et ce personnage me laisse sur ma fin. Il semble d’ailleurs ĂȘtre heureux de l’arrivĂ©e de la jeune fille. Et expose Ă  ses collĂšgues la capacitĂ© des insectes Ă  acquĂ©rir « la faculté de survie » suite aux changements environnementaux.

Alors oui, je dirais que dans l’ensemble, le scĂ©nario reste bien ficelĂ©. Et mĂȘme si on arrive Ă  dĂ©duire certains Ă©lĂ©ments, le point central de l’histoire, lui, reste interrogateur.


Bref, tout ce paragraphe pour dire que l’auteur sait nous captiver du dĂ©but Ă  la fin, et nous laisse sur une Kikuko en plein « repas ». VoilĂ , article court et bref, mais qui retranscrit l’essentiel de mon point de vue sur ce premier opus. En quelques mots : intriguant , troublant et sĂ©duisant.

Si vous souhaitez pénétrer parmi les insectes, je vous laisse cliquer sur cet extrait.

Merci Ă  vous, mes lecteurs, d’avoir lu cette Ă©bauche angoissante ! 

Cordialement, Euphox