Minuscule – Tome 1

Une adorable aventure

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Bonjour cher lecteurs, c’est avec le chant des oiseaux que j’entreprends le début de cet article. Et je pense que c’est le moment de la journée le plus propice pour écrire ces quelques lignes. Comme je le disais dans mon article précédent, les éditions Komikku me plaisent davantage. Et c’est donc tout naturellement que je souhaite vous énoncer ici, une autre de leurs œuvres. Il s’agit incontestablement de Minuscule, scénarisé et dessiné par Kashiki Takuto. Nous avons déjà 4 tomes de paru en France, et 5 tomes, toujours en cours de parution au pays du soleil levant. Son prix pourrait en faire chavirer plus d’un, mais je vous assure que les 8.50€ que vous donnerez seront rudement récompensés. Bien entendu, pour ceux qui souhaiteraient avoir accès au synopsis, le voici. C’est une œuvre que je connaissais seulement de nom il y a encore quelques semaines, mais ce côté « expédition » et « mignon » m’attira énormément. C’est le genre de récit que l’on peut lire paisiblement à tout moment de la journée. L’aspect naïf et innocent de l’œuvre m’avait énormément plu et permet de s’extirper pendant quelques heures du tracas de notre quotidien.

  • L’exploitation de ce qui nous entoure :

En effet, dans ce récit, nous serons au cœur des éléments naturels, tels que les animaux, la végétation ou encore les différents arbustes ! Et c’est ce qui plaît. Parmi les différentes histoires que compose ce tome, chaque élément sera mis en avant. Et cela peut aller du plus habituel au plus inaccoutumé.  Prenons par exemple – je vous rassure celui-ci se trouve dans l’extrait si joint – celui du premier chapitre. Il nous dévoile l’habitation de nos deux jeunes protagonistes, et figurez-vous qu’elle se situe dans un tronc d’arbre. N’est-ce pas charismatique à souhait ?! Lors de l’arrivée du journal, délivré par une sauterelle – s’il vous plaît – , on apprend qu’un habitant aurait aperçu le « Milan du Crépuscule », ainsi les deux compères partent à sa recherche – à dos de scarabées – , et c’est de fil en aiguille que nous décelons les différentes éléments qui composent cette enrichissante forêt.

  • Deux acolytes unifiés :

Parlons désormais de nos deux camarades. Celles-ci sont physiquement différentes, mais surtout possèdent des caractères diamétralement opposés. En effet, Hakumei est d’un naturel plutôt téméraire, irréfléchi et écervelé. Tandis que Mikochi quant à elle, est plutôt calme, avisée et prévoyante. Cependant, cela ne nuit nullement à leur cohabitation. Et je me demande même si elles pourraient vivre l’une sans l’autre. (Je pense que les « minuscules » sont des espèces hermaphrodites, donc veuillez m’excuser si je leur donne une nature féminine ! ) Car au fil des pages, nous nous rendons compte que Mikochi a un sens aisé pour les affaires, tandis que Hakumei est plutôt agile de ses doigts. Ainsi elles vivent au rythme de la nature, et approvisionnent leur garde-manger de manière responsable (puisque c’est la brunette qui garde le porte-monnaie sous contrôle). D’ailleurs en parlant d’argent, même si les thématiques abordées dans les différents chapitres sont plutôt joviales et bonnes enfants, les problèmes du quotidien quant à eux, restent tout de même abordés. (Je pense notamment au moment où Hakumei cherche un emploi).

Minuscule - Tome 1 - (2)

Le « Milan de Crépuscule » qui me fit penser à l’aigle royal !

  • Un décor remarquablement minutieux :

C’est là, toute la beauté de cette œuvre. Le dessin permet de nous immiscer totalement dans les péripéties de ces deux personnages, et tout l’univers qui y est attrait. Ainsi l’auteur s’accapare la faune et la flore, et nous offre un travail époustouflant. Les détails des arrières fonds sont nombreux et sont réalisés avec raffinement.

Même les espèces vivantes sont effectuées avec méticulosité. Je fais notamment référence au « Milan de Crépuscule » mais également aux scarabées. Chaque trait, chaque relief est mis en avant, de telle sorte que ces animaux pourraient traverser le papier et se matérialiser dans notre monde. – Bon il est vrai que ma métaphore est légèrement grossière, mais cela vous illustre à quel point, le réalisme est de rigueur dans ce récit !

Cette qualité se retrouve de même au niveau de l’architecture. Je pense notamment aux différentes galléries qu’arpentent Hakumei et Mikochi durant leurs emplettes. Nous avons un tel souci du détail et du réalisme, que nous avons dans un même temps, la notion de disparité entre les édifices, et nos deux acolytes mesurant seulement neuf centimètres.

C’est sur un dernier éloge que je conclus ce billet. Vous l’aurez compris, aventures, nature et quêtes sont de rigueur dans ce récit. La lecture est un véritable plaisir pour les yeux, ou chaque page nous plonge un peu plus dans cette forêt primaire, où cohabitent différentes espèces plus adorables les unes que les autres au fil de ces 210 pages.

Merci d’avoir pris le temps de lire cette ébauche florale.

Cordialement, Euhpox.

L’enfant et le maudit – Tome 1

Compte pour enfants.

Bonjour à vous très cheenfant-et-le-maudit-1-komikkur lecteurs, je reviens après quelque temps d’inactivation. Enfin, je n’étais pas si inactive que ça, puisque entre-temps j’ai écrit deux articles qui ont, malheureusement péri avant la sauvegarde finale (et pas mal de problèmes sur le serveur WordPress !) Enfin bref, je reviens avec une motivation et un courage de fer pour vous parler d’une œuvre qui est sorti le mois dernier. C’était d’ailleurs ma plus grande attente pour le mois de Mars. Vous l’aurez deviné, il s’agit bien évidemment de L’enfant et le maudit de Nagabe paru aux Éditions Komikku. Alors, si vous aussi vous souhaitez pénétrer dans un univers fantastique parsemé de douceur, je vous laisse continuer la suite du récit ! Donc, comme d’habitude pour ceux qui souhaitent se remémorer le synopsis, je vous laisse cliquer sur celui-ci. Cette œuvre comporte donc 2 tomes au Japon, et la série est toujours en cours de parution. Comme je le disais dans mes vidéos, les Éditions Komikku montent dans mon estime à chaque parution d’un tome, de toutes œuvres confondues. Elles ont pour la plupart le même fil conducteur : celui d’apporter une sensation de douceur, se mêlant parfaitement bien à une ambiance calme et paisible. C’est d’ailleurs pour cela que le scénario, et l’œuvre en elle-même plaisent au public, l’histoire est narrée avec un fil conducteur très léger, et simple à assimiler.

  • Une relation des plus complices :

Alors, comme je le disais le scénario est plutôt bref et concis. Nous avons donc l’existence de deux pays, celui où vivent les humains, c’est-à-dire « l’intérieur » et son opposé, « l’extérieur » où règne des créatures non humaines.  Et à partir de là, nous allons avoir qu’une seule question en tête : Pourquoi une humaine tient-elle compagnie à une créature ? Au fil des pages on se rend compte que le monde n’est pas si jovial que ça. Ainsi ce duo si charismatique apportera de la lumière dans un univers terni par les volontés et les initiatives de l’Homme. (D’ailleurs en y regardant plus attentivement, nous avons une morale dès la fin de ce premier tome. Les apparences sont parfois trompeuses, et en y réfléchissant bien,  entre ces créatures et l’Homme, on se demande qui fait preuve de cruauté.)

Par les réponses que nous apporte ce premier tome, nous avons énormément de compassion pour le professeur, celui-ci élève cette jeune Sheeva comme si elle était sa fille, il a un regard très protecteur et la surveille constamment. De plus il ne manque pas, parfois, de la rappeler à l’ordre très gentiment. Et ce, plus pour sa sécurité que pour la contrarier. D’ailleurs la vérité à propos de Sheeva nous est donnée dès les premières pages. Et les propos du professeur nous transpercent tel un poignard. Il est vrai qu’il n’a physiquement rien d’humain, mais son humanité se dessine par ses gestes et ses propos.

De son côté Sheeva est la candeur incarnée. Ignorante des mésaventures de l’autre côté des remparts, elle vit dans l’espérance que sa tante vienne la chercher. Ainsi, l’attente de la jeune fille ne la rend que plus fragile et sensible. Cependant elle ne manque pas de caractère, et n’hésite pas à réprimander le professeur. Cela donne d’ailleurs des situations légèrement plaisantes.

Comme il est courant de le dire : « Les opposés s’attirent », et ce récit en est le parfait exemple, chacun est complémentaire de l’autre, et prend soin de l’autre. De plus, le fait que nos deux protagonistes se situent dans une contrée, reculée du reste de la population, accentue leur proximité. Chaque humain ou créature est perçu telle une menace.

  • Un décor épuré mais saisissant : 

Alors, chose qui me frappa grandement à la lecture de ce premier tome, (mais dont je me doutais déjà un peu, de par la couverture) c’est que je n’ai absolument pas eu la sensation de lire un manga en bonne et due forme. Je pencherai plus pour un conte pour enfants. Les personnages sont remarquablement bien mis en avant, laissant un arrière fond épuré à première vue, mais qui n’en est pas moins durement travaillé. Les légers détails que l’on entraperçoit avec ce jeu d’ombres et de lumières rendent le tout très envoûtant et fascinant.

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Le mangaka a su mettre en avant, avec des traits fins et délicats, la candeur de Sheeva, ainsi que l’empathie et la sensibilité du professeur.

Le découpage est important dans le rythme de la narration, mais permet également la focalisation sur certaines émotions ou objets, qui permet une compréhension caché, ou indirect. Les premières pages de ce récit sont d’une beauté et d’une délicatesse sans pareilles.

Ainsi s’achève mon opinion sur ce premier tome. Comme d’habitude il fut plutôt bref, mais il est toujours difficile de s’exprimer sans pour autant appuyer véritablement ses propos. L’auteur est aussi très rusé. La fin est sûrement l’une des plus frustrante et intrigante que j’ai pu lire. Surtout qu’à elle seule, la page soulève d’innombrables questions. Si jamais j’ai réussi à attendrir votre petit cœur, je vous encourage à rejoindre Sheeva et le professeur juste ici. Pour ma part, j’attends le deuxième tome avec impatience, mais il ne saurait tarder !

Merci d’avoir pris le temps de lire cette ébauche enfantine.

Cordialement, Euphox.