Kids On The Slope – Tome 1

Et si on fredonnait un air de Jazz ?

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Bien le bonjour ! Aujourd’hui je suis plutĂŽt enjouĂ©e de vous rĂ©diger cet article. Je l’attendais impatiemment, et le voici enfin. J’ai pris un grand plaisir Ă  lire ce premier opus. Depuis le temps que je voulais commencer ce josei. Alors si jamais vous aussi, vous souhaitez embarquer dans une aventure sur une douce mĂ©lodie de Jazz, je vous incite Ă  prolonger votre lecture ! Bien, ne gardons pas le suspens plus longtemps. Il s’agit bien entendu de Kids on the slope, oeuvre de Yuki Kodoma (qui Ă  ma connaissance n’a paru aucune autre oeuvre). Cette sĂ©rie est Ă©ditĂ©e chez KazĂ©, et est terminĂ©e en 9 tomes. Pour ceux qui ne connaĂźtraient pas l’histoire , je vous invite Ă  vous rendre ici. J’avais entendu parler de cette oeuvre par son adaptation animĂ©e sous le nom de « Sakamichi No Apollon » en 2012. Et j’avais Ă©normĂ©ment accrochĂ©, de par son originalitĂ©, et par l’ambiance qui pouvait s’en dĂ©gager. Alors quand j’ai su que l’oeuvre papier Ă©tait considĂ©rĂ©e comme un Josei je n’ai pas hĂ©sitĂ©. C’est un genre que j’apprĂ©cie grandement, mais qui n’est pas rĂ©ellement mis en avant. J’aime ce cĂŽtĂ©, ou les personnages possĂšdent des sentiments plus abouti, plus dĂ©terminant. Que le rĂ©cit soit mĂ»r et dĂ©pourvu de clichĂ©.

  • Une ambiance folklorique des annĂ©es 60′ :

Bien Ă©videmment, la situation historique m’avait Ă©normĂ©ment intriguĂ©. DĂ©couvrir le Japon Ă  la fin des annĂ©es 60 Ă©tait quelque chose de nouveau, et non pas pour me dĂ©plaire. En effet Ă  ce moment-lĂ , le pays du soleil levant va subir de nombreux changements, notamment culturels, grĂące à la radio et le cinĂ©ma comme moyen de diffusion. Ainsi, le Japon va commencer Ă  entre apercevoir  quelques notes de Jazz. Et c’est justement autour de ce genre musical que les aventures de ce rĂ©cit vont s’engager.  Autre ces changements sociaux, le style vestimentaire m’a d’autant plus frappĂ©. Bien qu’on se situe, (en tout cas dans le tome 1) en majeure partie dans un Ă©tablissement scolaire, l’uniforme est typique des annĂ©es soixante et apporte une touche de « vintage ». Notamment avec les boutons dorĂ©s du veston, qui rappelle l’air marin. D’ailleurs, notre SentarĂŽ porte un style vestimentaire remarquable. Avec son tee-shirt rayĂ© blanc et rouge et sa casquette de marin, il n’a pas rĂ©ellement un air de « bad boy ». Certains lieux sont Ă©galement trĂšs charismatiques. Notamment le lieu des rĂ©pĂ©titions qui se situe au sous-sol d’un disquaire. Ceci est vraiment charmant.

  • Une amitiĂ© raffinĂ©e et subtile : 

La rencontre de Kaoru et Sentaro fut plutĂŽt inattendue. Et change des nombreuses rencontres classiques. Leur comportement si opposĂ© sera – j’en suis sur – une force tout au long du rĂ©cit. En effet, chacun des deux lycĂ©ens s’apporteront mutuellement quelque chose, Ă  leur maniĂšre. D’un cĂŽtĂ© nous avons un Ă©lĂšve discret et appliquĂ©, qui depuis son plus jeune Ăąge, vagabonde d’un domicile Ă  l’autre. N’ayant trĂšs peu d’attache, il n’a pas pour habitude de se lier Ă  ses autres camarades. Pourtant, de façon plutĂŽt naturelle, il commencera nĂ©anmoins Ă  apprĂ©cier ce jeune bagarreur, dont la plupart de l’Ă©tablissement se mĂ©fie. Et de dĂ©couvert en dĂ©couverte, fera la rencontre de Ritsuko, une amie d’enfance de SentarĂŽ. Et j’ai pu m’apercevoir que nous avons ici, des personnages d’une grande maturitĂ©. Puisque Kaoru se rendra compte trĂšs rapidement, que ces sentiments ne seront pas rĂ©ciproques. Et c’est quelque chose qui m’a Ă©normĂ©ment plu. (C’est d’ailleurs pour ce genre de dĂ©tails que j’apprĂ©cie le Josei). Donc, pour en revenir au sujet principal, Sentaro a dĂ©jĂ  une grande influence sur le mode de vie de notre Ă©lĂšve studieux. Celui-ci ne se limite plus Ă  sa vie de bourgeois qui lui dĂ©plaisant tant. Et dĂ©couvre Ă  travers Sentaro le plaisir de la vie. Et commence mĂȘme Ă  trouver cette ville plutĂŽt distrayante.

De l’autre cĂŽtĂ© nous avons Sentaro, un bagarreur invĂ©tĂ©rĂ©. Mais agissant de la sorte pour une noble cause. Il viendra mĂȘme en aide Ă  notre cher Kaoru sans mĂȘme le savoir, simplement parce que l’un des « larbins » d’un  « malfrat » du lycĂ©e se vantait que sa bande « s’attaquait Ă  plusieurs contre un plus faible qu’eux ». Mais Sentaro a également une notre passion. Le batterie. Et c’est justement dans cet univers que lui et Kaoru vont se dĂ©couvrir. Kaoru, qui jusqu’Ă  prĂ©sent s’adonner Ă  l’univers classique va s’émerveiller Ă  la prestation de SentarĂŽ. Et ainsi ils passeront leur Ă©tĂ© Ă  jouer ensemble du Jazz. Notre jeune homme Ă©tudiant commencera donc Ă  tempĂ©rer le fort caractĂšre de Sentaro.

  • Pour conclure ?

Il est vrai que je n’ai pas analysĂ© grand-chose, mais ce premier tome joue bien son rĂŽle d’introduction. Il permet de nous placer justement dans ce contexte historique, et d’introduire les 3 personnages principaux, Ă  savoir : Sentaro ; Kaoru et Ritsuko. Et les scans parlent d’eux-mĂȘmes : on voit s’initier une jeunesse japonaise bercĂ©e par ce Jazz des annĂ©es soixante !

Merci d’avoir pris le temps de lire cette mĂ©lodieuse Ă©bauche  !

Cordialement, Euphox.