Le chant des souliers rouges – Tome 2

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Bonjour Ă  vous mes chers lecteurs, j’espĂšre que vous allez bien. Aujourd’hui on se retrouve pour un article que je n’ai pas l’habitude de rĂ©diger. En effet, je n’ai jamais Ă©tĂ© Ă  l’aise Ă  l’idĂ©e d’écrire une chronique sur la suite d’une sĂ©rie. Autant les premiers tomes permettent de vous faire dĂ©couvrir l’univers, et la sĂ©rie en elle-mĂȘme. Mais les suites sont plus difficiles Ă  exposer, surtout sans contenir de spoil. De plus j’ai toujours eu peur de tourner en rond, et ainsi vous dĂ©peindre un billet sans rĂ©el fond.

Cependant, au fil de cette lecture, j’ai trouvĂ© quelques points intĂ©ressant Ă  partager avec vous. Vous l’aurez sans doute devinĂ©, il s’agit du deuxiĂšme tome de « Le chant des souliers rouges » de Mizu Sahara, dont j’avais dĂ©jĂ  Ă©crit quelques lignes sur le tome prĂ©cĂ©dent.

Je ne pense pas que je structurerai cet article comme pour les billets découverts. Je pense simplement vous faire part de mon ressenti et des notions importantes de ce récit.

 

Alors outre le fait que j’étais trĂšs enjouĂ©e Ă  l’idĂ©e de me replonger dans ce rĂ©cit, j’ai Ă©tĂ© surprise des notions impliquĂ©es. Suite Ă  la relecture de l’article sur le premier opus, je me suis rendu compte que je n’avais pas abordĂ© cette notion (sans doute parce que celle-ci Ă©tait encore trop prĂ©caire, et pas assez poussĂ©e), mais le harcĂšlement scolaire est bien prĂ©sent au sein de ce deuxiĂšme opus. J’ai Ă©tĂ© profondĂ©ment touchĂ©e par Takashi Morino, qui subit ce harcĂšlement principalement Ă  cause de cette disparitĂ© des genres. Voir un homme danser du flamenco n’est pas chose courante, et de ce fait, les mentalitĂ©s n’évoluent pas et ne s’ouvrent pas non plus. Bien entendu, ce jeune homme est collĂ©gien, et la maturitĂ© Ă  cet Ăąge-lĂ , n’est pas excessivement dĂ©veloppĂ©e. D’ailleurs Takashi en fera les frais, lors de ce  « retournement de situation » oĂč il jugea l’apparence d’un homme, et que celui-ci vint le secourir quelque temps aprĂšs. J’ai Ă©tĂ© admirative par les propos de l’individu : « Tu sais Ă  quoi je juge les gens ? Au degrĂ© de compassion qu’ils Ă©prouvent devant la souffrance de leurs semblables ! » D’ailleurs, il en va de mĂȘme pour Tsubura, mĂȘme si ce harcĂšlement est diffĂ©rent, les membres de son club n’ont pas Ă©normĂ©ment de tolĂ©rance et d’empathie. Hana quant Ă  lui, est plutĂŽt un loup solitaire qui n’arrive pas Ă  trouver sa place au sein de l’établissement, et ce « rejet de la sociĂ©té » est malheureusement chose courant Ă  l’heure actuelle. C’est ce que j’apprĂ©cie chez cet autrice : la capacitĂ© Ă  nous immerger dans un monde doux et candide, mais qui est vite rattrapĂ© par les blessures du quotidien.

D’ailleurs en parlant de blessure, c’est le sentiment que j’ai eu quant Ă  la grand-mĂšre de Takashi. J’ai apprĂ©ciĂ© que ce cĂŽtĂ© soit mis en avant. Cette notion d’ĂȘtre et de paraĂźtre. Cette personne ĂągĂ©e a sacrifiĂ© beaucoup de choses au cours de son existence pour vivre de sa passion : le flamenco. Cependant, suite Ă  des problĂšmes de santĂ©, elle ne peut plus exercer. Lorsque celle-ci souhaite rouvrir son Ă©tablissement, elle est face Ă  un barrage. Celui de la sociĂ©tĂ©, oĂč le paraĂźtre est devenu prĂ©dominant. Puisque c’est une personne ĂągĂ©e, celle-ci devrait « rester bien gentiment chez elle » . Et celui de son for intĂ©rieur, l’ĂȘtre. Celle d’une danseuse de flamenco, qui a de l’espoir Ă  voir cette danse espagnole persĂ©vĂ©rer au cours des gĂ©nĂ©rations
 Ce passage m’a Ă©normĂ©ment Ă©mu.

Mais malgrĂ© ce tableau noir que je vous dĂ©peins, nous avons de bons moments. Celui de la convivialitĂ© et de l’amusement. Lorsque les amis de Kimitaka rejoignent par diverses pĂ©ripĂ©ties le local, oĂč rĂ©pĂšte le jeune homme en prĂ©sence de Takashi, et deux de ses camarades de classe. C’est un bon moment de partage.

Voici donc les quelques points dont je voulais aborder avec vous. Je suis restĂ©e Ă©vasive pour ne pas non plus vous gĂącher le plaisir de la lecture. Pour ma part, j’ai Ă©tĂ© dans un vĂ©ritable cocon et je suis impatiente Ă  l’idĂ©e de lire le troisiĂšme opus.

Merci d’avoir pris le temps de lire cette Ă©bauche bienveillante.

Cordialement, Euphox.

Fire Punch – Tome 1

Quand la vengeance dirige le psychisme !

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Bonjour Ă  tous, j’espĂšre que vous avez passĂ© une bonne journĂ©e (ou une bonne nuit), pour ma part je suis ravie de vous retrouver. Aujourd’hui on se reconcentre sur un support papier, avec un manga qui est paru il y a un peu plus d’une semaine.

Je veux parler Ă©videmment de Fire Punch, scĂ©narisĂ© et dessinĂ© par Tatsuki Fujimoto et Ă©ditĂ© par les Éditions KazĂ©, que je remercie encore Ă©normĂ©ment pour leur envoi. Je dois bien avouer que, suite Ă  la publicitĂ© mĂ©diatique et aux nombreux avis positifs,  j’en attendais Ă©normĂ©ment Ă  son sujet.

Oh, je tiens à le préciser avant de commencer ces quelques lignes, cette licence est déconseillée au moins de 16 ans, et je dois dire que je comprends pourquoi !

Pour ceux qui souhaitent se remĂ©morer ou prendre connaissance du synopsis, voici le lien. D’ailleurs, le prochain opus sortira le 23 AoĂ»t prochain !

 

  • Un scĂ©nario Ă  l’image de la civilisation :

Je dois avouer ĂȘtre plutĂŽt mitigĂ©e par rapport Ă  ma lecture, je ne sais pas si c’est dĂ» Ă  cette « hype », mais certains points m’ont lĂ©gĂšrement contrariĂ©, (je reparle de cela plus tard). Alors je dois avouer avoir Ă©tĂ© peu emballĂ© par le synopsis, le motif de la vengeance, c’est du dĂ©jĂ  vu. Cependant j’ai apprĂ©ciĂ© l’introduction. En effet, de par la prĂ©caritĂ© dans lequel Agnir et Luna vivent, on se prend rapidement d’affection pour eux. Et nous sommes happĂ© par ce village dĂ©laissĂ© du reste du monde, ne comptant que sur eux-mĂȘme pour survivre. Ainsi, nous sommes compatissant pour ces villageois. Et certains propos (comme l’inceste), bien que choquant Ă  premiĂšre vu, peu se comprendre de par l’insĂ©curitĂ© et la vulnĂ©rabilitĂ© des villageois. Cependant j’Ă©tais tellement concentrĂ© sur le rĂ©cit, que j’ai pris conscience de l’origine de leur garde-manger, seulement quand un individu extĂ©rieur a prononcĂ© le mot « cannibalisme ». Et j’ai eu un sentiment plutĂŽt dĂ©rangeant d’avoir « consenti » Ă  ce genre de procĂ©dĂ©.

Bien entendu, puisque le thĂšme principal de ce rĂ©cit est le chĂątiment, je m’attendais Ă  une mort brutale et violente, pour les villageois et Luna. Cependant la suite du rĂ©cit fut mitigĂ©e. Il est vrai que je ne spoil pas, mais ici je vais devoir faire une exception. Quelqu’un peut m’expliquer la justification d’introduire la notion de « zoophilie » ?! Je conçois que la sociĂ©tĂ©, poussĂ© dans le chaos, enrobĂ©e dans un froid glacial, et dirigĂ© par des castes, n’est pas ce que l’on connait de mieux. Mais en aucun cas cela implique de tels propos malsains, surtout lorsque cela n’est pas primordial au rĂ©cit. Ainsi, je trouve que certaines scĂšnes n’avaient pas besoin d’une telle violence.

Cependant, la « construction » de Agnir quant Ă  elle, est plutĂŽt bien pensĂ©e. Ces premiĂšres annĂ©es nous rĂ©vĂšlent toute la souffrance physique que cette attaque lui a fait subir. Ensuite tout au long de ce premier tome, nous pouvons entrapercevoir sa part d’humanitĂ© qui reste, et je trouve ceci intĂ©ressant, car je pense que cet aspect sera dĂ©cisif pour les futurs tomes Ă  venir.

Mais, malgrĂ© ces mauvais cĂŽtĂ©s, on souhaite tout de mĂȘme savoir la suite de son aventure, et si celui-ci aura gain de cause.

  • Un graphisme Ă  la hauteur de mes attentes :

MĂȘme si je ne suis pas totalement emballĂ© par le scĂ©nario, je dois avouer que le dessin m’a rĂ©confortĂ© dans ma frustration. Celui-ci est rĂ©ellement soignĂ©e et dĂ©taillĂ©. Je me demandais comment l’auteur pouvoir rĂ©ussir Ă  retranscrire un corps en feu, et je dois avouer que j’ai Ă©tĂ© agrĂ©ablement surprise par le rĂ©sultat final. La derniĂšre planche du dessous est vraiment magnifique. Une pure beautĂ©. Son coup de crayon est vraiment identifiable, et sort de ce que l’on a l’habitude de voir. L’expression des personnages est extrĂȘmement bien vĂ©hiculĂ©e, Ă  tel point que j’ai eu de la peine pour l’auteur du massacre Ă  la fin du tome.

Pour conclure ? Je dirai que je reste lĂ©gĂšrement sur ma fin pour ce tome d’introduction. Je m’attendais Ă  tout autre chose, et j’ai Ă©tĂ© assez déçue d’avoir autant de violence gratuite. AprĂšs, reste Ă  savoir si cela sera justifiĂ© au cours des prochains tomes. Cependant je suis satisfaite du personnage principal, et de Togata, le jeune homme (ou jeune fille, je ne sais plus) qui apparaĂźt dans les derniĂšres pages. Qui est d’ailleurs l’individu illustrĂ© sur la prochaine couverture.

Merci d’avoir pris le temps de lire cette Ă©bauche brĂ»lante !

Cordialement, Euphox.

Le chant des souliers rouges – Tome 1

Quand une rencontre change le destin de toute une vie.

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Bonsoir (ou bonjour) Ă  tous, j’espĂšre que vous passez une excellente semaine. Quoi que, nous ne sommes que mercredi … ! Hum hum, pour ma part, je suis tout excitĂ©e de vous retrouver, (comme Ă  chaque fois me direz-vous) pour vous parler aujourd’hui, d’une Ɠuvre rĂ©cemment sortie (le mois dernier pour tout dire). Il est vrai que je n’ai jamais abordĂ© sur le blog son auteure, bien que j’aie dĂ©jĂ  en ma possession une autre de ses Ɠuvres. (My girl est un vĂ©ritable chef-d’oeuvre, me reste plus qu’Ă  me procurer son OS : Un bus passe). Mais promis, si jamais j’en ai l’occasion, je vous Ă©crirai quelques lignes Ă  son sujet. Mais pour l’heure, nous nous intĂ©ressons Ă  Le chant des souliers rouges de Mizu Sahara, publiĂ© aux Ă©ditions Kazé , que je remercie tout particuliĂšrement pour leur envoi ! C’est une sĂ©rie terminĂ©e en 6 tomes (et oui, une sĂ©rie courte, cela fait du bien au porte-monnaie), et le deuxiĂšme opus est prĂ©vu pour le mois de Juillet. D’ailleurs pour tous ceux qui auraient besoin d’une petite piqĂ»re de rappel, voici le rĂ©sumĂ©. Et son prix est de 8.29 €.

  • Un scĂ©nario comme prĂ©lude :

Alors, cet opus faisait partie de ma Whishlist depuis le mois de Janvier, pour la simple et bonne raison que j’ai Ă©tĂ© charmĂ©e par le synopsis, toujours aussi original et touchant. Et de par ce rĂ©sumĂ©, en dĂ©coule un sujet important, et trĂšs peu abordĂ© au sein de la bande dessinĂ©e japonaise. Je veux bien entendu parler de la disparitĂ© des genres. Pour une fois nous aurons une jeune lycĂ©enne dans un sport trĂšs peu fĂ©minisĂ© (mĂȘme si, je vous l’accorde, nous avons fait de rĂ©els progrĂšs Ă  ce niveau, et ce dans tout domaine sportif confondu), le basket, et un jeune garçon qui s’adonnera Ă  la danse espagnole, le flamenco. Mais bien que ce point soit dĂ©jĂ  trĂšs innovateur, ce scĂ©nario ne sert que d’excuse pour pousser la rĂ©flexion encore plus loin.

Alors certes, j’ai apprĂ©ciĂ© cet opus permettant d’introduire nos diffĂ©rents protagonistes, mais ce qui me toucha, et me surpris le plus, c’est cette profondeur et cette sensibilitĂ© propre Ă  Mizu Sahara ! En effet, nos deux protagonistes sont lycĂ©ens, mais ils se sont rencontrĂ©s lorsqu’ils Ă©taient plus jeunes, au collĂšge. Ainsi on peut dĂ©couvrir les nombreuses sĂ©quelles qu’ils ont pu garder en eux. L’enfance et l’adolescence sont des pĂ©riodes trĂšs difficiles. C’est un moment de la vie oĂč nous somme en quĂȘte d’identitĂ©, et oĂč jugement et commĂ©rage sont de rigueur. Ainsi, la confiance que l’on peut avoir Ă  notre Ă©gard, ou Ă  l’égard d’autrui peut se briser en une fraction de seconde, et c’est toute cette souffrance que nous exprime l’auteur au travers du jeune garçon.

Les liens familiaux sont une notion trĂšs importante pour l’autrice, et dont nous retrouvons Ă©galement dans cet ouvrage. J’ai Ă©tĂ© particuliĂšrement touchĂ©e par les diffĂ©rents membres de la famille de Kimitaka, que ce soit son grand-pĂšre, sa mĂšre ou mĂȘme sa petite sƓur. Chacun joue dĂ©jĂ  un rĂŽle prĂ©pondĂ©rant pour la future reconstruction du jeune homme. Et mĂȘme la grand-mĂšre de Takara.

Et pour terminer sur l’histoire, j’ai apprĂ©ciĂ© que le narrateur soit Kimitaka lui-mĂȘme. Cela apporte d’autant plus d’empathie et de compassion. Et lorsque celui-ci reconnaĂźt les erreurs de son passĂ©, celles-ci sont d’autant plus rĂ©aliste. Cela permet de nous attacher rapidement Ă  ce jeune, et ou n’importe quel lecteur pourrait se reconnaĂźtre en ce jeune garçon.

  • Un graphisme simple et singulier :

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Alors, je ne serai comment dĂ©crire toute la grĂące et l’élĂ©gance de chaque planche qui compose ce premier tome. Mizu Sahara a un coup de crayon raffinĂ©, unique et distinguĂ©. On reconnaitrait son travail entre mille (comme pour Ai Yazawa par exemple). Cependant suite Ă  tous ces adjectifs, nous aboutissons Ă  un travail grandiose, et les traits des personnages sont remarquablement mis en avant, pour notre plus grand malheur. Car inĂ©vitablement nous sommes bouleversĂ©es Ă  la minute oĂč nos yeux se posent sur les diffĂ©rentes planches.

Pour conclure, je dirai que j’ai Ă©tĂ© nullement déçu. J’en attendais Ă©normĂ©ment, et j’ai pu retrouver toutes les sensations, les sentiments propres Ă  une lecture de Mizu Sahara. J’apprĂ©cie la douceur qui se dĂ©lecte de la narration, le raffinement des personnages. C’est une sĂ©rie qui semble ĂȘtre prometteuse. Rempli de profondeur, de charmes, et qui traite de sujets encore trop peu mĂ©diatisĂ©.

Merci d’avoir pris le temps de lire cette Ă©bauche distinguĂ©e. 

Cordialement, Euphox.

Tokyo Alien Bros (1Ăšre partie)

Quand deux aliens font une rétrospection sur la nature humaine ! 

Tokyo-alien-bros-1-lezard-noirBonjour Ă  tous, j’espĂšre que vous passez un excellent dĂ©but de semaine ! Pour ma part, je suis tout Ă©moustillĂ©e Ă  l’idĂ©e de rĂ©diger cette chronique. Je pensais mĂȘme Ă  certains moments, aux Ă©lĂ©ments que j’allai incorporer au cours de ma lecture, c’est pour dire ! Il s’agit d’une Ɠuvre pour le moins rĂ©cente, puisque sa sortie a eu lieu aujourd’hui mĂȘme (04.05.17) Et je ne vous raconte pas toutes les pĂ©ripĂ©ties que j’ai eues pour, enfin, avoir accĂšs Ă  cette Ɠuvre ! Il s’agit bien Ă©videmment du premier tome de Tokyo Alien Bros, scĂ©narisĂ© et dessinĂ© par Keigo Shinzo, publiĂ© par Le LĂ©zard Noir. Avant de commencer je tiens Ă  prĂ©ciser, (mĂȘme si cette information est dĂ©jĂ  dĂ©finie dans la rubrique) que cet article contiendra du spoil , donc si vous n’avez pas encore lu le rĂ©cit, je vous conseille de revenir, une fois cela fait. Mais si le spoil vous convient, libre Ă  vous de continuer. Donc TAB (Tokyo Alien Bros) est une sĂ©rie en cours avec 3 tomes Ă  la clĂ©. Le premier tome est au prix unitaire de 13 €. Alors, pour cet opus je compte vous faire une analyse chronologique, en reprenant les diffĂ©rents points qui m’ont marquĂ© au cours de ma lecture. Ainsi, ce que l’on peut apercevoir au premier coup d’Ɠil est cette sublime couverture ! N’est-elle pas pimpante ? À  l’image de nos deux protagonistes. MĂȘme si cela n’est pas trĂšs Ă©cologique, je tiens Ă  vous informer que le rĂ©cit est plastifiĂ©, chose plutĂŽt sympa, ainsi celui-ci n’est pas abĂźmĂ© Ă  chaque recoin.

Nous faisons donc la rencontre de Fuyunosuke Tanaka, un alien « infiltré » sur Terre, pour dĂ©terminer si leur espĂšce pourrait s’y installer. Et de prime abord, celui-ci est plutĂŽt bien stylĂ©, mĂȘme si on se rend compte dĂšs le dĂ©but, que la ponctualitĂ© n’est pas de son ressort.  On apprend qu’il fait partie d’une bande d’amis nommĂ©e « club des amis de la raquette », et donc on en dĂ©duit facilement que celui-ci s’est bien intĂ©grĂ© auprĂšs de ses concitoyens.  On constate par la mĂȘme occasion que Fuyunosuke Ă  la cote auprĂšs des autres, et ne tarde pas Ă  fleureter avec la gent fĂ©minine. Il a la facultĂ© de pouvoir connaĂźtre les faits les plus inavouables, ainsi que le passĂ© d’un humain, Ă  son simple contact.

Et j’ai Ă©tĂ© surprise par le fait que, la jeune demoiselle en question apprĂ©cie qu’autrui se dĂ©lecte de son urine. Je vous avouerai avoir eu un moment de rire, parce que, c’est lĂ  toute la force du rĂ©cit. L’humour et son cĂŽtĂ© dĂ©calĂ©. La situation aura beau ĂȘtre assez dĂ©licate (comme celle-ci) l’humour et la naĂŻvetĂ© de notre personnage, (qui apparemment n’a aucune idĂ©e de ce qu’il boit) rend le tout trĂšs comique. Et j’ai Ă©tĂ© trĂšs sensible Ă  ce mĂ©lange.

C’est ainsi qu’on dĂ©couvre le frĂšre du jeune blond, sous sa forme aliĂšne (et mon dieu que celle-ci est toute mignonne !) Celui-ci est descendu sur Terre parce que son frĂšre n’a pas fait de rapport Ă  leur planĂšte depuis 
 Depuis son arrivĂ©e en fait  J’ai apprĂ©ciĂ© d’ailleurs sa forme humaine (en touchant la jeune fille qui fut inconsciente aprĂšs l’avoir remarquĂ©, il prend l’apparence du jeune frĂšre idĂ©al qu’elle aurait souhaitĂ©, et celui-ci peut Ă©galement effacer certains Ă©lĂ©ments de sa mĂ©moire).  De ce fait, je trouve ça trĂšs subtil et judicieux de nous dĂ©tailler les facultĂ©s des aliens de maniĂšre progressive. Nous n’avons donc pas, dĂšs le dĂ©but, une grande quantitĂ© de connaissance Ă  assimiler et retenir durant la lecture.

Je ne vais pas vous dĂ©tailler toutes les pĂ©ripĂ©ties (cela serait trop long), mais au fil de la lecture, nous comprenons que NatsutarĂŽ Tanaka, (c’est ainsi que le jeune blond baptisa son frĂšre) n’est pas trĂšs dĂ©gourdi, et enchaĂźne les catastrophes. Mais j’ai apprĂ©ciĂ© ce personnage, car au travers de cet alien inexpĂ©rimentĂ©, nous redĂ©couvrons, nous lecteurs, toutes les habitudes, les anecdotes, et les coutumes de notre espĂšce. Ainsi, nous pouvons avoir un « regard extĂ©rieur » sur notre comportement, et notre nature mĂȘme. Et cela est fort intĂ©ressant !

La petite anecdote qui accentue la touche humoristique : S’il rentre en contact avec une grande quantitĂ© de sel, leur corps se met Ă  fondre !

Car quand bien mĂȘme Fuyunosuke s’est habituĂ© Ă  la vie humaine, certaines choses Ă©chappent encore Ă  sa comprĂ©hension (cf : le bouquet de fleurs dans la figure, mĂȘme si je dois avouer qu’elle Ă©tait plutĂŽt susceptible cette jeune femme), mĂȘme aprĂšs 1 an d’infiltration. Et c’est lĂ  que l’on se rend compte de toute la complexitĂ© humaine, et du monde que nous bĂątissons.

J’ai apprĂ©ciĂ© Ă©galement la notion « d’animaux de compagnie ». Que voulez-vous, je suis une amoureuse de ces boules de poiles ! Bien que pour les aliens, ils ne font aucune diffĂ©rence,  je cite : « pour nous un frisbee ou un chien c’est la mĂȘme chose ». Cependant lorsque « Le chien » s’installe sur les genoux de NatsutarĂŽ, l’expression du (jeune homme ?) est remarquablement adorable ! Et on s’attache ainsi un peu plus au personnage, parce que la scĂšne influence notre jugement ! (Pour la plupart des gens, la planche au dessus ne peut que les Ă©moustiller !)

Chose qui me frappa Ă©galement, c’est le niveau de langue, un mixte entre le langage courant et familier. Mais cela passe trĂšs bien, et se fond parfaitement Ă  l’histoire et Ă  notre Ă©poque actuelle !

Le graphisme quant Ă  lui est Ă  la fois Ă©purĂ© et raffinĂ©, mĂȘme si je dois avouer que certaines planches sont gracieusement dĂ©taillĂ©es, pour mon plus grand bonheur, c’est un dessin qui convient parfaitement Ă  l’histoire, et au sentiment qui s’en dĂ©gage.

Il y a de nombreuses anecdotes, ou coutumes que je n’ai pas citĂ©es, mais pour ceux qui n’auraient pas encore lu l’histoire, je tiens Ă  laisser une pointe de surprise. Ainsi pour rĂ©sumer en quelques lignes, je dirai que cette Ɠuvre dĂ©calĂ©e, tout en amenant une pointe de fraĂźcheur, nous replonge dans la nature profonde qu’est l’ĂȘtre humain, et sa façon d’ériger le monde qui l’entoure.

Merci d’avoir pris le temps de lire cette rubrique dĂ©gantĂ©e !

Cordialement, Euphox !

Everyday

Quand le contraste se lie avec harmonie 

everyday - couvertureBonjour Ă  vous mes chers lecteurs, c’est en cette journĂ©e ensoleillĂ©e, bien qu’un peu venteuse, que je commence ces quelques lignes. Aujourd’hui nous allons parler d’une Ɠuvre que j’ai lu il y dĂ©jĂ  quelques semaines de ça. Ainsi, veuillez m’excuser par avance si mes propos restent superflus. Pour une fois, l’histoire ne me laissa pas indiffĂ©rente. Bien Ă©videmment plusieurs Ɠuvres ont cet effet, mais toujours de maniĂšre positive. Je ne dirais pas que le rĂ©cit en question ne m’a pas plus de maniĂšre gĂ©nĂ©rale, mais disons que je n’ai pas forcĂ©ment rĂ©ussi Ă  m’attacher aux protagonistes. D’ailleurs cette chronique ne suivra absolument pas le cheminement classique, tel que je le fais d’habitude. Je vais laisser ici parler mes sentiments, mĂȘme si ceux-ci ne sont pas objectifs. Enfin, traite de bavardage, passons aux informations.

Nous allons bien Ă©videmment aborder l’un des rĂ©cits de Kiriko Nananan. Il s’agit d’Everyday, publiĂ© par Casterman dans leur collection sakka. Pour ceux qui souhaiteraient se remĂ©morer l’histoire, je vous laisse cliquer sur le lien. Cette Ɠuvre est donc composĂ©e d’un seul volume au prix unitaire de 10.95 €.

  • Un scĂ©nario insipide
 Ă  premiĂšre vue !

Alors, pour tout vous avouer, lorsque j’ai fait ma commande, je n’ai absolument pas regardĂ© le synopsis. J’étais dĂ©jĂ  admirative de la sensibilitĂ© que dĂ©gageait l’autrice par son coup de crayon, que peu importe l’histoire, celle-ci m’aurait convenu. Et ce fut le cas. En tout cas, je n’ai absolument rien Ă  reprocher Ă  l’auteure, elle ne m’a nullement déçu. J’ai mĂȘme retrouvĂ© toutes ses qualitĂ©s, mais j’ai eu Ă©normĂ©ment de mal avec les deux protagonistes.

Alors, tout commença dĂšs les premiĂšres pages. Nous faisons donc la rencontre de Miho, jeune femme travaillant en tant que vendeuse, et finance Ă  elle seule le mĂ©nage. Son petit ami Seiichi quant Ă  lui, se consacre essentiellement Ă  la musique. DĂšs le dĂ©part je savais que j’aurais Ă©normĂ©ment de distance avec ce personnage fĂ©minin. Et ceux, pour une raison tout Ă  fait personnelle : je ne cautionnais pas son cĂŽtĂ© laxisme envers son petit ami. Et la suite du rĂ©cit ne m’a pas fait l’apprĂ©cier davantage.

J’ai notamment dĂ©sapprouvĂ© sa lĂąchetĂ© envers Seiichi, lorsqu’elle s’est mise Ă  fleureter avec son ex, Hagio. En arriver Ă  un point oĂč l’on souhaiterait que ce soit notre petit ami qui mette un terme Ă  la relation (et c’est ce qui arrivera), sous prĂ©texte qu’elle n’avait pas le courage de le faire elle-mĂȘme, c’est vraiment dĂ©cevant. J’estime qu’à partir du moment oĂč tu fais un acte impardonnable, il faut agir en consĂ©quence de cause. Bien Ă©videmment, ce n’est que mon avis personnel. Certains diront qu’il vaut parfois mieux un mensonge, que rendre quelqu’un malheureux. Mais c’est toutes ces rĂ©flexions, ces comportements qui ont fait que je n’arrivais pas Ă  ressentir de l’empathie pour ce personnage.

« Ce que je fais avec Hagio, c’est peut-ĂȘtre aussi dĂ©gueulasse que ça
 Pourtant je voudrais tant prendre soin de Sei. Il est si important pour moi. Ma mauvaise conscience m’angoisse tellement, que je n’arrive mĂȘme plus Ă  le regarder en face. Quand je suis avec lui je me sens si mal que je n’ai qu’une envie, c’est de fuir. Si seulement Sei pouvait me flanquer dehors ! S’il ne voulait plus de moi, je pourrais rejoindre Hagio  »

Son petit ami quant Ă  lui, bien qu’il reste tout de mĂȘme secondaire, me plut « un peu plus ». Je veux dire par lĂ  que, lorsqu’il apprend qu’elle a eu un rapport sexuel pour de l’argent, j’ai cautionnĂ© son attitude. Mais en mĂȘme temps, je ne pouvais pas m’empĂȘcher de lui dire « Si tu avais cherchĂ© un emploi, vous en seriez peut-ĂȘtre pas la aujourd’hui ». Puisqu’une relation n’est jamais tout noir ou tout blanc, j’estimais qu’il avait tout de mĂȘme sa part de responsabilitĂ©.

Les autres personnages secondaires (je pense notamment Ă  la patronne de Miho, et leur « amie » en commun, travaillant comme hĂŽtesse dans un bar) m’ont Ă©normĂ©ment plu. Peut-ĂȘtre parce qu’elles sont davantage matures, et ont une vision de la vie beaucoup plus rĂ©aliste et peut-ĂȘtre plus pragmatique.

L’hĂŽtesse Rika, quant Ă  elle, m’a Ă©normĂ©ment touchĂ©e. On apprend que l’homme qu’elle entretenait auparavant Ă©tait l’ex petit ami de Miho, Hagio. Quand elle lui explique pourquoi elle a arrĂȘtĂ© de le « bichonner » , je n’ai pas pu m’empĂȘcher d’avoir de l’affection. Surtout qu’elle conseillera Miho sur ses diffĂ©rents choix.

Pour terminer, je suis Ă©normĂ©ment surprise de la fin, bien que j’ai Ă©tĂ© un peu dĂ©sappointĂ© au cours de ma lecture, j’ai totalement adhĂ©rĂ© Ă  la fin du rĂ©cit. Enfin, Seiichi prend conscience que leur mĂ©nage ne fonctionne plus, et prend les devants. Ainsi, on se sent nostalgique vers les derniĂšres pages, en repensant au couple qu’ils formaient malgrĂ© tout.

Sinon, pour parler un peu plus spĂ©cifiquement de Kiriko Nananan, j’ai apprĂ©ciĂ© son coup de crayon, trĂšs Ă©purĂ© et aĂ©rĂ©, avec des lignes filiformes et Ă©lancĂ©es. L’énonciation et la formulation sont poignantes, et avec une grande sensibilitĂ©. Car elle lie trĂšs finement ce contraste entre la candeur des sentiments et l’amertume de la vie quotidienne.

Merci d’avoir pris le temps de lire cette Ă©bauche dĂ©licate.

Cordialement, Euphox.

Minuscule – Tome 1

Une adorable aventure

Minuscule-Tome 1-(1)

Bonjour cher lecteurs, c’est avec le chant des oiseaux que j’entreprends le dĂ©but de cet article. Et je pense que c’est le moment de la journĂ©e le plus propice pour Ă©crire ces quelques lignes. Comme je le disais dans mon article prĂ©cĂ©dent, les Ă©ditions Komikku me plaisent davantage. Et c’est donc tout naturellement que je souhaite vous Ă©noncer ici, une autre de leurs Ɠuvres. Il s’agit incontestablement de Minuscule, scĂ©narisĂ© et dessinĂ© par Kashiki Takuto. Nous avons dĂ©jĂ  4 tomes de paru en France, et 5 tomes, toujours en cours de parution au pays du soleil levant. Son prix pourrait en faire chavirer plus d’un, mais je vous assure que les 8.50€ que vous donnerez seront rudement rĂ©compensĂ©s. Bien entendu, pour ceux qui souhaiteraient avoir accĂšs au synopsis, le voici. C’est une Ɠuvre que je connaissais seulement de nom il y a encore quelques semaines, mais ce cĂŽtĂ© « expĂ©dition » et « mignon » m’attira Ă©normĂ©ment. C’est le genre de rĂ©cit que l’on peut lire paisiblement Ă  tout moment de la journĂ©e. L’aspect naĂŻf et innocent de l’Ɠuvre m’avait Ă©normĂ©ment plu et permet de s’extirper pendant quelques heures du tracas de notre quotidien.

  • L’exploitation de ce qui nous entoure :

En effet, dans ce rĂ©cit, nous serons au cƓur des Ă©lĂ©ments naturels, tels que les animaux, la vĂ©gĂ©tation ou encore les diffĂ©rents arbustes ! Et c’est ce qui plaĂźt. Parmi les diffĂ©rentes histoires que compose ce tome, chaque Ă©lĂ©ment sera mis en avant. Et cela peut aller du plus habituel au plus inaccoutumĂ©.  Prenons par exemple – je vous rassure celui-ci se trouve dans l’extrait si joint – celui du premier chapitre. Il nous dĂ©voile l’habitation de nos deux jeunes protagonistes, et figurez-vous qu’elle se situe dans un tronc d’arbre. N’est-ce pas charismatique Ă  souhait ?! Lors de l’arrivĂ©e du journal, dĂ©livrĂ© par une sauterelle – s’il vous plaĂźt – , on apprend qu’un habitant aurait aperçu le « Milan du CrĂ©puscule », ainsi les deux compĂšres partent Ă  sa recherche – Ă  dos de scarabĂ©es – , et c’est de fil en aiguille que nous dĂ©celons les diffĂ©rentes Ă©lĂ©ments qui composent cette enrichissante forĂȘt.

  • Deux acolytes unifiĂ©s :

Parlons dĂ©sormais de nos deux camarades. Celles-ci sont physiquement diffĂ©rentes, mais surtout possĂšdent des caractĂšres diamĂ©tralement opposĂ©s. En effet, Hakumei est d’un naturel plutĂŽt tĂ©mĂ©raire, irrĂ©flĂ©chi et Ă©cervelĂ©. Tandis que Mikochi quant Ă  elle, est plutĂŽt calme, avisĂ©e et prĂ©voyante. Cependant, cela ne nuit nullement Ă  leur cohabitation. Et je me demande mĂȘme si elles pourraient vivre l’une sans l’autre. (Je pense que les « minuscules » sont des espĂšces hermaphrodites, donc veuillez m’excuser si je leur donne une nature fĂ©minine ! ) Car au fil des pages, nous nous rendons compte que Mikochi a un sens aisĂ© pour les affaires, tandis que Hakumei est plutĂŽt agile de ses doigts. Ainsi elles vivent au rythme de la nature, et approvisionnent leur garde-manger de maniĂšre responsable (puisque c’est la brunette qui garde le porte-monnaie sous contrĂŽle). D’ailleurs en parlant d’argent, mĂȘme si les thĂ©matiques abordĂ©es dans les diffĂ©rents chapitres sont plutĂŽt joviales et bonnes enfants, les problĂšmes du quotidien quant Ă  eux, restent tout de mĂȘme abordĂ©s. (Je pense notamment au moment oĂč Hakumei cherche un emploi).

Minuscule - Tome 1 - (2)

Le « Milan de CrĂ©puscule » qui me fit penser Ă  l’aigle royal !

  • Un dĂ©cor remarquablement minutieux :

C’est lĂ , toute la beautĂ© de cette Ɠuvre. Le dessin permet de nous immiscer totalement dans les pĂ©ripĂ©ties de ces deux personnages, et tout l’univers qui y est attrait. Ainsi l’auteur s’accapare la faune et la flore, et nous offre un travail Ă©poustouflant. Les dĂ©tails des arriĂšres fonds sont nombreux et sont rĂ©alisĂ©s avec raffinement.

MĂȘme les espĂšces vivantes sont effectuĂ©es avec mĂ©ticulositĂ©. Je fais notamment rĂ©fĂ©rence au « Milan de CrĂ©puscule » mais Ă©galement aux scarabĂ©es. Chaque trait, chaque relief est mis en avant, de telle sorte que ces animaux pourraient traverser le papier et se matĂ©rialiser dans notre monde. – Bon il est vrai que ma mĂ©taphore est lĂ©gĂšrement grossiĂšre, mais cela vous illustre Ă  quel point, le rĂ©alisme est de rigueur dans ce rĂ©cit ! –

Cette qualitĂ© se retrouve de mĂȘme au niveau de l’architecture. Je pense notamment aux diffĂ©rentes gallĂ©ries qu’arpentent Hakumei et Mikochi durant leurs emplettes. Nous avons un tel souci du dĂ©tail et du rĂ©alisme, que nous avons dans un mĂȘme temps, la notion de disparitĂ© entre les Ă©difices, et nos deux acolytes mesurant seulement neuf centimĂštres.

C’est sur un dernier Ă©loge que je conclus ce billet. Vous l’aurez compris, aventures, nature et quĂȘtes sont de rigueur dans ce rĂ©cit. La lecture est un vĂ©ritable plaisir pour les yeux, ou chaque page nous plonge un peu plus dans cette forĂȘt primaire, oĂč cohabitent diffĂ©rentes espĂšces plus adorables les unes que les autres au fil de ces 210 pages.

Merci d’avoir pris le temps de lire cette Ă©bauche florale.

Cordialement, Euhpox.

L’enfant et le maudit – Tome 1

Compte pour enfants.

Bonjour Ă  vous trĂšs cheenfant-et-le-maudit-1-komikkur lecteurs, je reviens aprĂšs quelque temps d’inactivation. Enfin, je n’étais pas si inactive que ça, puisque entre-temps j’ai Ă©crit deux articles qui ont, malheureusement pĂ©ri avant la sauvegarde finale (et pas mal de problĂšmes sur le serveur WordPress !) Enfin bref, je reviens avec une motivation et un courage de fer pour vous parler d’une Ɠuvre qui est sorti le mois dernier. C’était d’ailleurs ma plus grande attente pour le mois de Mars. Vous l’aurez devinĂ©, il s’agit bien Ă©videmment de L’enfant et le maudit de Nagabe paru aux Éditions Komikku. Alors, si vous aussi vous souhaitez pĂ©nĂ©trer dans un univers fantastique parsemĂ© de douceur, je vous laisse continuer la suite du rĂ©cit ! Donc, comme d’habitude pour ceux qui souhaitent se remĂ©morer le synopsis, je vous laisse cliquer sur celui-ci. Cette Ɠuvre comporte donc 2 tomes au Japon, et la sĂ©rie est toujours en cours de parution. Comme je le disais dans mes vidĂ©os, les Éditions Komikku montent dans mon estime Ă  chaque parution d’un tome, de toutes Ɠuvres confondues. Elles ont pour la plupart le mĂȘme fil conducteur : celui d’apporter une sensation de douceur, se mĂȘlant parfaitement bien Ă  une ambiance calme et paisible. C’est d’ailleurs pour cela que le scĂ©nario, et l’Ɠuvre en elle-mĂȘme plaisent au public, l’histoire est narrĂ©e avec un fil conducteur trĂšs lĂ©ger, et simple Ă  assimiler.

  • Une relation des plus complices :

Alors, comme je le disais le scĂ©nario est plutĂŽt bref et concis. Nous avons donc l’existence de deux pays, celui oĂč vivent les humains, c’est-Ă -dire « l’intĂ©rieur » et son opposĂ©, « l’extĂ©rieur » oĂč rĂšgne des crĂ©atures non humaines.  Et Ă  partir de lĂ , nous allons avoir qu’une seule question en tĂȘte : Pourquoi une humaine tient-elle compagnie Ă  une crĂ©ature ? Au fil des pages on se rend compte que le monde n’est pas si jovial que ça. Ainsi ce duo si charismatique apportera de la lumiĂšre dans un univers terni par les volontĂ©s et les initiatives de l’Homme. (D’ailleurs en y regardant plus attentivement, nous avons une morale dĂšs la fin de ce premier tome. Les apparences sont parfois trompeuses, et en y rĂ©flĂ©chissant bien,  entre ces crĂ©atures et l’Homme, on se demande qui fait preuve de cruautĂ©.)

Par les rĂ©ponses que nous apporte ce premier tome, nous avons Ă©normĂ©ment de compassion pour le professeur, celui-ci Ă©lĂšve cette jeune Sheeva comme si elle Ă©tait sa fille, il a un regard trĂšs protecteur et la surveille constamment. De plus il ne manque pas, parfois, de la rappeler Ă  l’ordre trĂšs gentiment. Et ce, plus pour sa sĂ©curitĂ© que pour la contrarier. D’ailleurs la vĂ©ritĂ© Ă  propos de Sheeva nous est donnĂ©e dĂšs les premiĂšres pages. Et les propos du professeur nous transpercent tel un poignard. Il est vrai qu’il n’a physiquement rien d’humain, mais son humanitĂ© se dessine par ses gestes et ses propos.

De son cĂŽtĂ© Sheeva est la candeur incarnĂ©e. Ignorante des mĂ©saventures de l’autre cĂŽtĂ© des remparts, elle vit dans l’espĂ©rance que sa tante vienne la chercher. Ainsi, l’attente de la jeune fille ne la rend que plus fragile et sensible. Cependant elle ne manque pas de caractĂšre, et n’hĂ©site pas Ă  rĂ©primander le professeur. Cela donne d’ailleurs des situations lĂ©gĂšrement plaisantes.

Comme il est courant de le dire : « Les opposĂ©s s’attirent », et ce rĂ©cit en est le parfait exemple, chacun est complĂ©mentaire de l’autre, et prend soin de l’autre. De plus, le fait que nos deux protagonistes se situent dans une contrĂ©e, reculĂ©e du reste de la population, accentue leur proximitĂ©. Chaque humain ou crĂ©ature est perçu telle une menace.

  • Un dĂ©cor Ă©puré mais saisissant : 

Alors, chose qui me frappa grandement Ă  la lecture de ce premier tome, (mais dont je me doutais dĂ©jĂ  un peu, de par la couverture) c’est que je n’ai absolument pas eu la sensation de lire un manga en bonne et due forme. Je pencherai plus pour un conte pour enfants. Les personnages sont remarquablement bien mis en avant, laissant un arriĂšre fond Ă©purĂ© Ă  premiĂšre vue, mais qui n’en est pas moins durement travaillĂ©. Les lĂ©gers dĂ©tails que l’on entraperçoit avec ce jeu d’ombres et de lumiĂšres rendent le tout trĂšs envoĂ»tant et fascinant.

l'enfant et le maudit - tome1 - (3)

Le mangaka a su mettre en avant, avec des traits fins et dĂ©licats, la candeur de Sheeva, ainsi que l’empathie et la sensibilitĂ© du professeur.

Le dĂ©coupage est important dans le rythme de la narration, mais permet Ă©galement la focalisation sur certaines Ă©motions ou objets, qui permet une comprĂ©hension cachĂ©, ou indirect. Les premiĂšres pages de ce rĂ©cit sont d’une beautĂ© et d’une dĂ©licatesse sans pareilles.

Ainsi s’achĂšve mon opinion sur ce premier tome. Comme d’habitude il fut plutĂŽt bref, mais il est toujours difficile de s’exprimer sans pour autant appuyer vĂ©ritablement ses propos. L’auteur est aussi trĂšs rusĂ©. La fin est sĂ»rement l’une des plus frustrante et intrigante que j’ai pu lire. Surtout qu’à elle seule, la page soulĂšve d’innombrables questions. Si jamais j’ai rĂ©ussi Ă  attendrir votre petit cƓur, je vous encourage Ă  rejoindre Sheeva et le professeur juste ici. Pour ma part, j’attends le deuxiĂšme tome avec impatience, mais il ne saurait tarder !

Merci d’avoir pris le temps de lire cette Ă©bauche enfantine.

Cordialement, Euphox.