Le chant des souliers rouges – Tome 1

Quand une rencontre change le destin de toute une vie.

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Bonsoir (ou bonjour) à tous, j’espère que vous passez une excellente semaine. Quoi que, nous ne sommes que mercredi … ! Hum hum, pour ma part, je suis tout excitée de vous retrouver, (comme à chaque fois me direz-vous) pour vous parler aujourd’hui, d’une œuvre récemment sortie (le mois dernier pour tout dire). Il est vrai que je n’ai jamais abordé sur le blog son auteure, bien que j’aie déjà en ma possession une autre de ses œuvres. (My girl est un véritable chef-d’oeuvre, me reste plus qu’à me procurer son OS : Un bus passe). Mais promis, si jamais j’en ai l’occasion, je vous écrirai quelques lignes à son sujet. Mais pour l’heure, nous nous intéressons à Le chant des souliers rouges de Mizu Sahara, publié aux éditions Kazé , que je remercie tout particulièrement pour leur envoi ! C’est une série terminée en 6 tomes (et oui, une série courte, cela fait du bien au porte-monnaie), et le deuxième opus est prévu pour le mois de Juillet. D’ailleurs pour tous ceux qui auraient besoin d’une petite piqûre de rappel, voici le résumé. Et son prix est de 8.29 €.

  • Un scénario comme prélude :

Alors, cet opus faisait partie de ma Whishlist depuis le mois de Janvier, pour la simple et bonne raison que j’ai été charmée par le synopsis, toujours aussi original et touchant. Et de par ce résumé, en découle un sujet important, et très peu abordé au sein de la bande dessinée japonaise. Je veux bien entendu parler de la disparité des genres. Pour une fois nous aurons une jeune lycéenne dans un sport très peu féminisé (même si, je vous l’accorde, nous avons fait de réels progrès à ce niveau, et ce dans tout domaine sportif confondu), le basket, et un jeune garçon qui s’adonnera à la danse espagnole, le flamenco. Mais bien que ce point soit déjà très innovateur, ce scénario ne sert que d’excuse pour pousser la réflexion encore plus loin.

Alors certes, j’ai apprécié cet opus permettant d’introduire nos différents protagonistes, mais ce qui me toucha, et me surpris le plus, c’est cette profondeur et cette sensibilité propre à Mizu Sahara ! En effet, nos deux protagonistes sont lycéens, mais ils se sont rencontrés lorsqu’ils étaient plus jeunes, au collège. Ainsi on peut découvrir les nombreuses séquelles qu’ils ont pu garder en eux. L’enfance et l’adolescence sont des périodes très difficiles. C’est un moment de la vie où nous somme en quête d’identité, et où jugement et commérage sont de rigueur. Ainsi, la confiance que l’on peut avoir à notre égard, ou à l’égard d’autrui peut se briser en une fraction de seconde, et c’est toute cette souffrance que nous exprime l’auteur au travers du jeune garçon.

Les liens familiaux sont une notion très importante pour l’autrice, et dont nous retrouvons également dans cet ouvrage. J’ai été particulièrement touchée par les différents membres de la famille de Kimitaka, que ce soit son grand-père, sa mère ou même sa petite sœur. Chacun joue déjà un rôle prépondérant pour la future reconstruction du jeune homme. Et même la grand-mère de Takara.

Et pour terminer sur l’histoire, j’ai apprécié que le narrateur soit Kimitaka lui-même. Cela apporte d’autant plus d’empathie et de compassion. Et lorsque celui-ci reconnaît les erreurs de son passé, celles-ci sont d’autant plus réaliste. Cela permet de nous attacher rapidement à ce jeune, et ou n’importe quel lecteur pourrait se reconnaître en ce jeune garçon.

  • Un graphisme simple et singulier :

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Alors, je ne serai comment décrire toute la grâce et l’élégance de chaque planche qui compose ce premier tome. Mizu Sahara a un coup de crayon raffiné, unique et distingué. On reconnaitrait son travail entre mille (comme pour Ai Yazawa par exemple). Cependant suite à tous ces adjectifs, nous aboutissons à un travail grandiose, et les traits des personnages sont remarquablement mis en avant, pour notre plus grand malheur. Car inévitablement nous sommes bouleversées à la minute où nos yeux se posent sur les différentes planches.

Pour conclure, je dirai que j’ai été nullement déçu. J’en attendais énormément, et j’ai pu retrouver toutes les sensations, les sentiments propres à une lecture de Mizu Sahara. J’apprécie la douceur qui se délecte de la narration, le raffinement des personnages. C’est une série qui semble être prometteuse. Rempli de profondeur, de charmes, et qui traite de sujets encore trop peu médiatisé.

Merci d’avoir pris le temps de lire cette ébauche distinguée. 

Cordialement, Euphox.

Tokyo Alien Bros (1ère partie)

Quand deux aliens font une rétrospection sur la nature humaine ! 

Tokyo-alien-bros-1-lezard-noirBonjour à tous, j’espère que vous passez un excellent début de semaine ! Pour ma part, je suis tout émoustillée à l’idée de rédiger cette chronique. Je pensais même à certains moments, aux éléments que j’allai incorporer au cours de ma lecture, c’est pour dire ! Il s’agit d’une œuvre pour le moins récente, puisque sa sortie a eu lieu aujourd’hui même (04.05.17) Et je ne vous raconte pas toutes les péripéties que j’ai eues pour, enfin, avoir accès à cette œuvre ! Il s’agit bien évidemment du premier tome de Tokyo Alien Bros, scénarisé et dessiné par Keigo Shinzo, publié par Le Lézard Noir. Avant de commencer je tiens à préciser, (même si cette information est déjà définie dans la rubrique) que cet article contiendra du spoil , donc si vous n’avez pas encore lu le récit, je vous conseille de revenir, une fois cela fait. Mais si le spoil vous convient, libre à vous de continuer. Donc TAB (Tokyo Alien Bros) est une série en cours avec 3 tomes à la clé. Le premier tome est au prix unitaire de 13 €. Alors, pour cet opus je compte vous faire une analyse chronologique, en reprenant les différents points qui m’ont marqué au cours de ma lecture. Ainsi, ce que l’on peut apercevoir au premier coup d’œil est cette sublime couverture ! N’est-elle pas pimpante ? À  l’image de nos deux protagonistes. Même si cela n’est pas très écologique, je tiens à vous informer que le récit est plastifié, chose plutôt sympa, ainsi celui-ci n’est pas abîmé à chaque recoin.

Nous faisons donc la rencontre de Fuyunosuke Tanaka, un alien « infiltré » sur Terre, pour déterminer si leur espèce pourrait s’y installer. Et de prime abord, celui-ci est plutôt bien stylé, même si on se rend compte dès le début, que la ponctualité n’est pas de son ressort.  On apprend qu’il fait partie d’une bande d’amis nommée « club des amis de la raquette », et donc on en déduit facilement que celui-ci s’est bien intégré auprès de ses concitoyens.  On constate par la même occasion que Fuyunosuke à la cote auprès des autres, et ne tarde pas à fleureter avec la gent féminine. Il a la faculté de pouvoir connaître les faits les plus inavouables, ainsi que le passé d’un humain, à son simple contact.

Et j’ai été surprise par le fait que, la jeune demoiselle en question apprécie qu’autrui se délecte de son urine. Je vous avouerai avoir eu un moment de rire, parce que, c’est là toute la force du récit. L’humour et son côté décalé. La situation aura beau être assez délicate (comme celle-ci) l’humour et la naïveté de notre personnage, (qui apparemment n’a aucune idée de ce qu’il boit) rend le tout très comique. Et j’ai été très sensible à ce mélange.

C’est ainsi qu’on découvre le frère du jeune blond, sous sa forme aliène (et mon dieu que celle-ci est toute mignonne !) Celui-ci est descendu sur Terre parce que son frère n’a pas fait de rapport à leur planète depuis … Depuis son arrivée en fait  J’ai apprécié d’ailleurs sa forme humaine (en touchant la jeune fille qui fut inconsciente après l’avoir remarqué, il prend l’apparence du jeune frère idéal qu’elle aurait souhaité, et celui-ci peut également effacer certains éléments de sa mémoire).  De ce fait, je trouve ça très subtil et judicieux de nous détailler les facultés des aliens de manière progressive. Nous n’avons donc pas, dès le début, une grande quantité de connaissance à assimiler et retenir durant la lecture.

Je ne vais pas vous détailler toutes les péripéties (cela serait trop long), mais au fil de la lecture, nous comprenons que Natsutarô Tanaka, (c’est ainsi que le jeune blond baptisa son frère) n’est pas très dégourdi, et enchaîne les catastrophes. Mais j’ai apprécié ce personnage, car au travers de cet alien inexpérimenté, nous redécouvrons, nous lecteurs, toutes les habitudes, les anecdotes, et les coutumes de notre espèce. Ainsi, nous pouvons avoir un « regard extérieur » sur notre comportement, et notre nature même. Et cela est fort intéressant !

La petite anecdote qui accentue la touche humoristique : S’il rentre en contact avec une grande quantité de sel, leur corps se met à fondre !

Car quand bien même Fuyunosuke s’est habitué à la vie humaine, certaines choses échappent encore à sa compréhension (cf : le bouquet de fleurs dans la figure, même si je dois avouer qu’elle était plutôt susceptible cette jeune femme), même après 1 an d’infiltration. Et c’est là que l’on se rend compte de toute la complexité humaine, et du monde que nous bâtissons.

J’ai apprécié également la notion « d’animaux de compagnie ». Que voulez-vous, je suis une amoureuse de ces boules de poiles ! Bien que pour les aliens, ils ne font aucune différence,  je cite : « pour nous un frisbee ou un chien c’est la même chose ». Cependant lorsque « Le chien » s’installe sur les genoux de Natsutarô, l’expression du (jeune homme ?) est remarquablement adorable ! Et on s’attache ainsi un peu plus au personnage, parce que la scène influence notre jugement ! (Pour la plupart des gens, la planche au dessus ne peut que les émoustiller !)

Chose qui me frappa également, c’est le niveau de langue, un mixte entre le langage courant et familier. Mais cela passe très bien, et se fond parfaitement à l’histoire et à notre époque actuelle !

Le graphisme quant à lui est à la fois épuré et raffiné, même si je dois avouer que certaines planches sont gracieusement détaillées, pour mon plus grand bonheur, c’est un dessin qui convient parfaitement à l’histoire, et au sentiment qui s’en dégage.

Il y a de nombreuses anecdotes, ou coutumes que je n’ai pas citées, mais pour ceux qui n’auraient pas encore lu l’histoire, je tiens à laisser une pointe de surprise. Ainsi pour résumer en quelques lignes, je dirai que cette œuvre décalée, tout en amenant une pointe de fraîcheur, nous replonge dans la nature profonde qu’est l’être humain, et sa façon d’ériger le monde qui l’entoure.

Merci d’avoir pris le temps de lire cette rubrique dégantée !

Cordialement, Euphox !

Everyday

Quand le contraste se lie avec harmonie 

everyday - couvertureBonjour à vous mes chers lecteurs, c’est en cette journée ensoleillée, bien qu’un peu venteuse, que je commence ces quelques lignes. Aujourd’hui nous allons parler d’une œuvre que j’ai lu il y déjà quelques semaines de ça. Ainsi, veuillez m’excuser par avance si mes propos restent superflus. Pour une fois, l’histoire ne me laissa pas indifférente. Bien évidemment plusieurs œuvres ont cet effet, mais toujours de manière positive. Je ne dirais pas que le récit en question ne m’a pas plus de manière générale, mais disons que je n’ai pas forcément réussi à m’attacher aux protagonistes. D’ailleurs cette chronique ne suivra absolument pas le cheminement classique, tel que je le fais d’habitude. Je vais laisser ici parler mes sentiments, même si ceux-ci ne sont pas objectifs. Enfin, traite de bavardage, passons aux informations.

Nous allons bien évidemment aborder l’un des récits de Kiriko Nananan. Il s’agit d’Everyday, publié par Casterman dans leur collection sakka. Pour ceux qui souhaiteraient se remémorer l’histoire, je vous laisse cliquer sur le lien. Cette œuvre est donc composée d’un seul volume au prix unitaire de 10.95 €.

  • Un scénario insipide… à première vue !

Alors, pour tout vous avouer, lorsque j’ai fait ma commande, je n’ai absolument pas regardé le synopsis. J’étais déjà admirative de la sensibilité que dégageait l’autrice par son coup de crayon, que peu importe l’histoire, celle-ci m’aurait convenu. Et ce fut le cas. En tout cas, je n’ai absolument rien à reprocher à l’auteure, elle ne m’a nullement déçu. J’ai même retrouvé toutes ses qualités, mais j’ai eu énormément de mal avec les deux protagonistes.

Alors, tout commença dès les premières pages. Nous faisons donc la rencontre de Miho, jeune femme travaillant en tant que vendeuse, et finance à elle seule le ménage. Son petit ami Seiichi quant à lui, se consacre essentiellement à la musique. Dès le départ je savais que j’aurais énormément de distance avec ce personnage féminin. Et ceux, pour une raison tout à fait personnelle : je ne cautionnais pas son côté laxisme envers son petit ami. Et la suite du récit ne m’a pas fait l’apprécier davantage.

J’ai notamment désapprouvé sa lâcheté envers Seiichi, lorsqu’elle s’est mise à fleureter avec son ex, Hagio. En arriver à un point où l’on souhaiterait que ce soit notre petit ami qui mette un terme à la relation (et c’est ce qui arrivera), sous prétexte qu’elle n’avait pas le courage de le faire elle-même, c’est vraiment décevant. J’estime qu’à partir du moment où tu fais un acte impardonnable, il faut agir en conséquence de cause. Bien évidemment, ce n’est que mon avis personnel. Certains diront qu’il vaut parfois mieux un mensonge, que rendre quelqu’un malheureux. Mais c’est toutes ces réflexions, ces comportements qui ont fait que je n’arrivais pas à ressentir de l’empathie pour ce personnage.

« Ce que je fais avec Hagio, c’est peut-être aussi dégueulasse que ça… Pourtant je voudrais tant prendre soin de Sei. Il est si important pour moi. Ma mauvaise conscience m’angoisse tellement, que je n’arrive même plus à le regarder en face. Quand je suis avec lui je me sens si mal que je n’ai qu’une envie, c’est de fuir. Si seulement Sei pouvait me flanquer dehors ! S’il ne voulait plus de moi, je pourrais rejoindre Hagio… »

Son petit ami quant à lui, bien qu’il reste tout de même secondaire, me plut « un peu plus ». Je veux dire par là que, lorsqu’il apprend qu’elle a eu un rapport sexuel pour de l’argent, j’ai cautionné son attitude. Mais en même temps, je ne pouvais pas m’empêcher de lui dire « Si tu avais cherché un emploi, vous en seriez peut-être pas la aujourd’hui ». Puisqu’une relation n’est jamais tout noir ou tout blanc, j’estimais qu’il avait tout de même sa part de responsabilité.

Les autres personnages secondaires (je pense notamment à la patronne de Miho, et leur « amie » en commun, travaillant comme hôtesse dans un bar) m’ont énormément plu. Peut-être parce qu’elles sont davantage matures, et ont une vision de la vie beaucoup plus réaliste et peut-être plus pragmatique.

L’hôtesse Rika, quant à elle, m’a énormément touchée. On apprend que l’homme qu’elle entretenait auparavant était l’ex petit ami de Miho, Hagio. Quand elle lui explique pourquoi elle a arrêté de le « bichonner » , je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir de l’affection. Surtout qu’elle conseillera Miho sur ses différents choix.

Pour terminer, je suis énormément surprise de la fin, bien que j’ai été un peu désappointé au cours de ma lecture, j’ai totalement adhéré à la fin du récit. Enfin, Seiichi prend conscience que leur ménage ne fonctionne plus, et prend les devants. Ainsi, on se sent nostalgique vers les dernières pages, en repensant au couple qu’ils formaient malgré tout.

Sinon, pour parler un peu plus spécifiquement de Kiriko Nananan, j’ai apprécié son coup de crayon, très épuré et aéré, avec des lignes filiformes et élancées. L’énonciation et la formulation sont poignantes, et avec une grande sensibilité. Car elle lie très finement ce contraste entre la candeur des sentiments et l’amertume de la vie quotidienne.

Merci d’avoir pris le temps de lire cette ébauche délicate.

Cordialement, Euphox.

Minuscule – Tome 1

Une adorable aventure

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Bonjour cher lecteurs, c’est avec le chant des oiseaux que j’entreprends le début de cet article. Et je pense que c’est le moment de la journée le plus propice pour écrire ces quelques lignes. Comme je le disais dans mon article précédent, les éditions Komikku me plaisent davantage. Et c’est donc tout naturellement que je souhaite vous énoncer ici, une autre de leurs œuvres. Il s’agit incontestablement de Minuscule, scénarisé et dessiné par Kashiki Takuto. Nous avons déjà 4 tomes de paru en France, et 5 tomes, toujours en cours de parution au pays du soleil levant. Son prix pourrait en faire chavirer plus d’un, mais je vous assure que les 8.50€ que vous donnerez seront rudement récompensés. Bien entendu, pour ceux qui souhaiteraient avoir accès au synopsis, le voici. C’est une œuvre que je connaissais seulement de nom il y a encore quelques semaines, mais ce côté « expédition » et « mignon » m’attira énormément. C’est le genre de récit que l’on peut lire paisiblement à tout moment de la journée. L’aspect naïf et innocent de l’œuvre m’avait énormément plu et permet de s’extirper pendant quelques heures du tracas de notre quotidien.

  • L’exploitation de ce qui nous entoure :

En effet, dans ce récit, nous serons au cœur des éléments naturels, tels que les animaux, la végétation ou encore les différents arbustes ! Et c’est ce qui plaît. Parmi les différentes histoires que compose ce tome, chaque élément sera mis en avant. Et cela peut aller du plus habituel au plus inaccoutumé.  Prenons par exemple – je vous rassure celui-ci se trouve dans l’extrait si joint – celui du premier chapitre. Il nous dévoile l’habitation de nos deux jeunes protagonistes, et figurez-vous qu’elle se situe dans un tronc d’arbre. N’est-ce pas charismatique à souhait ?! Lors de l’arrivée du journal, délivré par une sauterelle – s’il vous plaît – , on apprend qu’un habitant aurait aperçu le « Milan du Crépuscule », ainsi les deux compères partent à sa recherche – à dos de scarabées – , et c’est de fil en aiguille que nous décelons les différentes éléments qui composent cette enrichissante forêt.

  • Deux acolytes unifiés :

Parlons désormais de nos deux camarades. Celles-ci sont physiquement différentes, mais surtout possèdent des caractères diamétralement opposés. En effet, Hakumei est d’un naturel plutôt téméraire, irréfléchi et écervelé. Tandis que Mikochi quant à elle, est plutôt calme, avisée et prévoyante. Cependant, cela ne nuit nullement à leur cohabitation. Et je me demande même si elles pourraient vivre l’une sans l’autre. (Je pense que les « minuscules » sont des espèces hermaphrodites, donc veuillez m’excuser si je leur donne une nature féminine ! ) Car au fil des pages, nous nous rendons compte que Mikochi a un sens aisé pour les affaires, tandis que Hakumei est plutôt agile de ses doigts. Ainsi elles vivent au rythme de la nature, et approvisionnent leur garde-manger de manière responsable (puisque c’est la brunette qui garde le porte-monnaie sous contrôle). D’ailleurs en parlant d’argent, même si les thématiques abordées dans les différents chapitres sont plutôt joviales et bonnes enfants, les problèmes du quotidien quant à eux, restent tout de même abordés. (Je pense notamment au moment où Hakumei cherche un emploi).

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Le « Milan de Crépuscule » qui me fit penser à l’aigle royal !

  • Un décor remarquablement minutieux :

C’est là, toute la beauté de cette œuvre. Le dessin permet de nous immiscer totalement dans les péripéties de ces deux personnages, et tout l’univers qui y est attrait. Ainsi l’auteur s’accapare la faune et la flore, et nous offre un travail époustouflant. Les détails des arrières fonds sont nombreux et sont réalisés avec raffinement.

Même les espèces vivantes sont effectuées avec méticulosité. Je fais notamment référence au « Milan de Crépuscule » mais également aux scarabées. Chaque trait, chaque relief est mis en avant, de telle sorte que ces animaux pourraient traverser le papier et se matérialiser dans notre monde. – Bon il est vrai que ma métaphore est légèrement grossière, mais cela vous illustre à quel point, le réalisme est de rigueur dans ce récit !

Cette qualité se retrouve de même au niveau de l’architecture. Je pense notamment aux différentes galléries qu’arpentent Hakumei et Mikochi durant leurs emplettes. Nous avons un tel souci du détail et du réalisme, que nous avons dans un même temps, la notion de disparité entre les édifices, et nos deux acolytes mesurant seulement neuf centimètres.

C’est sur un dernier éloge que je conclus ce billet. Vous l’aurez compris, aventures, nature et quêtes sont de rigueur dans ce récit. La lecture est un véritable plaisir pour les yeux, ou chaque page nous plonge un peu plus dans cette forêt primaire, où cohabitent différentes espèces plus adorables les unes que les autres au fil de ces 210 pages.

Merci d’avoir pris le temps de lire cette ébauche florale.

Cordialement, Euhpox.

L’enfant et le maudit – Tome 1

Compte pour enfants.

Bonjour à vous très cheenfant-et-le-maudit-1-komikkur lecteurs, je reviens après quelque temps d’inactivation. Enfin, je n’étais pas si inactive que ça, puisque entre-temps j’ai écrit deux articles qui ont, malheureusement péri avant la sauvegarde finale (et pas mal de problèmes sur le serveur WordPress !) Enfin bref, je reviens avec une motivation et un courage de fer pour vous parler d’une œuvre qui est sorti le mois dernier. C’était d’ailleurs ma plus grande attente pour le mois de Mars. Vous l’aurez deviné, il s’agit bien évidemment de L’enfant et le maudit de Nagabe paru aux Éditions Komikku. Alors, si vous aussi vous souhaitez pénétrer dans un univers fantastique parsemé de douceur, je vous laisse continuer la suite du récit ! Donc, comme d’habitude pour ceux qui souhaitent se remémorer le synopsis, je vous laisse cliquer sur celui-ci. Cette œuvre comporte donc 2 tomes au Japon, et la série est toujours en cours de parution. Comme je le disais dans mes vidéos, les Éditions Komikku montent dans mon estime à chaque parution d’un tome, de toutes œuvres confondues. Elles ont pour la plupart le même fil conducteur : celui d’apporter une sensation de douceur, se mêlant parfaitement bien à une ambiance calme et paisible. C’est d’ailleurs pour cela que le scénario, et l’œuvre en elle-même plaisent au public, l’histoire est narrée avec un fil conducteur très léger, et simple à assimiler.

  • Une relation des plus complices :

Alors, comme je le disais le scénario est plutôt bref et concis. Nous avons donc l’existence de deux pays, celui où vivent les humains, c’est-à-dire « l’intérieur » et son opposé, « l’extérieur » où règne des créatures non humaines.  Et à partir de là, nous allons avoir qu’une seule question en tête : Pourquoi une humaine tient-elle compagnie à une créature ? Au fil des pages on se rend compte que le monde n’est pas si jovial que ça. Ainsi ce duo si charismatique apportera de la lumière dans un univers terni par les volontés et les initiatives de l’Homme. (D’ailleurs en y regardant plus attentivement, nous avons une morale dès la fin de ce premier tome. Les apparences sont parfois trompeuses, et en y réfléchissant bien,  entre ces créatures et l’Homme, on se demande qui fait preuve de cruauté.)

Par les réponses que nous apporte ce premier tome, nous avons énormément de compassion pour le professeur, celui-ci élève cette jeune Sheeva comme si elle était sa fille, il a un regard très protecteur et la surveille constamment. De plus il ne manque pas, parfois, de la rappeler à l’ordre très gentiment. Et ce, plus pour sa sécurité que pour la contrarier. D’ailleurs la vérité à propos de Sheeva nous est donnée dès les premières pages. Et les propos du professeur nous transpercent tel un poignard. Il est vrai qu’il n’a physiquement rien d’humain, mais son humanité se dessine par ses gestes et ses propos.

De son côté Sheeva est la candeur incarnée. Ignorante des mésaventures de l’autre côté des remparts, elle vit dans l’espérance que sa tante vienne la chercher. Ainsi, l’attente de la jeune fille ne la rend que plus fragile et sensible. Cependant elle ne manque pas de caractère, et n’hésite pas à réprimander le professeur. Cela donne d’ailleurs des situations légèrement plaisantes.

Comme il est courant de le dire : « Les opposés s’attirent », et ce récit en est le parfait exemple, chacun est complémentaire de l’autre, et prend soin de l’autre. De plus, le fait que nos deux protagonistes se situent dans une contrée, reculée du reste de la population, accentue leur proximité. Chaque humain ou créature est perçu telle une menace.

  • Un décor épuré mais saisissant : 

Alors, chose qui me frappa grandement à la lecture de ce premier tome, (mais dont je me doutais déjà un peu, de par la couverture) c’est que je n’ai absolument pas eu la sensation de lire un manga en bonne et due forme. Je pencherai plus pour un conte pour enfants. Les personnages sont remarquablement bien mis en avant, laissant un arrière fond épuré à première vue, mais qui n’en est pas moins durement travaillé. Les légers détails que l’on entraperçoit avec ce jeu d’ombres et de lumières rendent le tout très envoûtant et fascinant.

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Le mangaka a su mettre en avant, avec des traits fins et délicats, la candeur de Sheeva, ainsi que l’empathie et la sensibilité du professeur.

Le découpage est important dans le rythme de la narration, mais permet également la focalisation sur certaines émotions ou objets, qui permet une compréhension caché, ou indirect. Les premières pages de ce récit sont d’une beauté et d’une délicatesse sans pareilles.

Ainsi s’achève mon opinion sur ce premier tome. Comme d’habitude il fut plutôt bref, mais il est toujours difficile de s’exprimer sans pour autant appuyer véritablement ses propos. L’auteur est aussi très rusé. La fin est sûrement l’une des plus frustrante et intrigante que j’ai pu lire. Surtout qu’à elle seule, la page soulève d’innombrables questions. Si jamais j’ai réussi à attendrir votre petit cœur, je vous encourage à rejoindre Sheeva et le professeur juste ici. Pour ma part, j’attends le deuxième tome avec impatience, mais il ne saurait tarder !

Merci d’avoir pris le temps de lire cette ébauche enfantine.

Cordialement, Euphox.

Deathco – Tome 1

Chasseur de primes ! 

Eh oui, cela faisait un pdeath-co-1-castermanetit moment que je n’avais pas pianoté sur mon clavier pour vous illustrer l’un de mes humbles avis, vis-à-vis d’une oeuvre en particulier. Et aujourd’hui j’inaugure les Éditions Casterman avec l’illustre Deathco. Ce titre retenait mon attention depuis plusieurs mois déjà, mais je n’avais encore jamais franchi le pas. Ceci étant fait, je vous invite, vous aussi, à franchir (ou re franchir) ce fameux pas. Comme d’habitude pour ceux qui souhaitent se remémorer le synopsis je vous laisse cliquer sur ce lien.  Ainsi, comme je le disais, ce titre de Atsushi Kaneko est publié aux Éditions Casterman dans la collection Sakka. À l’heure actuelle, 4 tomes sont parus en France, et la série comporte 5 tomes, toujours en cours, au Japon. Cet auteur et notamment connus pour son oeuvre précédente « Wet Moon » qui me tarde de découvrir également. Alors, pour rentrer un peu plus dans le vif du sujet je dois dire que j’ai littéralement étais happé par ma lecture. Les pages ont défilé avec fluidité, et j’ai pris un grand plaisir à lire ce premier opus. C’est une lecture qui me change grandement de mon quotidien. Bien que je m’intéresse à un peu près tous les « genres ». Cependant, cette oeuvre piqua une singularité avec le bande dessinée venant d’Amérique du Nord.

  • Quand un monde part à la dérive : 

Autant le dire de suite, on se situe dans un monde alternatif, ou la décadence est de rigueur et où règnent la mort et l’horreur. Cependant cela est amené de manière tellement démesurée que l’on se prend au jeu, et ressentons nullement un sentiment de culpabilité , ou de malaise vis-à-vis des différentes scènes, tout aussi déglingué les unes que les autres.

Ceci est sûrement dû à la rationalité des personnages. En effet, n’importe qui peut, à tout instant, devenir un tueur à gages. Ainsi, l’horreur et le danger sont des sentiments courant dans la vie quotidienne, et sont mêmes encrés dans la société. C’est ainsi qu’on découvre notre protagoniste, Deathco, une jeune adolescente gothique, qui vraisemblablement voue une haine inconditionnelle au monde entier.

Cette jeune demoiselle est plutôt nonchalante, de par sa gestuelle, mais également par le biais de son vocabulaire. Elle se contente, dans la majeure partie du tome, à de courtes phrases, proclamant son prénom à tout va. Elle reste discrète et agit presque comme « un animal sauvage ». Elle fait partie, comme la plupart des chasseurs de primes que l’on peut découvrir tout au long du récit, à une guilde dont les informations à  leur sujet sont assez furtives.

On assiste donc à une véritable boucherie suite à la diffusion de la « proie du jour ». Plusieurs chasseurs ont été convié à une même mission. Et c’est ainsi qu’on découvre que, des personnes lambda le jour, deviennent de véritable assassin la nuit levée. Et croyez-moi, nous avons tout types de profils !

  • Un univers aux allures de comics : 

Alors, chose étonnante mais qui me frappa dès le début, c’est que je n’ai pas eu la sensation de lire un manga, avec les différents codes que l’on peut y retrouver, et toute la conventionnalité qui y est attrait. Et c’est sûrement ce qui m’avait rebuté à sa sortie. Mais finalement, je dois dire que j’apprécie grandement.

Le chara design s’appuie notamment sur le noir et blanc, pour les fonds aux allures de bande dessinée américaine, mais également les traits physiques des personnages. D’ailleurs ces traits physiques n’ont pas les codes que l’on retrouve dans la plupart des mangas.

Les arrière fonds, sont eux aussi très atypiques. Tout comme les mouvements, traduit notamment par ce jeu d’ombres et de lumières aux accents comics. Les bulles, de par leurs formes non conventionnelles s’apparentent ainsi plus à de la bande dessinée américaine.

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C’est ainsi qu’un scénario, bien qu’il soit quelque peu tiré par les cheveux, reste très plaisant à lire grâce, justement à ce monde alternatif, où les mots « déjanté » et « fêlé » sont choses courantes. Cet univers, aussi détraqué soit-il est accentué par un chara design loin des conventions de l’archipel, rendant le tout très extravagant. Alors si vous êtes friands de thématiques plus désinvoltes les unes que les autres, je vous laisse devenir la proie de Melle Deathco !

 Merci à vous, d’avoir pris le temps de lire cette ébauche impertinente !

Cordialement, Euphox.