Quand le Yaoi se lance dans le numérique !

Et si on se m’était à l’air du temps ?

Bonjour (ou bonsoir) à vous mes très chers lecteurs ! Aujourd’hui j’ai la joie de vous retrouver, non pas pour un article issu de mes idées, mais pour une nouvelle des plus inattendues. J’ai été contacté par la maison d’édition Kazé, via leur compte twitter. Alors si jamais vous êtes en train de boire un café, une tasse de thé, ou même déguster une délicieuse sucrerie, prenez quelques instants pour lire cette actualité d’un nouvel air !

Retenez bien cette date : dès le 25 Janvier 2017, Kazé à l’honneur de vous annoncer le lancement numérique du Yaoi. Et oui, vous l’avez bien lu. Ce marché, qui avouons-le, devient difficile à trouver sous format papier, voir à obtenir tout court, – ou alors, s’exposer à des recherches ardues sur les différents sites d’occasion ou de ventes – est une véritable aubaine.

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Ainsi, pour ceux qui seraient intéressés par le numérique, qui s’accroît davantage au fil du temps, Kazé proposera pas moins de 100 tomes à un prix tout à fait raisonnable, soit 4.99 €

Voici ainsi la liste exhaustive :

  1. CHARMING A PENNILESS WRITER
  2. DANGEROUS TEACHERS
  3. DRAMATIC MAESTRO
  4. DO YOU KNOW MY DETECTIVE ?
  5. HEY SENSEI !
  6. HIS FAVORITE
  7. IN GOD’S ARMS
  8. IN HIS EYES
  9. IN THE NAME OF BEAUTY
  10. LOVELY TEACHERS !
  11. LOST MEMORIES
  12. LOVER’S DOLL
  13. MY DEMON AND ME
  14. MY OWN PRIVATE OTAKU
  15. NIGHTS
  16. OPEN 24 HOURS A DAY
  17. PUNCH UP !
  18. SCHOOL OF THE MUSE
  19. SILENT LOVE
  20. THE PATH TO LOVE
  21. TU ES À CROQUER !
  22. VIEWFINDER
  23. WELCOME TO THE CHEMISTRY LAB !
  24. WHISPERS
  25. WORDS FROM THE PAST
  26. YEBISU CELEBRITIES

Pour plus de renseignements, n’hésitez pas à vous rendre directement sur le site de Kazé.

Mes quelques mots … ?

Même si le numérique n’est pas forcément ma tasse de thé. Je suis plutôt le genre de personne à favoriser le format papier. Pour cause, j’apprécie le toucher des pages et l’odeur qui s’en dégage. Mais surtout parce que je passe le plus clair de mon temps, les yeux devant les écrans. Alors le soir, je ne souhaite qu’une chose. Passer un bon moment, déconnecté de tous appareils électroniques.

CEPENDANT : le format numérique confère plusieurs avantages. Le premier qui me vient à l’esprit, est l’aspect financier ou économique. À 4.99€ le tome, pas de quoi se faire prier. Deuxièmement, le gain de place. Non parce que, acquérir des mangas (livres ou BD) demande également de la place. Et donc, posséder touts nos titres dans une liseuse est plutôt  favorable. Pour finir, je dirai la facilité lors des déplacements. Que ce soit en voiture ou lors des transports en communs, on ne peut le nier, c’est un critère qui se démarque du reste. A l’heure actuelle, nous vivions à un rythme effréné, qui ne laisse guère de place à « la lecture posée / détente « . Ainsi pour maximiser notre temps de lecture, nous le faisons souvent à la pause-déjeuner, ou justement dans les transports. Et posséder avec soi une liseuse est donc plutôt pratique. Surtout si vous êtes en pleine lecture d’un pavé. – difficile à glisser dans son sac -. J’en ai donc terminé pour cet article, qui était plus une mise en bouche concernant l’actualité qu’autre chose. J’espère que celui-ci vous aura plu, malgré sa brièveté,  il n’en reste pas moins généreux en bonnes nouvelles

Alors, donnez rendez-vous à vos liseuses dès le 25 janvier, et bonne lecture à vous ! 

Cordialement, Euphox.

Doukyusei – Sotsugyosei

 Doukyuusei , au gré des saisons.

Bonjour (ou bonsoir) à vous, très cher lecteurs. On se retrouve aujourd’hui avec ce premier article. Et pas des moindres, puisque c’est en ce début d’année que j’entreprends la lecture de mon premier Yaoi. Cette petite merveille est cependant récente. En effet, le premier volume est paru le 7 juillet 2016, aux éditions Boy’s Love dans la collection Hana Collection.  Prenez une tasse de thé ou un café, et commençons cet avis.


  • La touche esthétique : 

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Avant d’entreprendre une analyse de l’oeuvre en elle-même, je tenais à mettre un point d’honneur sur le graphisme et l’esthétisme des 3 tomes de cette série. Que ce soit la première de couverture, riche en couleur, et avec nos deux protagonistes dans des situations du quotidien. Ou la 4 ème de couverture, qui a un charme particulier, entre le synopsis et l’agréable mise en page. Mais le plus travaillé reste sûrement l’élégance de la côte, avec la miniature d’un des personnages, le petit texte aux allures d’un poème, et le numéro du tome s’immiscent parmi le titre et le nom de l’auteur. Toutes ces délicates attentions donnent à l’oeuvre un esthétisme léger, complaisant et travaillé à la fois.

  • Le scénario :

Alors oui, quitte à parler de l’oeuvre, autant commencer par l’essentiel, l’histoire. Je dois avouer qu’au départ celle-ci me séduisait peu. Je l’a trouvé légèrement banal et déjà vu. Ce n’est que quelques semaines plus tard, dans le plus grand des hasards que j’ai visionné le film d’animation. Et là, j’ai eu une véritable révélation. Pour en être sûr, j’ai donc entrepris ma lecture.

Il faut le dire, ce petit quelque chose, était cette touche de poésie que l’on peut retrouver dans cette histoire pas aussi banal qu’on pourrait le penser. En effet, la relation entre ces deux hommes va naître de manière naturelle, sans trop se poser de questions, se laissant guider par leurs sentiments. Sentiment qui, au fil des pages, s’exprimera de manière différente.

Le point central de ce récit reste sans doute le passage à l’âge adulte, et toutes les conséquences et cheminements que cela entreprend. Notamment l’avenir après le lycée, et les questions qui l’accompagne. Entre l’un qui tente de rentrer dans une université de renom, et l’autre qui fuit le sujet, par manque de réponse et d’options, Hikaru et Rihito vont être confronté aux nombreux aléas de la vie.

Et c’est justement ça qui rend cette oeuvre aussi délicate et poétique. Car malgré toutes ses contraintes qui entravent leur couple, leur sentiment eux, ne sont que plus sincère. On va donc suivre au fil des tomes toutes les situations que le duo sera amené à rencontrer. Des plus douces et innocentes, au plus déchirantes et tragiques.

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  • Le graphisme :

La première chose que l’on pourrait indiquer, c’est que les traits de Asumiko Nakamura sont des plus délicats, des plus fins et des plus travaillés. J’ai spécialement apprécié sa façon de découper l’histoire. Cela est fait de manière réfléchie et ça se ressent. La notion de découpage est vraiment importante pour tenir le lecteur en haleine et laisser l’intrigue planer. J’ai eu ce sentiment d’excitation tout au long des tomes. Elle accentue certaines parties du corps, certains regards, certains angles qui font que, inévitablement on en désire davantage.

Le graphisme quant à lui est particulier. Soit on adhère, soit on n’adhère pas. Et je pourrai comprendre la réticence de certains. Les personnages sont dessinés de façon disproportionnée, parfois « perdant » la morphologie humaine de base. Mais c’est là aussi tout ce qui rend cette oeuvre poétique et charismatique. Cet effet de disproportion rend les mouvements des personnages plus accentué, plus intense et plus profond. On ressent réellement le désir, le sentiment du personnage à travers ces gestes. Et je trouve ça splendide de ressentir ce genre de sensation simplement par des gestes, et non par la parole.

Sur ce, je ne souhaite pas en dire davantage, préférant vous laisser juger par vous-même. Retenez simplement que cette oeuvre est un mélange de délicatesse et de poésie.

Merci d’avoir pris le temps de lire cette ébauche sucrée. 

Cordialement, Euphox.