Le chant des souliers rouges – Tome 3

 « Parfois des choses qui peuvent paraĂźtre totalement insignifiantes… font en fait une grande diffĂ©rence… c’est fou comme on peut se raccrocher Ă  trois fois rien…« « 

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Bonjour Ă  tous, j’espĂšre que vous allez bien, aujourd’hui on se retrouve pour parler manga. Et pas n’importe lequel puisque aujourd’hui on se consacre au 3 Ăšme opus du : Le chant des souliers rouges Ă©crit par Mizu Sahara, et publiĂ© par KazĂ© (que je remercie pour leur envoie!).

Alors que dire ? Tout simplement que la lecture fut dĂšs plus touchantes ! Ici, nos deux protagonistes principaux ne seront pas Ă  l’honneur (eh oui, la premiĂšre de couverture est assez trompeuse !) En effet, Takara la jeune fille n’apparaĂźt pas de maniĂšre directe, et Kimitaka quant Ă  lui, aura ici un rĂŽle d’intermĂ©diaire et de soutiens auprĂšs de ses Lire la suite »

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Le chant des souliers rouges – Tome 2

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Bonjour Ă  vous mes chers lecteurs, j’espĂšre que vous allez bien. Aujourd’hui on se retrouve pour un article que je n’ai pas l’habitude de rĂ©diger. En effet, je n’ai jamais Ă©tĂ© Ă  l’aise Ă  l’idĂ©e d’écrire une chronique sur la suite d’une sĂ©rie. Autant les premiers tomes permettent de vous faire dĂ©couvrir l’univers, et la sĂ©rie en elle-mĂȘme. Mais les suites sont plus difficiles Ă  exposer, surtout sans contenir de spoil. De plus j’ai toujours eu peur de tourner en rond, et ainsi vous dĂ©peindre un billet sans rĂ©el fond.

Cependant, au fil de cette lecture, j’ai trouvĂ© quelques points intĂ©ressant Ă  partager avec vous. Vous l’aurez sans doute devinĂ©, il s’agit du deuxiĂšme tome de « Le chant des souliers rouges » de Mizu Sahara, dont j’avais dĂ©jĂ  Ă©crit quelques lignes sur le tome prĂ©cĂ©dent.

Je ne pense pas que je structurerai cet article comme pour les billets découverts. Je pense simplement vous faire part de mon ressenti et des notions importantes de ce récit.

 

Alors outre le fait que j’étais trĂšs enjouĂ©e Ă  l’idĂ©e de me replonger dans ce rĂ©cit, j’ai Ă©tĂ© surprise des notions impliquĂ©es. Suite Ă  la relecture de l’article sur le premier opus, je me suis rendu compte que je n’avais pas abordĂ© cette notion (sans doute parce que celle-ci Ă©tait encore trop prĂ©caire, et pas assez poussĂ©e), mais le harcĂšlement scolaire est bien prĂ©sent au sein de ce deuxiĂšme opus. J’ai Ă©tĂ© profondĂ©ment touchĂ©e par Takashi Morino, qui subit ce harcĂšlement principalement Ă  cause de cette disparitĂ© des genres. Voir un homme danser du flamenco n’est pas chose courante, et de ce fait, les mentalitĂ©s n’évoluent pas et ne s’ouvrent pas non plus. Bien entendu, ce jeune homme est collĂ©gien, et la maturitĂ© Ă  cet Ăąge-lĂ , n’est pas excessivement dĂ©veloppĂ©e. D’ailleurs Takashi en fera les frais, lors de ce  « retournement de situation » oĂč il jugea l’apparence d’un homme, et que celui-ci vint le secourir quelque temps aprĂšs. J’ai Ă©tĂ© admirative par les propos de l’individu : « Tu sais Ă  quoi je juge les gens ? Au degrĂ© de compassion qu’ils Ă©prouvent devant la souffrance de leurs semblables ! » D’ailleurs, il en va de mĂȘme pour Tsubura, mĂȘme si ce harcĂšlement est diffĂ©rent, les membres de son club n’ont pas Ă©normĂ©ment de tolĂ©rance et d’empathie. Hana quant Ă  lui, est plutĂŽt un loup solitaire qui n’arrive pas Ă  trouver sa place au sein de l’établissement, et ce « rejet de la sociĂ©té » est malheureusement chose courant Ă  l’heure actuelle. C’est ce que j’apprĂ©cie chez cet autrice : la capacitĂ© Ă  nous immerger dans un monde doux et candide, mais qui est vite rattrapĂ© par les blessures du quotidien.

D’ailleurs en parlant de blessure, c’est le sentiment que j’ai eu quant Ă  la grand-mĂšre de Takashi. J’ai apprĂ©ciĂ© que ce cĂŽtĂ© soit mis en avant. Cette notion d’ĂȘtre et de paraĂźtre. Cette personne ĂągĂ©e a sacrifiĂ© beaucoup de choses au cours de son existence pour vivre de sa passion : le flamenco. Cependant, suite Ă  des problĂšmes de santĂ©, elle ne peut plus exercer. Lorsque celle-ci souhaite rouvrir son Ă©tablissement, elle est face Ă  un barrage. Celui de la sociĂ©tĂ©, oĂč le paraĂźtre est devenu prĂ©dominant. Puisque c’est une personne ĂągĂ©e, celle-ci devrait « rester bien gentiment chez elle » . Et celui de son for intĂ©rieur, l’ĂȘtre. Celle d’une danseuse de flamenco, qui a de l’espoir Ă  voir cette danse espagnole persĂ©vĂ©rer au cours des gĂ©nĂ©rations
 Ce passage m’a Ă©normĂ©ment Ă©mu.

Mais malgrĂ© ce tableau noir que je vous dĂ©peins, nous avons de bons moments. Celui de la convivialitĂ© et de l’amusement. Lorsque les amis de Kimitaka rejoignent par diverses pĂ©ripĂ©ties le local, oĂč rĂ©pĂšte le jeune homme en prĂ©sence de Takashi, et deux de ses camarades de classe. C’est un bon moment de partage.

Voici donc les quelques points dont je voulais aborder avec vous. Je suis restĂ©e Ă©vasive pour ne pas non plus vous gĂącher le plaisir de la lecture. Pour ma part, j’ai Ă©tĂ© dans un vĂ©ritable cocon et je suis impatiente Ă  l’idĂ©e de lire le troisiĂšme opus.

Merci d’avoir pris le temps de lire cette Ă©bauche bienveillante.

Cordialement, Euphox.

Le chant des souliers rouges – Tome 1

Quand une rencontre change le destin de toute une vie.

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Bonsoir (ou bonjour) Ă  tous, j’espĂšre que vous passez une excellente semaine. Quoi que, nous ne sommes que mercredi … ! Hum hum, pour ma part, je suis tout excitĂ©e de vous retrouver, (comme Ă  chaque fois me direz-vous) pour vous parler aujourd’hui, d’une Ɠuvre rĂ©cemment sortie (le mois dernier pour tout dire). Il est vrai que je n’ai jamais abordĂ© sur le blog son auteure, bien que j’aie dĂ©jĂ  en ma possession une autre de ses Ɠuvres. (My girl est un vĂ©ritable chef-d’oeuvre, me reste plus qu’Ă  me procurer son OS : Un bus passe). Mais promis, si jamais j’en ai l’occasion, je vous Ă©crirai quelques lignes Ă  son sujet. Mais pour l’heure, nous nous intĂ©ressons Ă  Le chant des souliers rouges de Mizu Sahara, publiĂ© aux Ă©ditions Kazé , que je remercie tout particuliĂšrement pour leur envoi ! C’est une sĂ©rie terminĂ©e en 6 tomes (et oui, une sĂ©rie courte, cela fait du bien au porte-monnaie), et le deuxiĂšme opus est prĂ©vu pour le mois de Juillet. D’ailleurs pour tous ceux qui auraient besoin d’une petite piqĂ»re de rappel, voici le rĂ©sumĂ©. Et son prix est de 8.29 €.

  • Un scĂ©nario comme prĂ©lude :

Alors, cet opus faisait partie de ma Whishlist depuis le mois de Janvier, pour la simple et bonne raison que j’ai Ă©tĂ© charmĂ©e par le synopsis, toujours aussi original et touchant. Et de par ce rĂ©sumĂ©, en dĂ©coule un sujet important, et trĂšs peu abordĂ© au sein de la bande dessinĂ©e japonaise. Je veux bien entendu parler de la disparitĂ© des genres. Pour une fois nous aurons une jeune lycĂ©enne dans un sport trĂšs peu fĂ©minisĂ© (mĂȘme si, je vous l’accorde, nous avons fait de rĂ©els progrĂšs Ă  ce niveau, et ce dans tout domaine sportif confondu), le basket, et un jeune garçon qui s’adonnera Ă  la danse espagnole, le flamenco. Mais bien que ce point soit dĂ©jĂ  trĂšs innovateur, ce scĂ©nario ne sert que d’excuse pour pousser la rĂ©flexion encore plus loin.

Alors certes, j’ai apprĂ©ciĂ© cet opus permettant d’introduire nos diffĂ©rents protagonistes, mais ce qui me toucha, et me surpris le plus, c’est cette profondeur et cette sensibilitĂ© propre Ă  Mizu Sahara ! En effet, nos deux protagonistes sont lycĂ©ens, mais ils se sont rencontrĂ©s lorsqu’ils Ă©taient plus jeunes, au collĂšge. Ainsi on peut dĂ©couvrir les nombreuses sĂ©quelles qu’ils ont pu garder en eux. L’enfance et l’adolescence sont des pĂ©riodes trĂšs difficiles. C’est un moment de la vie oĂč nous somme en quĂȘte d’identitĂ©, et oĂč jugement et commĂ©rage sont de rigueur. Ainsi, la confiance que l’on peut avoir Ă  notre Ă©gard, ou Ă  l’égard d’autrui peut se briser en une fraction de seconde, et c’est toute cette souffrance que nous exprime l’auteur au travers du jeune garçon.

Les liens familiaux sont une notion trĂšs importante pour l’autrice, et dont nous retrouvons Ă©galement dans cet ouvrage. J’ai Ă©tĂ© particuliĂšrement touchĂ©e par les diffĂ©rents membres de la famille de Kimitaka, que ce soit son grand-pĂšre, sa mĂšre ou mĂȘme sa petite sƓur. Chacun joue dĂ©jĂ  un rĂŽle prĂ©pondĂ©rant pour la future reconstruction du jeune homme. Et mĂȘme la grand-mĂšre de Takara.

Et pour terminer sur l’histoire, j’ai apprĂ©ciĂ© que le narrateur soit Kimitaka lui-mĂȘme. Cela apporte d’autant plus d’empathie et de compassion. Et lorsque celui-ci reconnaĂźt les erreurs de son passĂ©, celles-ci sont d’autant plus rĂ©aliste. Cela permet de nous attacher rapidement Ă  ce jeune, et ou n’importe quel lecteur pourrait se reconnaĂźtre en ce jeune garçon.

  • Un graphisme simple et singulier :

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Alors, je ne serai comment dĂ©crire toute la grĂące et l’élĂ©gance de chaque planche qui compose ce premier tome. Mizu Sahara a un coup de crayon raffinĂ©, unique et distinguĂ©. On reconnaitrait son travail entre mille (comme pour Ai Yazawa par exemple). Cependant suite Ă  tous ces adjectifs, nous aboutissons Ă  un travail grandiose, et les traits des personnages sont remarquablement mis en avant, pour notre plus grand malheur. Car inĂ©vitablement nous sommes bouleversĂ©es Ă  la minute oĂč nos yeux se posent sur les diffĂ©rentes planches.

Pour conclure, je dirai que j’ai Ă©tĂ© nullement déçu. J’en attendais Ă©normĂ©ment, et j’ai pu retrouver toutes les sensations, les sentiments propres Ă  une lecture de Mizu Sahara. J’apprĂ©cie la douceur qui se dĂ©lecte de la narration, le raffinement des personnages. C’est une sĂ©rie qui semble ĂȘtre prometteuse. Rempli de profondeur, de charmes, et qui traite de sujets encore trop peu mĂ©diatisĂ©.

Merci d’avoir pris le temps de lire cette Ă©bauche distinguĂ©e. 

Cordialement, Euphox.