Doukyusei – Sotsugyosei

 Doukyuusei , au gré des saisons.

Bonjour (ou bonsoir) à vous, très cher lecteurs. On se retrouve aujourd’hui avec ce premier article. Et pas des moindres, puisque c’est en ce début d’année que j’entreprends la lecture de mon premier Yaoi. Cette petite merveille est cependant récente. En effet, le premier volume est paru le 7 juillet 2016, aux éditions Boy’s Love dans la collection Hana Collection.  Prenez une tasse de thé ou un café, et commençons cet avis.


  • La touche esthétique : 

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Avant d’entreprendre une analyse de l’oeuvre en elle-même, je tenais à mettre un point d’honneur sur le graphisme et l’esthétisme des 3 tomes de cette série. Que ce soit la première de couverture, riche en couleur, et avec nos deux protagonistes dans des situations du quotidien. Ou la 4 ème de couverture, qui a un charme particulier, entre le synopsis et l’agréable mise en page. Mais le plus travaillé reste sûrement l’élégance de la côte, avec la miniature d’un des personnages, le petit texte aux allures d’un poème, et le numéro du tome s’immiscent parmi le titre et le nom de l’auteur. Toutes ces délicates attentions donnent à l’oeuvre un esthétisme léger, complaisant et travaillé à la fois.

  • Le scénario :

Alors oui, quitte à parler de l’oeuvre, autant commencer par l’essentiel, l’histoire. Je dois avouer qu’au départ celle-ci me séduisait peu. Je l’a trouvé légèrement banal et déjà vu. Ce n’est que quelques semaines plus tard, dans le plus grand des hasards que j’ai visionné le film d’animation. Et là, j’ai eu une véritable révélation. Pour en être sûr, j’ai donc entrepris ma lecture.

Il faut le dire, ce petit quelque chose, était cette touche de poésie que l’on peut retrouver dans cette histoire pas aussi banal qu’on pourrait le penser. En effet, la relation entre ces deux hommes va naître de manière naturelle, sans trop se poser de questions, se laissant guider par leurs sentiments. Sentiment qui, au fil des pages, s’exprimera de manière différente.

Le point central de ce récit reste sans doute le passage à l’âge adulte, et toutes les conséquences et cheminements que cela entreprend. Notamment l’avenir après le lycée, et les questions qui l’accompagne. Entre l’un qui tente de rentrer dans une université de renom, et l’autre qui fuit le sujet, par manque de réponse et d’options, Hikaru et Rihito vont être confronté aux nombreux aléas de la vie.

Et c’est justement ça qui rend cette oeuvre aussi délicate et poétique. Car malgré toutes ses contraintes qui entravent leur couple, leur sentiment eux, ne sont que plus sincère. On va donc suivre au fil des tomes toutes les situations que le duo sera amené à rencontrer. Des plus douces et innocentes, au plus déchirantes et tragiques.

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  • Le graphisme :

La première chose que l’on pourrait indiquer, c’est que les traits de Asumiko Nakamura sont des plus délicats, des plus fins et des plus travaillés. J’ai spécialement apprécié sa façon de découper l’histoire. Cela est fait de manière réfléchie et ça se ressent. La notion de découpage est vraiment importante pour tenir le lecteur en haleine et laisser l’intrigue planer. J’ai eu ce sentiment d’excitation tout au long des tomes. Elle accentue certaines parties du corps, certains regards, certains angles qui font que, inévitablement on en désire davantage.

Le graphisme quant à lui est particulier. Soit on adhère, soit on n’adhère pas. Et je pourrai comprendre la réticence de certains. Les personnages sont dessinés de façon disproportionnée, parfois « perdant » la morphologie humaine de base. Mais c’est là aussi tout ce qui rend cette oeuvre poétique et charismatique. Cet effet de disproportion rend les mouvements des personnages plus accentué, plus intense et plus profond. On ressent réellement le désir, le sentiment du personnage à travers ces gestes. Et je trouve ça splendide de ressentir ce genre de sensation simplement par des gestes, et non par la parole.

Sur ce, je ne souhaite pas en dire davantage, préférant vous laisser juger par vous-même. Retenez simplement que cette oeuvre est un mélange de délicatesse et de poésie.

Merci d’avoir pris le temps de lire cette ébauche sucrée. 

Cordialement, Euphox.

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