Black Clover – Tome 1

Quand l’aspiration et l’ambition permettent le surpassement de soi! 

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Bonjour à tous, j’espère que vous avez passé une excellente semaine. Quant à nous, on se retrouve avec la pluie et le mauvais temps. Ma foi, ce n’est pas plus mal me direz-vous, ainsi je suis à la fraîche pour écrire ces quelques lignes.

En effet, je compte aborder en ce jour, un shonen qui est peut-être déjà ancré dans vos mémoires. Il s’avère que je n’avais plus grand chose à lire, et je suis tombée, pendant mes emplettes, sur le premier tome de Black Clover, scénarisé et dessiné par Yûki Tabata. Il est publié en France par les éditions Kazé, et comporte à l’heure actuelle 6 tomes dans notre contrée, contre 11 tomes au pays du soleil levant. Son prix est de 6.79 €, mais fortes heureusement j’ai réussi à me dégoter le premier tome lors de l’événement des 48h BD (et oui, encore) pour la modique somme de 1€ !

Alors, je ne vais pas passez par quatre chemins. J’avais énormément d’appréhension avant de débuter ma lecture. Effectivement, puisque c’est un shônen, nous avons tous les codes et principes résultant de ce genre. De ce fait, j’avais une certaine inquiétude que ce titre ne sorte pas de l’ordinaire, et soit du déjà-vu.

  • Un scénario classique :

Effectivement, mes appréhensions se sont confirmées au cours de ma lecture. Nous sommes dans un shonen des plus classiques, avec les codes les plus représentatifs de ce domaine. Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore le résumé, je vous invite à cliquer sur ce lien. Nous faisons donc la rencontre de deux orphelins, Yuno et Asta, dans le village de Hadge, se situant sur les terres délaissées. Bien évidemment nos deux protagonistes aspirent au même rêve : devenir le futur Empereur-Mage.

Cependant, j’étais persuadé que Yuno aurait un comportement du même type que « Sasuke », issu du manga Naruto. Et c’est justement là, ma plus grande surprise. Bien qu’ils soient rivaux, c’est justement cette émulation qui donnera tout le sens de leur amitié. Et j’ai trouvé que celle-ci était énormément soudée pour un tome d’introduction. Bien évidemment on retrouve certains codes du shonen classique. Comme le fait qu’Asta est un jeune homme qui fonce tête baissée, tandis que Yuno combat de manière plus stratégique et réfléchie.

Nous allons avoir aussi différentes compagnies, qui auront à leur tête un représentant. Cela pourrait être, par exemple, assimilé aux différents villages dans Naruto, les différentes guildes dans Fairy Tail ou encore les différentes divisions dans Bleach, vous voyez ou je veux en venir. Pour tout shonen qui se respecte, nous devons forcément créer une unité, pour qu’ainsi, esprit d’équipe puisse se former. Mais cela ne m’a pas forcément dérangé, j’aurais peut-être juste souhaité un peu plus d’imagination.

Cependant, on comprend assez vite que nous aurons à faire, au sein du royaume de Clover, au principe des castes sociales, et tout le raisonnement qui en découle. Et c’est peut-être cet élément qui permettra à Black Clover de sortir son épingle du jeu. En effet nos deux protagonistes sont issus des terres délaissées, viens ensuite les terres plates, et pour terminer les terres nobles. Et ceci me plut fortement. Car, au cours de cet opus, nos deux protagonistes feront la rencontre de différents personnages issus de ses différentes classes sociales, et permettront ainsi, de bâtir une morale humaine et dévouée.

  • Un graphisme traditionnel :

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Bien, d’un point de vue général, je dirai que le coup de crayon de Tabata est soft et efficace. Puisque nous sommes concentrés, dans la plus grande partie du récit, dans le domaine de l’action, les différents mouvements au cours des combats sont bien amenés, que ce soit les onomatopées, ou encore la police d’écriture, le visuel est vraiment parfait, et permet réellement une bonne immersion au sein du récit.

Mais il sait également accentuer les éléments importants de l’histoire, et j’ai vraiment été surprise sur les nombreux détails apportés aux bâtisses ou aux différents objets.

Pour conclure, je dirai que Black Clover est un shonen des plus classiques, surtout adapté pour un jeune public. Cependant, cela est tout de même fort agréable à lire, fluide avec un léger trait d’humour. Bien que l’on puisse retrouver de nombreux codes (la notion d’amitié, le dépassement de soi, l’esprit d’équipe, la confiance etc.) ce n’est pas pour autant qu’il manque d’originalité. Puisque ceci est le premier tome, je ne peux pas réellement juger cette œuvre. Il aurait fallu que je lise plusieurs tomes pour ainsi avoir une idée plus précise sur le sujet, et déterminé si Black Clover se démarque du lot.

Merci d’avoir pris le temps de lire cette ébauche fracassante ! 

Cordialement, Euphox.

Dusk Maiden Of Amnesia

Quand le scénario entremêle enquête et légendes urbaines !

Aujourd’hui, je me vêtis de mon chapeau de détective – et de mon thé bien sur – pour entreprendre l’analyse de la série Dusk Maiden of Amnesia.  J’ai découvert cette série par l’intermédiaire de Selvarion Senpai, vidéaste très sympathique au passage. J’ai toujours était attirée par ce qui touche, de près comme de loin, aux légendes urbaines. Et étant une adepte de Sherlock Holmes (lisez les aventures de Arthur Conan Doyle !) , forcément le fait que les protagonistes allaient mener leur investigation ne pouvait que me séduire. Alors, si jamais vous êtes prêts à commencer l’enquête, allons-y de bon cœur.

Pour tous ceux qui ne connaîtraient nullement cette série, ou qui auraient oublié, voici une piqûre de rappel. Cette oeuvre a été scénarisée et dessinée par le duo Maybe, édité en France par les éditions Kana et comptabilise au total 10 tomes. Je pense que vous commencer à être habitué, mais au cas ou, je tiens à le repréciser. Je procède toujours selon le même schéma narratif. Je parlerai dans un premier temps, de l’esthétique de l’oeuvre. Puis dans un deuxième temps, je m’exprimerai sur le scénario, et enfin je terminerai par le graphisme.

  • La touche esthétique : 

Vu le prix du tome (7.45€), je me devais de faire un point sur la beauté de cette oeuvre. Honnêtement chacune des dix couvertures est d’une beauté sans pareille. Chaque couverture met en évidence Yûko dans différentes situations, et à des moments précis de la journée. De plus – je suis d’accord – cela reste minimaliste, mais vous avez une page couleur à chaque début de tome. Le papier quand à lui est plutôt souple, lisse et agréable au toucher.

  • La touche scénaristique :

Bien, on ne va pas se mentir, la trame de l’histoire n’a rien de nouveau. Elle est même assez présente dans la sphère de la bande dessinée japonaise. Certes, cependant, elle apporte néanmoins une touche de fraîcheur. En effet, pour résoudre le mystère autour de la mort de Yûko, les scénaristes n’ont pas joué la carte de la facilité (dans le sens où, par on ne sait quel hasard, le protagoniste trouve LA solution de l’énigme, et, hop dans un même temps signe la fin du récit.) Non ici, on va se mettre à la place de Teiichi, et réfléchir comme un enquêteur en herbe. Chaque tome apportera son lot de réponse, et petit à petit, l’ensemble prendra forme.

La mort de la défunte va être matérialisée comme un puzzle, ou chaque pièce correspondra à une légende urbaine, plus communément appelé folklore. Bien que la plupart de ces légendes (voir la totalité, je ne sais plus) se passent au sein de l’école. Ces histoires urbaines seront amenées de sorte à ce que nous trouvions nous-même (par l’intermédiaire de Teiichi) l’explication la plus plausible. Il est vrai que les Japonais sont plutôt avides de ce genre d’histoire. Et c’est justement un élément qui sera un atout au sein du récit.

En effet, cela va permettre de ne pas avoir une lecture redondante, et de varier les différentes péripéties, menant à la conclusion de la série. Bien que la mise en place des différents folklores se fasse selon le même procédé narratif, cela ne gêne en rien la lecture, puisque nous avons l’intervention de personnages secondaires plutôt variés. Et ceci est un élément plutôt important. J’avais moi-même peur, au fil des tomes de me lasser, mais à ma plus grande surprise ce ne fut pas le cas.

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Couverture du tome 7 : Je trouvais qu’elle s’incorporait bien en ce temps hivernal.

Cette diversité au sein de l’histoire me surprend davantage par le nombre de figurants. Cette oeuvre a la particularité de ne pas intégrer une multitude de personnages. En tout cas concernant les protagonistes, ils ne sont que quatre (en comptant Yûko), c’est-à-dire les membres du club des enquêtes paranormales. Bien évidemment, il y a d’autres figurants, mais ceux-là ne sont pas nécessaire à la trame de l’histoire.

De plus, je dirai que Maybe a le don de laisser planer l’intrigue. Peu importe à quel moment de l’histoire nous nous situons. Ils arrivent à attiser cette curiosité. Celle de résoudre l’énigme. Car oui, au fil des tomes, on endosse réellement le rôle de détective, et plus proche de la vérité nous sommes, plus vite nous souhaitons terminer le récit. Réaction des plus  cohérentes me direz-vous. Mais c’est sur ce procédé que le récit fonctionne et évite de tourner dans le pathos.

Cependant, rien n’est parfait n’est-ce pas ? Alors oui j’ai deux ou trois choses à redire. Je pense que cette oeuvre aurait pu être encore plus plaisante si cette pseudo-amourette entre Yûko et Teiichi avait été inexistante. Honnêtement Maybe aurait pu trouver mieux comme « motivation » pour Teiichi. Je sais pas moi, un élève réellement intrigué par les événements paranormaux, et qui, simplement par passion aurait souhaité aider la jeune fille. Mais non, il a fallu que le protagoniste soit des plus crédule et naïf sur ce point-là. Et de l’autre nous avons une Yûko des plus dévergondées et envahissantes. Je dois avouer que, à pas mal de reprise, leur relation m’exaspérai.

De plus, la fin m’a très peu convaincu. Honnêtement Maybe aurait très bien achevé Dusk Maiden Of Amnesia au neuvième opus, cela ne m’aurait nullement dérangé. Je trouve que la fin perd énormément de cohérence. Surtout si on la compare avec le fil conducteur du récit. Cela perd tout son sens, et j’ai eu cette impression d’inachèvement. Comme si finalement, le fait d’avoir trouvé la raison de la mort de Yûko n’avait eu aucun impact sur sa condition de fantôme.

  • La touche graphique : 

Je tiens avant toute chose à signaler que je n’ai pas visionné l’anime. Je ne pourrai donc faire aucune comparaison. Concernant le manga, le graphisme va permettre de nuancer le ton des événements au fil de l’intrigue. Certains passages seront plutôt candides et innocents, tandis que d’autres évoqueront des émotions plus moroses et sinistres. D’un point de vue global, le coup de crayon de Maybe (bien qu’on ne sache pas comment ces deux compères travail) reste agréable, et plaisant à contempler.

Ici, nous pouvons apercevoir une Yûko des plus douces et joyeuses. Ainsi que Momoe Okonogi et  Kirie . Après avoir feuilleté brièvement les différents tomes, je me suis rendu compte que nous avions que très peu de planches, reflétant cette ambiance candide. En effet, tout au long de l’oeuvre nous aurons la plupart du temps des arrière-fonds grisonnants. Et cela renforcera le côté très sombre et pénible de l’histoire. Ainsi même les situations les plus quotidiennes, et ne représentant aucun danger, restent tout de même accompagnées d’une certaine malaisance.

Les moments les plus sombres et sinistres, seront incontestablement liés au passé et à la mort de Yûko. Cela ne fait aucun doute. Mais cette maîtrise de l’ombre, tout en laissant visible l’effroi et l’anxiété des personnages, rend le tout réellement lugubre. Pour terminer, – pourquoi faut-il que je termine par les bémols ? – je dois dire que vous avez une idée très précise, de l’anatomie de Yûko à la fin de votre lecture. Maybe aurait très bien pu se passer de formes avantageuses pour la demoiselle. Ou alors, modérer l’apparition de cette poitrine. Je ne compte même plus le nombre de fois ou le blondinet plongea, tête la première dans cette poitrine –si généreuse soit-elle-. C’est sûrement ce qui m’a le plus irrité durant ma lecture. Le fan-service, cela va bien un moment.

Passé outre ce désagrément, la lecture reste fluide et plutôt convenable. Pour conclure cette analyse, je dirai que Dusk Maiden of Amnesia est plaisant à lire. C’est une série qui certes, ne sort pas de l’ordinaire, mais qui s’affranchit des nombreux stéréotypes que l’on peut faire sur ce genre de thématique. Et puis, si vous aimez mener l’enquête, cette série est faites pour vous.

Merci à vous, très chers lecteurs, d’avoir pris le temps de lire cette ébauche énigmatique.

Cordialement, Euphox.