Les mĂ©moires de Vanitas – Tome 1

Partez Ă  la dĂ©couverte d’un bal vampiresque situĂ© au cƓur de la ville lumiĂšre !

Les-memoires-de-vanias-tome1Bonjour Ă  vous, mes chers lecteurs, j’espĂšre que votre dĂ©but du mois d’AoĂ»t se passe Ă  merveille. Je m’excuse d’avance pour ce long retard. J’avais lu l’Ɠuvre que je compte vous prĂ©senter il y a de ça plusieurs semaines, malheureusement, je n’ai pas rĂ©ussi Ă  trouver la moindre minute pour commencer ces quelques lignes. Suite Ă  une relecture, je suis ainsi plus enclin Ă  m’exprimer ! Donc comme vous l’aurez sĂ»rement remarquĂ©, il s’agit de Les mĂ©moires de Vanitas de notre illustre Jun Mochizuki, connu notamment pour sa prĂ©cĂ©dente Ɠuvre : Pandora Hearts (que je lirai un jour, bien Ă©videmment). Ce premier opus est donc disponible depuis le 6 juillet, aux Ă©ditions Ki-oon pour une valeur de 7.90 €. Pour ceux qui souhaitent connaitre l’histoire, voici le synopsis. Alors, bien que je me sois acquis ce tome dans un premier temps pour l’auteure, je dois bien avouer que le thĂšme des vampires me rebuta lĂ©gĂšrement. Ces crĂ©atures lĂ©gendaires avaient Ă©tĂ© dominantes dans plusieurs genres littĂ©raires il y a de ça quelques annĂ©es, et cela m’avait laissĂ© un goĂ»t quelque peu amer. Cependant, le scĂ©nario est quant Ă  lui trĂšs explicite (peut-ĂȘtre un peu trop d’ailleurs) et mĂ©ritait que je me penche un tant soit peu lĂ -dessus.

  • Une intrigue rĂ©vĂ©lĂ©e mais non exposĂ©e :

Que je m’explique. J’ai Ă©crit au-dessus que le rĂ©sumĂ© nous donnĂ© un peu trop d’informations. Et c’est fort dommage, car, un tiers du tome nous est dĂ©jĂ  rĂ©vĂ©lĂ©. Cependant, aprĂšs la fin de l’extrait, ma jubilation Ă©tait Ă  son comble.

Effectivement, j’ai beaucoup apprĂ©ciĂ© les deux protagonistes qui forment un duo hors pair, et dont les deux caractĂšres (fortement opposĂ©s) se complĂštent Ă  merveille, et fait de cette Ɠuvre un shonen comme je les aime. Nous avons donc d’un cĂŽtĂ© un humain qui ne manque pas d’audace et d’impudence. Toujours le premier Ă  se jeter dans le vif de l’action. Et de l’autre, un vampire qui ne dĂ©roge pas Ă  ses principes, et qui est nettement plus rĂ©flĂ©chi, ce qui donne un contraste parfait pour les scĂšnes d’action. Car au-delĂ  des scĂšnes de combat, nous avons un Vanitas plutĂŽt rĂ©flĂ©chi, et mettant des stratĂ©gies fortes intĂ©ressantes pour arriver Ă  ses fins.

C’est sĂ»rement ce qui m’a sĂ©duit dans ce premier opus. La face cachĂ©e de cet humain, avec cette part d’ombre, dont on ne connait encore que trĂšs peu de choses. L’antagoniste de ce tome est Ă©galement fort sympathique, mĂȘme si sa motivation premiĂšre est plutĂŽt classique et courante au sein du shonen.

J’ai vraiment accrochĂ© au scĂ©nario qui laisse tout de mĂȘme quelques intrigues, et quelques soupçons dans ses derniĂšres pages. Je ne pense pas dĂ©velopper les personnages secondaires ici (Dante, Trix et Johann), pour la simple et bonne raison qu’ils sont trop peu prĂ©sents pour en avoir un avis clair et concis.

  • Une Ă©poque, un charme Parisien :

Effectivement, au sein de la capitale française, le XIX Ăšme siĂšcle est sujet de nombreuses controverses, notamment politique et industrielle, (et vous connaissez dĂ©jĂ  mon amour pour le courant littĂ©raire steampunk). Donc forcĂ©ment je ne pouvais qu’ĂȘtre charmĂ©e par ce graphisme si pointilleux et prĂ©cis, notamment pour les bĂątisses ou les vĂȘtements des personnages. De nombreux dĂ©tails sont apportĂ©s Ă  cette charmante ville qu’est Paris, mĂȘme dans ses recoins les moins glorifiants. J’ai apprĂ©ciĂ© rentrer dans cet univers « à la française », et dont chaque dĂ©cor est une Ɠuvre d’art.

Voici donc un avis bref et concis, mais je ne pouvais dĂ©tailler plus au risque de spoiler. J’attends donc le deuxiĂšme opus (prĂ©vu pour septembre) avec impatience, et je pense peut-ĂȘtre me rĂ©concilier avec les vampires, car Jun Mochizuki arrive Ă  m’étonner, et Ă  ne pas tourner ces crĂ©atures lĂ©gendaires en ridicule. Au contraire celles-ci sont mises en avant, et vouent un profond respect envers les humains, et le monde qui les entoure. Comme nous pouvons le voir avec NoĂ©, mĂȘme si son passĂ© ne nous est pas encore rĂ©vĂ©lĂ©, c’est un vampire de bonne foi, et d’une profonde naĂŻvetĂ©, qui ne pense jamais Ă  mal.

Merci d’avoir pris le temps de lire cette Ă©bauche agrippante.

Cordialement, Euphox. 

Black Clover – Tome 1

Quand l’aspiration et l’ambition permettent le surpassement de soi! 

Black-Clover-tome-1

Bonjour Ă  tous, j’espĂšre que vous avez passĂ© une excellente semaine. Quant Ă  nous, on se retrouve avec la pluie et le mauvais temps. Ma foi, ce n’est pas plus mal me direz-vous, ainsi je suis Ă  la fraĂźche pour Ă©crire ces quelques lignes.

En effet, je compte aborder en ce jour, un shonen qui est peut-ĂȘtre dĂ©jĂ  ancrĂ© dans vos mĂ©moires. Il s’avĂšre que je n’avais plus grand chose Ă  lire, et je suis tombĂ©e, pendant mes emplettes, sur le premier tome de Black Clover, scĂ©narisĂ© et dessinĂ© par YĂ»ki Tabata. Il est publiĂ© en France par les Ă©ditions KazĂ©, et comporte Ă  l’heure actuelle 6 tomes dans notre contrĂ©e, contre 11 tomes au pays du soleil levant. Son prix est de 6.79 €, mais fortes heureusement j’ai rĂ©ussi Ă  me dĂ©goter le premier tome lors de l’évĂ©nement des 48h BD (et oui, encore) pour la modique somme de 1€ !

Alors, je ne vais pas passez par quatre chemins. J’avais Ă©normĂ©ment d’apprĂ©hension avant de dĂ©buter ma lecture. Effectivement, puisque c’est un shĂŽnen, nous avons tous les codes et principes rĂ©sultant de ce genre. De ce fait, j’avais une certaine inquiĂ©tude que ce titre ne sorte pas de l’ordinaire, et soit du dĂ©jĂ -vu.

  • Un scĂ©nario classique :

Effectivement, mes apprĂ©hensions se sont confirmĂ©es au cours de ma lecture. Nous sommes dans un shonen des plus classiques, avec les codes les plus reprĂ©sentatifs de ce domaine. Pour ceux qui ne connaĂźtraient pas encore le rĂ©sumĂ©, je vous invite Ă  cliquer sur ce lien. Nous faisons donc la rencontre de deux orphelins, Yuno et Asta, dans le village de Hadge, se situant sur les terres dĂ©laissĂ©es. Bien Ă©videmment nos deux protagonistes aspirent au mĂȘme rĂȘve : devenir le futur Empereur-Mage.

Cependant, j’étais persuadĂ© que Yuno aurait un comportement du mĂȘme type que « Sasuke », issu du manga Naruto. Et c’est justement lĂ , ma plus grande surprise. Bien qu’ils soient rivaux, c’est justement cette Ă©mulation qui donnera tout le sens de leur amitiĂ©. Et j’ai trouvĂ© que celle-ci Ă©tait Ă©normĂ©ment soudĂ©e pour un tome d’introduction. Bien Ă©videmment on retrouve certains codes du shonen classique. Comme le fait qu’Asta est un jeune homme qui fonce tĂȘte baissĂ©e, tandis que Yuno combat de maniĂšre plus stratĂ©gique et rĂ©flĂ©chie.

Nous allons avoir aussi diffĂ©rentes compagnies, qui auront Ă  leur tĂȘte un reprĂ©sentant. Cela pourrait ĂȘtre, par exemple, assimilĂ© aux diffĂ©rents villages dans Naruto, les diffĂ©rentes guildes dans Fairy Tail ou encore les diffĂ©rentes divisions dans Bleach, vous voyez ou je veux en venir. Pour tout shonen qui se respecte, nous devons forcĂ©ment crĂ©er une unitĂ©, pour qu’ainsi, esprit d’équipe puisse se former. Mais cela ne m’a pas forcĂ©ment dĂ©rangĂ©, j’aurais peut-ĂȘtre juste souhaitĂ© un peu plus d’imagination.

Cependant, on comprend assez vite que nous aurons Ă  faire, au sein du royaume de Clover, au principe des castes sociales, et tout le raisonnement qui en dĂ©coule. Et c’est peut-ĂȘtre cet Ă©lĂ©ment qui permettra Ă  Black Clover de sortir son Ă©pingle du jeu. En effet nos deux protagonistes sont issus des terres dĂ©laissĂ©es, viens ensuite les terres plates, et pour terminer les terres nobles. Et ceci me plut fortement. Car, au cours de cet opus, nos deux protagonistes feront la rencontre de diffĂ©rents personnages issus de ses diffĂ©rentes classes sociales, et permettront ainsi, de bĂątir une morale humaine et dĂ©vouĂ©e.

  • Un graphisme traditionnel :

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Bien, d’un point de vue gĂ©nĂ©ral, je dirai que le coup de crayon de Tabata est soft et efficace. Puisque nous sommes concentrĂ©s, dans la plus grande partie du rĂ©cit, dans le domaine de l’action, les diffĂ©rents mouvements au cours des combats sont bien amenĂ©s, que ce soit les onomatopĂ©es, ou encore la police d’écriture, le visuel est vraiment parfait, et permet rĂ©ellement une bonne immersion au sein du rĂ©cit.

Mais il sait Ă©galement accentuer les Ă©lĂ©ments importants de l’histoire, et j’ai vraiment Ă©tĂ© surprise sur les nombreux dĂ©tails apportĂ©s aux bĂątisses ou aux diffĂ©rents objets.

Pour conclure, je dirai que Black Clover est un shonen des plus classiques, surtout adaptĂ© pour un jeune public. Cependant, cela est tout de mĂȘme fort agrĂ©able Ă  lire, fluide avec un lĂ©ger trait d’humour. Bien que l’on puisse retrouver de nombreux codes (la notion d’amitiĂ©, le dĂ©passement de soi, l’esprit d’équipe, la confiance etc.) ce n’est pas pour autant qu’il manque d’originalitĂ©. Puisque ceci est le premier tome, je ne peux pas rĂ©ellement juger cette Ɠuvre. Il aurait fallu que je lise plusieurs tomes pour ainsi avoir une idĂ©e plus prĂ©cise sur le sujet, et dĂ©terminĂ© si Black Clover se dĂ©marque du lot.

Merci d’avoir pris le temps de lire cette Ă©bauche fracassante ! 

Cordialement, Euphox.

Dusk Maiden Of Amnesia

Quand le scĂ©nario entremĂȘle enquĂȘte et lĂ©gendes urbaines !

Aujourd’hui, je me vĂȘtis de mon chapeau de dĂ©tective – et de mon thĂ© bien sur – pour entreprendre l’analyse de la sĂ©rie Dusk Maiden of Amnesia.  J’ai dĂ©couvert cette sĂ©rie par l’intermĂ©diaire de Selvarion Senpai, vidĂ©aste trĂšs sympathique au passage. J’ai toujours Ă©tait attirĂ©e par ce qui touche, de prĂšs comme de loin, aux lĂ©gendes urbaines. Et Ă©tant une adepte de Sherlock Holmes (lisez les aventures de Arthur Conan Doyle !) , forcĂ©ment le fait que les protagonistes allaient mener leur investigation ne pouvait que me sĂ©duire. Alors, si jamais vous ĂȘtes prĂȘts Ă  commencer l’enquĂȘte, allons-y de bon cƓur.

Pour tous ceux qui ne connaĂźtraient nullement cette sĂ©rie, ou qui auraient oubliĂ©, voici une piqĂ»re de rappel. Cette oeuvre a Ă©tĂ© scĂ©narisĂ©e et dessinĂ©e par le duo Maybe, Ă©ditĂ© en France par les Ă©ditions Kana et comptabilise au total 10 tomes. Je pense que vous commencer Ă  ĂȘtre habituĂ©, mais au cas ou, je tiens Ă  le reprĂ©ciser. Je procĂšde toujours selon le mĂȘme schĂ©ma narratif. Je parlerai dans un premier temps, de l’esthĂ©tique de l’oeuvre. Puis dans un deuxiĂšme temps, je m’exprimerai sur le scĂ©nario, et enfin je terminerai par le graphisme.

  • La touche esthĂ©tique : 

Vu le prix du tome (7.45€), je me devais de faire un point sur la beautĂ© de cette oeuvre. HonnĂȘtement chacune des dix couvertures est d’une beautĂ© sans pareille. Chaque couverture met en Ă©vidence YĂ»ko dans diffĂ©rentes situations, et Ă  des moments prĂ©cis de la journĂ©e. De plus – je suis d’accord – cela reste minimaliste, mais vous avez une page couleur Ă  chaque dĂ©but de tome. Le papier quand Ă  lui est plutĂŽt souple, lisse et agrĂ©able au toucher.

  • La touche scĂ©naristique :

Bien, on ne va pas se mentir, la trame de l’histoire n’a rien de nouveau. Elle est mĂȘme assez prĂ©sente dans la sphĂšre de la bande dessinĂ©e japonaise. Certes, cependant, elle apporte nĂ©anmoins une touche de fraĂźcheur. En effet, pour rĂ©soudre le mystĂšre autour de la mort de YĂ»ko, les scĂ©naristes n’ont pas jouĂ© la carte de la facilitĂ© (dans le sens oĂč, par on ne sait quel hasard, le protagoniste trouve LA solution de l’énigme, et, hop dans un mĂȘme temps signe la fin du rĂ©cit.) Non ici, on va se mettre Ă  la place de Teiichi, et rĂ©flĂ©chir comme un enquĂȘteur en herbe. Chaque tome apportera son lot de rĂ©ponse, et petit Ă  petit, l’ensemble prendra forme.

La mort de la dĂ©funte va ĂȘtre matĂ©rialisĂ©e comme un puzzle, ou chaque piĂšce correspondra Ă  une lĂ©gende urbaine, plus communĂ©ment appelé folklore. Bien que la plupart de ces lĂ©gendes (voir la totalitĂ©, je ne sais plus) se passent au sein de l’Ă©cole. Ces histoires urbaines seront amenĂ©es de sorte Ă  ce que nous trouvions nous-mĂȘme (par l’intermĂ©diaire de Teiichi) l’explication la plus plausible. Il est vrai que les Japonais sont plutĂŽt avides de ce genre d’histoire. Et c’est justement un Ă©lĂ©ment qui sera un atout au sein du rĂ©cit.

En effet, cela va permettre de ne pas avoir une lecture redondante, et de varier les diffĂ©rentes pĂ©ripĂ©ties, menant Ă  la conclusion de la sĂ©rie. Bien que la mise en place des diffĂ©rents folklores se fasse selon le mĂȘme procĂ©dĂ© narratif, cela ne gĂȘne en rien la lecture, puisque nous avons l’intervention de personnages secondaires plutĂŽt variĂ©s. Et ceci est un Ă©lĂ©ment plutĂŽt important. J’avais moi-mĂȘme peur, au fil des tomes de me lasser, mais Ă  ma plus grande surprise ce ne fut pas le cas.

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Couverture du tome 7 : Je trouvais qu’elle s’incorporait bien en ce temps hivernal.

Cette diversitĂ© au sein de l’histoire me surprend davantage par le nombre de figurants. Cette oeuvre a la particularitĂ© de ne pas intĂ©grer une multitude de personnages. En tout cas concernant les protagonistes, ils ne sont que quatre (en comptant YĂ»ko), c’est-Ă -dire les membres du club des enquĂȘtes paranormales. Bien Ă©videmment, il y a d’autres figurants, mais ceux-là ne sont pas nĂ©cessaire Ă  la trame de l’histoire.

De plus, je dirai que Maybe a le don de laisser planer l’intrigue. Peu importe Ă  quel moment de l’histoire nous nous situons. Ils arrivent Ă  attiser cette curiositĂ©. Celle de rĂ©soudre l’Ă©nigme. Car oui, au fil des tomes, on endosse rĂ©ellement le rĂŽle de dĂ©tective, et plus proche de la vĂ©ritĂ© nous sommes, plus vite nous souhaitons terminer le rĂ©cit. RĂ©action des plus  cohĂ©rentes me direz-vous. Mais c’est sur ce procĂ©dĂ© que le rĂ©cit fonctionne et Ă©vite de tourner dans le pathos.

Cependant, rien n’est parfait n’est-ce pas ? Alors oui j’ai deux ou trois choses Ă  redire. Je pense que cette oeuvre aurait pu ĂȘtre encore plus plaisante si cette pseudo-amourette entre YĂ»ko et Teiichi avait Ă©tĂ© inexistante. HonnĂȘtement Maybe aurait pu trouver mieux comme « motivation » pour Teiichi. Je sais pas moi, un Ă©lĂšve rĂ©ellement intriguĂ© par les Ă©vĂ©nements paranormaux, et qui, simplement par passion aurait souhaitĂ© aider la jeune fille. Mais non, il a fallu que le protagoniste soit des plus crĂ©dule et naĂŻf sur ce point-lĂ . Et de l’autre nous avons une YĂ»ko des plus dĂ©vergondĂ©es et envahissantes. Je dois avouer que, Ă  pas mal de reprise, leur relation m’exaspĂ©rai.

De plus, la fin m’a trĂšs peu convaincu. HonnĂȘtement Maybe aurait trĂšs bien achevĂ© Dusk Maiden Of Amnesia au neuviĂšme opus, cela ne m’aurait nullement dĂ©rangĂ©. Je trouve que la fin perd Ă©normĂ©ment de cohĂ©rence. Surtout si on la compare avec le fil conducteur du rĂ©cit. Cela perd tout son sens, et j’ai eu cette impression d’inachĂšvement. Comme si finalement, le fait d’avoir trouvĂ© la raison de la mort de YĂ»ko n’avait eu aucun impact sur sa condition de fantĂŽme.

  • La touche graphique : 

Je tiens avant toute chose Ă  signaler que je n’ai pas visionnĂ© l’anime. Je ne pourrai donc faire aucune comparaison. Concernant le manga, le graphisme va permettre de nuancer le ton des Ă©vĂ©nements au fil de l’intrigue. Certains passages seront plutĂŽt candides et innocents, tandis que d’autres Ă©voqueront des Ă©motions plus moroses et sinistres. D’un point de vue global, le coup de crayon de Maybe (bien qu’on ne sache pas comment ces deux compĂšres travail) reste agrĂ©able, et plaisant Ă  contempler.

Ici, nous pouvons apercevoir une YĂ»ko des plus douces et joyeuses. Ainsi que Momoe Okonogi et  Kirie . AprĂšs avoir feuilletĂ© briĂšvement les diffĂ©rents tomes, je me suis rendu compte que nous avions que trĂšs peu de planches, reflĂ©tant cette ambiance candide. En effet, tout au long de l’oeuvre nous aurons la plupart du temps des arriĂšre-fonds grisonnants. Et cela renforcera le cĂŽtĂ© trĂšs sombre et pĂ©nible de l’histoire. Ainsi mĂȘme les situations les plus quotidiennes, et ne reprĂ©sentant aucun danger, restent tout de mĂȘme accompagnĂ©es d’une certaine malaisance.

Les moments les plus sombres et sinistres, seront incontestablement liĂ©s au passĂ© et Ă  la mort de YĂ»ko. Cela ne fait aucun doute. Mais cette maĂźtrise de l’ombre, tout en laissant visible l’effroi et l’anxiĂ©tĂ© des personnages, rend le tout rĂ©ellement lugubre. Pour terminer, – pourquoi faut-il que je termine par les bĂ©mols ? – je dois dire que vous avez une idĂ©e trĂšs prĂ©cise, de l’anatomie de YĂ»ko Ă  la fin de votre lecture. Maybe aurait trĂšs bien pu se passer de formes avantageuses pour la demoiselle. Ou alors, modĂ©rer l’apparition de cette poitrine. Je ne compte mĂȘme plus le nombre de fois ou le blondinet plongea, tĂȘte la premiĂšre dans cette poitrine –si gĂ©nĂ©reuse soit-elle-. C’est sĂ»rement ce qui m’a le plus irritĂ© durant ma lecture. Le fan-service, cela va bien un moment.

PassĂ© outre ce dĂ©sagrĂ©ment, la lecture reste fluide et plutĂŽt convenable. Pour conclure cette analyse, je dirai que Dusk Maiden of Amnesia est plaisant Ă  lire. C’est une sĂ©rie qui certes, ne sort pas de l’ordinaire, mais qui s’affranchit des nombreux stĂ©rĂ©otypes que l’on peut faire sur ce genre de thĂ©matique. Et puis, si vous aimez mener l’enquĂȘte, cette sĂ©rie est faites pour vous.

Merci Ă  vous, trĂšs chers lecteurs, d’avoir pris le temps de lire cette Ă©bauche Ă©nigmatique.

Cordialement, Euphox.