Tizombi – Tome 1

Quand les sujets les plus dĂ©licats et tabous, sont dĂ©tournĂ©s par l’humour dĂ©calé !

Couverture tome 1Bonjour Ă  vous, bandes de renards, j’espĂšre que tout se passe pour le mieux. Quant Ă  nous, nous nous retrouvons en cette fin de mois d’AoĂ»t, oĂč l’étĂ© touche lentement Ă  sa fin pour cĂ©der sa place Ă  l’automne. Et vous le savez sĂ»rement, l’automne est ma saison favorite ! De ce fait, j’ai pris une lĂ©gĂšre avance avec un titre qui n’était absolument pas prĂ©vue au programme.

C’est lors d’un aprĂšs-midi oĂč je flĂąnais dans une librairie qui je suis tombĂ© dessus par hasard. D’abord attirĂ© par la premiĂšre de couverture, j’ai ensuite feuilletĂ© le graphisme. Toutes les conditions standard Ă©taient requises pour que cette Ɠuvre repart dans mon sac.  Vous l’aurez sans doute devinĂ©, il s’agit du premier tome de Tizombi, paru aux Ă©ditions Bamboo le 31 Mai dernier. Celui-ci a une valeur de 10.60 € et comporte 48 pages.

Alors, pour ceux qui me suivent sur Instagram, vous savez que le poste date d’il y a dĂ©jĂ  quelques semaines
 Cependant cette fois-ci, j’ai tout de mĂȘme les idĂ©es bien en place, et me rappel parfaitement de l’Ɠuvre, pour en parler de maniĂšre claire et concise.

  • Un scĂ©nario mordant :

Alors, comme d’habitude, je vous laisse le synopsis Ă  disposition via la page officielle de l’éditeur. Cette bande dessinĂ©e est composĂ©e de telle sorte, que nous avons plein de petites histoires (entre 1 Ă  2 pages), indĂ©pendantes les unes des autres, bien que celles-ci suivent tout de mĂȘme un fil conducteur. Ainsi, nous avons du renouveau Ă  chaque fois que nous tournons les pages, avec trĂšs peu de protagonistes principaux, ce qui facilite la comprĂ©hension et l’attachement.

De plus, le point fort de cette sĂ©rie est sĂ»rement l’autodĂ©rision qu’elle fait sur des sujets qui ne le sont quant Ă  eux, absolument pas. Que ce soit la fugue, la mort, le cannibalisme, le repli sur soi-mĂȘme ou encore vivre en marge de la sociĂ©tĂ©. Ainsi, grĂące Ă  notre protagoniste, nous dĂ©couvrons ces termes d’une tout autre façon, notamment avec l’humour trĂšs noir et dĂ©calĂ©. Bien que cela soit Ă  prendre au second degrĂ©, j’en conviens que ce ne soit pas adaptĂ© Ă  tout public.

Mais je n’ai jamais Ă©tĂ© mal Ă  l’aise ou gĂȘnĂ© lors de ma lecture, le tout reste trĂšs « gentillet ». Margotik est trĂšs abordable et aimable. Elle affiche un look trĂšs stĂ©rĂ©otypes d’une adolescente en pleine rĂ©bellion, mais cela n’est pas de mauvais gout, ou une autodĂ©rision voulue ! (Et puis je dois bien avouer que si j’ai craquĂ© pour la couverture, c’est dĂ» grandement au personnage de Margotik)

  • Un graphisme un tantinet colorĂ© : 

 

Cependant, il faut admettre que pour le thĂšme traitĂ© dans cette BD, je m’attendais Ă  des couleurs assez fades et ternes. Et bien que dans l’ensemble celles-ci ne soient pas d’un Ă©clat imprenable (il faut tout de mĂȘme rester dans l’ambiance souhaitĂ©e), j’ai trouvĂ© que les quelques couleurs prĂ©sentes se liaient avec harmonie Ă  cet arriĂšre-fond quelque peu maussade.

scan Tizombi tome 1 (3)

Alors oui, je trouve que Margotik est merveilleusement bien dessinĂ©, mais tizombi et le reste de sa troupe n’en mĂšnent pas large non plus ! Bien Ă©videmment, les gros yeux globuleux de notre zombi sont souhaitĂ©s, ils mettent en avant son cĂŽtĂ© « mignon » qui est de plus en plus actuel dans notre sociĂ©tĂ©. On aime ce qui est « cute », on craque mĂȘme pour ce qui est « cute ». Alors oui, on ne peut rĂ©sister Ă  ce mangeur raffinĂ©.

De plus, petite prĂ©cision, mais puisque la majeure partie de l’histoire se situe dans un cimetiĂšre, il ne faut pas s’attendre Ă  avoir des arriĂšres fonds bien dĂ©taillĂ©s. En revanche, nous avons parfois quelques Ă©lĂ©ments incorporĂ©s au dĂ©cor, qui eux sont soigneusement mis en avant.

Pour conclure, j’ai passĂ© un excellent moment Ă  lire cette bande dessinĂ©e, ou j’ai passĂ© (je dois bien l’admettre) le plus clair de mon temps Ă  rire des diffĂ©rentes pĂ©ripĂ©ties de ces petits zombis bien uniques en leur genre.

Merci d’avoir pris le temps de lire cette Ă©bauche zombifiante ! 

Cordialement, Euphox.

Les mĂ©moires de Vanitas – Tome 1

Partez Ă  la dĂ©couverte d’un bal vampiresque situĂ© au cƓur de la ville lumiĂšre !

Les-memoires-de-vanias-tome1Bonjour Ă  vous, mes chers lecteurs, j’espĂšre que votre dĂ©but du mois d’AoĂ»t se passe Ă  merveille. Je m’excuse d’avance pour ce long retard. J’avais lu l’Ɠuvre que je compte vous prĂ©senter il y a de ça plusieurs semaines, malheureusement, je n’ai pas rĂ©ussi Ă  trouver la moindre minute pour commencer ces quelques lignes. Suite Ă  une relecture, je suis ainsi plus enclin Ă  m’exprimer ! Donc comme vous l’aurez sĂ»rement remarquĂ©, il s’agit de Les mĂ©moires de Vanitas de notre illustre Jun Mochizuki, connu notamment pour sa prĂ©cĂ©dente Ɠuvre : Pandora Hearts (que je lirai un jour, bien Ă©videmment). Ce premier opus est donc disponible depuis le 6 juillet, aux Ă©ditions Ki-oon pour une valeur de 7.90 €. Pour ceux qui souhaitent connaitre l’histoire, voici le synopsis. Alors, bien que je me sois acquis ce tome dans un premier temps pour l’auteure, je dois bien avouer que le thĂšme des vampires me rebuta lĂ©gĂšrement. Ces crĂ©atures lĂ©gendaires avaient Ă©tĂ© dominantes dans plusieurs genres littĂ©raires il y a de ça quelques annĂ©es, et cela m’avait laissĂ© un goĂ»t quelque peu amer. Cependant, le scĂ©nario est quant Ă  lui trĂšs explicite (peut-ĂȘtre un peu trop d’ailleurs) et mĂ©ritait que je me penche un tant soit peu lĂ -dessus.

  • Une intrigue rĂ©vĂ©lĂ©e mais non exposĂ©e :

Que je m’explique. J’ai Ă©crit au-dessus que le rĂ©sumĂ© nous donnĂ© un peu trop d’informations. Et c’est fort dommage, car, un tiers du tome nous est dĂ©jĂ  rĂ©vĂ©lĂ©. Cependant, aprĂšs la fin de l’extrait, ma jubilation Ă©tait Ă  son comble.

Effectivement, j’ai beaucoup apprĂ©ciĂ© les deux protagonistes qui forment un duo hors pair, et dont les deux caractĂšres (fortement opposĂ©s) se complĂštent Ă  merveille, et fait de cette Ɠuvre un shonen comme je les aime. Nous avons donc d’un cĂŽtĂ© un humain qui ne manque pas d’audace et d’impudence. Toujours le premier Ă  se jeter dans le vif de l’action. Et de l’autre, un vampire qui ne dĂ©roge pas Ă  ses principes, et qui est nettement plus rĂ©flĂ©chi, ce qui donne un contraste parfait pour les scĂšnes d’action. Car au-delĂ  des scĂšnes de combat, nous avons un Vanitas plutĂŽt rĂ©flĂ©chi, et mettant des stratĂ©gies fortes intĂ©ressantes pour arriver Ă  ses fins.

C’est sĂ»rement ce qui m’a sĂ©duit dans ce premier opus. La face cachĂ©e de cet humain, avec cette part d’ombre, dont on ne connait encore que trĂšs peu de choses. L’antagoniste de ce tome est Ă©galement fort sympathique, mĂȘme si sa motivation premiĂšre est plutĂŽt classique et courante au sein du shonen.

J’ai vraiment accrochĂ© au scĂ©nario qui laisse tout de mĂȘme quelques intrigues, et quelques soupçons dans ses derniĂšres pages. Je ne pense pas dĂ©velopper les personnages secondaires ici (Dante, Trix et Johann), pour la simple et bonne raison qu’ils sont trop peu prĂ©sents pour en avoir un avis clair et concis.

  • Une Ă©poque, un charme Parisien :

Effectivement, au sein de la capitale française, le XIX Ăšme siĂšcle est sujet de nombreuses controverses, notamment politique et industrielle, (et vous connaissez dĂ©jĂ  mon amour pour le courant littĂ©raire steampunk). Donc forcĂ©ment je ne pouvais qu’ĂȘtre charmĂ©e par ce graphisme si pointilleux et prĂ©cis, notamment pour les bĂątisses ou les vĂȘtements des personnages. De nombreux dĂ©tails sont apportĂ©s Ă  cette charmante ville qu’est Paris, mĂȘme dans ses recoins les moins glorifiants. J’ai apprĂ©ciĂ© rentrer dans cet univers « à la française », et dont chaque dĂ©cor est une Ɠuvre d’art.

Voici donc un avis bref et concis, mais je ne pouvais dĂ©tailler plus au risque de spoiler. J’attends donc le deuxiĂšme opus (prĂ©vu pour septembre) avec impatience, et je pense peut-ĂȘtre me rĂ©concilier avec les vampires, car Jun Mochizuki arrive Ă  m’étonner, et Ă  ne pas tourner ces crĂ©atures lĂ©gendaires en ridicule. Au contraire celles-ci sont mises en avant, et vouent un profond respect envers les humains, et le monde qui les entoure. Comme nous pouvons le voir avec NoĂ©, mĂȘme si son passĂ© ne nous est pas encore rĂ©vĂ©lĂ©, c’est un vampire de bonne foi, et d’une profonde naĂŻvetĂ©, qui ne pense jamais Ă  mal.

Merci d’avoir pris le temps de lire cette Ă©bauche agrippante.

Cordialement, Euphox. 

Wonder Woman – Tome 1

Une princesse des Amazones bien trempée !

Wonder Woman -Liens De Sang

Bonjour Ă  vous mes chers lecteurs, j’espĂšre que vous allez bien. Alors oui, je sais, cela fait une Ă©ternitĂ© que je n’ai pas postĂ©e. Mais entre mon job d’étĂ© et ma quĂȘte professionnelle, je dois bien avouer que je n’ai plus une minute Ă  moi. Bref, traite de bavardage, aujourd’hui on se retrouve pour parler livre, et plus particuliĂšrement, comics. Et oui cet article mettre encore une hĂ©roĂŻne de DC Ă  l’honneur (il faudrait peut-ĂȘtre que je me penche sur l’univers Mavel).  Et bien que celle-ci ne soit pas folle Ă  lier ou encore cambrioleuse, elle n’en reste pas moins intĂ©ressante avec son lasso de la vĂ©ritĂ©. Bien entendu, je parle du premier tome de Wonder Woman : Liens de sang de B.AZZARELLO et C.CHIANG dans la collection DC Renaissance. D’ailleurs pour tous ceux qui souhaiteraient prendre connaissance du synopsis, le voici. Il est vrai que je ne m’étais jamais intĂ©ressĂ©e Ă  cette Amazone, (sĂ»rement de par son affiliation avec Superman, avec qui j’ai du mal Ă  accrocher
) mais ses origines liĂ©es Ă  la mythologie grecque m’ont Ă©normĂ©ment intriguĂ©. Curieuse d’en savoir davantage Ă  propos de ces mythes de la GrĂšce antique, j’ai donc entrepris ce voyage guerroyeur !

 

  • Un scĂ©nario qui commence en douceur :

Etant le parfait exemple d’une lectrice ne connaissant absolument pas l’univers de Wonder Woman, je dois dire que j’ai Ă©tĂ© plutĂŽt ravie de ma lecture. MĂȘme si le dĂ©but peut ĂȘtre lĂ©gĂšrement chaotique, on finit tout de mĂȘme par nous reprĂ©senter les diffĂ©rends (et nombreux) protagonistes au sein de ce premier opus. Notamment tous les descendants non lĂ©gitimes de Zeus, son Ă©pouse HĂ©ra, et le clan des Amazones.

J’ai rĂ©ellement Ă©tais happĂ© par cet univers, nous faisant voyager aux quatre coins du monde, et oĂč rĂšgne cette mythologie, thĂšme dissociatif de Wonder Woman. C’est ce point tout particuliĂšrement qui a attisĂ© ma curiositĂ©, et nous avons une belle entrĂ©e en matiĂšre ! Chaque ĂȘtre issu de cette mythologie, est rĂ©ellement bien reprĂ©sentĂ© (je pense notamment au Dieu Zeus et au Seigneur PosĂ©idon !)

L’intrigue principale quant Ă  elle est bien amenĂ© est de maniĂšre progressive. Celle-ci est bien encrĂ©e, et j’ai Ă©tĂ© moi-mĂȘme Ă©tonnĂ© par les diffĂ©rentes stratĂ©gies employĂ©es au cours du rĂ©cit. Que ce soit avec cette charmante, mais mĂ©prisable Éris, ou encore le mystĂ©rieux Lennox.

Cependant, j’ai Ă©tĂ© déçu concernant la rĂ©vĂ©lation sur les origines de la guerriĂšre. Je m’attendais Ă  des explications beaucoup plus fluides et dĂ©taillĂ©es,  avec un peu plus de profondeur. Au lieu de ça, j’ai eu cette dĂ©sagrĂ©able sensation, de « cheveu sur la soupe » (cela se dit-il encore ?!) Tout se prĂ©cipite sans rĂ©el fondement, et Hippolyte annonce tout cela dans l’empressement. Nous n’avons pas le temps de dire ouf, que l’on passe dĂ©jĂ  Ă  autre chose. Diana quant Ă  elle, acquiesce sans rĂ©ellement prendre le temps d’encaisser la nouvelle, et dĂ©cide dans un mĂȘme temps de quitter les lieux. Et j’ai trouvĂ© ceci fort dommage, un chapitre entier aurait dĂ» lui ĂȘtre accordĂ©.

  • Un graphisme rustaud et Ă©lĂ©mentaire :

Alors certes, ce graphisme est moins gracieux que celui pour les courbes du chat noir, mais je pense qui colle parfaitement Ă  la thĂ©matique de Wonder Woman. GuerriĂšre et sauvage, avec des lignes plus biscornues et brouillonnes, mais qui s’accorde aux diffĂ©rentes pĂ©ripĂ©ties. Et puis les couleurs sont vives et ternes en fonction du lieu et de la situation. J’ai apprĂ©ciĂ© ce contraste.

Voici un petit avis sur une hĂ©roĂŻne que je commence Ă  connaitre, mais dont je ne regrette pas ma dĂ©couverte. Le cĂŽtĂ© mythique m’a beaucoup charmĂ©e, et cette jeune femme, fort en caractĂšre me convient parfaitement. J’ai une grande hĂąte Ă  me procurer le deuxiĂšme opus pour connaitre la suite de ses aventures, qui ne manquera pas d’ĂȘtre fort en actions !

Merci d’avoir pris le temps de lire cette Ă©bauche sauvagesque !

Cordialement, Euphox.

Le chant des souliers rouges – Tome 2

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Bonjour Ă  vous mes chers lecteurs, j’espĂšre que vous allez bien. Aujourd’hui on se retrouve pour un article que je n’ai pas l’habitude de rĂ©diger. En effet, je n’ai jamais Ă©tĂ© Ă  l’aise Ă  l’idĂ©e d’écrire une chronique sur la suite d’une sĂ©rie. Autant les premiers tomes permettent de vous faire dĂ©couvrir l’univers, et la sĂ©rie en elle-mĂȘme. Mais les suites sont plus difficiles Ă  exposer, surtout sans contenir de spoil. De plus j’ai toujours eu peur de tourner en rond, et ainsi vous dĂ©peindre un billet sans rĂ©el fond.

Cependant, au fil de cette lecture, j’ai trouvĂ© quelques points intĂ©ressant Ă  partager avec vous. Vous l’aurez sans doute devinĂ©, il s’agit du deuxiĂšme tome de « Le chant des souliers rouges » de Mizu Sahara, dont j’avais dĂ©jĂ  Ă©crit quelques lignes sur le tome prĂ©cĂ©dent.

Je ne pense pas que je structurerai cet article comme pour les billets découverts. Je pense simplement vous faire part de mon ressenti et des notions importantes de ce récit.

 

Alors outre le fait que j’étais trĂšs enjouĂ©e Ă  l’idĂ©e de me replonger dans ce rĂ©cit, j’ai Ă©tĂ© surprise des notions impliquĂ©es. Suite Ă  la relecture de l’article sur le premier opus, je me suis rendu compte que je n’avais pas abordĂ© cette notion (sans doute parce que celle-ci Ă©tait encore trop prĂ©caire, et pas assez poussĂ©e), mais le harcĂšlement scolaire est bien prĂ©sent au sein de ce deuxiĂšme opus. J’ai Ă©tĂ© profondĂ©ment touchĂ©e par Takashi Morino, qui subit ce harcĂšlement principalement Ă  cause de cette disparitĂ© des genres. Voir un homme danser du flamenco n’est pas chose courante, et de ce fait, les mentalitĂ©s n’évoluent pas et ne s’ouvrent pas non plus. Bien entendu, ce jeune homme est collĂ©gien, et la maturitĂ© Ă  cet Ăąge-lĂ , n’est pas excessivement dĂ©veloppĂ©e. D’ailleurs Takashi en fera les frais, lors de ce  « retournement de situation » oĂč il jugea l’apparence d’un homme, et que celui-ci vint le secourir quelque temps aprĂšs. J’ai Ă©tĂ© admirative par les propos de l’individu : « Tu sais Ă  quoi je juge les gens ? Au degrĂ© de compassion qu’ils Ă©prouvent devant la souffrance de leurs semblables ! » D’ailleurs, il en va de mĂȘme pour Tsubura, mĂȘme si ce harcĂšlement est diffĂ©rent, les membres de son club n’ont pas Ă©normĂ©ment de tolĂ©rance et d’empathie. Hana quant Ă  lui, est plutĂŽt un loup solitaire qui n’arrive pas Ă  trouver sa place au sein de l’établissement, et ce « rejet de la sociĂ©té » est malheureusement chose courant Ă  l’heure actuelle. C’est ce que j’apprĂ©cie chez cet autrice : la capacitĂ© Ă  nous immerger dans un monde doux et candide, mais qui est vite rattrapĂ© par les blessures du quotidien.

D’ailleurs en parlant de blessure, c’est le sentiment que j’ai eu quant Ă  la grand-mĂšre de Takashi. J’ai apprĂ©ciĂ© que ce cĂŽtĂ© soit mis en avant. Cette notion d’ĂȘtre et de paraĂźtre. Cette personne ĂągĂ©e a sacrifiĂ© beaucoup de choses au cours de son existence pour vivre de sa passion : le flamenco. Cependant, suite Ă  des problĂšmes de santĂ©, elle ne peut plus exercer. Lorsque celle-ci souhaite rouvrir son Ă©tablissement, elle est face Ă  un barrage. Celui de la sociĂ©tĂ©, oĂč le paraĂźtre est devenu prĂ©dominant. Puisque c’est une personne ĂągĂ©e, celle-ci devrait « rester bien gentiment chez elle » . Et celui de son for intĂ©rieur, l’ĂȘtre. Celle d’une danseuse de flamenco, qui a de l’espoir Ă  voir cette danse espagnole persĂ©vĂ©rer au cours des gĂ©nĂ©rations
 Ce passage m’a Ă©normĂ©ment Ă©mu.

Mais malgrĂ© ce tableau noir que je vous dĂ©peins, nous avons de bons moments. Celui de la convivialitĂ© et de l’amusement. Lorsque les amis de Kimitaka rejoignent par diverses pĂ©ripĂ©ties le local, oĂč rĂ©pĂšte le jeune homme en prĂ©sence de Takashi, et deux de ses camarades de classe. C’est un bon moment de partage.

Voici donc les quelques points dont je voulais aborder avec vous. Je suis restĂ©e Ă©vasive pour ne pas non plus vous gĂącher le plaisir de la lecture. Pour ma part, j’ai Ă©tĂ© dans un vĂ©ritable cocon et je suis impatiente Ă  l’idĂ©e de lire le troisiĂšme opus.

Merci d’avoir pris le temps de lire cette Ă©bauche bienveillante.

Cordialement, Euphox.

Fire Punch – Tome 1

Quand la vengeance dirige le psychisme !

Fire-Punch-tome1

Bonjour Ă  tous, j’espĂšre que vous avez passĂ© une bonne journĂ©e (ou une bonne nuit), pour ma part je suis ravie de vous retrouver. Aujourd’hui on se reconcentre sur un support papier, avec un manga qui est paru il y a un peu plus d’une semaine.

Je veux parler Ă©videmment de Fire Punch, scĂ©narisĂ© et dessinĂ© par Tatsuki Fujimoto et Ă©ditĂ© par les Éditions KazĂ©, que je remercie encore Ă©normĂ©ment pour leur envoi. Je dois bien avouer que, suite Ă  la publicitĂ© mĂ©diatique et aux nombreux avis positifs,  j’en attendais Ă©normĂ©ment Ă  son sujet.

Oh, je tiens à le préciser avant de commencer ces quelques lignes, cette licence est déconseillée au moins de 16 ans, et je dois dire que je comprends pourquoi !

Pour ceux qui souhaitent se remĂ©morer ou prendre connaissance du synopsis, voici le lien. D’ailleurs, le prochain opus sortira le 23 AoĂ»t prochain !

 

  • Un scĂ©nario Ă  l’image de la civilisation :

Je dois avouer ĂȘtre plutĂŽt mitigĂ©e par rapport Ă  ma lecture, je ne sais pas si c’est dĂ» Ă  cette « hype », mais certains points m’ont lĂ©gĂšrement contrariĂ©, (je reparle de cela plus tard). Alors je dois avouer avoir Ă©tĂ© peu emballĂ© par le synopsis, le motif de la vengeance, c’est du dĂ©jĂ  vu. Cependant j’ai apprĂ©ciĂ© l’introduction. En effet, de par la prĂ©caritĂ© dans lequel Agnir et Luna vivent, on se prend rapidement d’affection pour eux. Et nous sommes happĂ© par ce village dĂ©laissĂ© du reste du monde, ne comptant que sur eux-mĂȘme pour survivre. Ainsi, nous sommes compatissant pour ces villageois. Et certains propos (comme l’inceste), bien que choquant Ă  premiĂšre vu, peu se comprendre de par l’insĂ©curitĂ© et la vulnĂ©rabilitĂ© des villageois. Cependant j’Ă©tais tellement concentrĂ© sur le rĂ©cit, que j’ai pris conscience de l’origine de leur garde-manger, seulement quand un individu extĂ©rieur a prononcĂ© le mot « cannibalisme ». Et j’ai eu un sentiment plutĂŽt dĂ©rangeant d’avoir « consenti » Ă  ce genre de procĂ©dĂ©.

Bien entendu, puisque le thĂšme principal de ce rĂ©cit est le chĂątiment, je m’attendais Ă  une mort brutale et violente, pour les villageois et Luna. Cependant la suite du rĂ©cit fut mitigĂ©e. Il est vrai que je ne spoil pas, mais ici je vais devoir faire une exception. Quelqu’un peut m’expliquer la justification d’introduire la notion de « zoophilie » ?! Je conçois que la sociĂ©tĂ©, poussĂ© dans le chaos, enrobĂ©e dans un froid glacial, et dirigĂ© par des castes, n’est pas ce que l’on connait de mieux. Mais en aucun cas cela implique de tels propos malsains, surtout lorsque cela n’est pas primordial au rĂ©cit. Ainsi, je trouve que certaines scĂšnes n’avaient pas besoin d’une telle violence.

Cependant, la « construction » de Agnir quant Ă  elle, est plutĂŽt bien pensĂ©e. Ces premiĂšres annĂ©es nous rĂ©vĂšlent toute la souffrance physique que cette attaque lui a fait subir. Ensuite tout au long de ce premier tome, nous pouvons entrapercevoir sa part d’humanitĂ© qui reste, et je trouve ceci intĂ©ressant, car je pense que cet aspect sera dĂ©cisif pour les futurs tomes Ă  venir.

Mais, malgrĂ© ces mauvais cĂŽtĂ©s, on souhaite tout de mĂȘme savoir la suite de son aventure, et si celui-ci aura gain de cause.

  • Un graphisme Ă  la hauteur de mes attentes :

MĂȘme si je ne suis pas totalement emballĂ© par le scĂ©nario, je dois avouer que le dessin m’a rĂ©confortĂ© dans ma frustration. Celui-ci est rĂ©ellement soignĂ©e et dĂ©taillĂ©. Je me demandais comment l’auteur pouvoir rĂ©ussir Ă  retranscrire un corps en feu, et je dois avouer que j’ai Ă©tĂ© agrĂ©ablement surprise par le rĂ©sultat final. La derniĂšre planche du dessous est vraiment magnifique. Une pure beautĂ©. Son coup de crayon est vraiment identifiable, et sort de ce que l’on a l’habitude de voir. L’expression des personnages est extrĂȘmement bien vĂ©hiculĂ©e, Ă  tel point que j’ai eu de la peine pour l’auteur du massacre Ă  la fin du tome.

Pour conclure ? Je dirai que je reste lĂ©gĂšrement sur ma fin pour ce tome d’introduction. Je m’attendais Ă  tout autre chose, et j’ai Ă©tĂ© assez déçue d’avoir autant de violence gratuite. AprĂšs, reste Ă  savoir si cela sera justifiĂ© au cours des prochains tomes. Cependant je suis satisfaite du personnage principal, et de Togata, le jeune homme (ou jeune fille, je ne sais plus) qui apparaĂźt dans les derniĂšres pages. Qui est d’ailleurs l’individu illustrĂ© sur la prochaine couverture.

Merci d’avoir pris le temps de lire cette Ă©bauche brĂ»lante !

Cordialement, Euphox.

A Silent Voice

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A    S  I  L  E  N  T    V  O  I  C  E

Bonjour (ou bonsoir) Ă  tous. J’espĂšre que vous allez bien. Quant Ă  nous, on se retrouve pour un thĂšme que je n’ai pas l’occasion de rĂ©diger quotidiennement. Aujourd’hui, nous allons nous intĂ©resser Ă  un film d’animation. Si j’ai souhaitĂ© visionner ce film en particulier, c’est notamment pour le thĂšme abordĂ©, concernant de nombreuses personnes dans cette vaste planĂšte. Mais qui, encore aujourd’hui ont du mal Ă  s’intĂ©grer dans cette sociĂ©tĂ© Ă©litiste. Je parle bien entendu des malentendants, dont la talentueuse OIMA Yoshitoki expose dans son oeuvre « A Silent Voice » sĂ©rie terminĂ©e en 7 tomes, publiĂ© par les Ă©ditions Ki-oon. Mais ici, nous nous concentrerons sur l’adaptation cinĂ©matographique de cette oeuvre.

Koe no Katachi, ou « A Silent Voice » est produit par les studios Kyoto Animation, qui ont notamment produit les animes K-ON et Clannad. Le Character Designer, NISHIYA Futoshi, quant Ă  lui, est Ă©galement Ă  l’origine du design de l’anime Free! Pour ce qui est du rĂ©alisateur, YAMADA Naoko, a participĂ© au projet de K-ON. Ainsi, avec une telle Ă©quipe, le travail ne peut ĂȘtre que sublime et admirable.

Pour ce qui est de mon avis, je dois avouer que je suis plutĂŽt partagĂ©e. J’ai Ă©tĂ© enthousiaste les premiĂšres 45 minutes, puis la suite, bien qu’elle fĂ»t trĂšs poĂ©tique et touchante, s’Ă©loigna au fur et Ă  mesure du thĂšme principal, et ceci est fort dommage. Je ne vais pas reprendre les Ă©lĂ©ments du film un Ă  un, mais simplement citer ceux qui m’ont soit personnellement touchĂ©s, ou que j’estime nĂ©cessaires de discuter avec vous. Alors, que dites-vous de refaire une analyse ?

 

P  R  E  M  I  È  R  E    P  A  R  T  I  E

 

  • Une rencontre, un commencement : 

Alors, j’ai trouvĂ© ce premier moment clĂ© trĂšs intĂ©ressant, et retranscris Ă  la perfection. Que ce soit sa prĂ©sentation, ou la rĂ©action de ses futurs camarades de classe. La plupart d’entre-eux sont surpris. Naturel me direz-vous pour des enfants de primaires, mais c’est une rĂ©action que l’on retrouve Ă©galement chez les adultes. Nous pouvons observer durant les premiĂšres minutes que cette petite fille est sensible et bienveillante. Mais je dois avouer que je n’imaginais pas la suite des Ă©vĂ©nements.

Effectivement, la violence morale et physique infligeait Ă  Nishimiya m’a Ă©normĂ©ment troublĂ©e, et choquĂ©e, sachant que je ne m’y attendais pas. (La scĂšne si-dessus m’a profondĂ©ment remuĂ©e). Je ne pensais pas que des enfants de primaires, ĂągĂ©s d’une dizaine d’annĂ©es pouvaient avoir un comportement des plus colĂ©reux et extrĂȘmes.

D’autant plus que, (personnellement) je n’ai pas compris l’origine de ces tourments. Notamment de la part de notre protagoniste, Ishida. Celui-ci est vĂ©ritablement un enfant un problĂšme, turbulent et principal fauteur de troubles. Il n’a aucun scrupule Ă  faire de Nishimiya son souffre douleur. De ce fait, je peux comprendre que, s’attaquer Ă  plus faible que soit peut ĂȘtre source de motivation. Mais il y avait quelque chose de plus profond, et je n’ai pas su mettre la main dessus !

  • L’élĂ©ment dĂ©clencheur :

Rencontre lycée

Suite au dĂ©part prĂ©cipitĂ© (mais comprĂ©hensible) de Nishimiya de l’Ă©cole primaire, l’annonce au sein de la classe poussa les Ă©lĂšves Ă  se retourner contre le leader de la classe : Ishida. Ainsi, durant le reste de son cycle scolaire, il subira toutes les jĂ©rĂ©miades et comportements moqueurs, que le jeune garçon exerçait envers la jeune fille. Je trouve que ce retournement de situation est Ă  l’image des enfants de cet Ăąge, et de notre sociĂ©tĂ©. Bien que chacun Ă©tait passif vis-Ă -vis des nombreuses brimades infligeaient Ă  Nishimiya, personne n’a eu le courage de stopper ce cycle. Les enfants sont souvent apeurĂ©s, ou deviennent souffre douleur Ă  leur tour, si jamais ceux-ci prennent parti du camp adverse (cf Sahara). Et malheureusement cela est toujours d’actualitĂ©. Encore trop d’enfants sont victimes de harcĂšlement au sein de leur Ă©tablissement scolaire !

Suite Ă  ces faits, 5 ans passent, et Nishida, par regrets et culpabilitĂ© apprend le shuwa (langue des signes) pour pouvoir obtenir le pardon de Nishimiya. D’ailleurs, lors de leur deuxiĂšme rencontre, comme vous pouvez le voir ci-dessus, la jeune fille n’est absolument pas rancuniĂšre, et cela m’a lĂ©gĂšrement refroidi. Car arrivĂ© Ă  ce stade, j’avais peur d’avoir un protagoniste fĂ©minin platonique et impersonnel. MĂȘme si ce sentiment restera de cĂŽtĂ© pendant le reste du film, j’ai Ă©tĂ© touchĂ©e par sa gĂ©nĂ©rositĂ© et sa bontĂ©.

  • Un sentiment a priori anodin :

UENO NISHIMIYA

Alors, j’estime que discuter de cette pseudo-relation entre Nishimiya et Ueno est importante. J’ai pris le temps, au cours du visionnage, d’ĂȘtre attentive aux propos de chacune. Parce que, en effet, Ueno ne supporte pas Nishimiya. Au dĂ©part je pensais que ceci Ă©tait par amusement. Il faut dire que ce n’Ă©tait pas une enfant de chƓur, et qu’elle prenait un malin plaisir Ă  la rabaisser ou lui rendre la vie impossible, au mĂȘme titre que notre protagoniste. Mais ensuite, je me suis rendu compte que cela Ă©tait encore plus puĂ©ril. Je dois avouer que j’ai eu Ă©normĂ©ment de mal avec ce personnage, plutĂŽt froid et Ă©goĂŻste.  Son cĂŽtĂ© mĂ©prisant et distant envers Nishimiya Ă©tait simplement par jalousie. La brune n’a jamais vĂ©ritablement cherchĂ© Ă  comprendre Nishimiya, ni Ă  devenir son amie. Elle Ă©tait consciente de ce qu’elle faisait (l’ignorer, ou rĂ©pandre des propos nĂ©fastes Ă  son Ă©gard). Et au fil du temps, je ne pouvais plus la supporter. Quand bien mĂȘme sa colĂšre Ă©tait justifiĂ©e (au moment oĂč Ishida est Ă  l’hĂŽpital), son comportement violent Ă  l’Ă©gard de Nishimiya m’a profondĂ©ment offusquĂ©. Car Ă  l’instar d’Ishida, elle n’a jamais ressenti la moindre culpabilitĂ© et n’hĂ©site pas Ă  dĂ©clarer, 5 ans aprĂšs les faits :  » Si Nishimiya-san n’Ă©tait pas lĂ , on serait heureux« . Je pense que c’est Ă  ce moment-lĂ  que j’ai dĂ©sapprouvĂ© Ueno.

Concernant Nishimiya, son sentiment d’abandon et de rejet Ă  sĂ»rement Ă©tait le dĂ©but de sa tentative de suicide. Bien qu’elle soit amicale, gĂ©nĂ©reuse et affectueuse, cela n’en reste pas moins une apparence. Les nombreuses brimades et harcĂšlement influent forcĂ©ment le moral. Mais je reste persuadĂ© que les propos d’Ueno dans la grande roue, ont Ă©tĂ© l’élĂ©ment dĂ©clencheur. (Notamment rendre Nishimiya responsable de la perte des amis d’Ishida). Et c’est sĂ»rement Ă  cause de tous ces Ă©vĂ©nements quelle en est arrivĂ© Ă  se dĂ©tester !

  • Le cahier, tout un symbole :

la cahier

Le gif ci-dessus est un moment que j’ai grandement apprĂ©ciĂ© au cours du film. Car cet objet rĂ©vĂšle une multitude de notions au sein du long-mĂ©trage :

  • Un moyen de communication :

C’est la principale fonction de ce cahier mais, il reflĂšte l’Ă©volution de l’Ă©tat d’esprit des camarades de classe de Nishimya. En effet, au dĂ©but, chacun est intriguĂ© par ledit cahier. Communiquer avec quelqu’un par Ă©crit n’est pas choses courante. Les enfants ont donc portĂ© un intĂ©rĂȘt particulier Ă  cet objet. Mais, au fur et Ă  mesure, ils ont commencĂ© Ă  se lasser d’Ă©crire, et on mĂȘme refuser d’apprendre le shuwa. Ils se sont donc dĂ©sintĂ©ressĂ©, et ont ainsi montrĂ© leur indiffĂ©rence Ă  l’Ă©gard de la jeune fille.

  • Une culpabilitĂ© :

Le jeune Ishida avait jetĂ© le cahier dans un bassin d’eau (Ă  l’Ă©cole primaire). Mais puisque celui-ci avait subi les mĂȘmes tourments, par regret il avait conservĂ© durant ces 5 annĂ©es le cahier de la jeune fille, et avait Ă©tĂ© source de rĂ©demption. Ainsi, Ă  ce moment-lĂ  prĂ©cis, lorsque le cahier tomba dans la rive d’eau, cela marqua le dĂ©but d’une nouvelle Ă©tape pour Ishida et Nishimiya. Mais il appuya Ă©galement le dĂ©but de ma deuxiĂšme partie …

  • Le langage des signes :

Cette notion est trĂšs prĂ©sente, durant toute la durĂ©e du film. J’ai apprĂ©ciĂ© ce langage, qui donne un tout autre sens Ă  la parole verbale et Ă  la communication. Nous ressentons en permanence la signification de chaque mot, et leur importance. Que chaque parole prononcĂ©e peut avoir un impact sur un individu quelconque. Et que le langage des signes est une façon poĂ©tique de communiquer ! J’aimerai moi-mĂȘme apprendre ce langage, ayant dĂ©jĂ  cĂŽtoyĂ© des malentendants, bien qu’ils puissent lire sur les lĂšvres, l’Ă©change n’est pas le mĂȘme.

Car oui l’Ă©change est important. Ici, Ishida ne peut pas fuir Mishimiya, lorsqu’il s’adresse Ă  elle, il est obligĂ© de lui faire face, et de la contempler, ce qui rend la relation beaucoup plus empathique et sincĂšre. Ainsi lorsque Ueno refuse de communiquer avec le cahier (ne parlant pas le langage des signes) lors du tour de grande roue, elle refuse volontairement la diffĂ©rence de Mishimiya, et j’ai trouvĂ© ce comportement des plus blessants.

 

D  E  U  X  I  È  M  E    P  A  R  T  I  E

 

Je ne vais pas extrapoler comme la premiĂšre, sachant que la partie ce-dessus contient tous les Ă©lĂ©ments novateurs et les diffĂ©rents points forts de ce long mĂ©trage. Cette deuxiĂšme partie reflĂšte mon ressenti vis-Ă -vis de la seconde partie du film. (aprĂšs 1h20 de diffusion). Effectivement, le film prend la tournure d’un mĂ©lodrame. Suite Ă  la tentative de suicide de Mishimiya, Ishida se retrouve dans le coma aprĂšs l’avoir sauvĂ© in-extremis. Et Ă  partir de ce moment, le thĂšme de la diffĂ©rence, de la communication, ou mĂȘme les problĂšmes d’auditions de la jeune fille ne sont plus Ă©voquĂ©s. J’ai trouvĂ© cela fort dommage que les thĂšmes clĂ©s de l’oeuvre de OIMA Yoshitoki ne soient plus aussi prĂ©sents, et « dĂ©laissĂ©s » pour se tourner vers un scĂ©nario classique. Certes, Ă  la fin les pĂ©chĂ©s d’Ishida sont rachetĂ©s, et celui-ci reprend un nouveau dĂ©part aux cotĂ©s de ces nouveaux amis, mais la frustration n’en est pas plus attĂ©nuĂ©e.


 

Enfin , mon avis s’achĂšve. Je n’ai pas pus narrer toutes les notions qui m’ont marquĂ©, ou les Ă©vĂ©nements intĂ©ressants. Cela aurait Ă©tĂ© beaucoup trop long. Mais pour quelqu’un qui n’a pas encore lu l’oeuvre originale (oui, un jour je le ferais, promis!)  je suis passĂ©e par tous les sentiments que l’on peut Ă©prouver, et ai Ă©tĂ© rĂ©ellement Ă©mue par ce film d’animation, dont le thĂšme principal est beau et touchant. Si jamais vous hĂ©sitez encore, je vous le conseil fortement !

Merci d’avoir pris le temps de lire cette Ă©bauche hĂ©tĂ©roclite.

Cordialement, Euphox.

Le chant des souliers rouges – Tome 1

Quand une rencontre change le destin de toute une vie.

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Bonsoir (ou bonjour) Ă  tous, j’espĂšre que vous passez une excellente semaine. Quoi que, nous ne sommes que mercredi … ! Hum hum, pour ma part, je suis tout excitĂ©e de vous retrouver, (comme Ă  chaque fois me direz-vous) pour vous parler aujourd’hui, d’une Ɠuvre rĂ©cemment sortie (le mois dernier pour tout dire). Il est vrai que je n’ai jamais abordĂ© sur le blog son auteure, bien que j’aie dĂ©jĂ  en ma possession une autre de ses Ɠuvres. (My girl est un vĂ©ritable chef-d’oeuvre, me reste plus qu’Ă  me procurer son OS : Un bus passe). Mais promis, si jamais j’en ai l’occasion, je vous Ă©crirai quelques lignes Ă  son sujet. Mais pour l’heure, nous nous intĂ©ressons Ă  Le chant des souliers rouges de Mizu Sahara, publiĂ© aux Ă©ditions Kazé , que je remercie tout particuliĂšrement pour leur envoi ! C’est une sĂ©rie terminĂ©e en 6 tomes (et oui, une sĂ©rie courte, cela fait du bien au porte-monnaie), et le deuxiĂšme opus est prĂ©vu pour le mois de Juillet. D’ailleurs pour tous ceux qui auraient besoin d’une petite piqĂ»re de rappel, voici le rĂ©sumĂ©. Et son prix est de 8.29 €.

  • Un scĂ©nario comme prĂ©lude :

Alors, cet opus faisait partie de ma Whishlist depuis le mois de Janvier, pour la simple et bonne raison que j’ai Ă©tĂ© charmĂ©e par le synopsis, toujours aussi original et touchant. Et de par ce rĂ©sumĂ©, en dĂ©coule un sujet important, et trĂšs peu abordĂ© au sein de la bande dessinĂ©e japonaise. Je veux bien entendu parler de la disparitĂ© des genres. Pour une fois nous aurons une jeune lycĂ©enne dans un sport trĂšs peu fĂ©minisĂ© (mĂȘme si, je vous l’accorde, nous avons fait de rĂ©els progrĂšs Ă  ce niveau, et ce dans tout domaine sportif confondu), le basket, et un jeune garçon qui s’adonnera Ă  la danse espagnole, le flamenco. Mais bien que ce point soit dĂ©jĂ  trĂšs innovateur, ce scĂ©nario ne sert que d’excuse pour pousser la rĂ©flexion encore plus loin.

Alors certes, j’ai apprĂ©ciĂ© cet opus permettant d’introduire nos diffĂ©rents protagonistes, mais ce qui me toucha, et me surpris le plus, c’est cette profondeur et cette sensibilitĂ© propre Ă  Mizu Sahara ! En effet, nos deux protagonistes sont lycĂ©ens, mais ils se sont rencontrĂ©s lorsqu’ils Ă©taient plus jeunes, au collĂšge. Ainsi on peut dĂ©couvrir les nombreuses sĂ©quelles qu’ils ont pu garder en eux. L’enfance et l’adolescence sont des pĂ©riodes trĂšs difficiles. C’est un moment de la vie oĂč nous somme en quĂȘte d’identitĂ©, et oĂč jugement et commĂ©rage sont de rigueur. Ainsi, la confiance que l’on peut avoir Ă  notre Ă©gard, ou Ă  l’égard d’autrui peut se briser en une fraction de seconde, et c’est toute cette souffrance que nous exprime l’auteur au travers du jeune garçon.

Les liens familiaux sont une notion trĂšs importante pour l’autrice, et dont nous retrouvons Ă©galement dans cet ouvrage. J’ai Ă©tĂ© particuliĂšrement touchĂ©e par les diffĂ©rents membres de la famille de Kimitaka, que ce soit son grand-pĂšre, sa mĂšre ou mĂȘme sa petite sƓur. Chacun joue dĂ©jĂ  un rĂŽle prĂ©pondĂ©rant pour la future reconstruction du jeune homme. Et mĂȘme la grand-mĂšre de Takara.

Et pour terminer sur l’histoire, j’ai apprĂ©ciĂ© que le narrateur soit Kimitaka lui-mĂȘme. Cela apporte d’autant plus d’empathie et de compassion. Et lorsque celui-ci reconnaĂźt les erreurs de son passĂ©, celles-ci sont d’autant plus rĂ©aliste. Cela permet de nous attacher rapidement Ă  ce jeune, et ou n’importe quel lecteur pourrait se reconnaĂźtre en ce jeune garçon.

  • Un graphisme simple et singulier :

le-chant-des-soulier-rouge-scan

Alors, je ne serai comment dĂ©crire toute la grĂące et l’élĂ©gance de chaque planche qui compose ce premier tome. Mizu Sahara a un coup de crayon raffinĂ©, unique et distinguĂ©. On reconnaitrait son travail entre mille (comme pour Ai Yazawa par exemple). Cependant suite Ă  tous ces adjectifs, nous aboutissons Ă  un travail grandiose, et les traits des personnages sont remarquablement mis en avant, pour notre plus grand malheur. Car inĂ©vitablement nous sommes bouleversĂ©es Ă  la minute oĂč nos yeux se posent sur les diffĂ©rentes planches.

Pour conclure, je dirai que j’ai Ă©tĂ© nullement déçu. J’en attendais Ă©normĂ©ment, et j’ai pu retrouver toutes les sensations, les sentiments propres Ă  une lecture de Mizu Sahara. J’apprĂ©cie la douceur qui se dĂ©lecte de la narration, le raffinement des personnages. C’est une sĂ©rie qui semble ĂȘtre prometteuse. Rempli de profondeur, de charmes, et qui traite de sujets encore trop peu mĂ©diatisĂ©.

Merci d’avoir pris le temps de lire cette Ă©bauche distinguĂ©e. 

Cordialement, Euphox.