Le marathon Platinum End – T1 à T6

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Bonjour à tous, aujourd’hui on ne se retrouve pas pour un billet découvert habituel, puisque cet article abordera plusieurs tomes d’une seule et même licence, à savoir, Platinum End. Celle-ci a fait beaucoup parlé d’elle, de par la médiatisation qu’elle a suscitée, mais aussi pour le duo légendaire qui en est à l’origine. En effet, l’illustrateur n’est autre que Takeshi Obata, et le scénariste, tout aussi connu, est Tsugumi Ohba.

C’est ce même duo qui a créé, il y a désormais une dizaine d’années, l’un des shonen les plus connus, Death Note. Et c’est peut-être pour ça que la plupart d’entre vous on était déçu. Je pense que chacun en attendait peut être un peu trop de ce duo.

Ayant déjà en ma possession les trois premiers tomes, (et ayant un avis plutôt mitigé) j’ai demandé aux Éditions Kaze s’ils pouvaient m’envoyer les tomes suivants. Ils m’ont alors répondu de manière favorable, et j’ai donc reçu les tomes dans ma boîte aux lettres.Lire la suite »

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Noragami – Histoires errantes

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N O R A G A M I  – C H R O N I Q U E S 

Bonjour à tous, j’espère que tout se passe pour le mieux depuis (ma longue, et grande) absence ! Pour ma part, je suis très enthousiaste à l’idée de pianoter sur mon ordinateur. Aujourd’hui on se retrouve pour un « mini article ». Oui, rien de bien long, simplement quelques lignes pour synthétiser mon avis à propos du livre illustré à votre gauche ! Il s’agit bel et bien de Noragami, écrit et illustré par Adachitoka, et publié par la maison d’éditions  Pika.Lire la suite »

Les mémoires de Vanitas – Tome 1

Partez à la découverte d’un bal vampiresque situé au cœur de la ville lumière !

Les-memoires-de-vanias-tome1Bonjour à vous, mes chers lecteurs, j’espère que votre début du mois d’Août se passe à merveille. Je m’excuse d’avance pour ce long retard. J’avais lu l’œuvre que je compte vous présenter il y a de ça plusieurs semaines, malheureusement, je n’ai pas réussi à trouver la moindre minute pour commencer ces quelques lignes. Suite à une relecture, je suis ainsi plus enclin à m’exprimer ! Donc comme vous l’aurez sûrement remarqué, il s’agit de Les mémoires de Vanitas de notre illustre Jun Mochizuki, connu notamment pour sa précédente œuvre : Pandora Hearts (que je lirai un jour, bien évidemment). Ce premier opus est donc disponible depuis le 6 juillet, aux éditions Ki-oon pour une valeur de 7.90 €. Pour ceux qui souhaitent connaitre l’histoire, voici le synopsis. Alors, bien que je me sois acquis ce tome dans un premier temps pour l’auteure, je dois bien avouer que le thème des vampires me rebuta légèrement. Ces créatures légendaires avaient été dominantes dans plusieurs genres littéraires il y a de ça quelques années, et cela m’avait laissé un goût quelque peu amer. Cependant, le scénario est quant à lui très explicite (peut-être un peu trop d’ailleurs) et méritait que je me penche un tant soit peu là-dessus. Lire la suite »

Fire Punch – Tome 1

Quand la vengeance dirige le psychisme !

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Bonjour à tous, j’espère que vous avez passé une bonne journée (ou une bonne nuit), pour ma part je suis ravie de vous retrouver. Aujourd’hui on se reconcentre sur un support papier, avec un manga qui est paru il y a un peu plus d’une semaine.

Je veux parler évidemment de Fire Punch, scénarisé et dessiné par Tatsuki Fujimoto et édité par les Éditions Kazé, que je remercie encore énormément pour leur envoi. Je dois bien avouer que, suite à la publicité médiatique et aux nombreux avis positifs,  j’en attendais énormément à son sujet.

Oh, je tiens à le préciser avant de commencer ces quelques lignes, cette licence est déconseillée au moins de 16 ans, et je dois dire que je comprends pourquoi !

Pour ceux qui souhaitent se remémorer ou prendre connaissance du synopsis, voici le lien. D’ailleurs, le prochain opus sortira le 23 Août prochain !

 

  • Un scénario à l’image de la civilisation :

Je dois avouer être plutôt mitigée par rapport à ma lecture, je ne sais pas si c’est dû à cette « hype », mais certains points m’ont légèrement contrarié, (je reparle de cela plus tard). Alors je dois avouer avoir été peu emballé par le synopsis, le motif de la vengeance, c’est du déjà vu. Cependant j’ai apprécié l’introduction. En effet, de par la précarité dans lequel Agnir et Luna vivent, on se prend rapidement d’affection pour eux. Et nous sommes happé par ce village délaissé du reste du monde, ne comptant que sur eux-même pour survivre. Ainsi, nous sommes compatissant pour ces villageois. Et certains propos (comme l’inceste), bien que choquant à première vu, peu se comprendre de par l’insécurité et la vulnérabilité des villageois. Cependant j’étais tellement concentré sur le récit, que j’ai pris conscience de l’origine de leur garde-manger, seulement quand un individu extérieur a prononcé le mot « cannibalisme ». Et j’ai eu un sentiment plutôt dérangeant d’avoir « consenti » à ce genre de procédé.

Bien entendu, puisque le thème principal de ce récit est le châtiment, je m’attendais à une mort brutale et violente, pour les villageois et Luna. Cependant la suite du récit fut mitigée. Il est vrai que je ne spoil pas, mais ici je vais devoir faire une exception. Quelqu’un peut m’expliquer la justification d’introduire la notion de « zoophilie » ?! Je conçois que la société, poussé dans le chaos, enrobée dans un froid glacial, et dirigé par des castes, n’est pas ce que l’on connait de mieux. Mais en aucun cas cela implique de tels propos malsains, surtout lorsque cela n’est pas primordial au récit. Ainsi, je trouve que certaines scènes n’avaient pas besoin d’une telle violence.

Cependant, la « construction » de Agnir quant à elle, est plutôt bien pensée. Ces premières années nous révèlent toute la souffrance physique que cette attaque lui a fait subir. Ensuite tout au long de ce premier tome, nous pouvons entrapercevoir sa part d’humanité qui reste, et je trouve ceci intéressant, car je pense que cet aspect sera décisif pour les futurs tomes à venir.

Mais, malgré ces mauvais côtés, on souhaite tout de même savoir la suite de son aventure, et si celui-ci aura gain de cause.

  • Un graphisme à la hauteur de mes attentes :

Même si je ne suis pas totalement emballé par le scénario, je dois avouer que le dessin m’a réconforté dans ma frustration. Celui-ci est réellement soignée et détaillé. Je me demandais comment l’auteur pouvoir réussir à retranscrire un corps en feu, et je dois avouer que j’ai été agréablement surprise par le résultat final. La dernière planche du dessous est vraiment magnifique. Une pure beauté. Son coup de crayon est vraiment identifiable, et sort de ce que l’on a l’habitude de voir. L’expression des personnages est extrêmement bien véhiculée, à tel point que j’ai eu de la peine pour l’auteur du massacre à la fin du tome.

Pour conclure ? Je dirai que je reste légèrement sur ma fin pour ce tome d’introduction. Je m’attendais à tout autre chose, et j’ai été assez déçue d’avoir autant de violence gratuite. Après, reste à savoir si cela sera justifié au cours des prochains tomes. Cependant je suis satisfaite du personnage principal, et de Togata, le jeune homme (ou jeune fille, je ne sais plus) qui apparaît dans les dernières pages. Qui est d’ailleurs l’individu illustré sur la prochaine couverture.

Merci d’avoir pris le temps de lire cette ébauche brûlante !

Cordialement, Euphox.

Le chant des souliers rouges – Tome 1

Quand une rencontre change le destin de toute une vie.

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Bonsoir (ou bonjour) à tous, j’espère que vous passez une excellente semaine. Quoi que, nous ne sommes que mercredi … ! Hum hum, pour ma part, je suis tout excitée de vous retrouver, (comme à chaque fois me direz-vous) pour vous parler aujourd’hui, d’une œuvre récemment sortie (le mois dernier pour tout dire). Il est vrai que je n’ai jamais abordé sur le blog son auteure, bien que j’aie déjà en ma possession une autre de ses œuvres. (My girl est un véritable chef-d’oeuvre, me reste plus qu’à me procurer son OS : Un bus passe). Mais promis, si jamais j’en ai l’occasion, je vous écrirai quelques lignes à son sujet. Mais pour l’heure, nous nous intéressons à Le chant des souliers rouges de Mizu Sahara, publié aux éditions Kazé , que je remercie tout particulièrement pour leur envoi ! C’est une série terminée en 6 tomes (et oui, une série courte, cela fait du bien au porte-monnaie), et le deuxième opus est prévu pour le mois de Juillet. D’ailleurs pour tous ceux qui auraient besoin d’une petite piqûre de rappel, voici le résumé. Et son prix est de 8.29 €.

  • Un scénario comme prélude :

Alors, cet opus faisait partie de ma Whishlist depuis le mois de Janvier, pour la simple et bonne raison que j’ai été charmée par le synopsis, toujours aussi original et touchant. Et de par ce résumé, en découle un sujet important, et très peu abordé au sein de la bande dessinée japonaise. Je veux bien entendu parler de la disparité des genres. Pour une fois nous aurons une jeune lycéenne dans un sport très peu féminisé (même si, je vous l’accorde, nous avons fait de réels progrès à ce niveau, et ce dans tout domaine sportif confondu), le basket, et un jeune garçon qui s’adonnera à la danse espagnole, le flamenco. Mais bien que ce point soit déjà très innovateur, ce scénario ne sert que d’excuse pour pousser la réflexion encore plus loin.

Alors certes, j’ai apprécié cet opus permettant d’introduire nos différents protagonistes, mais ce qui me toucha, et me surpris le plus, c’est cette profondeur et cette sensibilité propre à Mizu Sahara ! En effet, nos deux protagonistes sont lycéens, mais ils se sont rencontrés lorsqu’ils étaient plus jeunes, au collège. Ainsi on peut découvrir les nombreuses séquelles qu’ils ont pu garder en eux. L’enfance et l’adolescence sont des périodes très difficiles. C’est un moment de la vie où nous somme en quête d’identité, et où jugement et commérage sont de rigueur. Ainsi, la confiance que l’on peut avoir à notre égard, ou à l’égard d’autrui peut se briser en une fraction de seconde, et c’est toute cette souffrance que nous exprime l’auteur au travers du jeune garçon.

Les liens familiaux sont une notion très importante pour l’autrice, et dont nous retrouvons également dans cet ouvrage. J’ai été particulièrement touchée par les différents membres de la famille de Kimitaka, que ce soit son grand-père, sa mère ou même sa petite sœur. Chacun joue déjà un rôle prépondérant pour la future reconstruction du jeune homme. Et même la grand-mère de Takara.

Et pour terminer sur l’histoire, j’ai apprécié que le narrateur soit Kimitaka lui-même. Cela apporte d’autant plus d’empathie et de compassion. Et lorsque celui-ci reconnaît les erreurs de son passé, celles-ci sont d’autant plus réaliste. Cela permet de nous attacher rapidement à ce jeune, et ou n’importe quel lecteur pourrait se reconnaître en ce jeune garçon.

  • Un graphisme simple et singulier :

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Alors, je ne serai comment décrire toute la grâce et l’élégance de chaque planche qui compose ce premier tome. Mizu Sahara a un coup de crayon raffiné, unique et distingué. On reconnaitrait son travail entre mille (comme pour Ai Yazawa par exemple). Cependant suite à tous ces adjectifs, nous aboutissons à un travail grandiose, et les traits des personnages sont remarquablement mis en avant, pour notre plus grand malheur. Car inévitablement nous sommes bouleversées à la minute où nos yeux se posent sur les différentes planches.

Pour conclure, je dirai que j’ai été nullement déçu. J’en attendais énormément, et j’ai pu retrouver toutes les sensations, les sentiments propres à une lecture de Mizu Sahara. J’apprécie la douceur qui se délecte de la narration, le raffinement des personnages. C’est une série qui semble être prometteuse. Rempli de profondeur, de charmes, et qui traite de sujets encore trop peu médiatisé.

Merci d’avoir pris le temps de lire cette ébauche distinguée. 

Cordialement, Euphox.

Black Clover – Tome 1

Quand l’aspiration et l’ambition permettent le surpassement de soi! 

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Bonjour à tous, j’espère que vous avez passé une excellente semaine. Quant à nous, on se retrouve avec la pluie et le mauvais temps. Ma foi, ce n’est pas plus mal me direz-vous, ainsi je suis à la fraîche pour écrire ces quelques lignes.

En effet, je compte aborder en ce jour, un shonen qui est peut-être déjà ancré dans vos mémoires. Il s’avère que je n’avais plus grand chose à lire, et je suis tombée, pendant mes emplettes, sur le premier tome de Black Clover, scénarisé et dessiné par Yûki Tabata. Il est publié en France par les éditions Kazé, et comporte à l’heure actuelle 6 tomes dans notre contrée, contre 11 tomes au pays du soleil levant. Son prix est de 6.79 €, mais fortes heureusement j’ai réussi à me dégoter le premier tome lors de l’événement des 48h BD (et oui, encore) pour la modique somme de 1€ !

Alors, je ne vais pas passez par quatre chemins. J’avais énormément d’appréhension avant de débuter ma lecture. Effectivement, puisque c’est un shônen, nous avons tous les codes et principes résultant de ce genre. De ce fait, j’avais une certaine inquiétude que ce titre ne sorte pas de l’ordinaire, et soit du déjà-vu.

  • Un scénario classique :

Effectivement, mes appréhensions se sont confirmées au cours de ma lecture. Nous sommes dans un shonen des plus classiques, avec les codes les plus représentatifs de ce domaine. Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore le résumé, je vous invite à cliquer sur ce lien. Nous faisons donc la rencontre de deux orphelins, Yuno et Asta, dans le village de Hadge, se situant sur les terres délaissées. Bien évidemment nos deux protagonistes aspirent au même rêve : devenir le futur Empereur-Mage.

Cependant, j’étais persuadé que Yuno aurait un comportement du même type que « Sasuke », issu du manga Naruto. Et c’est justement là, ma plus grande surprise. Bien qu’ils soient rivaux, c’est justement cette émulation qui donnera tout le sens de leur amitié. Et j’ai trouvé que celle-ci était énormément soudée pour un tome d’introduction. Bien évidemment on retrouve certains codes du shonen classique. Comme le fait qu’Asta est un jeune homme qui fonce tête baissée, tandis que Yuno combat de manière plus stratégique et réfléchie.

Nous allons avoir aussi différentes compagnies, qui auront à leur tête un représentant. Cela pourrait être, par exemple, assimilé aux différents villages dans Naruto, les différentes guildes dans Fairy Tail ou encore les différentes divisions dans Bleach, vous voyez ou je veux en venir. Pour tout shonen qui se respecte, nous devons forcément créer une unité, pour qu’ainsi, esprit d’équipe puisse se former. Mais cela ne m’a pas forcément dérangé, j’aurais peut-être juste souhaité un peu plus d’imagination.

Cependant, on comprend assez vite que nous aurons à faire, au sein du royaume de Clover, au principe des castes sociales, et tout le raisonnement qui en découle. Et c’est peut-être cet élément qui permettra à Black Clover de sortir son épingle du jeu. En effet nos deux protagonistes sont issus des terres délaissées, viens ensuite les terres plates, et pour terminer les terres nobles. Et ceci me plut fortement. Car, au cours de cet opus, nos deux protagonistes feront la rencontre de différents personnages issus de ses différentes classes sociales, et permettront ainsi, de bâtir une morale humaine et dévouée.

  • Un graphisme traditionnel :

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Bien, d’un point de vue général, je dirai que le coup de crayon de Tabata est soft et efficace. Puisque nous sommes concentrés, dans la plus grande partie du récit, dans le domaine de l’action, les différents mouvements au cours des combats sont bien amenés, que ce soit les onomatopées, ou encore la police d’écriture, le visuel est vraiment parfait, et permet réellement une bonne immersion au sein du récit.

Mais il sait également accentuer les éléments importants de l’histoire, et j’ai vraiment été surprise sur les nombreux détails apportés aux bâtisses ou aux différents objets.

Pour conclure, je dirai que Black Clover est un shonen des plus classiques, surtout adapté pour un jeune public. Cependant, cela est tout de même fort agréable à lire, fluide avec un léger trait d’humour. Bien que l’on puisse retrouver de nombreux codes (la notion d’amitié, le dépassement de soi, l’esprit d’équipe, la confiance etc.) ce n’est pas pour autant qu’il manque d’originalité. Puisque ceci est le premier tome, je ne peux pas réellement juger cette œuvre. Il aurait fallu que je lise plusieurs tomes pour ainsi avoir une idée plus précise sur le sujet, et déterminé si Black Clover se démarque du lot.

Merci d’avoir pris le temps de lire cette ébauche fracassante ! 

Cordialement, Euphox.

Minuscule – Tome 1

Une adorable aventure

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Bonjour cher lecteurs, c’est avec le chant des oiseaux que j’entreprends le début de cet article. Et je pense que c’est le moment de la journée le plus propice pour écrire ces quelques lignes. Comme je le disais dans mon article précédent, les éditions Komikku me plaisent davantage. Et c’est donc tout naturellement que je souhaite vous énoncer ici, une autre de leurs œuvres. Il s’agit incontestablement de Minuscule, scénarisé et dessiné par Kashiki Takuto. Nous avons déjà 4 tomes de paru en France, et 5 tomes, toujours en cours de parution au pays du soleil levant. Son prix pourrait en faire chavirer plus d’un, mais je vous assure que les 8.50€ que vous donnerez seront rudement récompensés. Bien entendu, pour ceux qui souhaiteraient avoir accès au synopsis, le voici. C’est une œuvre que je connaissais seulement de nom il y a encore quelques semaines, mais ce côté « expédition » et « mignon » m’attira énormément. C’est le genre de récit que l’on peut lire paisiblement à tout moment de la journée. L’aspect naïf et innocent de l’œuvre m’avait énormément plu et permet de s’extirper pendant quelques heures du tracas de notre quotidien.

  • L’exploitation de ce qui nous entoure :

En effet, dans ce récit, nous serons au cœur des éléments naturels, tels que les animaux, la végétation ou encore les différents arbustes ! Et c’est ce qui plaît. Parmi les différentes histoires que compose ce tome, chaque élément sera mis en avant. Et cela peut aller du plus habituel au plus inaccoutumé.  Prenons par exemple – je vous rassure celui-ci se trouve dans l’extrait si joint – celui du premier chapitre. Il nous dévoile l’habitation de nos deux jeunes protagonistes, et figurez-vous qu’elle se situe dans un tronc d’arbre. N’est-ce pas charismatique à souhait ?! Lors de l’arrivée du journal, délivré par une sauterelle – s’il vous plaît – , on apprend qu’un habitant aurait aperçu le « Milan du Crépuscule », ainsi les deux compères partent à sa recherche – à dos de scarabées – , et c’est de fil en aiguille que nous décelons les différentes éléments qui composent cette enrichissante forêt.

  • Deux acolytes unifiés :

Parlons désormais de nos deux camarades. Celles-ci sont physiquement différentes, mais surtout possèdent des caractères diamétralement opposés. En effet, Hakumei est d’un naturel plutôt téméraire, irréfléchi et écervelé. Tandis que Mikochi quant à elle, est plutôt calme, avisée et prévoyante. Cependant, cela ne nuit nullement à leur cohabitation. Et je me demande même si elles pourraient vivre l’une sans l’autre. (Je pense que les « minuscules » sont des espèces hermaphrodites, donc veuillez m’excuser si je leur donne une nature féminine ! ) Car au fil des pages, nous nous rendons compte que Mikochi a un sens aisé pour les affaires, tandis que Hakumei est plutôt agile de ses doigts. Ainsi elles vivent au rythme de la nature, et approvisionnent leur garde-manger de manière responsable (puisque c’est la brunette qui garde le porte-monnaie sous contrôle). D’ailleurs en parlant d’argent, même si les thématiques abordées dans les différents chapitres sont plutôt joviales et bonnes enfants, les problèmes du quotidien quant à eux, restent tout de même abordés. (Je pense notamment au moment où Hakumei cherche un emploi).

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Le « Milan de Crépuscule » qui me fit penser à l’aigle royal !
  • Un décor remarquablement minutieux :

C’est là, toute la beauté de cette œuvre. Le dessin permet de nous immiscer totalement dans les péripéties de ces deux personnages, et tout l’univers qui y est attrait. Ainsi l’auteur s’accapare la faune et la flore, et nous offre un travail époustouflant. Les détails des arrières fonds sont nombreux et sont réalisés avec raffinement.

Même les espèces vivantes sont effectuées avec méticulosité. Je fais notamment référence au « Milan de Crépuscule » mais également aux scarabées. Chaque trait, chaque relief est mis en avant, de telle sorte que ces animaux pourraient traverser le papier et se matérialiser dans notre monde. – Bon il est vrai que ma métaphore est légèrement grossière, mais cela vous illustre à quel point, le réalisme est de rigueur dans ce récit !

Cette qualité se retrouve de même au niveau de l’architecture. Je pense notamment aux différentes galléries qu’arpentent Hakumei et Mikochi durant leurs emplettes. Nous avons un tel souci du détail et du réalisme, que nous avons dans un même temps, la notion de disparité entre les édifices, et nos deux acolytes mesurant seulement neuf centimètres.

C’est sur un dernier éloge que je conclus ce billet. Vous l’aurez compris, aventures, nature et quêtes sont de rigueur dans ce récit. La lecture est un véritable plaisir pour les yeux, ou chaque page nous plonge un peu plus dans cette forêt primaire, où cohabitent différentes espèces plus adorables les unes que les autres au fil de ces 210 pages.

Merci d’avoir pris le temps de lire cette ébauche florale.

Cordialement, Euhpox.