Le chant des souliers rouges – Tome 1

Quand une rencontre change le destin de toute une vie.

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Bonsoir (ou bonjour) à tous, j’espère que vous passez une excellente semaine. Quoi que, nous ne sommes que mercredi … ! Hum hum, pour ma part, je suis tout excitée de vous retrouver, (comme à chaque fois me direz-vous) pour vous parler aujourd’hui, d’une œuvre récemment sortie (le mois dernier pour tout dire). Il est vrai que je n’ai jamais abordé sur le blog son auteure, bien que j’aie déjà en ma possession une autre de ses œuvres. (My girl est un véritable chef-d’oeuvre, me reste plus qu’à me procurer son OS : Un bus passe). Mais promis, si jamais j’en ai l’occasion, je vous écrirai quelques lignes à son sujet. Mais pour l’heure, nous nous intéressons à Le chant des souliers rouges de Mizu Sahara, publié aux éditions Kazé , que je remercie tout particulièrement pour leur envoi ! C’est une série terminée en 6 tomes (et oui, une série courte, cela fait du bien au porte-monnaie), et le deuxième opus est prévu pour le mois de Juillet. D’ailleurs pour tous ceux qui auraient besoin d’une petite piqûre de rappel, voici le résumé. Et son prix est de 8.29 €.

  • Un scénario comme prélude :

Alors, cet opus faisait partie de ma Whishlist depuis le mois de Janvier, pour la simple et bonne raison que j’ai été charmée par le synopsis, toujours aussi original et touchant. Et de par ce résumé, en découle un sujet important, et très peu abordé au sein de la bande dessinée japonaise. Je veux bien entendu parler de la disparité des genres. Pour une fois nous aurons une jeune lycéenne dans un sport très peu féminisé (même si, je vous l’accorde, nous avons fait de réels progrès à ce niveau, et ce dans tout domaine sportif confondu), le basket, et un jeune garçon qui s’adonnera à la danse espagnole, le flamenco. Mais bien que ce point soit déjà très innovateur, ce scénario ne sert que d’excuse pour pousser la réflexion encore plus loin.

Alors certes, j’ai apprécié cet opus permettant d’introduire nos différents protagonistes, mais ce qui me toucha, et me surpris le plus, c’est cette profondeur et cette sensibilité propre à Mizu Sahara ! En effet, nos deux protagonistes sont lycéens, mais ils se sont rencontrés lorsqu’ils étaient plus jeunes, au collège. Ainsi on peut découvrir les nombreuses séquelles qu’ils ont pu garder en eux. L’enfance et l’adolescence sont des périodes très difficiles. C’est un moment de la vie où nous somme en quête d’identité, et où jugement et commérage sont de rigueur. Ainsi, la confiance que l’on peut avoir à notre égard, ou à l’égard d’autrui peut se briser en une fraction de seconde, et c’est toute cette souffrance que nous exprime l’auteur au travers du jeune garçon.

Les liens familiaux sont une notion très importante pour l’autrice, et dont nous retrouvons également dans cet ouvrage. J’ai été particulièrement touchée par les différents membres de la famille de Kimitaka, que ce soit son grand-père, sa mère ou même sa petite sœur. Chacun joue déjà un rôle prépondérant pour la future reconstruction du jeune homme. Et même la grand-mère de Takara.

Et pour terminer sur l’histoire, j’ai apprécié que le narrateur soit Kimitaka lui-même. Cela apporte d’autant plus d’empathie et de compassion. Et lorsque celui-ci reconnaît les erreurs de son passé, celles-ci sont d’autant plus réaliste. Cela permet de nous attacher rapidement à ce jeune, et ou n’importe quel lecteur pourrait se reconnaître en ce jeune garçon.

  • Un graphisme simple et singulier :

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Alors, je ne serai comment décrire toute la grâce et l’élégance de chaque planche qui compose ce premier tome. Mizu Sahara a un coup de crayon raffiné, unique et distingué. On reconnaitrait son travail entre mille (comme pour Ai Yazawa par exemple). Cependant suite à tous ces adjectifs, nous aboutissons à un travail grandiose, et les traits des personnages sont remarquablement mis en avant, pour notre plus grand malheur. Car inévitablement nous sommes bouleversées à la minute où nos yeux se posent sur les différentes planches.

Pour conclure, je dirai que j’ai été nullement déçu. J’en attendais énormément, et j’ai pu retrouver toutes les sensations, les sentiments propres à une lecture de Mizu Sahara. J’apprécie la douceur qui se délecte de la narration, le raffinement des personnages. C’est une série qui semble être prometteuse. Rempli de profondeur, de charmes, et qui traite de sujets encore trop peu médiatisé.

Merci d’avoir pris le temps de lire cette ébauche distinguée. 

Cordialement, Euphox.

Black Clover – Tome 1

Quand l’aspiration et l’ambition permettent le surpassement de soi! 

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Bonjour à tous, j’espère que vous avez passé une excellente semaine. Quant à nous, on se retrouve avec la pluie et le mauvais temps. Ma foi, ce n’est pas plus mal me direz-vous, ainsi je suis à la fraîche pour écrire ces quelques lignes.

En effet, je compte aborder en ce jour, un shonen qui est peut-être déjà ancré dans vos mémoires. Il s’avère que je n’avais plus grand chose à lire, et je suis tombée, pendant mes emplettes, sur le premier tome de Black Clover, scénarisé et dessiné par Yûki Tabata. Il est publié en France par les éditions Kazé, et comporte à l’heure actuelle 6 tomes dans notre contrée, contre 11 tomes au pays du soleil levant. Son prix est de 6.79 €, mais fortes heureusement j’ai réussi à me dégoter le premier tome lors de l’événement des 48h BD (et oui, encore) pour la modique somme de 1€ !

Alors, je ne vais pas passez par quatre chemins. J’avais énormément d’appréhension avant de débuter ma lecture. Effectivement, puisque c’est un shônen, nous avons tous les codes et principes résultant de ce genre. De ce fait, j’avais une certaine inquiétude que ce titre ne sorte pas de l’ordinaire, et soit du déjà-vu.

  • Un scénario classique :

Effectivement, mes appréhensions se sont confirmées au cours de ma lecture. Nous sommes dans un shonen des plus classiques, avec les codes les plus représentatifs de ce domaine. Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore le résumé, je vous invite à cliquer sur ce lien. Nous faisons donc la rencontre de deux orphelins, Yuno et Asta, dans le village de Hadge, se situant sur les terres délaissées. Bien évidemment nos deux protagonistes aspirent au même rêve : devenir le futur Empereur-Mage.

Cependant, j’étais persuadé que Yuno aurait un comportement du même type que « Sasuke », issu du manga Naruto. Et c’est justement là, ma plus grande surprise. Bien qu’ils soient rivaux, c’est justement cette émulation qui donnera tout le sens de leur amitié. Et j’ai trouvé que celle-ci était énormément soudée pour un tome d’introduction. Bien évidemment on retrouve certains codes du shonen classique. Comme le fait qu’Asta est un jeune homme qui fonce tête baissée, tandis que Yuno combat de manière plus stratégique et réfléchie.

Nous allons avoir aussi différentes compagnies, qui auront à leur tête un représentant. Cela pourrait être, par exemple, assimilé aux différents villages dans Naruto, les différentes guildes dans Fairy Tail ou encore les différentes divisions dans Bleach, vous voyez ou je veux en venir. Pour tout shonen qui se respecte, nous devons forcément créer une unité, pour qu’ainsi, esprit d’équipe puisse se former. Mais cela ne m’a pas forcément dérangé, j’aurais peut-être juste souhaité un peu plus d’imagination.

Cependant, on comprend assez vite que nous aurons à faire, au sein du royaume de Clover, au principe des castes sociales, et tout le raisonnement qui en découle. Et c’est peut-être cet élément qui permettra à Black Clover de sortir son épingle du jeu. En effet nos deux protagonistes sont issus des terres délaissées, viens ensuite les terres plates, et pour terminer les terres nobles. Et ceci me plut fortement. Car, au cours de cet opus, nos deux protagonistes feront la rencontre de différents personnages issus de ses différentes classes sociales, et permettront ainsi, de bâtir une morale humaine et dévouée.

  • Un graphisme traditionnel :

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Bien, d’un point de vue général, je dirai que le coup de crayon de Tabata est soft et efficace. Puisque nous sommes concentrés, dans la plus grande partie du récit, dans le domaine de l’action, les différents mouvements au cours des combats sont bien amenés, que ce soit les onomatopées, ou encore la police d’écriture, le visuel est vraiment parfait, et permet réellement une bonne immersion au sein du récit.

Mais il sait également accentuer les éléments importants de l’histoire, et j’ai vraiment été surprise sur les nombreux détails apportés aux bâtisses ou aux différents objets.

Pour conclure, je dirai que Black Clover est un shonen des plus classiques, surtout adapté pour un jeune public. Cependant, cela est tout de même fort agréable à lire, fluide avec un léger trait d’humour. Bien que l’on puisse retrouver de nombreux codes (la notion d’amitié, le dépassement de soi, l’esprit d’équipe, la confiance etc.) ce n’est pas pour autant qu’il manque d’originalité. Puisque ceci est le premier tome, je ne peux pas réellement juger cette œuvre. Il aurait fallu que je lise plusieurs tomes pour ainsi avoir une idée plus précise sur le sujet, et déterminé si Black Clover se démarque du lot.

Merci d’avoir pris le temps de lire cette ébauche fracassante ! 

Cordialement, Euphox.

Minuscule – Tome 1

Une adorable aventure

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Bonjour cher lecteurs, c’est avec le chant des oiseaux que j’entreprends le début de cet article. Et je pense que c’est le moment de la journée le plus propice pour écrire ces quelques lignes. Comme je le disais dans mon article précédent, les éditions Komikku me plaisent davantage. Et c’est donc tout naturellement que je souhaite vous énoncer ici, une autre de leurs œuvres. Il s’agit incontestablement de Minuscule, scénarisé et dessiné par Kashiki Takuto. Nous avons déjà 4 tomes de paru en France, et 5 tomes, toujours en cours de parution au pays du soleil levant. Son prix pourrait en faire chavirer plus d’un, mais je vous assure que les 8.50€ que vous donnerez seront rudement récompensés. Bien entendu, pour ceux qui souhaiteraient avoir accès au synopsis, le voici. C’est une œuvre que je connaissais seulement de nom il y a encore quelques semaines, mais ce côté « expédition » et « mignon » m’attira énormément. C’est le genre de récit que l’on peut lire paisiblement à tout moment de la journée. L’aspect naïf et innocent de l’œuvre m’avait énormément plu et permet de s’extirper pendant quelques heures du tracas de notre quotidien.

  • L’exploitation de ce qui nous entoure :

En effet, dans ce récit, nous serons au cœur des éléments naturels, tels que les animaux, la végétation ou encore les différents arbustes ! Et c’est ce qui plaît. Parmi les différentes histoires que compose ce tome, chaque élément sera mis en avant. Et cela peut aller du plus habituel au plus inaccoutumé.  Prenons par exemple – je vous rassure celui-ci se trouve dans l’extrait si joint – celui du premier chapitre. Il nous dévoile l’habitation de nos deux jeunes protagonistes, et figurez-vous qu’elle se situe dans un tronc d’arbre. N’est-ce pas charismatique à souhait ?! Lors de l’arrivée du journal, délivré par une sauterelle – s’il vous plaît – , on apprend qu’un habitant aurait aperçu le « Milan du Crépuscule », ainsi les deux compères partent à sa recherche – à dos de scarabées – , et c’est de fil en aiguille que nous décelons les différentes éléments qui composent cette enrichissante forêt.

  • Deux acolytes unifiés :

Parlons désormais de nos deux camarades. Celles-ci sont physiquement différentes, mais surtout possèdent des caractères diamétralement opposés. En effet, Hakumei est d’un naturel plutôt téméraire, irréfléchi et écervelé. Tandis que Mikochi quant à elle, est plutôt calme, avisée et prévoyante. Cependant, cela ne nuit nullement à leur cohabitation. Et je me demande même si elles pourraient vivre l’une sans l’autre. (Je pense que les « minuscules » sont des espèces hermaphrodites, donc veuillez m’excuser si je leur donne une nature féminine ! ) Car au fil des pages, nous nous rendons compte que Mikochi a un sens aisé pour les affaires, tandis que Hakumei est plutôt agile de ses doigts. Ainsi elles vivent au rythme de la nature, et approvisionnent leur garde-manger de manière responsable (puisque c’est la brunette qui garde le porte-monnaie sous contrôle). D’ailleurs en parlant d’argent, même si les thématiques abordées dans les différents chapitres sont plutôt joviales et bonnes enfants, les problèmes du quotidien quant à eux, restent tout de même abordés. (Je pense notamment au moment où Hakumei cherche un emploi).

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Le « Milan de Crépuscule » qui me fit penser à l’aigle royal !

  • Un décor remarquablement minutieux :

C’est là, toute la beauté de cette œuvre. Le dessin permet de nous immiscer totalement dans les péripéties de ces deux personnages, et tout l’univers qui y est attrait. Ainsi l’auteur s’accapare la faune et la flore, et nous offre un travail époustouflant. Les détails des arrières fonds sont nombreux et sont réalisés avec raffinement.

Même les espèces vivantes sont effectuées avec méticulosité. Je fais notamment référence au « Milan de Crépuscule » mais également aux scarabées. Chaque trait, chaque relief est mis en avant, de telle sorte que ces animaux pourraient traverser le papier et se matérialiser dans notre monde. – Bon il est vrai que ma métaphore est légèrement grossière, mais cela vous illustre à quel point, le réalisme est de rigueur dans ce récit !

Cette qualité se retrouve de même au niveau de l’architecture. Je pense notamment aux différentes galléries qu’arpentent Hakumei et Mikochi durant leurs emplettes. Nous avons un tel souci du détail et du réalisme, que nous avons dans un même temps, la notion de disparité entre les édifices, et nos deux acolytes mesurant seulement neuf centimètres.

C’est sur un dernier éloge que je conclus ce billet. Vous l’aurez compris, aventures, nature et quêtes sont de rigueur dans ce récit. La lecture est un véritable plaisir pour les yeux, ou chaque page nous plonge un peu plus dans cette forêt primaire, où cohabitent différentes espèces plus adorables les unes que les autres au fil de ces 210 pages.

Merci d’avoir pris le temps de lire cette ébauche florale.

Cordialement, Euhpox.

L’enfant et le maudit – Tome 1

Compte pour enfants.

Bonjour à vous très cheenfant-et-le-maudit-1-komikkur lecteurs, je reviens après quelque temps d’inactivation. Enfin, je n’étais pas si inactive que ça, puisque entre-temps j’ai écrit deux articles qui ont, malheureusement péri avant la sauvegarde finale (et pas mal de problèmes sur le serveur WordPress !) Enfin bref, je reviens avec une motivation et un courage de fer pour vous parler d’une œuvre qui est sorti le mois dernier. C’était d’ailleurs ma plus grande attente pour le mois de Mars. Vous l’aurez deviné, il s’agit bien évidemment de L’enfant et le maudit de Nagabe paru aux Éditions Komikku. Alors, si vous aussi vous souhaitez pénétrer dans un univers fantastique parsemé de douceur, je vous laisse continuer la suite du récit ! Donc, comme d’habitude pour ceux qui souhaitent se remémorer le synopsis, je vous laisse cliquer sur celui-ci. Cette œuvre comporte donc 2 tomes au Japon, et la série est toujours en cours de parution. Comme je le disais dans mes vidéos, les Éditions Komikku montent dans mon estime à chaque parution d’un tome, de toutes œuvres confondues. Elles ont pour la plupart le même fil conducteur : celui d’apporter une sensation de douceur, se mêlant parfaitement bien à une ambiance calme et paisible. C’est d’ailleurs pour cela que le scénario, et l’œuvre en elle-même plaisent au public, l’histoire est narrée avec un fil conducteur très léger, et simple à assimiler.

  • Une relation des plus complices :

Alors, comme je le disais le scénario est plutôt bref et concis. Nous avons donc l’existence de deux pays, celui où vivent les humains, c’est-à-dire « l’intérieur » et son opposé, « l’extérieur » où règne des créatures non humaines.  Et à partir de là, nous allons avoir qu’une seule question en tête : Pourquoi une humaine tient-elle compagnie à une créature ? Au fil des pages on se rend compte que le monde n’est pas si jovial que ça. Ainsi ce duo si charismatique apportera de la lumière dans un univers terni par les volontés et les initiatives de l’Homme. (D’ailleurs en y regardant plus attentivement, nous avons une morale dès la fin de ce premier tome. Les apparences sont parfois trompeuses, et en y réfléchissant bien,  entre ces créatures et l’Homme, on se demande qui fait preuve de cruauté.)

Par les réponses que nous apporte ce premier tome, nous avons énormément de compassion pour le professeur, celui-ci élève cette jeune Sheeva comme si elle était sa fille, il a un regard très protecteur et la surveille constamment. De plus il ne manque pas, parfois, de la rappeler à l’ordre très gentiment. Et ce, plus pour sa sécurité que pour la contrarier. D’ailleurs la vérité à propos de Sheeva nous est donnée dès les premières pages. Et les propos du professeur nous transpercent tel un poignard. Il est vrai qu’il n’a physiquement rien d’humain, mais son humanité se dessine par ses gestes et ses propos.

De son côté Sheeva est la candeur incarnée. Ignorante des mésaventures de l’autre côté des remparts, elle vit dans l’espérance que sa tante vienne la chercher. Ainsi, l’attente de la jeune fille ne la rend que plus fragile et sensible. Cependant elle ne manque pas de caractère, et n’hésite pas à réprimander le professeur. Cela donne d’ailleurs des situations légèrement plaisantes.

Comme il est courant de le dire : « Les opposés s’attirent », et ce récit en est le parfait exemple, chacun est complémentaire de l’autre, et prend soin de l’autre. De plus, le fait que nos deux protagonistes se situent dans une contrée, reculée du reste de la population, accentue leur proximité. Chaque humain ou créature est perçu telle une menace.

  • Un décor épuré mais saisissant : 

Alors, chose qui me frappa grandement à la lecture de ce premier tome, (mais dont je me doutais déjà un peu, de par la couverture) c’est que je n’ai absolument pas eu la sensation de lire un manga en bonne et due forme. Je pencherai plus pour un conte pour enfants. Les personnages sont remarquablement bien mis en avant, laissant un arrière fond épuré à première vue, mais qui n’en est pas moins durement travaillé. Les légers détails que l’on entraperçoit avec ce jeu d’ombres et de lumières rendent le tout très envoûtant et fascinant.

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Le mangaka a su mettre en avant, avec des traits fins et délicats, la candeur de Sheeva, ainsi que l’empathie et la sensibilité du professeur.

Le découpage est important dans le rythme de la narration, mais permet également la focalisation sur certaines émotions ou objets, qui permet une compréhension caché, ou indirect. Les premières pages de ce récit sont d’une beauté et d’une délicatesse sans pareilles.

Ainsi s’achève mon opinion sur ce premier tome. Comme d’habitude il fut plutôt bref, mais il est toujours difficile de s’exprimer sans pour autant appuyer véritablement ses propos. L’auteur est aussi très rusé. La fin est sûrement l’une des plus frustrante et intrigante que j’ai pu lire. Surtout qu’à elle seule, la page soulève d’innombrables questions. Si jamais j’ai réussi à attendrir votre petit cœur, je vous encourage à rejoindre Sheeva et le professeur juste ici. Pour ma part, j’attends le deuxième tome avec impatience, mais il ne saurait tarder !

Merci d’avoir pris le temps de lire cette ébauche enfantine.

Cordialement, Euphox.

Deathco – Tome 1

Chasseur de primes ! 

Eh oui, cela faisait un pdeath-co-1-castermanetit moment que je n’avais pas pianoté sur mon clavier pour vous illustrer l’un de mes humbles avis, vis-à-vis d’une oeuvre en particulier. Et aujourd’hui j’inaugure les Éditions Casterman avec l’illustre Deathco. Ce titre retenait mon attention depuis plusieurs mois déjà, mais je n’avais encore jamais franchi le pas. Ceci étant fait, je vous invite, vous aussi, à franchir (ou re franchir) ce fameux pas. Comme d’habitude pour ceux qui souhaitent se remémorer le synopsis je vous laisse cliquer sur ce lien.  Ainsi, comme je le disais, ce titre de Atsushi Kaneko est publié aux Éditions Casterman dans la collection Sakka. À l’heure actuelle, 4 tomes sont parus en France, et la série comporte 5 tomes, toujours en cours, au Japon. Cet auteur et notamment connus pour son oeuvre précédente « Wet Moon » qui me tarde de découvrir également. Alors, pour rentrer un peu plus dans le vif du sujet je dois dire que j’ai littéralement étais happé par ma lecture. Les pages ont défilé avec fluidité, et j’ai pris un grand plaisir à lire ce premier opus. C’est une lecture qui me change grandement de mon quotidien. Bien que je m’intéresse à un peu près tous les « genres ». Cependant, cette oeuvre piqua une singularité avec le bande dessinée venant d’Amérique du Nord.

  • Quand un monde part à la dérive : 

Autant le dire de suite, on se situe dans un monde alternatif, ou la décadence est de rigueur et où règnent la mort et l’horreur. Cependant cela est amené de manière tellement démesurée que l’on se prend au jeu, et ressentons nullement un sentiment de culpabilité , ou de malaise vis-à-vis des différentes scènes, tout aussi déglingué les unes que les autres.

Ceci est sûrement dû à la rationalité des personnages. En effet, n’importe qui peut, à tout instant, devenir un tueur à gages. Ainsi, l’horreur et le danger sont des sentiments courant dans la vie quotidienne, et sont mêmes encrés dans la société. C’est ainsi qu’on découvre notre protagoniste, Deathco, une jeune adolescente gothique, qui vraisemblablement voue une haine inconditionnelle au monde entier.

Cette jeune demoiselle est plutôt nonchalante, de par sa gestuelle, mais également par le biais de son vocabulaire. Elle se contente, dans la majeure partie du tome, à de courtes phrases, proclamant son prénom à tout va. Elle reste discrète et agit presque comme « un animal sauvage ». Elle fait partie, comme la plupart des chasseurs de primes que l’on peut découvrir tout au long du récit, à une guilde dont les informations à  leur sujet sont assez furtives.

On assiste donc à une véritable boucherie suite à la diffusion de la « proie du jour ». Plusieurs chasseurs ont été convié à une même mission. Et c’est ainsi qu’on découvre que, des personnes lambda le jour, deviennent de véritable assassin la nuit levée. Et croyez-moi, nous avons tout types de profils !

  • Un univers aux allures de comics : 

Alors, chose étonnante mais qui me frappa dès le début, c’est que je n’ai pas eu la sensation de lire un manga, avec les différents codes que l’on peut y retrouver, et toute la conventionnalité qui y est attrait. Et c’est sûrement ce qui m’avait rebuté à sa sortie. Mais finalement, je dois dire que j’apprécie grandement.

Le chara design s’appuie notamment sur le noir et blanc, pour les fonds aux allures de bande dessinée américaine, mais également les traits physiques des personnages. D’ailleurs ces traits physiques n’ont pas les codes que l’on retrouve dans la plupart des mangas.

Les arrière fonds, sont eux aussi très atypiques. Tout comme les mouvements, traduit notamment par ce jeu d’ombres et de lumières aux accents comics. Les bulles, de par leurs formes non conventionnelles s’apparentent ainsi plus à de la bande dessinée américaine.

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C’est ainsi qu’un scénario, bien qu’il soit quelque peu tiré par les cheveux, reste très plaisant à lire grâce, justement à ce monde alternatif, où les mots « déjanté » et « fêlé » sont choses courantes. Cet univers, aussi détraqué soit-il est accentué par un chara design loin des conventions de l’archipel, rendant le tout très extravagant. Alors si vous êtes friands de thématiques plus désinvoltes les unes que les autres, je vous laisse devenir la proie de Melle Deathco !

 Merci à vous, d’avoir pris le temps de lire cette ébauche impertinente !

Cordialement, Euphox. 

Kids On The Slope – Tome 1

Et si on fredonnait un air de Jazz ?

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Bien le bonjour ! Aujourd’hui je suis plutôt enjouée de vous rédiger cet article. Je l’attendais impatiemment, et le voici enfin. J’ai pris un grand plaisir à lire ce premier opus. Depuis le temps que je voulais commencer ce josei. Alors si jamais vous aussi, vous souhaitez embarquer dans une aventure sur une douce mélodie de Jazz, je vous incite à prolonger votre lecture ! Bien, ne gardons pas le suspens plus longtemps. Il s’agit bien entendu de Kids on the slope, oeuvre de Yuki Kodoma (qui à ma connaissance n’a paru aucune autre oeuvre). Cette série est éditée chez Kazé, et est terminée en 9 tomes. Pour ceux qui ne connaîtraient pas l’histoire , je vous invite à vous rendre ici. J’avais entendu parler de cette oeuvre par son adaptation animée sous le nom de « Sakamichi No Apollon » en 2012. Et j’avais énormément accroché, de par son originalité, et par l’ambiance qui pouvait s’en dégager. Alors quand j’ai su que l’oeuvre papier était considérée comme un Josei je n’ai pas hésité. C’est un genre que j’apprécie grandement, mais qui n’est pas réellement mis en avant. J’aime ce côté, ou les personnages possèdent des sentiments plus abouti, plus déterminant. Que le récit soit mûr et dépourvu de cliché.

  • Une ambiance folklorique des années 60′ :

Bien évidemment, la situation historique m’avait énormément intrigué. Découvrir le Japon à la fin des années 60 était quelque chose de nouveau, et non pas pour me déplaire. En effet à ce moment-là, le pays du soleil levant va subir de nombreux changements, notamment culturels, grâce à la radio et le cinéma comme moyen de diffusion. Ainsi, le Japon va commencer à entre apercevoir  quelques notes de Jazz. Et c’est justement autour de ce genre musical que les aventures de ce récit vont s’engager.  Autre ces changements sociaux, le style vestimentaire m’a d’autant plus frappé. Bien qu’on se situe, (en tout cas dans le tome 1) en majeure partie dans un établissement scolaire, l’uniforme est typique des années soixante et apporte une touche de « vintage ». Notamment avec les boutons dorés du veston, qui rappelle l’air marin. D’ailleurs, notre Sentarô porte un style vestimentaire remarquable. Avec son tee-shirt rayé blanc et rouge et sa casquette de marin, il n’a pas réellement un air de « bad boy ». Certains lieux sont également très charismatiques. Notamment le lieu des répétitions qui se situe au sous-sol d’un disquaire. Ceci est vraiment charmant.

  • Une amitié raffinée et subtile : 

La rencontre de Kaoru et Sentaro fut plutôt inattendue. Et change des nombreuses rencontres classiques. Leur comportement si opposé sera – j’en suis sur – une force tout au long du récit. En effet, chacun des deux lycéens s’apporteront mutuellement quelque chose, à leur manière. D’un côté nous avons un élève discret et appliqué, qui depuis son plus jeune âge, vagabonde d’un domicile à l’autre. N’ayant très peu d’attache, il n’a pas pour habitude de se lier à ses autres camarades. Pourtant, de façon plutôt naturelle, il commencera néanmoins à apprécier ce jeune bagarreur, dont la plupart de l’établissement se méfie. Et de découvert en découverte, fera la rencontre de Ritsuko, une amie d’enfance de Sentarô. Et j’ai pu m’apercevoir que nous avons ici, des personnages d’une grande maturité. Puisque Kaoru se rendra compte très rapidement, que ces sentiments ne seront pas réciproques. Et c’est quelque chose qui m’a énormément plu. (C’est d’ailleurs pour ce genre de détails que j’apprécie le Josei). Donc, pour en revenir au sujet principal, Sentaro a déjà une grande influence sur le mode de vie de notre élève studieux. Celui-ci ne se limite plus à sa vie de bourgeois qui lui déplaisant tant. Et découvre à travers Sentaro le plaisir de la vie. Et commence même à trouver cette ville plutôt distrayante.

De l’autre côté nous avons Sentaro, un bagarreur invétéré. Mais agissant de la sorte pour une noble cause. Il viendra même en aide à notre cher Kaoru sans même le savoir, simplement parce que l’un des « larbins » d’un  « malfrat » du lycée se vantait que sa bande « s’attaquait à plusieurs contre un plus faible qu’eux ». Mais Sentaro a également une notre passion. Le batterie. Et c’est justement dans cet univers que lui et Kaoru vont se découvrir. Kaoru, qui jusqu’à présent s’adonner à l’univers classique va s’émerveiller à la prestation de Sentarô. Et ainsi ils passeront leur été à jouer ensemble du Jazz. Notre jeune homme étudiant commencera donc à tempérer le fort caractère de Sentaro.

  • Pour conclure ?

Il est vrai que je n’ai pas analysé grand-chose, mais ce premier tome joue bien son rôle d’introduction. Il permet de nous placer justement dans ce contexte historique, et d’introduire les 3 personnages principaux, à savoir : Sentaro ; Kaoru et Ritsuko. Et les scans parlent d’eux-mêmes : on voit s’initier une jeunesse japonaise bercée par ce Jazz des années soixante !

Merci d’avoir pris le temps de lire cette mélodieuse ébauche  !

Cordialement, Euphox.

xxxHolic rei – Tome 1

Introduisez-vous dans une demeure des plus chimériques.

Je viens xxx-holic-rei-tome-1de terminer les dernières pages du tome dont il sera question aujourd’hui. Puisque le quatrième opus de cette oeuvre sera disponible le mois prochain, je me suis dis que rédiger quelques lignes à son sujet pourrai être sympathique. Sans plus attendre, (bien que vous ayez déjà conscience de l’oeuvre) il s’agit de xxxHolic Rei. Alors oui, je sais d’ores et déjà que ce billet sera destiné à un public restreint. Ou pas me direz-vous, puisque je me sers de cette « suite », pour finalement introduire l’univers de cette série. En effet, xxxHolic Rei est la « continuité » si l’on peut dire de xxxHolic, série terminée en 19 tomes aux éditions Pika. Alors si vous êtes disposé à renter dans une boutique où l’on exerce les rêves, à vous l’honneur … ! Donc, xxxHolic Rei est scénarisée et illustrée par CLAMP (un jour, je ferais une revue qui leur seront dédiés). Car oui, sous le nom de CLAMP se cache en réalité 4 jeunes femmes. Cette série est également édité chez Pika au prix de 9.10 € et compte actuellement 3 tomes en France. Alors le prix pourrait raviser un grand nombre d’entre vous, et cela pourrait se comprendre. Mais je vous assure que le prix en vaut la chandelle. Les éditions Pika on fait un réel travail sur l’esthétisme. Cette oeuvre est sûrement ma favorite parmi toutes celles scénarisées par CLAMP. Tout simplement parce que nous avons un univers qui lui est propre. Nous rentrons dans une ambiance chimérique et onirique. Malheureusement, je lis les tomes à une vitesse vertigineuse !

  • Une trame narrative réitérée :

Alors oui, de prime abord cela pourrait être plutôt désavantageux. Mais ce n’est pourtant pas rébarbatif. Certes la trame est la même dans la plupart des tomes. C’est-à-dire qu’une personne ressent le besoin de se rendre dans la boutique de Yûko pour résoudre un problème. Ainsi nous avons la notion d’offre et demande. Pour chaque personne que la sorcière aide, elle demande une compensation équivalente à la requête.

Cependant, chaque client apportera de manière indirecte un lot de réponse concernant l’existence de Watanuki le « laquais » de Yûko. Qui est un peu l’homme à tout faire. Ainsi nous en savons un peu plus sur le personnage principal, mais également sur Dômeki et Himawari. Et c’est justement cela qui pousse notre curiosité. On souhaite, un peu plus à chaque tome connaître la raison de la faculté propre de Watanuki.

  • Des relations des plus attachantes :

On ne peut pas parler de xxxHolic sans parler du duo qui le forme. Bien que la majorité de l’oeuvre donne un aspect comique à leurs relations, celle-ci n’en est que plus décuplée. En effet, Yûko est une maîtresse plutôt exigeante. Et c’est le moins que l’on puisse dire. Confiant à notre jeune lycéen toutes les tâches ménagères que l’on puisse avoir dans une demeure, mais également lui confectionner différents plats, et lui rapporter du saké. Boisson incontournable pour la maîtresse de maison.

Dômeki quant à lui aura un regard protecteur envers Watanuki. Notre lycéen qui, en dépit de ce qu’il exprime de vive voix,  apprécie grandement ce jeune homme. Et n’hésitera pas à faire de grands sacrifices pour lui sauver la vie. Il aura un rôle de grand frère, et conseillera tout au long de la série notre jeune homme souvent troublé par les clients de Yûko.

Pour terminer, nous avons Himawari, une jeune fille charmante et sympathique. Cependant on découvre au fil du temps qu’une part de noirceur subsiste autour d’elle. Et que sa présence dans l’entourage de Watanuki, ne causera que confusions et égarements dans sa vie quotidienne.

  • Pour conclure ?

Je dirai que xxxHolic nous transcende dans une ambiance entourée d’un monde parallèle entre rêve et chimère. Un univers charismatique délicat et féminin. Ou les problèmes du quotidien sont amenés d’une façon fantasmagorique. C’est très plaisant à lire, et cette oeuvre possède son propre univers.

Merci à vous d’avoir lu cette oeuvre onirique.

Cordialement, Euphox.